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Reconnaissance vocale sur Mac : test de Dragon Dictate 4

| 16/07/2014 | 17:00 |  

L’histoire est décidément un éternel recommencement. Au début des années 2000, iListen était capable de transcrire un enregistrement audio en fichier texte grâce à un « TranscriptionPak » optionnel. En abandonnant le moteur de Philips pour celui de Nuance et le nom d’iListen pour celui de Dictate, le logiciel de reconnaissance vocale de MacSpeech a perdu cette fonction, unique sur Mac, en 2008.

Elle est toutefois revenue deux ans plus tard, quoique sous la forme d’un nouveau logiciel, Scribe… pour n’être que mieux abandonné quelques mois plus tard, à la faveur de l’acquisition de MacSpeech par Nuance. Depuis, la société américaine s’est surtout attachée à intégrer à Dictate les fonctions de son cousin sur PC, un chantier pour l’essentiel terminé.

Ne restait qu’une chose à faire : redonner à Dictate son pouvoir de transcrire un enregistrement audio en fichier texte. C’est justement la principale nouveauté de Dragon Dictate 4, qui est aussi censé mieux s’intégrer à OS X et être plus rapide. De quoi amener Dragon Dictate pour Mac au niveau de Dragon NaturallySpeaking pour PC ? La réponse dans notre test.

De la reconnaissance vocale sous stéroïdes

À l’époque où il portait encore le nom de MacSpeech, Dictate était déjà un excellent logiciel de reconnaissance vocale. Il s’est amélioré de version en version, pour corriger tous les défauts encore présents. Presque tous, du moins : si les recherches en matière d’intelligence artificielle ont fait des progrès fabuleux, les logiciels de reconnaissance vocale demeurent incapables de comprendre le sens d’une phrase, ni même celui d’un mot.

De fait, ils travaillent à partir des plus petites unités discrètes, les phonèmes : s’ils sont incapables de les capter avec précision, tout espoir de reconnaissance est vain. C’est pourquoi MacSpeech et Nuance imposaient le port de micro-casques spécifiques, chargés de fournir au logiciel un signal sonore de la meilleure qualité possible, ou du moins aux défauts préalablement identifiés. Ce n’est plus le cas : s’il ne faut pas espérer se passer totalement d’un micro-casque, on peut désormais utiliser Dragon Dictate sans peine avec de simples EarPods d'iPhone.

Au premier démarrage, Dragon Dictate vous demande de lire quelques paragraphes pour commencer à s’adapter à votre voix — une étape fort utile, mais d’autant plus pénible que la version PC de Dictate, NaturallySpeaking, s’en passe complètement. À mesure que vous utilisez le logiciel, votre profil s’enrichit et la transcription est de plus en plus rapide et précise. Dragon Dictate peut gérer plusieurs profils, correspondant à plusieurs voix et/ou plusieurs langues.
Au premier démarrage, Dragon Dictate vous demande de lire quelques paragraphes pour commencer à s’adapter à votre voix — une étape fort utile, mais d’autant plus pénible que la version PC de Dictate, NaturallySpeaking, s’en passe complètement. À mesure que vous utilisez le logiciel, votre profil s’enrichit et la transcription est de plus en plus rapide et précise. Dragon Dictate peut gérer plusieurs profils, correspondant à plusieurs voix et/ou plusieurs langues.

Reste que certains phonèmes se distinguent en plusieurs allophones qui peuvent se confondre selon l’accent ou l’élocution (père peut se prononcer [pɛr], [pɛʀ] ou [pɛʁ]), et qu’une même suite de phonèmes peut correspondre à des mots différents (/pɛʁ/ peut donner père, perd, pair ou paire). Les différentes possibilités sont donc comparées à un dictionnaire de 150 000 mots à l’échelle du mot, et à un corpus de cooccurrences à l’échelle de la phrase. La proposition retenue est celle qui obtient le plus grand degré de confiance, c’est-à-dire celle qui est la plus à même de correspondre à une phrase correcte.

Cette opération n’est pas aussi rapide que l’on pourrait le vouloir, si bien que l’on perd le fil de son propos aussi bien en attendant la transcription pour la corriger si nécessaire, qu’en poursuivant la dictée en subissant les éventuelles erreurs. Or le logiciel n’est jamais aussi précis que lorsqu’on lui fournit des phrases complètes : il faut un petit temps pour s’adapter à son fonctionnement, un temps qu’il met lui-même à profit pour s’adapter à votre façon de parler. La transcription ne tarde pas à devenir à la fois très rapide et très précise — Dragon Dictate ne comprend pas le sens d’une phrase, mais c’est souvent tout comme.

Son orthographe laisse cependant à désirer : il laisse passer trop de fautes d’accord, n’est toujours pas capable de faire la différence entre ses et ces ou même sans et cent, et déteste les inversions syntaxiques. On peut facilement revenir sur un mot, et l’épeler au besoin, mais Dictate n’apprend toujours pas de ces corrections, contrairement à NaturallySpeaking. Il intègre heureusement un dictionnaire personnalisé, dans lequel on peut placer des néologismes, des noms propres ou des marques. Sans ce dictionnaire, la dictée d’un article de MacGeneration serait un véritable calvaire — « Mathematica » serait transcrit « mathématiques » et « iOS » ou « OS X » seraient mal capitalisés ou complètement compris de travers.

Et François Mitterrand utilisa Dragon Dictate

Et ce n’est pas le seul domaine dans lequel Dictate est en retard par rapport à NaturallySpeaking. Le contrôle de la position du curseur demeure par exemple un point de frustration extrême. Dans TextEdit, Word 2011 et Pages 4.3, il suffit de dire « Sélectionne “ou des noms de produits” » pour revenir instantanément à « ou des noms de produits » et ainsi corriger/remplacer le texte (« ou des marques ») ou lui appliquer une mise en forme (« en italique »). Dans toutes les autres applications, dont la nouvelle version de Pages, on voit le curseur se déplacer de caractère en caractère jusqu’à ce que le logiciel trouve le bon extrait… on a plus vite fait de saisir le clavier et la souris.

Pourtant, Dictate est censé permettre de s’en passer : il intègre des commandes permettant de piloter à la voix le Finder, Safari, Mail, Messages, Notes, Rappels, Calendrier et TextEdit. On peut en ajouter pour d’autres applications, voire les lier à des macros textuelles (« blabla » pour insérer une signature avec une formule de politesse), des processus Automator ou des scripts Shell ou AppleScript (« insère un lien Safari » pour convoquer un script insérant un lien complet vers la page en cours dans Safari). Nuance est allé jusqu’à développer une extension permettant de piloter Gmail dans Safari… mais elle a la fâcheuse tendance de faire planter le navigateur.

Parmi les commandes disponibles : « Ouvrir Mac Génération » \[sic]. Nous allons bien évidemment demander à l’éditeur de corriger la graphie et l’adresse.
Parmi les commandes disponibles : « Ouvrir Mac Génération » \[sic]. Nous allons bien évidemment demander à l’éditeur de corriger la graphie et l’adresse.

