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Ressusciter Snow Leopard sur un hackintosh

| 08/07/2014 | 18:30 |  

Nous avons parlé récemment de la carte mère dédiée aux hackintosh de Quo Computer (lire : Tutoriel : monter son hackintosh). Et si cette carte mère est parfaite pour les versions récentes de Mac OS X, qu’en est-il de la version préférée de certains, Mac OS X Snow Leopard ?

Crédit m01229 CC BY

Snow Leopard a toujours la cote

Sortie en 2009, cette évolution de Leopard (10.5) est considérée par beaucoup comme la meilleure version de Mac OS X. Moins intrusive que les dernières versions, elle est rapide et ne force pas les utilisateurs à abandonner des réflexes comme la sauvegarde manuelle ou à utiliser les services proposés par Apple avec iCloud.

Malheureusement, Snow Leopard ne fonctionne pas sur les Mac récents : les derniers modèles à supporter officiellement le système datent de 2011. La carte mère de Quo Computer est donc intéressante pour les aficionados du félin des neiges : elle permet de se monter une machine évolutive et puissante parfaitement supportée par Snow Leopard.

Snow Leopard et le choix du matériel

Pour la présentation de la carte, nous vous renvoyons sur notre article précédent, qui présente la carte Z77MW-QUO-AOS, la carte mère. Elle est intéressante, car elle supporte les processeurs de type Ivy Bridge, mais aussi les processeurs de type Sandy Bridge, plus anciens. C’est important pour Snow Leopard : le noyau de cette version de Mac OS X n’a pas été mis à jour pour prendre en charge les processeurs Ivy Bridge (et a fortiori les Haswell plus récents) et un processeur de type Sandy Bridge (Core ix-2000) est donc nécessaire.

Pour notre test, Intel nous a prêté un Core i5-2300, un modèle doté de quatre cœurs et cadencé à 2,8 GHz. Il intègre un GPU Intel HD 2000 qui n’est pas pris en charge par Mac OS X et il a donc fallu faire une croix sur les sorties vidéo de la carte mère et installer une carte graphique dédiée. Avec un processeur qui intègre un IGP Intel HD 3000, une partie des sorties devrait fonctionner, même si le GPU ne prend pas en charge les trois sorties simultanément.

Notre processeur

Pour la carte graphique, nous avons récupéré une antique GeForce GTX 260, un modèle équivalent à la GTX 285 vendue pour les Mac Pro il y a quelques années. Dans l’absolu, toutes les cartes de la même génération qui étaient compatibles avec les Mac Pro devraient fonctionner, comme les Radeon HD 5000 et les GeForce 8000 ou 9000.

La carte graphique

La carte Wi-Fi à base de BCM4322 utilisée dans notre précédent hackintosh a parfaitement fonctionné, alors que notre dongle Bluetooth 4.0 n’a pas été reconnu. Nous avons donc utilisé un ancien modèle D-Link, vendu à l’époque pour les Mac PowerPC, et il a été parfaitement pris en charge.

Adaptateur Bluetooth

Du côté de la carte mère, le connecteur FireWire est fonctionnel et toutes les prises USB fonctionnent. Attention, Snow Leopard n’est pas compatible USB 3.0 et les prises à cette norme sont donc uniquement utilisables en USB 2.0. Les sorties vidéo de la carte mère ne sont pas actives dans notre configuration, mais les deux connecteurs Thunderbolt sont fonctionnels, avec quelques limites. La première est la même que sous Mavericks : le branchement à chaud n’est pas possible. La seconde est liée à Snow Leopard : seuls les périphériques de stockage fonctionnent. Les autres adaptateurs Thunderbolt ne sont pas compatibles, faute de pilotes, et il est impossible de brancher un écran. Enfin, la partie audio de la carte fonctionne une fois les pilotes installés, il faut simplement utiliser la version dédiée à Lion (10.7).

L’installation

La première chose à faire est d'installer le bon BIOS, comme nous l'avons montré dans l'article précédent. Ensuite, il faut soit se fabriquer une clé USB pour installer Snow Leopard, soit utiliser un lecteur optique. Un modèle interne (en SATA) ou externe (en USB) fait parfaitement l'affaire, il faut juste éviter les antiques modèles PATA, la carte mère ne propose pas cette interface.

L'installation se fait de la même façon que sur un vrai Mac, mais il faut le bon DVD. La version originale, 10.6.0, ne fonctionne pas : il est nécessaire d’utiliser un disque qui contient la 10.6.3 (c’est indiqué sur le disque lui-même, comme le montre notre photo). Ensuite, il suffit de démarrer du DVD comme sur un Mac quelconque et d’installer le système. Si jamais vous obtenez un écran noir avec des lignes de code, c'est a priori que votre DVD n'est pas compatible.

Le bon DVD

Quand les composants ont été choisis correctement, tout est parfaitement fonctionnel, Wi-Fi, Bluetooth, mise en veille, on est comme sur un vrai Mac. L’intérêt est évidemment d’utiliser une machine puissante, il est ainsi possible d’installer un Core i7-2600K (quatre cœurs avec HyperThreading), beaucoup de mémoire vive et une carte graphique performante, dans les limites de ce que supporte Snow Leopard.

Conclusion

La carte mère de Quo Computer est intéressante pour les fans de Snow Leopard, même si les composants compatibles sont rares actuellement. Il est possible de se construire une machine puissante et évolutive sans débourser autant que pour un Mac Pro d’occasion, ce qui est évidemment intéressant.

Attention tout de même, certaines technologies « modernes » comme l’USB 3.0, le Thunderbolt ou des choses comme AirPlay ne sont pas supportées par Snow Leopard et — surtout — Apple ne prend plus en charge le système d’exploitation. De plus, bien évidemment, l'installation de Mac OS X sur une machine qui ne provient pas de chez Apple n'est pas conforme à la licence du logiciel.

Monter un hackintosh, simple comme bonjour ?

| 05/07/2014 | 12:00 |  

Le « hackintosh ». Depuis que le projet Marklar — Mac OS X sur les processeurs Intel — est public, installer le système d'Apple sur un PC est évidemment le jeu favori de certains hacker. En fait, même avant, certains installaient déjà OS X sur des PC, avec des émulateurs, comme le célèbre PearPC. Et au fil du temps, selon les aficionados, c’est devenu de plus en plus simple. Nous avons donc voulu le vérifier en choisissant une carte mère bien précise : la Z77MX-QUO-AOS. Issue d’un projet Kickstarter et donc financée par les internautes, cette carte mère permet d’installer OS X très facilement, même si la société qui la vend ne met pas ce point en avant directement.

Ce dossier n’est pas un dossier sur les hackintosh en général — les forums seront bien plus utiles que nous sur ce point — mais sur l’installation d'OS X sur une plateforme qui est connue comme étant très adaptée et sur les limites de la chose, parce qu’il y en a. Nous avons volontairement évité de tester les performances, pour une raison simple : les résultats dépendent totalement de vos choix sur le matériel et il est possible de se monter une bête de course tout autant qu’un appareil compact, silencieux et peu performant.

La technique

Commençons par la présentation de la carte mère et des composants. Elle est produite par Gigabyte (une société connue pour proposer des produits adaptés aux hackintosh) et est au format microATX, un standard dans le monde des PC pour les cartes de petite taille (24 x 24 cm). La connectique de la carte est par contre adaptée au monde Apple : on trouve un connecteur FireWire 400, la possibilité (non testée) d’ajouter du FireWire 800, quatre ports USB 2.0, deux ports USB 3.0, une prise RJ45 (1 gigabit/s), une sortie DVI, une sortie HDMI et deux prises Thunderbolt (10 gigabits/s). On a aussi cinq prises jack pour l’audio et une sortie numérique optique.

La connectique complète

Sur la carte elle-même, on trouve un connecteur LGA-1155 qui accepte les processeurs de la famille Sandy Bridge (Core ix-2000, utilisés dans les Mac de 2011) et Ivy Bridge (Core ix-3000, que l’on trouve dans la gamme Apple de 2012). Il y a aussi six prises SATA, quatre emplacements pour de la mémoire DDR3, deux connecteurs PCI-Express x1 pour des cartes d’extensions et deux connecteurs PCI-Express x16 pour des cartes graphiques.

La carte est bien finie, tout est parfaitement standard et Quo Computer a eu la bonne idée de remplacer la classique prise VGA souvent présente sur les cartes mères Gigabyte par une prise DVI. De même, l’intégration du FireWire est une bonne idée, même si une prise FireWire 800 aurait été un plus. En effet, la carte mère ne propose qu’un header (c’est-à-dire un connecteur interne) pour le FireWire 800 et trouver la prise n’est pas une sinécure. C’est par contre intéressant pour ceux qui recyclent un boîtier de Power Mac G5…

Le montage d’une machine avec cette carte mère ne devrait donc pas poser de problèmes : tout est parfaitement classique.

Le côté légal

Un mot sur le côté légal de la chose. La licence d’Apple est très claire : vous avez le droit d’installer OS X Mavericks sur un ordinateur Apple qui fonctionne sous Snow Leopard, Lion ou Mountain Lion et éventuellement dans une machine virtuelle sur un ordinateur Apple. La section 2.H de la licence est aussi très explicite : « Les droits accordés par la présente Licence ne vous autorisent pas à installer, utiliser ou exécuter le Logiciel Apple sur un ordinateur qui ne soit pas de marque Apple. »

Dans la pratique, Apple ne réagit que dans un cas précis : quand une société vend des ordinateurs directement sous OS X. Ce que nous vous présentons ici est donc contraire à la licence d'OS X, il faut le savoir. Le côté légal de la chose, par rapport à la législation française, est par contre assez ambigu, mais il n'existe pas de jurisprudence sur ce point précis.