Dictate est cependant en avance sur NaturallySpeaking en ce qui concerne la transcription de fichiers audio, qui fait donc son grand retour. Si vous avez utilisé MacSpeech Scribe, vous retrouverez rapidement vos marques : Nuance l’a tout simplement intégré à Dictate, sans même modifier son fonctionnement (simple) ou ses capacités (très convaincantes). La transcription fonctionne de manière assez similaire à la reconnaissance : on commence par créer un profil spécifique, puis on fournit à Dictate le fichier audio (MP3, AIFF, WAV ou MP4) que l’on souhaite transcrire.

Le logiciel en transcrit les 60 premières secondes, puis vous demande de corriger les éventuelles erreurs. Il est ensuite capable de poursuivre le reste de la transcription : à condition que le fichier audio soit de bonne qualité, le résultat est excellent. Dans nos essais, Dictate a eu beaucoup de mal à se départir d’un fichier enregistré à l’aide d’un iPhone placé à 1,50 mètre de l'interlocuteur ; il s’en est beaucoup mieux sorti avec un podcast enregistré avec un micro Blue Snowball et un discours de François Mitterrand. Nuance recommande d’utiliser un dictaphone, de préférence un Philips Digital Voice Tracer.

La transcription d'un discours de François Mitterrand, de l'apprentissage à la version finale. En temps réel, l'opération prend un peu moins de cinq minutes, dont deux à corriger la première passe de Dictate.
La transcription d'un discours de François Mitterrand, de l'apprentissage à la version finale. En temps réel, l'opération prend un peu moins de cinq minutes, dont deux à corriger la première passe de Dictate.

La transcription pose cependant deux problèmes majeurs. D’abord, le profil est adapté à une seule voix : il est donc impossible de parfaitement transcrire les deux côtés d’une conversation, encore moins une conversation de groupe. Ensuite, Dictate n’essaye même pas de placer des rudiments de ponctuation selon l’intonation : le texte est fourni brut, sans la moindre virgule ni le moindre point. Cet outil fournit moins une transcription complète qu’une base à partir de laquelle travailler — mais bon sang que cette base est de bonne qualité !

C’est mieux, mais c’est encore mieux sur PC

Certes, OS X et iOS intègrent une fonction de reconnaissance vocale, d’ailleurs en partie fournie par Nuance. Mais Dragon Dictate est plus rapide que la dictée en ligne et plus précis que la dictée hors ligne. Il donne véritablement l’impression d’apprendre de votre voix, et permet de contrôler quasiment l’intégralité du Mac sans jamais toucher le clavier ni la souris. C’est une solution incontournable pour ceux qui souffrent de troubles musculosquelettiques ou de handicaps moteurs, d’autant plus incontournable qu’elle ne cesse de s’améliorer.

Le retour de la fonction de transcription est bienvenu, même s’il s'est fait attendre. Celle-ci est suffisamment rapide et précise pour intéresser les journalistes et les étudiants, auxquels elle fera gagner un temps précieux à défaut de faire le travail à leur place. C’est un avantage clair de Dragon Dictate sur son cousin Dragon NaturallySpeaking… mais c’est aussi le seul. Et c’est là que le bât blesse : encore aujourd’hui, Dictate n’en fait pas beaucoup plus et beaucoup mieux que NaturallySpeaking Home, qui coûte près de deux fois moins cher. NaturallySpeaking Premium coûte le même prix, mais fonctionne mieux dans un plus grand nombre d’applications.

On pensait cette époque terminée, mais Nuance n’a visiblement pas eu le mémo et continue de faire payer plus pour moins de fonctions, ce que d’aucuns qualifieraient de véritable « taxe Mac ». Dragon Dictate coûte 149 €, et c’est là son principal défaut — du moins tant qu’il ne sera pas tout à fait à la hauteur de ses équivalents PC.

Jeu d'aventure : test de Broken Age, Acte 1

| 30/06/2014 | 18:00 |  

Si vous vous êtes intéressé à la série des Monkey Island, et plus récemment à The Cave, il se peut que le nom de Tim Schafer ne vous soit pas inconnu. Ce concepteur de jeux vidéo et son studio, Double Fine Productions, sont à l’origine de quelques-uns des plus grands succès du jeu vidéo d'aventure. Broken Age marque le retour du designer dans le genre, après sept ans d'absence, et l'arrivée simultanée du jeu sur Mac et sur iPad était une occasion trop belle pour ne pas nous livrer à un test en règle. À l'heure des polygones à gogo et des graphismes gargantuesques, y a-t-il toujours une place pour un point-and-click en 2D, dessiné à la main ? Réponse dans quelques dizaines de lignes.

Double Fine nous avait habitués à des jeux magnifiquement dessinés, où seule la combinaison d'objets la plus aléatoire pouvait faire avancer les choses, le tout saupoudré d'humour, de grâce et d'un sentiment doux-amer qui donne à cet ensemble son caractère si particulier. Broken Age, autant le dire tout de suite, ne déroge pas à la règle. Ce jeu d'aventure en point-and-click constitue d'ailleurs un des grands succès de Kickstarter (le studio demandait 400 000 $, et en a remporté plus de 3 millions).

L'histoire de Broken Age est centrée sur deux personnages que tout sépare : une jeune fille, Vella, dans un village champêtre, et un jeune homme, Shay, dans un vaisseau spatial. La première s'apprête à offrir sa vie à un monstre pour protéger son village, lors d'un rituel annuel qui se produit depuis des générations. Le second vit en permanence sous le regard surprotecteur de l'IA du vaisseau, qui lui évite absolument tout risque depuis sa tendre enfance. Vella et Shay se mettront en tête de bouleverser le statu quo, l'une en décidant de tuer le monstre, l'autre en échappant au contrôle de l'IA.

La vie de Shay, l'un des héros, est intégralement contrôlée par une IA un peu trop maternelle.
La vie de Shay, l'un des héros, est intégralement contrôlée par une IA un peu trop maternelle.

Le jeu permet de changer de personnage à l'envi, et de continuer leur histoire respective là où on l'avait laissée. Comme tout point-and-click qui se respecte, part belle est faite aux dialogues, à l'exploration et à la solution d'énigmes. L'ensemble accompagné de l'humour inimitable du studio, avec des personnages fantasques, des répliques qui font mouche, des combinaisons d'objets improbables… Même si le jeu ne parle qu’anglais, les sous-titres (français, entre autres) peuvent aider à saisir tout le sel des différentes situations. Les personnalités (de prestigieux acteurs ont prêté leur voix aux personnages), les dialogues, tout cela est une franche réussite.

Une autre raison d'aimer Broken Age est son design. Les décors, personnages et animations sont de vrais chefs-d'œuvre. On est plus proche du dessin animé interactif que du jeu vidéo. Le trait est léché, les environnements regorgent de détails. Il serait dommage de se précipiter pour finir le jeu sans prendre le temps d'admirer les alentours.

En fait, ce serait doublement dommage. Il a beau s'agir ici uniquement de l'acte 1 du jeu, on s'en sort — sans se presser — en un petit week-end. La faute, d'abord, aux énigmes souvent simplistes : en gros, si vous êtes bloqué quelque part, essayez tous les objets sur tous les personnages, vous arriverez forcément à quelque chose. Un peu dommage, même si le côté loufoque de certains casse-tête est ainsi mis en valeur.

L'épisode de l'arbre qui parle ferait culpabiliser un militant Greenpeace.
L'épisode de l'arbre qui parle ferait culpabiliser un militant Greenpeace.

Mais les énigmes pourraient être simples sans affecter la durée de vie du jeu ; l'autre reproche qu'on lui adressera sera de s'arrêter au moment où les choses deviennent vraiment intéressantes. Broken Age s'articulera en deux actes ; si le second est aussi court que le premier, on aura du mal à justifier le prix du jeu sur grand écran — il faut toutefois noter que la version Mac donnera gratuitement accès à l'acte 2, au contraire de la version iPad.

Reste que le temps passé devant Broken Age est tout de même un excellent moment. Encore une fois, c'est le genre de jeu qui se joue lentement, à petites doses — les fans de Call of Duty en seront pour leurs frais. Les autres apprécieront l'histoire des deux adolescents, le très bel univers graphique de l'aventure, et le ton unique du jeu.

Parallels Access 2.0 accède au Mac depuis un iPhone ou Android

| 17/06/2014 | 06:01 |  

« Il n'est plus question de PC ou de Mac, mais d'applications », nous expliquait l'année dernière John Uppendahl, le responsable de la communication de Parallels qui venait de se lancer sur le marché des clients VNC (contrôle d'une machine à distance). L'éditeur, connu pour ses logiciels de virtualisation, continue de faire tomber les frontières entre les systèmes pour que les utilisateurs retrouvent leurs apps indispensables sur n'importe quel appareil avec une mise à jour majeure de Parallels Access [2.0 - Français – Gratuit (achats in-app) – iPhone/iPad – 34,5 Mo]. La plus grosse nouveauté est qu'outre l'iPad, le logiciel est désormais compatible avec l'iPhone et les terminaux Android.

Un client VNC pour iPhone...

Le concept de Parallels Access est pertinent : « applifier » les logiciels Mac et Windows pour les rendre facilement utilisables sur un appareil mobile. En pratique, cela se traduit par une utilisation en mode plein écran des applications ; une prise en charge des gestes tactiles (pincer pour zoomer, sélection avec un tap long, etc.) ; un lanceur d'applications calqué sur le Launchpad ; un tiroir multitâche pour naviguer entre les logiciels ouverts... Cette adaptation est d'autant plus nécessaire que l'iPhone est maintenant compatible — qui voudrait avoir à sans cesse balayer et zoomer/dézoomer pour passer simplement d'un logiciel à l'autre à partir de son téléphone ?

Parallels Access 2.0 sur un iPhone 5c. Un bug (de la version de test ?) empêche l'affichage des icônes des applications. Sur la capture du centre, on a ouvert le tiroir du multitâche. À droite, on a lancé Photoshop.

Alors bien sûr, il sera toujours plus confortable d'utiliser son iPad pour accéder à son Mac à distance, mais on apprécie vraiment que l'iPhone soit aussi de la partie maintenant. D'autant que la concurrence, dont Screens VNC [3.4 – Français – 17,99 € – iPhone/iPad – iOS 7 – Edovia Inc.], proposait déjà cette compatibilité depuis un moment.

Le fonctionnement de Parallels Access sur iPhone est strictement le même que sur iPad. L'écran d'accueil affiche une grille d'applications qui est personnalisable. On choisit quelles applications y figurent et dans quel ordre elles sont classées. Il manque la création de dossiers d'apps pour pousser la similitude avec le Launchpad jusqu'au bout. Le moteur de recherche permet néanmoins de trouver et lancer très rapidement n'importe quelle application installée sur son ordinateur.

Firefox sur iPhone, c'est possible

Un menu est toujours affiché sur le côté de l'écran (on peut modifier sa position en hauteur en le glissant). Il contient des raccourcis vers les réglages, l'écran d'accueil, le tiroir du multitâche, ainsi qu'un bouton pour convoquer le clavier (qui mime celui d'un ordinateur avec des touches supplémentaires) et un autre pour ouvrir l'explorateur de fichiers. Ce dernier est une nouveauté bienvenue de Parallels Access 2.0. Si, pour une raison ou pour une autre, on a besoin de parcourir les dossiers de son Mac à distance, il est plus pratique de passer par cet explorateur adapté à iOS (il n'est pas disponible sur Android) que par le Finder. Il permet en outre de réaliser quelques actions courantes (renommer, déplacer, copier...).

Par défaut, le client VNC adapte automatiquement la taille de l'image au terminal mobile utilisé, mais une nouvelle option offre le choix d'adopter la même définition que l'ordinateur. Autres améliorations, la possibilité de réveiller un ordinateur qui est passé en veille et l'utilisation du micro de l'iPhone ou de l'iPad comme source d'entrée à distance.

Également compatible avec Android

L'expérience sur Android (version 4.0 minimum) est la même, à quelques exceptions près. D'abord, il y a la taille du terminal qui entre en jeu. La prise de contrôle à distance d'un Mac est plus agréable sur un Nexus 5 (écran 5") que sur un iPhone 5c (4"). Nous avons également testé Parallels Access sur un appareil beaucoup plus modeste, le Moto E, mais le logiciel n'a pas fonctionné. À l'heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas s'il s'agit d'une incompatibilité prévue par l'éditeur (en raison de la puissance minimum demandée par exemple) ou d'un problème lié à notre version de démonstration.

Même bug d'affichage des icônes des applications que sur iOS

L'explorateur de fichiers et l'utilisation du micro ne sont par ailleurs pas disponibles sur Android. En revanche, Parallels a su tirer parti de l'ouverture du système de Google pour permettre de placer sur l'écran d'accueil du smartphone des raccourcis vers des applications installées de l'ordinateur connecté à distance. Applications Android et Mac cohabitent ainsi presque naturellement sur le même écran.

Lors de nos tests, que ce soit sur iPhone, iPad ou Android, la connexion à l'ordinateur était rapide et l'utilisation fluide. Il faut dire que les conditions étaient optimales, avec des deux côtés un accès à Internet en fibre optique ou de la 4G LTE. Le client VNC est sinon censé ajuster automatiquement la qualité de l'image en fonction de la connexion.

Nouvelles offres

Le modèle économique de Parallels Access ne change pas, il s'agit toujours d'un abonnement, mais les formules, elles, évoluent. À son lancement, l'abonnement d'un an coûtait 69,99 €. Une baisse de prix de 20 € a eu lieu en janvier, avec un assouplissement des conditions d'accès. Avec un abonnement, il était possible d’accéder jusqu’à 10 ordinateurs.

L'éditeur fait aujourd'hui marche arrière sur cette limite de 10 ordinateurs, mais a encore une fois baissé le prix de son offre. Ainsi, un abonnement annuel permet d'accéder jusqu'à 5 ordinateurs depuis un nombre illimité d'appareils mobiles et coûte 17,99 €. L'abonnement de deux ans fait quant à lui l'objet d'une promotion jusqu'à la fin du mois. Il est vendu 26,99 € au lieu de 30,99 €.

Pour ceux qui ont des plus gros besoins, il y a maintenant une offre pour les professionnels qui comprend la gestion des utilisateurs et l'accès à 5 ordinateurs pour 49 € par an. Des ordinateurs supplémentaires peuvent être ajoutés par tranche de 5.