Nos machines de test

Nous avons testé notre hackintosh dans deux configurations, une très simple pour vérifier le fonctionnement de la machine et une autre plus complète, pour se rapprocher d’un « vrai » Mac. Nous avons aussi monté une troisième configuration adaptée à Snow Leopard, et nous en reparlerons dans un prochain dossier.

Le choix du matériel avec un hackintosh n’est pas anodin : OS X est moins souple que Windows au niveau des composants. Que ce soit pour la carte graphique, le processeur ou même la carte Wi-Fi, il va falloir chercher un peu et sélectionner le bon matériel. Le site TonyMacx86, spécialisé dans la construction de hackintosh, fournit une liste assez complète et mise à jour régulièrement pour les amateurs.

Notre première configuration est basique : nous avons utilisé un processeur avec une carte graphique intégrée (un Intel Core i5-3570K), 6 Go de mémoire vive et un SSD Samsung 840 Pro de 256 Go. Nous avons fait l’impasse sur le Wi-Fi, le Bluetooth et la carte graphique dédiée dans un premier temps pour vérifier si l’ordinateur était fonctionnel. Attention, le choix du processeur est important si vous comptez utiliser la carte graphique utilisée par Intel : le système ne reconnaît directement que les GPU Intel HD 3000 (sur les processeurs Sandy Bridge) et Intel HD 4000 (sur les Ivy Bridge). Il faut donc bien vérifier que le processeur intègre le bon modèle, par exemple en allant vérifier sur le site d’Intel : les IGP Intel HD 2000 et HD 2500 ne sont pas pris en charge nativement.

La seconde configuration est plus complète : nous avons ajouté un dongle Bluetooth 4.0 (IOGear GBU521), une carte graphique dédiée et une carte Wi-Fi. Pour la carte graphique, nous avons testé avec divers modèles de référence de chez NVIDIA à base de Kepler (GeForce 600 et 700) ainsi qu’avec une Radeon HD 7950 Mac Edition. Attention, certains modèles de cartes graphiques ne fonctionnent pas, il faudra là aussi se renseigner pour être certains de pouvoir utiliser toutes les sorties vidéo. Pour la carte Wi-Fi, nous avons utilisé une carte Asus PCE-AC66 (Wi-Fi 80.11ac) et une carte Broadcom 802.11n achetée à vil prix sur eBay (environ 10 $, il suffit de chercher le terme BCM4322) dans un adaptateur Mini Card vers PCI-Express x1, qui se trouve lui aussi très facilement pour quelques euros.

L’installation

La première chose à faire est de créer une clé USB pour installer OS X Mavericks. Il faut télécharger le système depuis un Mac, sur le Mac App Store, et utiliser un utilitaire comme DiskMaker X pour créer une clé USB qui va permettre d’installer le système.

Ensuite, et là on se rend compte que ce n’est pas aussi simple que sur un « vrai » Mac, il faut flasher le BIOS. Si la carte ne permet pas officiellement d’installer OS X, un BIOS (plus exactement un UEFI) a été développé pour une compatibilité parfaite avec OS X.

L’UEFI

Il faut une clé USB formatée en FAT32 (MS-DOS dans l'Utilitaire de disque d'OS X) sous le nom firmware, avec le BIOS placé à la racine. Il est disponible sur un site hébergé uniquement sur le réseau TOR, il faudra donc soit utiliser un site capable d’accéder au réseau TOR soit un navigateur adapté. Nous avons utilisé le BIOS 828M lors de nos tests, mais le BIOS 894M, plus récent, est aussi disponible.

Sur le réseau TOR

Pour flasher le BIOS, il faut démarrer l’ordinateur avec un clavier USB, presser la touche suppr. pour entrer dans le SETUP du BIOS, presser la touche F8 et choisir Update BIOS from Drive. Normalement, le BIOS stocké sur la clé USB sera installé automatiquement.

Flasher le BIOS

Une fois le BIOS à jour, il faut brancher la clé d’installation d'OS X, allumer l’ordinateur et presser la touche F12. Dans le menu, il faut choisir la clé USB et installer OS X Mavericks comme s’il s’agissait d’un véritable Mac.

Le gestionnaire de démarrage

Dans notre cas, l’installation s’est passée sans soucis et les mises à jour vers la version 10.9.2 puis vers la version 10.9.3 n’ont posé absolument aucun problème.

La machine est vue comme un Mac Pro

Régler les petits soucis

Maintenant qu'OS X est installé, est-ce que ça marche ? Presque.

Ce qui fonctionne, en vrac : le connecteur FireWire 400, les ports USB 3.0 (que ce soit avec une clé USB 2.0 ou des disques durs USB 3.0), AirPlay, la mise en veille, le Mac App Store et la majorité des fonctions du système.

Photo Booth avec une webcam USB

Le FireWire fonctionne

Pour l’audio, il faut installer un pilote disponible ici et si jamais iMessage et tout ce qui est lié à iCloud ne fonctionne pas, il faut taper les lignes suivantes dans le Terminal :

nvram 4D1FDA02-38C7-4A6A-9CC6-4BCCA8B30102:BaseBoardSerial

Cette commande va vous donner l’UUID de la carte. Il faut ensuite taper la ligne suivante, la seconde partie doit faire 17 caractères et il faut évidemment utiliser la valeur obtenue avec la première commande.

sudo nvram 4D1FDA02-38C7-4A6A-9CC6-4BCCA8B30102:BaseBoardSerial=AB12345ABCD123456

Le Thunderbolt, point fort de la carte, est à moitié fonctionnel : les périphériques branchés avant l’allumage de la machine fonctionnent, mais le branchement à chaud ne fonctionne pas. Les performances sont les mêmes que celles d’un MacBook Air 2012.

Au niveau du support de la carte Intel HD 4000, c’est assez moyen : le simple fait de changer de définition brouille totalement l’écran et la seule possibilité de revenir à un état normal est de prendre la main à distance depuis une autre machine. Autre petit problème lié à l’Intel HD 4000, la technologie HDCP n’est pas supportée, ce qui est un problème quand on essaye de lire une vidéo en HD achetée ou louée sur iTunes.

Le HDCP ne fonctionne pas

Enfin, deux technologies liées à OS X ne sont pas supportées correctement. La première est Fusion Drive. Les méthodes classiques pour créer un volume hybride ne fonctionnent pas, le résultat est invariablement une erreur, visiblement liée à la partition de restauration. L’autre technologie qui ne marche pas est FileVault 2 : le périphérique de stockage est vu comme chiffré du point de vue d'OS X, mais il ne l’est pas réellement, car la technologie dépend en partie de l’EFI des Mac pour fonctionner. C’est un problème assez vicieux, étant donné que le système n’indique pas stricto sensu une erreur, mais les périphériques chiffrés sont parfaitement lisibles depuis une autre machine. Le meilleur moyen de vérifier si FileVault est bien fonctionnel est la commande suivante :

diskutil coreStorage list

Sur notre hackintosh, une des lignes indique Fully Secure: No alors qu’elle doit évidemment indiquer Yes.

FileVault a un souci

Pas de Fusion Drive

Bluetooth, Wi-Fi, carte graphique

Pour le Bluetooth, nous avons utilisé un dongle USB Bluetooth 4.0 recommandé pour les utilisateurs de Mac. Il fonctionne, est reconnu directement et nous avons pu lier un clavier et un trackpad Apple. Attention à un point, le Bluetooth n’est pas actif au niveau du BIOS et il faudra donc garder un clavier USB sous le coude pour gérer le démarrage en cas de problème.

Dongle Bluetooth

Pour le Wi-Fi, la carte Asus — qui fonctionne parfaitement sous Windows — est inutilisable sous OS X malgré la présence d’une puce qui est aussi utilisée dans les Mac : le débit moyen ne dépasse pas 10 mégabits/s. Avec une carte Mini Card équipée d’une puce Broadcom (BCM4322), tout est par contre parfaitement fonctionnel en 802.11n : nous avons atteint un débit de l’ordre de 200 mégabits/s en pointe, AirDrop fonctionne et la carte est directement reconnue. Notre modèle est équipé de deux antennes, mais des cartes avec trois antennes existent aussi.

Carte Wi-Fi

200 mégabits/s en Wi-Fi

Enfin, les cartes graphiques fonctionnent évidemment sans aucun problème sous Mavericks. Il est préférable de choisir un modèle de référence, connu comme étant fonctionnel sur un Mac Pro, et nous avons testé avec une Quadro 410 (carte NVIDIA d’entrée de gamme), une GeForce GTX 780 (attention, toutes les versions ne sont pas compatibles) et une Radeon HD 7950 Mac Edition. Les seuls problèmes viennent de la dernière mise à jour de Mavericks (la 10.9.3), qui empêche dans certains cas l’utilisation de plus de deux écrans, mais le problème est aussi présent sur les Mac Pro.

Une carte graphique adaptée

Le prix du hackintosh

Il y a un point important sur lequel le montage est intéressant : le prix. La carte mère est vendue 300 $ avec les frais de port (environ 220 €), un Core i5-3570 vaut 190 €, on peut trouver 8 Go de DDR3 pour 80 € et une carte graphique milieu de gamme pour 80 €. Nous avons choisi de mettre un SSD de 256 Go et d’utiliser un clavier Apple ainsi qu’une souris ou un trackpad Apple et d’installer du Wi-Fi et du Bluetooth. Une fois les composants annexes ajoutés (boîtier, alimentation, etc.), notre montage vaut moins de 1 000 € sans écran pour une puissance équivalente à un iMac 27 pouces d’entrée de gamme, ce qui laisse 800 € pour un écran.