Parallels Access est donc devenu bon marché, et ce n'est certainement pas un hasard s'il est affiché au même prix que Screens (17,99 €). Ce dernier garde l'avantage de ne pas nécessiter d'abonnement (il faudra éventuellement repasser à la caisse un jour pour une mise à jour significative), mais de son côté Parallels Access peut faire valoir sa compatibilité avec Android et peut être essayé pendant deux semaines gratuitement.

Lanceurs : LaunchBar 6 revient dans la course

| 12/06/2014 | 12:26 |  

Face à Alfred que l’on évoque régulièrement sur MacGeneration, LaunchBar fait figure de vétéran. De fait, ce lanceur multitâche n’est pas seulement plus âgé, il est le plus âgé. Lancé au milieu des années 1990 sur NeXTSTEP, le système créé par Steve Jobs après son départ d’Apple, il a inventé le principe et le raccourci clavier ⌘espace souvent associé. Près de vingt ans plus tard, ce logiciel n’a pas disparu et s’il s’est fait distancer par la concurrence au fil des années, il revient dans la course aujourd’hui avec une sixième version qui comble bon nombre de ses lacunes.

LaunchBar 6 ajoute beaucoup trop d’éléments pour qu’on puisse tout évoquer de manière exhaustive. Dans cette longue liste, on repère une tendance générale : cette version est plus souple et laisse à l’utilisateur plus d’options tant du côté de l’interface, que des fonctions. Le changement le plus immédiat est naturellement visuel : avec cette version, on peut changer l’interface principale et opter pour l’un des thèmes proposés par l’éditeur. On ne pourra pas, en revanche, modifier ces thèmes ou en importer d’autres, comme avec Alfred.

Sans offrir le même niveau de souplesse, LaunchBar gagne au moins une interface modernisée, ce qui n’est pas de trop. Les textes sont plus gros, la fenêtre de recherche a été centrée (on pouvait et on peut toujours la déplacer où on le souhaite, toutefois), bref quelque chose de plus commun aujourd’hui, sans perdre les spécificités du logiciel. Si vous connaissez déjà le lanceur, vous ne devriez pas être trop perdu, d’autant que l’un des thèmes (Small) reprend en gros l’interface des versions précédentes. On retrouve aussi certaines particularités, comme le fait que le champ où l'on saisi le texte n'est jamais vide, mais présente toujours la dernière recherche.

Trois thèmes de LaunchBar 6 — Cliquer pour agrandir

Au-delà de l’interface du lanceur lui-même, un point essentiel à ce logiciel fondamentalement multitâche est la configuration. Là encore, l’éditeur a fait de gros efforts pour simplifier cet aspect, avec une nouvelle interface très claire lors du prochain lancement, et une ergonomie revue pour les réglages après coup. LaunchBar 6 a largement amélioré la fenêtre dédiée à son index, c’est-à-dire tout ce que le lanceur indexe et offre à l’utilisateur.

Par rapport à Spotlight, un logiciel comme celui-ci va en effet beaucoup plus loin. Non content d’indexer tout le contenu stocké sur votre Mac, LaunchBar sait aussi piocher à l’intérieur de certains logiciels : la musique dans iTunes, les contacts dans Contacts, l’historique dans Safari, mais aussi des logiciels tiers. Si vous installez Transmit par exemple, vos favoris seront accessibles par défaut dans le logiciel. Si cela ne suffisait pas, le lanceur peut aussi lancer une recherche sur internet ou bien encore accéder au presse-papier, et des dizaines d’autres actions encore. La mise à jour ajoute d’ailleurs encore d’autres informations, comme la liste de lecture Safari et les onglets iCloud.

Pour s’y retrouver dans toutes ces options, l’interface a été revue, notamment avec une organisation par catégorie dans la barre latérale. On apprécie aussi l’indexation totalement transparente désormais : chaque changement est immédiatement enregistré et l’index est mis à jour en fonction. D’après ce que l’on a pu en juger, le logiciel est vraiment rapide et il n’y a pas de temps d’attente quand on ajoute ou retire un dossier ou une autre fonction.

Le point le plus important sans doute, c’est l’arrivée d’extensions supplémentaires, nommées ici actions. Comme son concurrent chapeauté, LaunchBar peut ainsi être enrichi avec des scripts écrits dans à peu près n’importe quel langage (AppleScript évidemment, mais aussi JavaScript, Python, Ruby ou même PHP). L’action peut renvoyer un résultat affiché dans le lanceur et on les installe par un simple double-clic.

Pour le moment, cette fonction reste très théorique. Le répertoire d’extensions mis en place par l’éditeur est vide et on n’a pas encore d’exemples concrets. Autre point noir : la création d’extensions est bien plus complexe que les processus d’Alfred. Il n’y a pas d’interface ici, il faut tout faire soi-même, ce qui réserve cette fonction aux développeurs ou aux bricoleurs avancés. En contrepartie, les extensions de LaunchBar pourraient être beaucoup plus puissantes. Il faudra faire le point dans quelque temps et voir si c’est le cas dans les faits, et surtout voir s'il y a une adhésion aussi forte de la part des utilisateurs et donc un catalogue aussi conséquent.

Dans la version actuelle, il manquera peut-être toujours un peu de souplesse à cet ajout, toutefois. Impossible en effet d'associer une action à un raccourci clavier, il faut systématiquement afficher LaunchBar avec son raccourci, puis taper le nom de l'action. Notons toutefois que les concepteurs du logiciel ont deux réponses. D'une part, l'utilitaire est intelligent : si vous utilisez régulièrement une action, celle-ci sera proposée en premier. D'autre part, on peut assigner une abréviation à n'importe quel élément de l'index, et donc accéder plus rapidement à une action par exemple. Ce n'est pas aussi souple qu'un raccourci, mais cela devrait suffire dans la majorité des cas.

La liste de nouveautés est encore longue : LaunchBar affiche des suggestions pendant que vous tapez (c’est pratique pour les recherches sur internet), on peut afficher des informations complètes sur un fichier et un panneau rassemble des statistiques d’utilisation pour les amateurs. Le logiciel nécessite OS X Mavericks pour fonctionner, et il est déjà en grande partie adapté pour Yosemite : outre un thème spécifique, il gère les documents stockés dans l’iCloud Drive, un ajout étonnamment rapide. En revanche, on ne comprend pas l'absence de synchronisation : pour un logiciel qui propose autant d'options, c'était pourtant une fonction attendue.

LaunchBar 6 est une mise à jour majeure et payante, sauf si vous aviez acheté une licence après le 24 mars. Comme d’habitude, l’éditeur récompense ses anciens clients avec un tarif promotionnel (15 €), mais sinon il vous en coutera 24 € après les trente jours de démonstration. Et si vous ne voulez pas payer, vous pouvez l’utiliser gratuitement avec simplement un message de temps en temps pour vous inciter à acheter une licence.

La question de l'achat se pose d'autant plus qu'Apple a gonflé Spotlight, en lui ajoutant quelques-unes des fonctions traditionnellement réservées aux lanceurs. Comme pour ses concurrents, la question de la légitimité se pose pour LaunchBar, mais la réponse n'est pas difficile à apporter. Certes, Spotlight a été enrichi, mais ce logiciel en fait beaucoup, beaucoup plus. Si vous utilisez un peu l'historique du presse-papier, ou encore les actions intégrées, vous vous rendrez vite compte que vous pouvez aller bien plus loin. Et puisque vous pouvez essayer le lanceur gratuitement, vous avez tout le temps pour décider si vous voulez aller plus loin ou si Spotlight vous convient…

Présentation de Daylite 5 : le logiciel de travail collaboratif de MarketCircle

| 23/04/2014 | 12:45 |  

Marketcircle a commercialisé Daylite 5, nouvelle version de son logiciel axé sur le travail collaboratif qui rassemble un carnet d'adresses, un agenda, un gestionnaire de tâches, un gestionnaire de projets et un outil de prises de notes. À cette occasion, l’éditeur canadien a également revu en profondeur son application iOS, qui tire enfin parti de certaines fonctionnalités d’iOS 7.

Les logiciels de productivité sont légion sur Mac et iOS. Et il y en a pour tous les goûts, cela va de l’application minimaliste à des outils très perfectionnés comme OmniFocus ou Things. Mais la plupart de ces applications, ont quasiment tous le même défaut : elles ne sont pas pensées pour le travail collaboratif. Quand on y réfléchit, il est quand même étonnant qu’un logiciel de la trempe d’OmniFocus, qui est en développement depuis plus de sept ans, n’ait toujours pas pris au sérieux cette problématique.

L'écran d'accueil de Daylite 5
L'écran d'accueil de Daylite 5

D’une certaine manière, Daylite, c’est l’ancienne école de ce point de vue. Dès le départ, le logiciel a été pensé avec une architecture client/serveur qui permet à des équipes de plusieurs dizaines de personnes de travailler ensemble. Que ce soit sur Mac ou sur iOS, le logiciel incorpore un système sans connexion, qui permet de continuer à travailler même si vous êtes coupé du monde. Le client se synchronisera au serveur dès le retour d’une connexion réseau.

Historiquement, Daylite souffrait de deux défauts majeurs : le logiciel n’était pas disponible en français et son approche (surtout sur Mac) n’était pas des plus simples. La version 4, sortie il y a deux ans, faisait un bond dans la bonne direction. Cette mise à jour confirme cette tendance en peaufinant encore l’interface avec quelques raffinements comme la possibilité de masquer à tout moment la barre d’outils afin de maximiser l’espace de travail.

De gros changements sur iOS

Si la version OS X s’inscrit dans la continuité, la version iOS connait des changements radicaux. Daylite 5 [5.0 – Français – Gratuit – iPhone/iPad - Marketcircle] est une mise à jour majeure et iOS 7 est passé par là. Cette nouvelle version adopte les changements esthétiques apportés par le système mobile d’Apple.

La deforstallisation se poursuit
La « deforstallisation » se poursuit

De ce point de vue, Daylite pour iOS est bien réalisée. L’application est claire et assez simple d’utilisation. On apprécie par exemple que les préférences aillent directement à l’essentiel et ne submergent pas l’utilisateur d’options.

Si le changement d’interface est le point qui frappe le plus lorsqu’on lance l’app sur un iPhone ou un iPad la première fois, ce n’est pas forcément l’élément le plus intéressant. Cette nouvelle version exploite le système d’actualisation en arrière-plan d’iOS 7.

Résultat, l’application est souvent à jour, même si vous ne l’avez pas lancé. Nous avons eu ainsi des notifications pour une tâche ou un rendez-vous alors que nous n’avions pas lancé depuis l’application iOS depuis la saisie de l’événement sur Mac. Un excellent point !

Autre nouveauté appréciable de Daylite 5 pour iOS : la possibilité de faire des recherches sur toutes les données. Auparavant, cette fonctionnalité était limitée à certaines catégories de l’app.

Enfin la gestion des tâches répétitives

Pour en revenir à la version Mac, cette version 5 apporte quelques nouveautés très appréciables. La première concerne la vue d’activités qui est beaucoup plus claire par le passé. Que ce soit depuis un projet ou une fiche contact, vous pouvez d’un coup d’oeil consulter l’ensemble de l’activité : courriels, notes, tâches, rendez-vous… Dans la version précédente, logiciel offrait déjà une vue similaire, mais elle était nettement moins pratique.

La colonne de droite montre très clairement l'ensemble de l'activité d'un projet par exemple
La colonne de droite montre très clairement l'ensemble de l'activité d'un projet par exemple

Autre nouveauté, qui était attendue depuis longtemps par les fidèles de ce logiciel : la possibilité d’avoir des tâches répétitives. On peut choisir la fréquence avec de nombreuses options à la clé : quotidien, hebdomadaire, mensuel, annuel…

Dernière nouveauté : une sorte de tableau de bord qui permet de garder un oeil sur l’activité de votre entreprise en fonction de toutes les données insérées dans Daylite.

Des ponts avec le système

L’une des forces de Daylite, c’est qu’il est relativement ouvert et s’intègre bien avec les technologies utilisées par Apple. Il est possible d’accéder à certaines de ses données depuis les outils du constructeur. Daylite fait ainsi office de serveur CalDav (pour Calendrier) et CardDav (pour le Carnet d’adresses). Notez qu’il est également possible d’intégrer au logiciel des comptes externes de calendrier.

L’autre aspect intéressant de Daylite à ce niveau, c’est Daylite Mail Assistant, un module qui ajoute au client mail d’Apple une barre sur la droite. Celle-ci permet de stocker facilement vos messages importants dans le logiciel. Elle permet aussi de déclencher un événement : prise de rendez-vous, création d’une tâche ou d’un projet…

À bien des égards, Daylite est une solution très puissante et assez unique dans son genre sur OS X et ses rivaux sont plutôt à chercher du côté du web. Nous sommes loin d’avoir évoqué l’ensemble des fonctionnalités de ce logiciel, qui permet aussi bien d’imprimer des enveloppes, de générer automatiquement des rapports d’activité, de gérer des projets que de consulter le planning de ses collaborateurs.

Il est possible à tout moment d'invoquer ce panneau à l'aide d'un raccourci-clavier pour saisir rapidement une tâche
Il est possible à tout moment d’afficher ce panneau à l'aide d'un raccourci-clavier pour saisir rapidement une tâche

Une solution taillée pour l’entreprise

Si l’éditeur a tout fait pour rendre son logiciel le plus polyvalent possible et répondre aux besoins des entreprises, Daylite nécessite toutefois une certaine rigueur. Chaque utilisateur devra être formé et son côté procédural devrait rebuter certains utilisateurs.

Il est à noter que l’éditeur canadien propose une API permettant d’adapter son programme aux besoins de ses utilisateurs. La seule contrainte de cette solution, c’est qu’elle repose sur F-Script, pour tout ce qui est automatisation. Si cette solution est extrêmement puissante, elle est également beaucoup moins accessible qu’AppleScript.

Qui dit architecture client/serveur, dit serveur. L’application Server en elle-même est assez simple à configurer. Il suffit d’avoir un Mac à disposition et quelques connaissances relatives aux adresses IP.

L'application Daylite Server
L'application Daylite Server

Sur Mac, Daylite (client et serveur) nécessite au minimum Lion alors que sur les terminaux mobiles, il est impératif de disposer d’iOS 7. Dans bien des cas, un Mac mini comme serveur fait parfaitement l’affaire.