Il est par ailleurs possible d’installer un Core i7 de la famille K (comme le Core i7-3770K), qui pourra être overclocké, et de choisir une carte graphique adaptée aux besoins à un instant t. La machine est bien plus évolutive que tout ce qu’Apple propose actuellement au catalogue et fonctionne (presque) parfaitement avec OS X.

Un hackintosh (presque) fonctionnel

Est-ce que la carte de Quo Computer permet d’installer OS X aussi facilement que sur un Mac ? Presque, il faut tout de même jouer de la ligne de commande, flasher le BIOS et installer un pilote. Est-ce que ça marche aussi bien que sur un « vrai » Mac ? Presque aussi, le support de l’Intel HD 4000 est perfectible, le Thunderbolt n’est pas hot-plug et FileVault n’est pas fonctionnel.

Au final, la carte de Quo n’est pas exempte de défauts (elle ne supporte pas les processeurs Haswell par exemple) mais c’est une solution intéressante pour monter un hackintosh facilement et obtenir une machine (presque) aussi efficace que ce que propose Apple à moindre coût.

Bien évidemment, d’autres solutions existent, mais elles sont souvent moins accessibles, demandent plus de travail et nécessitent parfois de faire des concessions sur certains points. Il suffit de se rendre dans les forums spécialisés pour se rendre compte que la phrase la plus courante est « Mon hackintosh fonctionne parfaitement, mais… ».

Si la solution de Quo n’est pas parfaite, c’est la plus simple que nous avons pu trouver actuellement et c’est celle que nous recommandons à ceux qui veulent une machine évolutive et puissante sans pour autant avoir le temps de peaufiner une installation d'OS X. Il est possible de faire mieux, plus puissant ou moins cher avec d’autres composants, mais il faut avoir le temps de chercher sur les forums, de choisir ses composants et de régler les petits soucis.

Test du LaCie Rugged Thunderbolt

| 02/07/2014 | 19:30 |  

Avec son revêtement en caoutchouc orange, le Rugged est l’un des disques les plus emblématiques de la gamme LaCie. L’été et les sorties approchant, la filiale premium de Seagate lui a apporté quelques modifications et l’a doté des dernières interfaces à la mode. Qu’est-ce que ça donne ? La réponse dans notre test du LaCie Rugged Thunderbolt SSD 500 Go.

Une photo prise après avoir fait tomber plusieurs fois le Rugged et l'avoir sali. Un coup d'eau et de chiffon plus tard, il est comme neuf.
Une photo prise après avoir fait tomber plusieurs fois le Rugged et l'avoir sali. Un coup d'eau et de chiffon plus tard, il est comme neuf.

Neil Poulton est un homme de goût

Ah, le fameux « pare-chocs » du Rugged. On adore ou on déteste : la griffe de Neil Poulton, qui marque tous les produits de LaCie, ne laisse pas indifférent. Nous devons tout de même admettre avoir une certaine sympathie pour le Rugged, et pas seulement parce qu’il est habillé d’un orange très seyant.

Le « pare-chocs » du Rugged intègre désormais un passe-câble.
Le « pare-chocs » du Rugged intègre désormais un passe-câble.

La diode bleue des autres disques de LaCie, elle aussi imaginée par Neil Poulton, tient de la fioriture — elle n’est pas tout à fait vaine, mais elle impose sa présence plus qu’elle ne résout des problèmes. Le « pare-chocs » du Rugged, lui, est un superbe morceau de design, aussi ornemental que pratique, décoratif que fonctionnel. Mieux, il suggère sa fonction : c’est un ballon de basket qui rebondit quand il touche le sol.

Le logiciel de LaCie est aux antipodes de son matériel. Au premier branchement, il faut formater le disque avec un outil fourni, qui voudrait vous faire installer Intego Backup Assistant et LaCie Private Public. On s'en passerait.
Le logiciel de LaCie est aux antipodes de son matériel. Au premier branchement, il faut formater le disque avec un outil fourni, qui voudrait vous faire installer Intego Backup Assistant et LaCie Private Public. On s'en passerait.

Son efficacité, qui fait du Rugged un véritable disque tout-terrain, ne fait pas débat. Il a même gagné une fonction dans cette nouvelle génération : il sert maintenant de logement pour le câble Thunderbolt intégré. Le capuchon amovible qui assure une étanchéité parfaite de l’ensemble ne fait pas forte impression ; au contraire de l’aimant qui maintient la fiche Thunderbolt dans son logement, petite attention fort appréciable.

Le capuchon assure une protection IP 54 à l'eau et aux poussières. Il peut rester fixé au câble Thunderbolt, ou être entièrement retiré, mais sa manipulation n'est pas particulièrement agréable. Le maintien de la fiche Thunderbolt par aimant est par contre une petite touche sympathique.
Le capuchon assure une protection IP 54 à l'eau et aux poussières. Il peut rester fixé au câble Thunderbolt, ou être entièrement retiré, mais sa manipulation n'est pas particulièrement agréable. Le maintien de la fiche Thunderbolt par aimant est par contre une petite touche sympathique.

Nous vous laisserons seul juge de la pertinence de l’intégration du câble au boîtier. L’ensemble se glisse plus facilement dans un sac à dos, et il devient impossible d’oublier le câble. Mais le disque est donc aussi fiable que ce câble, même si le Rugged comporte aussi un port USB 3.0 au format micro-B. Il semble toutefois qu’il va falloir s’y faire : c’est déjà le deuxième disque externe que nous testons dans ce genre, après le Western Digital My Passport Pro.

Un disque solide et rapide

Le Rugged serait un disque classique, nous nous contenterions de mesurer ses débits. Mais le Rugged n’est pas un disque classique : il est censé répondre aux normes militaires, résister à la poussière et l’eau (protection IP 54) et pouvoir encaisser des chutes de deux mètres. Et comme nous n’avons pas tous les jours l’occasion de pouvoir faire tomber les produits que nous testons, nous nous en sommes donné à cœur joie.

Après l’avoir fait chuter une douzaine de fois sur différents revêtements et à différents angles, après lui avoir marché dessus et après l’avoir littéralement trainé dans la boue, nous l’avons rincé à l’eau. Comme si de rien n’était, il a ensuite affiché des débits dépassant les 390 Mo/s en lecture et dépassant les 360 Mo/s en écriture. Ce n’est certainement pas le SSD le plus rapide de la planète, mais il est prêt à affronter le travail sur le terrain.

Dans ce cadre, la version SSD que nous avons testé sera sans doute plus adaptée que la version à disque dur : il y a moins de pièces mobiles, donc moins de risques de panne. Mais le fait est que le Rugged est toujours aussi convaincant, le surcoût par rapport à un disque externe traditionnel nous semblant justifié au vu de sa fiabilité avérée. Les modèles à disque dur sont vendus 219,99 € en 1 To et 299,99 € en 2 To, tandis que les modèles à SSD sont vendus 299,99 € en 250 Go et 499,99 € en 500 Go — tous sont garantis pendant trois ans.

Test de l'iMac 21,5" Core i5 1,4 GHz mi-2014

| 24/06/2014 | 15:15 |  

L'iMac de cette mi-juin a été une petite surprise. On s'attendait à un rafraîchissement des monoblocs comme en ont connu les MacBook Air en mai : un peu plus rapides et un peu moins chers. (Presque) raté, on a eu un peu moins cher et un peu moins rapide. Une évolution coordonnée vers le bas.

La nouvelle entrée de gamme des iMac démarre maintenant à 1099 euros au lieu de 1299 euros. Les autres modèles sont restés identiques en tout point. La gamme compte maintenant cinq machines au lieu de quatre, avec trois 21,5" et deux 27". Autant dire que cet iMac a été reçu par une volée de bois vert dans les commentaires. Avec, comme ritournelle, une configuration qui recule au lieu de progresser et un prix jugé absurde. Un tarif qui a comme tort principal d'être resté assis sur les 1000 euros au lieu d'aller voir en dessous.

Cependant, cet iMac n'a rien de nouveau. Apple a subitement inscrit au catalogue du grand public la machine qu'elle réservait aux écoles. Le précédent modèle Éduc' datait de mars 2013 (lire Un nouvel iMac pour le marché de l’éducation). Il coûtait le même prix, avec un Core i3 bicoeur à 3,3 GHz au lieu d'un i5 à 1,4 GHz aujourd'hui, 4 Go de RAM au lieu de 8 Go, 500 Go de disque dur aussi et une Intel HD Graphics 4000 au lieu de la 5000 aujourd'hui.

C'est donc une version un peu améliorée qui est proposée. On serait d'humeur taquine, on dirait que ceux qui vouent cette machine aux gémonies depuis sa sortie se féliciteraient certainement à grand bruit de voir l'école de leur progéniture en remplir les classes. Mais devenu Mac pour « les grands », ce modèle fait grincer les dents…

Il conserve pourtant les principales qualités des iMac : design soigné, matériaux de premier choix, construction robuste, silence de fonctionnement, connectique au goût du jour (Wi-Fi 802.11ac, Bluetooth 4, USB 3 et Thunderbolt) et processeur "Haswell" de dernière génération. Par contre, il y a le sempiternel disque dur 5400 t/min.

Il faut insister aussi sur l'impossibilité d'aller au-delà des 8 Go de base. Cet iMac, et lui seulement, utilise de la RAM LPDDR3 au lieu de la DDR3. Les MacBook Air 2014 l'ont adoptée avant lui. Cette mémoire très basse consommation est à l'origine destinée aux mobiles (le Galaxy S5 en a), aux tablettes et aux ultraportables. Elle est rapide, mais elle a pour inconvénient, lorsqu'elle est utilisée dans un ordinateur de bureau comme celui-ci, de ne pouvoir être changée. Dans cet iMac elle est littéralement soudée à la carte mère.