Une licence Daylite 5 coûte 299,95 € par utilisateur. Cela comprend le serveur, les clients Mac et iOS, ainsi que le module Mail. Le prix est dégressif : la licence passe à 279,95 € à partir de 3 utilisateurs et à 249,95 € à partir de 10 utilisateurs. Si vous possédez Daylite 4, un tarif préférentiel vous est proposé (à partir de 149,95 €). Une version de démonstration fonctionnelle pendant 30 jours est également disponible au téléchargement.

Test de Luftrausers

| 13/04/2014 | 20:33 |  

Luftrausers est la version évoluée du jeu flash Luftrauser (au singulier). Il a été développé par le studio allemand Vlambeer et se base sur une mécanique de gameplay très simple. Au contrôle d'un avion de chasse, votre mission consiste à détruire tout ce qui bouge. L’environnement est en 2D et le style graphique est très rétro.

Valmbeer est un habitué de la scène indépendante. L’équipe allemande de développeurs est responsable de jeux à succès comme Super Crate Box ou encore Ridiculous Fishing. Ils sont de très bonnes factures et nous vous conseillons de les essayer au plus vite.

Pour en venir à Luftrausers, il s'agit d'une bonne évolution du jeu original. Il est disponible en version flash à cette adresse. On y contrôle un avion lâché en pleine mer et poursuivi par des hordes d’ennemis. Ils sont coriaces et nécessitent une bonne dose de réflexe si vous souhaitez rester sur le champ de bataille. Le style graphique de Luftrausers se contente d’une palette de couleurs limitée. Le filtre sépia renforce le côté rétro du jeu.

Les contrôles sont loin d’être classique et risque de vous surprendre. Votre avion est soumis à la gravité. Il se penche avec les flèches directionnelles. Un boost de vitesse s’obtient en maintenant la direction vers le haut. Le mélange est étonnant. La poussée du moteur, l’inertie du chasseur et la pesanteur du niveau sont difficiles à maîtriser au début. Une bonne heure de pratique est conseillée avant d’en profiter pleinement.

Au fil des parties et des nombreux game over, Luftrausers se veut généreux. Un système d’équipements diversifie le gameplay. Les pièces ont toutes leurs avantages et leurs inconvénients. Elles s'obtiennent sans farmer comme un forcené. La dernière arme, le dernier châssis ou le dernier moteur ne sont pas les objets les plus puissants du jeu. Il y en a pour tous les styles de jeu.

Les pièces d'équipement sont nombreuses, les combinaisons également.

Luftrausers n’est pas qu’un jeu d’arcade bête et méchant. Il est profond, varié et chaque plan de jeu est unique. Le rythme d’apparition des ennemis est aléatoire et la réparation de votre appareil est automatique. Un son se fait entendre dès que le processus est en marche. L’interruption de vos tirs est nécessaire pendant l’opération. Faites donc attention à l’état de votre vaisseau et éloignez-vous de vos adversaires au bon moment.

Luftrausers est rejouable, sympathique et jouissif. Il est accessible aux joueurs occasionnels, mais convient également au plus exigeant. Les petites séquences de jeu se multiplieront très vite. Disponible sur Steam, il ne demande pas une grosse configuration. Il tourne parfaitement sur un MacBook Air 11" équipé d’un chipset graphique Intel HD 3000.

Luftrausers est affiché à un peu moins de 10 €, un prix critiquable pour l'adaptation d'un jeu flash, même pourvue d'améliorations. N’hésitez pas à essayer la version flash avant de vous lancer.

Test de 10 Second Ninja

| 06/04/2014 | 16:00 |  

Le principe de 10 Second Ninja est on ne peut plus simple : dans la peau d’un ninja, vous devez éliminer une ribambelle d'ennemis en moins de 10 secondes. Pour arriver à vos fins, vous disposez de trois shurikens, d’une épée et d’un double saut. Ce mélange de plateforme, d'action et de vitesse est-il au niveau d'un Super Meat Boy ? Réponse dans notre test !

Au début, c'est facile...

10 Second Ninja est un die and retry, comprenez un jeu où il faut mourir (très) souvent pour parvenir à atteindre l'objectif. Au premier abord, on pourrait croire qu’il est facile. Les ennemis sont inoffensifs et le gameplay est basique : un bouton sauter, deux autres pour les armes, ça n’a rien de bien sorcier. Le but du jeu, c'est d'éliminer tous ces adversaires le plus vite possible. Et le chrono tourne : chaque niveau dure 10 secondes maximum.

C'est là le principal défi de 10 Second Ninja. À chaque fin de tableau, un nombre d’étoiles vous est attribué. Il varie en fonction du temps obtenu après le dernier adversaire tombé. Les étoiles sont indispensables pour progresser dans l’aventure. Si vous n'en récoltez pas assez, préparez-vous à recommencer certains niveaux pour pouvoir avancer.

Puis, ça se complique...

10 Second Ninja pousse le joueur à se dépasser. Tant que le score à trois étoiles n’est pas tombé, c’est insuffisant. Plus vous avancez dans le jeu, plus les environnements rencontrés sont inhospitaliers. Les plateformes s’effritent, disparaissent et des stalactites vous barrent la route.

Comme si ce n’était pas assez, des téléporteurs complexifient le tout. La durée de vie de 10 Second Ninja est plutôt faible. L’aventure principale se termine en moins de deux heures. Pour découvrir la vraie fin, ce sera une autre histoire. Certains passages sont vraiment vicieux.

Et enfin, on ne sait plus où donner de la tête...

Le challenge est corsé. Les déplacements du personnage sont précis, mais son inertie n’est pas simple à maîtriser. Le bouton R (les touches sont configurables) vous permet de recommencer rapidement un niveau. Retenez le bien, car il va vous être aussi utile que la commande de saut.

Le jeu n’est pas exempt de défaut. Les graphismes et les animations sont simplistes. On a parfois l’impression de se trouver devant un projet d’étudiant inachevé. Cela s'explique certainement par le fait que 10 Second Ninja ait été développé par une seule et même personne. Les collisions ne sont pas toujours très bien gérées. Il arrive souvent que l’on bute contre une plateforme alors qu’il ne devrait pas y avoir de soucis.

Le jeu comprend un scénario rempli d’humour et de robots nazis. Ils sont contrôlés par un Hitler stupide, têtu et déterminé à envahir le monde. Les scènes d’introduction de chaque nouvel environnement ne se prennent pas du tout au sérieux.

Les portails bleus et jaune sont bien inspirés de Portal

10 Second Ninja est un jeu correct. Il s'inscrit clairement dans la lignée de Super Meat Boy. Les correspondances sont nombreuses et ne s’arrêtent pas qu’aux mécaniques de gameplay. Malheureusement, la comparaison ne profite pas à 10 Second Ninja. Le jeu n’est pas assez fourni pour son prix. Disponible sur Steam, il ne demande pas une grosse configuration — un MacBook Air 13" avec un GPU Intel HD 3000 le fait tourner sans problème. 10 Second Ninja possède un système de classement pour les plus acharnées. C'est idéal pour un speedrun.

Test : Hider 2 masque joliment les fichiers sensibles

| 04/04/2014 | 16:45 |  

La sécurité des données est devenue une problématique centrale pour les utilisateurs d'outils informatiques, qu'il s'agisse de terminaux mobiles ou d'ordinateurs plus traditionnels. MacPaw surfe sur cette vague avec Hider 2 [2.0 - US - 8,99 € - OS X 10.8 - MacPaw Inc.], un coffre-fort numérique qui permet de protéger ses documents des regards indiscrets.