Si d'aventure on veut un jour augmenter la RAM sur son iMac, c'est le modèle au-dessus qu'il faut choisir. La seule chose que l'on peut améliorer sur le nouveau, c'est le stockage, avec un assortiment d'options : disque dur 1 To (+50 euros), SSD 256 Go (+250 euros) ou Fusion Drive 1 To (+250 euros).

Un détail à propos de la consommation électrique que nous mesurons depuis quelques machines. Cet iMac affiche une consommation de 30,8 W lorsqu'elle est sur le bureau, sans activité et avec la luminosité de l'écran à 100%. Le précédent 21" de 2013 donnait 37,5 W et le Mac mini affichait 10,5 W dans les mêmes conditions auxquels il faut ajouter les 102 W de l'écran 27" Thunderbolt Display. Un iMac avec son écran qui consomme trois fois moins qu'un écran seul, pas mal.

Performances

Nous avions déjà fait les tests bruts à la livraison de cette machine. Elle était ainsi que le laissait présager sa fiche technique : une sorte de MacBook Air que l'on aurait équipé d'un écran de 21"… Que ce soit avec Geekbench qui mesure le processeur et la RAM ou avec Cinebench R15 qui teste processeur et possibilités graphiques, cet iMac était au niveau de ses cousins les portables. Dès lors, il était aussi bien derrière la précédente entrée de gamme à base de Core i5 Quad 2,7 GHz (lire Nouvel iMac arrivé, déballé et premiers tests).

Cette accointance avec les derniers MacBook Air se retrouve dans l'utilisation de GarageBand, Logic Pro, iPhoto, Aperture, iMovie et Final Cut Pro. Lors des tests, il est arrivé néanmoins que le portable gagne une petite vingtaine de secondes, certainement grâce au SSD.

Garageband 10 encode un fichier de 30 minutes en AAC 256 ; dans Logic Pro X on active autant de pistes que possible jusqu'à ce que la machine cale (le Mac Pro 2013 huit coeurs en a géré jusqu'à 185) ; iPhoto et Aperture exportent chacun 500 images RAW en JPEG de qualité moyenne ; iMovie exporte en 1080p une séquence 4K d'environ 5 minutes ; Final Cut Pro génère en 5K un fichier 5120x2700

Depuis les Mac Pro nous avons changé notre procédure de test avec les applications. De manière à pouvoir néanmoins comparer cet iMac avec de plus anciennes machines, nous avons refait certaines de ces mesures sur ce nouveau modèle. Du moment que le processeur est bien sollicité, on voit que l'écart est net avec l'iMac Core i5 Quad 2,7 GHz qui servait d'entrée de gamme depuis l'automne 2013. Ce modèle est toujours au catalogue au tarif inchangé de 1299€ avec 1 To de disque dur, 8 Go de RAM et une Intel Iris Pro Graphics (lire Test de l'iMac 21,5" Core i5 2,7 GHz "Haswell").

Encodage dans GarageBand d'un podcast de 30 min ; exécution d'un script dans Photoshop ; encodage au format iPhone d'un film HD dans Handbrake et archivage zip d'un dossier de 1,5 Go rempli de 4500 fichiers avec le Finder

Si l'on compare avec la dernière génération de Mac mini (« dernière » signifiant fin-2012…) on constate que le petit Mac fait encore bonne figure grâce à son Core i7 Quad. À part sur Photoshop, le Mac mini est plus rapide dans Handbrake, GarageBand et lors d'un archivage Finder. Ce mini a profité d'une micro baisse de prix de 30€ la semaine dernière, il est maintenant à 599€ en entrée de gamme, avec de l'USB 3, du Thunderbolt mais pas de souris, clavier ni écran (lire Test du Mac mini Core i7 Quad 2,3 GHz fin-2012).

Alors qu'un nouveau Mac arrive, il est assez étrange de lui opposer une machine qui a presque deux ans (et que l'on pressent toujours en instance de renouvellement voire de refonte générale), mais le fait est là : ce Mac mini reste au niveau (lire Le Mac mini très compétitif face au « nouvel » iMac « entrée de gamme »). Il a pour lui sa modularité, là où l'iMac a l'avantage du tout-en-un. Un format monobloc qui peut devenir un vrai casse-tête lorsqu'un problème survient hors garantie. Si la carte mère flanche par exemple, votre bel écran tout à fait fonctionnel devient subitement un beau miroir (on parle d'expérience, et à plusieurs reprises, avec d'anciennes générations d'iMac…).

La carte graphique, une Intel HD Graphics 5000, est celle que l'on croise déjà sur les actuels MacBook Air. Autant dire qu'elle n'est pas là pour souffler sur les braises des fps. Dans un titre 3D d'action comme Batman: Arkham City, les réglages poussés à fond donnent un pathétique 10 images/seconde de moyenne dans les séquences de test. Il faut abaisser la qualité de moitié et passer la définition de 1920x1080 à 1280x960 pour commencer à gagner en fluidité et jouabilité. Pour un Batman de 2009 cela fait pas mal de sacrifices, par contre, pour un Angry Bird du Mac App Store ce sera très bien… !

Soulignons tout de même que cette puce graphique sera capable de décoder du H.265, et donc de soulager le processeur de cette tâche qui demande beaucoup de ressources, contrairement à l'Intel HD Graphics 4000 du Mac mini.

Enfin, cette machine utilise toujours un petit disque dur 2,5" de 500 Go signé Western Digital/Hitachi (réf : HTS545050A7E362 contre HTS545050A7E362 pour la précédente entrée de gamme). Les performances sont tout aussi proches de l'iMac juste au-dessus. Dans les résultats que nous avons retenus, le nouvel iMac est un peu moins rapide, mais il lui est arrivé d'afficher 100 Mo/s en lecture/écriture séquentielle.

iMac 21,5" Core i5 1,4 GHz de la mi-2014 - Hitachi-Western Digital 500 Go à 5400 t/min

iMac 21,5" Core i5 Quad 2,7 GHz de la fin-2013 - Hitachi-Western Digital 1 To à 5400 t/min

Aujourd'hui, le débat sur le choix d'un 5400 t/min (conservé par Apple pour cette machine) plutôt qu'un 7200 t/min n'a plus vraiment d'intérêt, la différence de vitesse ne changerait pas grand-chose. On regrette plutôt que le principe du Fusion Drive ne soit pas davantage généralisé dans les iMac où il demeure une option partout dans la gamme, et a fortiori sur ce modèle qui l'a fait démarrer.

Conclusion

Dans l'absolu, cette machine ne manque pas de qualités, celles que l'on a égrenées plus haut. On a un iMac, un vrai, un tout-en-un compact qui se glisse partout et de très belle facture. Apple n'a pas remplacé l'aluminium par du plastique, ni remis de l'USB 2, enlevé le Thunderbolt ou bridé le Wi-Fi. Chez les utilisateurs qui utilisent de temps en temps leur ordinateur et essentiellement pour du mail, de l'Internet et décharger quelques photos, cela ne devrait poser aucun problème. On n'a pas besoin d'un dragster pour cela.

Pour une utilisation un poil plus soutenue (sans s'embarquer dans le montage 4K, ce n'est pas le public visé…) on est davantage frustré par ce couple « petit » processeur et disque dur. Sur les MacBook Air, ce même Core i5 est secondé par un SSD, et rapide de surcroit. Le SSD, composant miracle pour masquer le relatif manque de punch d'un processeur, fait ici défaut. Il fait d'ailleurs défaut dans toute la gamme iMac où il reste une option, même sur les 27". Le jour où Apple fera du Fusion Drive un élément de base de ses machines de bureau, le champagne coulera. On aura enfin sur son iMac cette sensation de quasi-instantanéité que l'on apprécie au quotidien sur ses iPhone et iPad et qui disparait avec cet iMac.

Un revendeur que l'on interrogeait sur cette machine la trouvait tout à fait adéquate pour des switchers intrigués par Apple et des usages courants comme Internet, le partage de photos de famille ou la petite bureautique. Mais ce point noir du disque dur était aussi mentionné, ainsi que le tarif.

Apple vendrait cette machine en dessous des 1 000€, la somme de ces "manquements" aurait été plus digeste. Les 200€ réclamés pour le modèle supérieur donnent à réfléchir dès lors qu'ils promettent le double de disque dur, une puce graphique plus puissante, un processeur bien plus rapide et plus de souplesse pour augmenter la RAM (cela doit être fait chez un spécialiste, il n'y a pas de trappe d'accès pour l'utilisateur comme sur les 27"). En somme, cet iMac peut être aussi vu comme un produit d'appel vers les modèles au-dessus pour le tout nouveau client Apple au budget un peu lâche, tandis que l'utilisateur Mac avisé guettera des opportunités sur le refurb.

Test du LG 34UM95, un écran 34 pouces 21/9

| 13/06/2014 | 18:00 |  

L'écrasante majorité des écrans a adopté un format allongé, du moins sur les ordinateurs et les téléviseurs. Tous les écrans des Mac utilisent le 16/9 ou 16/10 depuis plusieurs années et Apple ne semble pas vouloir en changer. Il faut dire qu'il présente de nombreux avantages côté utilisation, et pas seulement pour regarder des images.

Avec le 34UM95, LG propose un écran dans un format que l'on a peu l'habitude de voir sur des ordinateurs. Ce moniteur de 34 pouces est au format 21/9, un équivalent du format des grands écrans des cinémas. S'il est parfait pour regarder un film, justement, est-il aussi utile dans le cadre d'une utilisation purement bureautique ? C'est ce que nous avons voulu savoir en l'utilisant comme écran de travail principal pendant quelques semaines !

34 pouces au format 21/9 : cet écran mesure 83 cm de large !

Un écran plus solide qu'il n'y paraît

Vendu environ 1000 €, cet écran est un concurrent direct du Thunderbolt Display d'Apple. D'ailleurs, LG a également opté pour le Thunderbolt, ce qui en fait une alternative sérieuse pour tout utilisateur de Mac récent. Sur le papier, il suffit donc dans les deux cas de brancher l'écran au Mac et tout passe par un seul câble, l'image, mais aussi les données pour le port USB intégré à l'arrière et le son pour les enceintes situées sous la dalle.

Dès l'ouverture de la boite, une différence majeure saute aux yeux. On n'a même pas allumé la dalle, que déjà le 34UM95 tranche par sa qualité de finition, largement inférieure à celle d'Apple. Pour le même prix, tout ici n'est que plastique, là où Cupertino a opté exclusivement pour de l'aluminium et du verre. Cela se sent : l'écran paraît fragile et le pied en plastique transparent n'inspire aucune confiance.

Une fois en place (il faut le fixer avec les quatre vis fournies), le pied paraît toujours aussi fragile, mais c'est sans doute plus de la paranoïa qu'une peur fondée. Le choix du plastique transparent se comprend dans l'optique d'alléger le bureau et à cet égard, c'est réussi : on pourrait presque croire que l'écran flotte au-dessus de la surface du bureau. Il flotte aussi quand on le touche, malheureusement. Le 34UM95 est bien plus léger que l'écran d'Apple (à peine plus de 5 kg contre près de 11 kg), mais il est aussi moins stable et a tendance à bouger un peu. Sa stabilité est très relative, ce qui est d'autant plus gênant que vous devrez probablement le surélever, mais on y reviendra plus tard.

Pour toutes ces raisons, la meilleure solution si vous le pouvez reste encore d'accrocher l'écran à un pied ou directement au mur. Et là, bonne nouvelle : contrairement à son concurrent pommé, LG a pensé à intégrer l'accroche VESA à son moniteur. Si vous avez déjà un support dans cette norme, vous pourrez l'utiliser sans coût supplémentaire, un bon point.

Une ergonomie perfectible

La qualité de fabrication n'est pas le point fort de cet écran, mais ce n'est pas mieux côté ergonomie. Le pied du 34UM95 est fixe et une fois en place, on ne peut ni le monter ni le descendre ; seule option restante, une légère inclinaison de -5 à 15°. LG propose quand même, au moment de mettre le pied en place, deux hauteurs qui ne changent pas grand-chose, puisque l'on gagnera au mieux deux ou trois centimètres.

Problème : quelle que soit la position choisie au montage, l'écran reste très bas, trop bas pour obtenir une station de travail confortable. Au mieux, le 34UM95 mesure à peine 47 cm de haut, deux de moins que celui d'Apple. Dans les deux cas, c'est trop bas si on veut avoir l'écran au niveau de ses yeux tout en gardant le dos bien droit, ce qui est recommandé sur le plan ergonomique. Faute de mieux, il faudra au moins surélever l'écran avec quelques livres…

Pour mettre l'écran à la bonne hauteur, il faut improviser… ce qui n'aide pas à obtenir une installation stable.

Côté ergonomie aussi, on regrette certaines fonctions très confortables avec les écrans d'Apple. Notre modèle est équipé d'un gros interrupteur physique au dos assez étrange sur un produit vendu 1000 €, mais ce n'est pas le cas de toutes les versions. Une fois allumé, on peut laisser l'écran en veille et il s'activera ou se désactivera quand c'est nécessaire. Par défaut, la dalle se met automatiquement en veille au bout de 4 heures : pour être tranquille, pensez à passer par les réglages.

Pour les réglages, tout se fait par des menus qui s'affichent sur l'écran, au-dessus de votre contenu. Plutôt que de caser plusieurs boutons comme c'est souvent le cas, LG a opté pour un unique petit joystick sous son écran. Celui-ci permet de naviguer en le déplaçant dans quatre directions, et de valider en cliquant dessus. C'est une bonne idée, même si on aurait apprécié un joystick plus confortable, moins sec que celui qui a été choisi par le constructeur.

Le joystick de contrôle qui permet de paramétrer l'écran.

Quand on clique sur le joystick, un menu radial apparaît. Cinq options sont alors disponibles : vers le bas, on éteint l'écran ; à gauche on affiche les menus complets ; vers le haut, on choisi les configurations adaptées à la lecture ; vers la droite enfin, on accède rapidement aux réglages de partage d'écran (on y reviendra). Sans cliquer, on a aussi un autre raccourci : vers la droite et la gauche, on modifie directement le volume ; un clic prolongé éteint aussi directement la dalle.

Menu radial qui permet d'accéder à tous les réglages de l'écran.

Dans la majorité des cas, il faudra passer par le menu complet. LG propose une interface plutôt claire et bien pensée par rapport à ses concurrents et on ne manque pas d'options. Outre la luminosité et le contraste, on peut modifier très précisément la colorimétrie avec un réglage RVB (la part de rouge, de vert et de bleu), mais aussi, si on le souhaite, un réglage à six couleurs avec à chaque fois deux paramètres (teinte et saturation).

Si les réglages à l'achat ne vous conviennent pas, LG propose aussi un utilitaire qui est censé simplifier le calibrage des couleurs. Ce n'est pas aussi simple que cela en a l'air sur le papier, toutefois : il faut installer des pilotes spécifiques pour la connexion USB, installer le logiciel, brancher l'écran en USB à l'ordinateur et enfin brancher l'une des sondes compatibles sur l'un des ports USB de l'écran. Les réglages par défaut étant suffisants pour nous, nous n'avons pas essayé cet outil, d'autant que si vous avez déjà une sonde, celle-ci est certainement livrée avec un logiciel qui fait le même travail.

Menu complet de l'écran.

Sur le plan de l'ergonomie, l'absence de réglage rapide pour la luminosité est aussi un défaut. Alors que les écrans Apple le font avec deux touches sur le clavier, il faut pas moins de six actions avec celui de LG. C'est beaucoup trop et on aimerait une solution beaucoup plus simple : on peut modifier le volume en une seule action par exemple, pourquoi ne pas proposer la même chose avec la luminosité ?

Cette critique dépend en fait de votre utilisation : à la rédaction, les avis sont partagés entre ceux qui ont l'habitude de changer constamment la luminosité de leur écran, et ceux qui n'y touchent jamais. Si vous entrez dans cette deuxième catégorie, vous ne serez jamais gêné par l'absence de réglage plus direct. Et si vous êtes dans la première, comme l'auteur de ces lignes, il faudra faire avec une solution alternative. Côté logiciel, on peut recommander f.lux qui ajuste les couleurs et la luminosité au fil de la journée. LG a aussi prévu deux modes "Lecture" qui peuvent faire l'affaire. Ils réduisent la luminosité et modifient la couleur pour moins fatiguer les yeux et on peut y accéder rapidement avec le joystick.

Une autre option consiste à utiliser un petit outil qui peut modifier plusieurs paramètres d'un écran, dont la luminosité (lire : Astuce : modifier la luminosité d’un moniteur non Apple). Malheureusement, cet utilitaire ne fonctionne qu'en HDMI et on ne peut pas, dans cette configuration, exploiter l'écran au mieux (pas de mode 60 Hz).

Une excellente dalle et une connectique sans défauts

Malgré ses défauts, il faut reconnaître une chose : passez une semaine ou deux avec le LG 34UM95 et vous n'aurez plus envie de revenir à un écran traditionnel. Avant d'aborder la vie au quotidien avec un écran 21/9, quelques notes plus techniques sur la dalle proposée avec cet écran.

La définition du 34UM95 est très bonne. Certes, il ne s'agit pas d'un écran 4K, mais avec ses 3440 x 1440 pixels, LG propose une très grande définition. À titre de comparaison, un écran 27 pouces dispose en général d'une définition de 2600 x 1440 pixels. En d'autres termes, on a le même nombre de pixels en hauteur, mais plus de 800 pixels supplémentaires en largeur. On évoquera plus tard ce que cela implique au quotidien, mais en attendant les dalles Retina dans ces tailles-là, on peut dire que c'est excellent.

LG a fait le choix judicieux de la technologie IPS, la même que celle de toutes les dalles vendues par Apple. Grâce à elle, les couleurs sont restituées plus fidèlement et on a surtout un très bon angle de vision. Contrairement à certains écrans bas de gamme, l'image n'est pas altérée quand on le regarde sur le côté. C'est très pratique quand plusieurs personnes regardent le même écran, par exemple.

La colorimétrie est excellente : avec un ∆E inférieur à 2, la majorité des utilisateurs ne verra jamais la différence entre les « vraies » couleurs et celles affichées par la dalle. Ajoutons à ce propos que l'étalonnage effectué par le constructeur est largement satisfaisant et que, connecté en Thunderbolt, la dalle propose une profondeur de couleurs de 10 bits. Enfin, on peut saluer l'homogénéité de l'écran en matière de luminosité.

Bref, pour 1000 €, on a une excellente dalle, meilleure sur certains points que celles qui équipent les écrans 27 pouces d'Apple, pourtant vendus au même prix. Elle est mate qui plus est, donc moins sujette aux reflets que les écrans brillants. Pour alimenter correctement le 34UM95, il faut toutefois prendre des précautions. Même si ce n'est pas aussi compliqué que pour les écrans 4K, tous les Mac ne sont pas totalement compatibles avec ce produit. Les nouveaux Mac Pro sont totalement compatibles et ce n'est pas un hasard si le constructeur met cet ordinateur en avant sur son site. Comme on peut le voir sur cette image, l'écran est doté de deux ports Thunderbolt 2 pour l'intégrer à une chaîne : on peut très bien brancher un périphérique de stockage sur l'écran.