Hider 2, la nouvelle version de MacHider, rend invisible les fichiers que l'on souhaite masquer sur son bureau. Après le lancement du logiciel, celui-ci réclame un mot de passe maître que l'on pourra choisir de stocker dans le Trousseau d'accès d'OS X… ou pas, si l'on n'a pas confiance dans cet outil d'Apple. Il est d'ailleurs possible de masquer ce mot de passe dans le Trousseau. Protéger des fichiers est aussi simple que de les glisser/déposer dans la fenêtre principale du logiciel.

Hider 2 chiffrera alors automatiquement les documents ou les dossiers en AES-256, un système robuste qui a fait ses preuves, et comporte en regard de chaque fichier un bouton pour le masquer ou l'afficher. Il est possible de créer plusieurs coffres (un personnel et un professionnel, par exemple), mais on regrette qu'ils ne soient pas protégés par un second mot de passe. Les tags d'OS X Mavericks sont également pris en charge.

Le logiciel permet aussi de créer des notes sécurisées, que l'on pourra là aussi classer dans plusieurs classeurs. Ces notes, auxquelles on pourra joindre une image, devront être créées dans Hider 2 : glisser un document texte depuis Word ou TextEdit n'aura aucun effet. Il n'existe aucune manière de partager une note, tandis que les fonctions d'édition sont cachées par des raccourcis clavier : cmd + t affiche le menu des polices. Cette fonction pourra se révéler pratique pour conserver au chaud des mots de passe et autres informations sensibles.

Un compagnon, sous la forme d'une icône dans la barre de menus du bureau, permettra de ne pas avoir à lancer l'application principale à tout bout de champ. Il donne en effet accès aux fichiers récemment stockés, et comprend un moteur de recherche pour mettre la main rapidement sur un document (uniquement les plus récents, en revanche). Et évidemment, on pourra lancer le logiciel au complet depuis ce raccourci. À noter que Hider 2 réclamera le mot de passe maître toutes les 5 minutes (une période que l'on pourra modifier).

La particularité de l'application par rapport à d'autres solutions de masquage de fichiers tient dans un dossier chiffré dans lequel Hider 2 copie les documents glissés par l'utilisateur (ces derniers sont ensuite supprimés de leur emplacement initial). Ce dossier est stocké dans le disque dur du Mac ou dans un disque externe. Lorsque l'on rend visible un fichier, le logiciel copie alors le document depuis son dossier sécurisé et le replace à son emplacement initial.

Cette manière de procéder a ses avantages et un défaut : la copie de gros fichiers ou d'un dossier plein à craquer de documents dans l'espace chiffré de l'application peut prendre un certain temps. On aurait apprécié également d'obtenir un aperçu des documents stockés afin d'éviter au logiciel de les déplacer continuellement entre son dossier sécurisé et l'emplacement d'origine. L'éditeur a par ailleurs promis que la suppression d'un document serait elle aussi sécurisée dans une prochaine mise à jour (il est relativement aisé de récupérer en douce des fichiers simplement jetés à la corbeille).

En plus de ses fonctions simples et adaptées à l'utilisateur lambda, et malgré quelques limites, Hider 2 est aussi un joli logiciel, ce qui ne gâche rien. Plusieurs animations filent agréablement la métaphore du coffre-fort, tandis que l'interface sombre rappelle les applications pro d'Apple. Il est proposé à 8,99 euros, prix de lancement avec 50% de réduction sur le tarif habituel.

(Test mis à jour pour refléter l'édition des notes)

Test du jeu de rôle tactique Blackguards

| 06/02/2014 | 11:00 |  

On peut dire de l’univers de Donjons et Dragons qu’il est en perpétuelle expansion. Il dépasse le cadre des jeux de plateaux pour (malheureusement) flirter avec le cinéma et plus rarement avec le jeu vidéo. Blackguards est le premier « vrai » jeu qui s’inspire de cet univers : à ce titre, il promet beaucoup, aux vétérans comme aux nouveaux joueurs.

Ça tombe bien : votre serviteur ne connaît rien à ce genre de jeux. La prise en main qui suit est donc l’œuvre d’un béotien, qui prie les connaisseurs de bien vouloir lui pardonner ses éventuelles erreurs d’appréciation et sa méconnaissance du sujet. Pour les autres, nous partons du même point : bienvenue.

Blackguards est donc le premier jeu d’ampleur s’inspirant de Donjons et Dragons, et plus précisément du système de jeu de l’Œil Noir (une variation d’origine allemande). Comme le jeu de plateau, il se joue au tour par tour, et garantit une durée de vie plutôt bonne (à peu près 40 heures), réparties sur pas moins de 190 cartes différentes. Vous incarnez un héros ou une héroïne accusé(e) du meurtre de votre amie, accessoirement princesse du royaume. Vous n’avez aucun souvenir de ce moment, et vous vous évadez de prison en compagnie d’un nain et d’un magicien afin de découvrir le fin mot de cette sombre histoire. Histoire d’ailleurs parfois prévisible, mais globalement intéressante et ténébreuse — elle dispose même de plusieurs fins selon vos choix dans le jeu, ce qui compense presque l’absence quasi totale de quêtes secondaires.

Le système de jeu lui-même est cependant une demi-réussite. De toute évidence, faire cohabiter le jeu de plateau et le mettre à portée de tous les joueurs relève de la gageure, et Daedalic ne démérite pas en proposant une approche intelligente de la chose, à commencer par un didacticiel très exhaustif. Peut-être un peu trop, même — il dure quatre heures. De quoi doucher l’enthousiasme des nouveaux joueurs, et même des habitués. Il vaut cependant la peine d’être effectué, pour deux raisons.

La première, c’est que Blackguards est tout aussi « complet » que « complexe ». Les amateurs de D&D adoreront retrouver les mécanismes du jeu de plateau, les jets de dés déterminant la puissance d’un coup, etc., mais c’est au coût d’une interface chargée et pas forcément amicale au premier abord. Un peu d’aide à la prise en main est donc nécessaire.

La seconde raison, c’est que les choses s’améliorent grandement après. On pourra reprocher à Blackguards d’être lent et de laisser les personnages parler beaucoup trop (avec, à ce qu’il semble, un seul doubleur pour toutes les voix). Mais le tour de force du développeur est d’avoir réussi à faire de chaque combat une aventure qui n’est jamais vraiment linéaire, bien qu’ils représentent à peu près 80 % de votre temps de jeu. Ceci grâce à une approche qui favorise largement la stratégie et l’utilisation de l’environnement pour s’en sortir. En résumé, foncer dans le tas ne sera quasiment jamais la solution. Il faudra être patient, élaborer des plans, et utiliser son expérience à bon escient afin d’améliorer les personnages.

Améliorations qui tranchent elles aussi par rapport aux RPG habituels : là où un minimum d’expérience était requis pour changer de niveau et apprendre des compétences, on peut ici améliorer son personnage sans pré-requis particulier. C’est à la fois génial et extrêmement risqué : un mauvais choix est très difficile à rattraper. Encore un risque de perdre les joueurs néophytes, tandis que les habitués devraient s’y retrouver sans problème.