À défaut d'un Mac Pro, tous les Mac dotés d'un port Thunderbolt 2 sont totalement compatibles. La liste est assez courte pour le moment (les derniers MacBook Pro Retina), mais cela signifie que tous les futurs ordinateurs seront, a priori, compatibles. Avec du Thunderbolt 1, cela dépend du Mac : notre MacBook Pro Retina 15 pouces mi 2012 sait très bien gérer l'écran, mais un MacBook Air de la même époque ne peut pas atteindre les 60 Hz, ce qui est indispensable en bureautique.

Ajoutons que le Thunderbolt n'est pas la seule option qui s'offre à vous : vous pouvez aussi utiliser l'entrée DisplayPort ou l'un des deux HDMI. Ce n'est, toutefois, pas la meilleure idée, car vous vous retrouverez vite avec une vitesse de rafraichissement ou une définition plus faibles. Pour avoir la meilleure qualité possible, le Thunderbolt est recommandé, d'autant qu'il permet d'utiliser les ports USB (deux USB 2 et un USB 3) au dos. Cette norme transmet aussi l'audio, pour utiliser les (médiocres) haut-parleurs et la sortie casque de l'écran. Cette dernière fonctionne bien, mais il ne faut pas oublier que l'on ne peut pas régler le volume avec son clavier Apple, il faudra à chaque fois passer par le joystick sous l'écran.

Un mot sur une fonction originale proposée par LG : le Dual Link-Up (PBP dans les menus du moniteur). Derrière ce nom, se cache une idée assez maline sur le papier : en connectant deux appareils différents à l'écran, on peut diviser les 34 pouces en deux et afficher un élément à gauche, et l'autre à droite. Si vous connectez un Mac en Thunderbolt par exemple, vous pouvez ajouter un Apple TV, une console ou même un autre Mac à droite.

Cela peut être utile pour surveiller un processus en cours tout en regardant un film ou en jouant à un jeu avec une console, mais la fonction nous a semblé assez gadget par son manque de souplesse. LG ne propose qu'un mode, avec l'écran divisé en deux, ce qui n'est pas toujours pratique. Le Mac connecté en Thunderbolt peut s'adapter à la définition assez particulière (1720 x 1440 pixels), mais un Apple TV par exemple n'est prévu que pour du 16/9 et il faut ainsi soit avoir de grosses bandes noires (c'est le cas dans notre exemple), soit afficher une image totalement déformée. Puisque le deuxième appareil est nécessairement connecté en HDMI, on ne peut pas vraiment installer un deuxième ordinateur : OS X ne propose pas la définition native et impose aussi le 16/9.

Un Mac est connecté en Thunderbolt, un Apple TV en HDMI. À gauche, on peut obtenir la bonne définition ; à droite, il faut faire avec des bandes noires. — Cliquer pour agrandir

À l'usage : un format atypique, que l'on apprécie vite

Utiliser un écran aussi large avec OS X ne pose quasiment aucun problème au quotidien, c'est même un plaisir. Le système est naturellement capable de s'adapter à cette largeur et il faut penser que c'est exactement comme si on accumulait un écran 27 pouces et un deuxième moniteur à côté. En utilisant plusieurs fenêtres en parallèle, on peut sans problème avoir quatre logiciels de front sans être gêné.

À l'usage, c'est un confort indéniable dans beaucoup de cas : on peut avoir un texte en cours de rédaction avec, en parallèle, un navigateur ouvert en permanence, mais aussi un client Twitter, son navigateur de fichiers et encore avoir de la place pour accéder au bureau.

Capture d'écran d'une utilisation courante de l'écran. À droite, la zone en orange correspond à la place supplémentaire par rapport à un écran 27 pouces. Cliquer pour agrandir

Si vous avez l'habitude d'utiliser vos logiciels en mode plein écran, vous serez parfois déçu. Certains savent très bien gérer une telle largeur — c'est le cas des logiciels créatifs, comme iPhoto ou Final Cut Pro —, d'autres ne savent pas trop quoi en faire. L'exemple d'iTunes est représentatif de cette difficulté à occuper convenablement l'espace, mais ce n'est absolument pas un défaut de l'écran.

iTunes ne sait pas très bien gérer autant d'espace… Cliquer pour agrandir

LG essaie d'ailleurs d'aider au maximum en fournissant à ses clients un utilitaire de tiling. Très à la mode à une époque, encore assez fréquent sous Linux, cette fonction organise les fenêtres de manière très stricte, selon une grille qui ne change jamais et en évitant qu'une fenêtre recouvre une autre fenêtre. L'outil fourni par le constructeur propose ainsi plusieurs configurations et adapte chaque fenêtre selon une grille de deux, trois, voire quatre cases en parallèle.

À vous de voir si cette configuration vous convient ou si elle est trop contraignante. Dans ce dernier cas de figure, il existe des dizaines de gestionnaires de fenêtres qui offrent plus de souplesse. L'auteur de ces lignes utilise SizeUp au quotidien depuis des années (gestion avec raccourcis clavier), mais on peut aussi évoquer Cinch (gestion à la souris), Moom ou encore Divvy dans un autre genre.

Cliquer pour agrandir

Dernier cas de figure à considérer : les images. Contrairement à un écran traditionnel, les photos et une partie des vidéos ne seront pas affichées en plein écran, mais avec des bandes noires de part et d'autre. C'est normal, puisque les photos sont toutes dans un format plus proche du 16/9 que du 21/9 de cet écran. Pour les vidéos, deux cas de figure : pour tout le contenu prévu pour la télévision, y compris les séries donc, il faut faire avec des bandes noires.

En revanche, certains films sont tournés dans un format large (CinemaScope) qui correspond au ratio du 34UM95 : c'est le cas de toutes les grosses productions américaines, notamment. Dans ce cas, l'immersion est impressionnante et même meilleure qu'avec les téléviseurs, le plus souvent au même format 16/9 que les écrans d'ordinateur.

Il n'y a aucune solution idéale cela dit, un écran standard imposant des bandes noires en haut et en bas pour les films larges. Et puisque le nombre de pixels est le même en hauteur que sur un 27 pouces 16/9, vous ne perdrez rien dans tous les cas, et vous gagnerez parfois en confort. Notons toutefois que la définition de l'écran est largement supérieure au 1080p qui est la meilleure qualité que l'on peut avoir aujourd'hui en général. Si vous êtes trop prêts de l'écran, cela se verra, mais c'est pareil avec un 27 pouces.

Selon les cas, l'écran de LG sera idéal pour regarder un film (en haut, Iron Man 3 occupe tout l'écran), ou il faudra composer avec des bandes noires (en bas, Big Buck Bunny au format 16/9). Au passage, la différence entre du 1080p (en haut) et du 4K (en bas) est sensible. — Cliquer pour agrandir

Quelle que soit votre utilisation de l'ordinateur, le format proposé ici par LG nous semble vraiment excellent. Si vous avez les moyens et la place de caser cet immense écran, vous profiterez souvent des pixels supplémentaires en largeur et ils ne vous gêneront jamais. Le seul problème, peut-être, est la difficulté à lire du texte, surtout petit, sur un côté de l'écran. Vous aurez peut-être à bouger le fauteuil sur la droite ou la gauche, ou centrer une fenêtre de temps en temps, mais ce n'est rien par rapport aux avantages apportés par le format, à notre avis.

Pour conclure

Difficile de faire la fine bouche : pour le même prix qu'un écran Apple, on a un écran plus grand et une dalle de meilleure qualité. Certes, le 34UM95 de LG n'est pas aussi bien conçu et il n'est pas aussi ergonomique que le Thunderbolt Display d'Apple. On peut aussi regretter ses enceintes médiocres, l'absence de port Ethernet ou de webcam ou encore la gestion difficile de la luminosité. Certes, mais il s'agit avant tout d'un écran, et c'est un excellent écran.

À condition d'avoir de la place sur son bureau — rappelons que l'écran mesure 83 cm de large —, et si le prix n'est pas un problème, c'est incontestablement un excellent choix à l'heure actuelle. Même face aux écrans 4K dont les prix chutent, cet écran garde pour lui son format ultra-large si confortable. Avec un Mac portable, les fonctions supplémentaires proposées par l'écran d'Apple peuvent encore faire la différence, mais on vous conseille de ne surtout pas essayer celui de LG.

Après avoir passé quelques jours avec ce moniteur 34 pouces 21/9, repasser sur un écran 27 pouces 16/9 est très difficile et on se sent à l'étroit. C'est bien la preuve que ce format est très intéressant en bureautique… on attend maintenant avec impatience un écran similaire, mais signé Apple !

Test du LaCie Little Big Disk Thunderbolt 2 1 To SSD

| 11/06/2014 | 19:00 |  

De son Little Big Disk, LaCie n’a gardé que le nom. Le changement le plus visible est sans doute le coup de peinture noire, mais la filiale premium de Seagate a aussi revu son stockage portable en profondeur. Avec deux ports Thunderbolt 2, deux SSD PCIe et un nouveau système de refroidissement, LaCie assure faire un « pas de géant dans le domaine de la post-production itinérante ». Est-ce vrai ? La réponse dans notre test.

Tout change, rien ne change…

À première vue, le Little Big Disk Thunderbolt 2 semble n’être qu’un Little Big Disk Thunderbolt repeint en noir — ce qui n’est d’ailleurs pas forcément du meilleur goût, l’ensemble rappelant furieusement les radiateurs d’ampli bas de gamme. Mais à première vue seulement : à l’intérieur, LaCie a tout changé.

La loupiote bleue chère à Neil Poulton est moins gênante maintenant qu’elle est cerclée de noir. Le modèle de pré-production que nous avons testé est d’excellente facture — le contraste entre le capot avant brillant et les flancs mats est le seul choix contestable.
La loupiote bleue chère à Neil Poulton est moins gênante maintenant qu’elle est cerclée de noir. Le modèle de pré-production que nous avons testé est d’excellente facture — le contraste entre le capot avant brillant et les flancs mats est le seul choix contestable.

Le Little Big Disk est désormais construit autour de deux cartes électroniques, portant des barrettes PCIe plutôt que des SSD SATA III « standard ». Les cartes sont fixées à des âmes en aluminium, et les barrettes sont thermiquement couplées au boîtier externe à la surface démultipliée par les nombreuses rainures : LaCie assure que le refroidissement du nouveau Little Big Disk est optimal.

Il est en tout cas certain que le ventilateur est beaucoup plus silencieux que celui de l’ancien modèle, dont le sifflement aigu était particulièrement désagréable. Plus grand, il ajuste sa vitesse en fonction de la température ambiante : on donc l’entend moins souvent, et lorsqu’on l’entend, on l’entend moins fort.

Accompagné de son indispensable alimentation externe, le Little Big Disk est plus Big que Little. Ladite alimentation est cependant fournie avec trois fiches interchangeables : on pourra voyager avec le Little Big Disk sans adaptateur supplémentaire.
Accompagné de son indispensable alimentation externe, le Little Big Disk est plus Big que Little. Ladite alimentation est cependant fournie avec trois fiches interchangeables : on pourra voyager avec le Little Big Disk sans adaptateur supplémentaire.

On regrette cependant que quitte à tout changer, LaCie n’ait pas jugé bon de transformer le Little Big Disk en disque auto-alimenté. Qu’importe qu’il pèse 30 grammes de moins que son précédesseur : il faut toujours s’encombrer d’une alimentation qui double son encombrement. Ce n’est donc toujours pas un disque véritablement portable, mais plutôt un disque transportable plus facile à glisser dans un sac ou une valise que d’autres.

…mais tout change !

Au moins le fabricant fournit-il désormais un câble Thunderbolt, que l’on s’est empressé de brancher pour effectuer quelques mesures. À sa sortie du carton, le Little Big Disk est paramétré en RAID 1 : les barrettes sont le miroir l’une de l’autre et forment un volume de 512 Go. Les performances sont déjà excellentes, les débits frôlant les 800 Mo/s en lecture et dépassant les 700 Mo/s en écriture.

Le Little Big Disk comporte deux ports Thunderbolt, il est donc chaînable. Les évents du ventilateur ont été agrandis et repositionnés. Remarquez le port Kensington, et l'encoche en bas, dans laquelle on peut glisser le socle fourni.
Le Little Big Disk comporte deux ports Thunderbolt, il est donc chaînable. Les évents du ventilateur ont été agrandis et repositionnés. Remarquez le port Kensington, et l'encoche en bas, dans laquelle on peut glisser le socle fourni.

En RAID 0, où les deux barrettes sont agrégées pour former un volume de 1 To, elles sont même excellentes : on atteint jusqu’à 1 380 Mo/s en lecture et 1 220 Mo/s en écriture. Seuls le Thunderbolt 2 et d’excellents composants permettent d’atteindre de tels débits — justice doit être ici rendue à Samsung, qui détient un peu moins de 10 % de Seagate depuis 2011, et fournit logiquement les barrettes SSD de notre exemplaire de test (barrettes de la série XP941, au format M.2).

Même après plusieurs heures de travail intensif en pleine canicule, le Little Big Disk n’est jamais chaud — il est au mieux tiède, l’aluminium et le ventilateur faisant parfaitement leur travail. Il faudra toutefois faire attention en débranchant le disque : le câble Thunderbolt est tiède, les embouts chauds, et les parties métalliques brûlantes.

Les rainures augmentent la surface de la coque externe, et participent donc à améliorer la dissipation thermique.
Les rainures augmentent la surface de la coque externe, et participent donc à améliorer la dissipation thermique.

Et c’est tant mieux

Au final donc, le Little Big Disk est à même d’affronter les workflows vidéos les plus exigeants : il avale des centaines de Go de fichiers en quelques dizaines de minutes et encaisse les fichiers 4K RAW sans broncher. Ce ne sont pas donc les fichiers musicaux ou les photos, même sorties du capteur d’un Nikon D800, qui vont lui faire peur. À 1 249 € le téraoctet, on n’en attendait pas moins.

Test du RAID Thunderbolt mobile Western Digital My Passport Pro

| 27/05/2014 | 16:15 |  

Les disques durs externes Thunderbolt ne sont pas légion, et pour cause : « disque dur » et « Thunderbolt » sont antithétiques. Les SSD externes Thunderbolt sont plus communs, mais ils sont très chers ; restent les systèmes RAID, mais ils sont rarement mobiles. Rarement, mais pas jamais : le My Passport Pro est précisément un système RAID à deux disques de 2,5 pouces. Western Digital promet qu’il est à la fois rapide et abordable. Promesse tenue ? La réponse dans notre test.

Un système RAID mobile…

Western Digital destine clairement le My Passport Pro aux photographes, vidéastes et autres musiciens ayant besoin sur le terrain d’un disque de travail rapide ou d’un disque de sauvegarde résistant. La coque en aluminium anodisé inspire confiance : on ne dira pas comme le fabricant américain qu’elle permet d’affronter la jungle et le désert, mais elle sera assurément capable de résister aux rayures et aux chocs inévitables au fond d’un sac à dos.

Le My Passport Pro, en version 4 To. La version 2 To est presque deux fois plus fine et plus légère.
Le My Passport Pro, en version 4 To. La version 2 To est presque deux fois plus fine et plus légère.

Dans cette optique, l’intégration du câble Thunderbolt au boîtier est une excellente idée : on ne risque pas de le perdre ou de le débrancher accidentellement. Le My Passport Pro est donc aussi fiable que son câble l’est — or il sera soumis à des manipulations répétées et il est assez difficile de le remettre parfaitement dans sa gaine à l’abri des chocs. Western Digital prend toutefois la peine de garantir l’ensemble pendant trois ans, le compromis nous paraît donc acceptable.

Le câble Thunderbolt est directement intégré au boîtier, et se range dans une petite rainure caoutchoutée. Remarquez le petit ventilateur : il est nécessaire au bon refroidissement du boîtier, mais est pratiquement inaudible.
Le câble Thunderbolt est directement intégré au boîtier, et se range dans une petite rainure caoutchoutée. Remarquez le petit ventilateur : il est nécessaire au bon refroidissement du boîtier, mais est pratiquement inaudible.

D’autant que ce câble possède un énorme avantage : il fournit l’alimentation nécessaire au fonctionnement du My Passport Pro. Western Digital propose donc une solution réellement mobile, quoique la version 2 To le soit nettement plus que la version 4 To que nous testons aujourd’hui. Utilisant deux disques de 1 To et de 9,5 mm d’épaisseur, elle ne mesure en effet que 2,8 cm de hauteur pour un poids de 450 grammes, contre 4,3 cm et 725 grammes pour la version 4 To à deux disques de 2 To et 15 mm d’épaisseur.

…mais pas faiblard

Le My Passport Pro est livré préconfiguré en HFS+ en RAID 0, où les deux disques sont agrégés pour former un volume de 4 To rapide. On atteint sans peine des débits moyens de l’ordre de 200 Mo/s en lecture comme en écriture : c’est limite pour la vidéo, mais ce n’est pas mal du tout pour le reste. Les SSD restent évidemment loin devant, mais le My Passport Pro ne vaut que 289,95 € en version 2 To quand le LaCie Little Big Disk en version SSD 1 To vaut 1 249 €. On ne peut pas tout avoir.

On peut bien sûr passer en RAID 1 à l’aide de l’Utilitaire de disques. Cette fois, les deux disques sont le miroir l’un de l’autre et forment un volume de 2 To. Dans ce cadre, qui est par exemple celui de la sauvegarde des médias de capture avant de rentrer au studio, les débits sont moins importants que la sécurité accrue — on navigue tout de même autour des 100 Mo/s, signe que les mécaniques Western Digital ne chôment pas.

Reste que dans un cas comme dans l’autre, le Thunderbolt n’est pas forcément indispensable et l’USB 3.0 aurait parfaitement fait l’affaire. La connectique favorite d’Apple présente cependant l’avantage de libérer un port USB pour d’autres périphériques, de garantir des débits plus linéaires, et de ne pas peser de la même manière sur le processeur (et donc de réserver toute la puissance aux applications des professionnels visés par ce produit). De retour au studio, on peut accessoirement brancher le My Passport Pro en bout de chaîne à un écran ou un autre disque Thunderbolt, sans avoir besoin de farfouiller au dos de l’iMac ou du Mac Pro.

Un bon produit

Ce bémol ne doit pas entacher les belles qualités du My Passport Pro, d’autant qu’il est proposé à un prix raisonnable. Ce boîtier est clairement conçu pour un public spécifique, celui des professionnels qui ont besoin d’une solution de stockage externe abordable, rapide et capable de résister aux aléas des déplacements.

Dans ce contexte, le My Passport Pro est extrêmement convaincant. Mais il l’est aussi dans les autres, puisqu’à la faveur d’une baisse de son prix, le petit boîtier de Western Digital rivalise efficacement avec les G-RAID Mini de G-Technology et les Little Big Disk de LaCie. Difficile, dans ces conditions, de ne pas le recommander.