Tirez une croix sur l’exploration : les seuls moments où vous pourrez visiter les lieux sont lors de votre passage dans une ville. C’est le jeu qui veut ça, mais on ne peut s’empêcher de le regretter un peu en regardant les jolis graphismes et animations des personnages. Reste que la durée de vie du jeu est plutôt bonne… mais pas forcément pour les bonnes raisons.

On a dit que ce jeu était le premier du genre, ou du moins de cette ampleur. Et ça se voit. Passent encore les bugs, un peu trop nombreux, Daedelic n’étant qu’un petit studio de développement). Passent aussi les écrans de chargement à répétition. Mais les faux mouvements dus à une interface parfois obscure, alors que chaque mouvement compte dans un combat au mode tour par tour, c’est plus embêtant. Sans compter les quelques termes allemands non traduits… et le fait que les dialogues vides et les cinématiques peu utiles fassent traîner en longueur un jeu au rythme déjà lent.

Pour conclure, Blackguards est un jeu vraiment intelligent. Ses plus grandes forces sont sans doute ses mécanismes de jeu, son univers sombre vous permettant de recruter des drogués ou des criminels, ses graphismes plutôt jolis. Mais la volonté de rendre cet univers accessible aussi bien aux aficionados qu’aux débutants risque finalement de ne satisfaire ni les uns ni les autres. Les grands fans de RPG et de tour par tour s’y retrouveront sans problème, et par la force des choses le jeu leur est plutôt adressé ; mais les nouveaux joueurs devront s’armer de persévérance pour en venir à bout.

Test de Tomb Raider (2013)

| 04/02/2014 | 12:30 |  

Telle l’aventurière solitaire, Lara Croft est la reine de la Terre — ou, du moins, reine des cœurs de millions de joueurs. Depuis ses débuts fulgurants en 1996, la jeune archéologue pilleuse de tombes se réinvente avec plus ou moins de succès au gré des studios. Après avoir commis Tomb Raider: Legend, Tomb Raider: Underworld et encadré le remake du premier épisode surnommé Anniversary, Crystal Dynamics a pris le risque de tout recommencer. Il dévoile les origines de la légende : une survivante est née.

Tomb Raider tient donc plus du reboot complet de la saga que de son dixième épisode. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le phénix Croft renaît de ses cendres de façon spectaculaire. La métamorphose risque-t-elle toutefois de laisser pour compte les fans de la première heure ? Réponse dans quelques paragraphes.

Un reboot pas dénué de sens

Fraîchement diplômée, Lara Croft n’est encore qu’une adolescente incertaine lorsqu’elle embarque pour un endroit similaire au Triangle des Bermudes, au large du Japon. Pris dans une tempête effroyable, le navire fait naufrage. La jeune fille reprend conscience sur une île que l’on croit d’abord déserte. Vous imaginez la suite : l’île n’est pas si déserte que ça et ses habitants sont plutôt agressifs, voire carrément sanguinaires. Il faudra donc tenter de survivre dans cet environnement hostile, échapper aux mystérieux poursuivants, retrouver ses compagnons de voyage et s’enfuir. Au passage, le jeu va transformer notre timide archéologue en une aventurière à la résolution sans faille.

L’environnement autour de notre héroïne regorge de détails et de vie. C’est sans conteste une des grandes réussites de cet opus. Certes, la configuration minimale est exigeante (au point d’être légèrement insuffisante), mais les premières secondes de l’arrivée sur l’île justifient cette débauche de puissance : Tomb Raider est tout simplement magnifique. Qui plus est, Feral a effectué un portage d’excellente qualité : tout est très fluide sur Mac, encore plus que sur console, y compris sur un MacBook Air récent. Un régal.

Et c’est tant mieux, parce que non content d’être beau, Tomb Raider est un titre avec un monde ouvert. Les fidèles de la saga le savent mieux que personne : rien de plus frustrant que de voir un joli coin à quelques mètres et de ne pas pouvoir y faire un saut simplement parce que ce n’est pas prévu dans le cheminement du jeu. Même si le titre de Crystal Dynamics n’est pas pensé comme Skyrim ou GTA et qu’il reste quelques rails, l’île où se passe l’action est relativement vaste. Une bouffée d’air frais par rapport aux épisodes précédents.

Mais quelque peu déstabilisant

Tomb Raider est bien différent de Skyrim sur de nombreux points, mais s’en rapproche aussi sur d’autres. Comme dans l’extraordinaire RPG de Bethesda, on peut chasser, créer, améliorer ses armes et peaufiner son style selon l’objet contondant choisi. L’aventure se pare de quelques éléments du jeu de rôle. Un moyen intelligent d’incarner un peu plus le personnage, de la rendre proche et vivante, loin de la machine à tirer/courir/sauter de Tomb Raider III, par exemple.

L’exploration est l’occasion de trouver des trésors enfouis, souvent protégés par des énigmes. Celles-ci n’opposeront que très peu de résistance. Contrairement aux autres épisodes, Tomb Raider est relativement simple à parcourir : les fans regretteront sans doute, les nouveaux joueurs peut-être moins. Il faut dire que Lara en est au début de ses aventures, et ça se sent — ça s’entend aussi, parfois même un peu trop. La pauvre créature tombe de Charybde en Scylla, apprend quasi simultanément à dépecer une biche et à égorger un mercenaire russe, se fait tirer dessus à répétition et affronte la colère d’une entité malveillante. Tout ça est entremêlé de roulades dans la boue et de fuites en tyrolienne. Rien d’étonnant à ce que les « Oh God ! Oh Sh*t ! » constituent l’essentiel de ses lignes de dialogue. L’initiation est douloureuse et pénible et on se surprend plusieurs fois à éprouver de l’empathie pour la jeune femme.

Pour autant, même si l’immersion est bonne et l’évolution psychologique intéressante, on a parfois l’impression étrange de se retrouver devant un blockbuster décérébré. Le personnage dépeint passe d’une frêle jeune fille s’excusant auprès du gibier qu’elle a abattu, à une tueuse sanguinaire plantant une pioche dans la tête d’un de ses poursuivants sans broncher. Certes, ça reste du détail, mais c’est probablement ce genre de petites choses qui établit un parallèle troublant entre Tomb Raider et Uncharted. Une sensation d’immaturité se manifeste à plusieurs reprises durant le jeu. Avec des compagnons de route fades et sans relief, des dialogues parfois plats, et la surabondance de cinématiques dans lesquelles le joueur doit intervenir (QTE), l’immersion du jeu en est parfois difficile. L’intrigue devient un peu surréaliste.

Conclusion

Les fans vous le diront : ce Tomb Raider n’est pas le meilleur de la série, tout simplement parce que ce n’est pas un Tomb Raider à proprement parler. C’est un nouveau jeu, qui fait table rase du passé. Et qui dit nouveau jeu dit, sans doute, erreurs de jeunesse. En attendant la maturité, on se divertira avec un mode multijoueur (sur Steam uniquement) inédit et sympathique. Les différents DLC (contenus téléchargeables, Steam uniquement) apportent quelques aventures et un lot de bonus appréciables. Enfin, si vous le pouvez, jouez avec une manette : prévue initialement pour console, l’expérience de jeu n’en sera que meilleure.

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