Test du dock Thunderbolt d'Elgato

| 20/05/2014 | 11:43 |  

Arrivé plus tard sur le marché, le dock Thunderbolt d'Elgato enrichit un Mac doté du connecteur ad hoc de plusieurs interfaces supplémentaires. Idéal pour transformer rapidement et simplement — un seul câble suffit — un ordinateur portable en station de travail complète, avec écran, connexion à internet et d’autres éléments encore.

Sur le papier, cette arrivée tardive a ses avantages et ce produit peut faire mieux que ses concurrents sur plusieurs points. Qu’en est-il à l’usage ? Réponse dans notre test !

Tour du propriétaire

Elgato n’a pas choisi l’originalité pour dessiner son produit et à bien des égards, ce nouveau dock ressemble à tous les concurrents que l’on a déjà testés à la rédaction, mais ce n’est absolument pas une critique. Ce parallélépipède de 17,8 cm de long sur 8 cm est discret et avec sa couche d’aluminium, il se fond particulièrement bien sur un bureau avec un ordinateur portable d’Apple. La teinte est similaire à celle des portables du constructeur et ce dock est très bien fini, sans aucune partie anormalement mobile.

Outre l’aluminium, le dock Thunderbolt d’Elgato utilise un plastique noir mat pour les connecteurs, à l’avant et à l’arrière. Devant, face à l’utilisateur, trois connecteurs sont faciles d’accès : un port USB 3, une entrée audio et une sortie audio. L’idée est de ne pas avoir à chercher à l’arrière un connecteur pour brancher un disque dur ou son casque, et c’est très bien vu.

C’est logiquement à l’arrière que l’on retrouve la majorité des ports. Elgato a été assez généreux, même si certains concurrents font mieux sur ce point. On trouve toutefois l’essentiel avec, de gauche à droite, deux autres connecteurs USB 3, deux Thunderbolt, une sortie HDMI, un port Ethernet gigabit et l’entrée réservée à l’adaptateur électrique. La présence de deux Thunderbolt est importante pour inclure le dock à une chaîne : l’un des deux connecteurs sert à relier le produit au Mac, l’autre permet de brancher un autre appareil Thunderbolt, que ce soit un disque dur externe ou même un écran.

Comme tous ses concurrents, ce dock oblige à composer avec un adaptateur secteur presque aussi imposant que le produit lui-même. C’est un inconvénient, mais ces appareils nécessitent beaucoup de puissance et, comme on le verra à l’usage, les avantages sont indéniables en contrepartie. Pour le reste, Elgato a fait un bon travail avec son dock, notamment en matière de compacité.

Dans notre test du dock équivalent de Belkin, on critiquait la taille imposante du produit. Celui d’Elgato est plus petit et la différence est sensible : on aura moins de mal à lui trouver une place sur un bureau. C’est le plus petit dock Thunderbolt qui est passé par la rédaction à ce jour et on apprécie sa discrétion. Les patins en caoutchouc sous le produit lui assurent une bonne stabilité et évitent qu’il ne bouge par erreur.

Pour finir ce tour du propriétaire, un mot sur le câble Thunderbolt indispensable au bon fonctionnement du produit. Contrairement à ses concurrents, Elgato a été généreux sur ce point en incluant le câble : un point important quand on regarde le prix de ce dock, puisqu’il est prêt à l’emploi et ne nécessite pas d’ajouter au moins 30 € pour un câble. Celui qui est livré avec le dock est court (50 cm) et il est noir, ce qui est plutôt agréable pour distinguer ce câble des autres.

À l’usage

La promesse de ces produits est toujours la même : augmenter le nombre de ports disponibles pour un ordinateur avec un seul câble. Comme tous ses concurrents, l’appareil d’Elgato facilite l’utilisation d’un Mac portable à un bureau : il suffit de brancher l’alimentation et le câble Thunderbolt pour relier l’ordinateur à un écran externe et à tous les accessoires courants, qu’il s’agisse d’un casque ou d’un clavier USB, mais aussi d’une connexion Ethernet.

Par rapport à ses concurrents, le dock Thunderbolt d’Elgato ajoute une étape avant utilisation. Si elle reste optionnelle, c’est une étape importante pour profiter au maximum des capacités du produit. Avant utilisation donc, il est recommandé d’installer l’utilitaire développé par le constructeur à télécharger à cette adresse. Après redémarrage, cet utilitaire vient ajouter une icône dans la barre des menus d’OS X et il a deux fonctions.

D’une part, depuis son icône dans la barre des menus, on peut débrancher le dock en toute sécurité. Cette fonction va en fait éjecter proprement tous les appareils de stockage connectés au dock, qu’ils soient en USB ou en Thunderbolt, et vous permettre ensuite de retirer le câble du Mac. Cela évite la corvée qui consiste à éjecter un à un tous les volumes de stockage et c’est une bonne idée, même si on aurait aimé que le constructeur aille plus loin.

Si vous utilisez le port Ethernet du dock sur un Mac portable et que le Wi-Fi est inactif, l’utilitaire pourrait automatiquement réactiver la connexion sans fil pour ne pas perdre la connexion à internet. Et puis si on écoutait de la musique avec un casque ou une paire d’enceintes branchés au port mini-jack du dock, pourquoi ne pas changer automatiquement de sortie audio pour revenir aux enceintes de l’ordinateur ? Cet utilitaire pourrait en faire bien plus, mais il pourra toujours vous servir si vous connectez souvent des appareils de stockage.

Le plus important, avec cet utilitaire, n’est toutefois pas visible tant que vous ne branchez pas un iPad au dock. Une fois installé, il permet de doubler les 500 mAh proposés pour chaque connecteur USB et d’atteindre ainsi le courant nécessaire à la recharge d’une tablette Apple. Sans l’utilitaire, le dock Thunderbolt d’Elgato ne fait pas mieux que ses concurrents et on ne pourra pas recharger l’iPad avec ses ports USB, ou alors très lentement. Avec, on retrouve le comportement d’un Mac et les ports USB fournissent l’énergie nécessaire aux tablettes.

À l’usage, cet avantage est un gain indéniable, puisqu’il permet de profiter pleinement du dock Thunderbolt alors que la concurrence nécessite d’utiliser le port USB du Mac quand on veut charger un iPad. Précisons que cet avantage n’est pas réservé à un seul connecteur USB comme c’est parfois le cas : les trois ports USB de ce produit délivrent un ampère quand c’est nécessaire. Dans ces conditions, on peut comprendre que le bloc d’alimentation soit un peu gros.

L’USB ne sert pas qu’à charger les appareils externes, cette connexion est aussi naturellement utilisée pour transférer des données. Sur ce point, ce dock Thunderbolt est censé faire mieux que ses concurrents, grâce à la présence d’un contrôleur Intel plus récent. À l’usage, la différence est sensible, mais uniquement si vous avez un SSD récent. Avec un modèle un peu ancien, on atteint les limites du SSD bien avant celles du câble ou du dock.

Avec un Samsung 840EVO en revanche, les transferts sont aussi rapides avec le dock qu’en utilisant l’un des ports USB 3 d’un Mac. Nous avons comparé le produit d’Elgato avec le dock Thunderbolt de Matrox, le premier que nous avions testé, et les résultats sont sans appel. Pour copier un dossier de 5,8 Go contenant dix fichiers, il faut environ 32 secondes avec le dock de Matrox, contre seulement 23 secondes pour le dock d’Elgato. Connecté au MacBook Pro Retina mi-2012 qui a servi aux essais, on obtient les mêmes résultats à une seconde près.

Outre l’USB 3, le dock Thunderbolt d’Elgato permet de profiter d’une connexion Ethernet gigabit qui n’appelle aucun commentaire particulier. On obtient des vitesses aussi bonnes qu’avec l’adaptateur Thunderbolt vers Ethernet vendu par Apple ou un autre appareil similaire. La puce utilisée est fournie par Intel et nous avons obtenu des débits identiques qu’avec l’adaptateur Thunderbolt sur notre MacBook Pro Retina mi-2012.

De la même manière, le deuxième connecteur Thunderbolt n’appelle pas vraiment de commentaires. On peut y brancher un périphérique de stockage ou bien encore un écran et nous l’avons utilisé pendant tout notre essai avec un moniteur LCD d’Apple (le modèle qui précède le 27 pouces Thunderbolt actuel) sans problème, nonobstant un bug d’affichage. En démarrant le Mac avec le dock d’Elgato relié à l’ordinateur, et l’écran d’Apple branché sur le dock, on a parfois eu un défaut visuel avec un affichage pixelisé.

Quand cela arrive, il suffit de débrancher et brancher à nouveau le dock pour retrouver un affichage parfait sur l’écran externe. Elgato a connaissance du problème, mais attend une mise à jour du côté d’Apple pour ce bug qui ne serait pas, selon le constructeur, de son fait. Ajoutons que ce bug ne représente qu’une gêne très mineure au quotidien et même si on aimerait bien le voir disparaître, il n’empêche absolument pas d’utiliser le dock au quotidien. Tous les ordinateurs ne semblent pas concernés et même sur notre MacBook Pro Retina mi-2012, nous n’avons pas observé ce comportement de manière systématique.

Lorsque l’on démarre le Mac avec un écran 27 pouces d’Apple relié au dock lui-même branché à l’ordinateur, on a parfois un défaut visuel (gauche) qui est alors réglé en débranchant et branchant à nouveau l’écran (droite).

À propos d’écran, rappelons que le dock intègre un port HDMI pour brancher un écran externe. Ce connecteur n’est pas limité au 1080p, puisque ce port HDMI 1.4 peut monter à 2560 x 1600 pixels. Cela conviendra à un écran 27 pouces, mais cela ne suffira pas à la 4K. Le dock d’Elgato étant limité par le Thunderbolt de première génération, ce n’est pas un problème.

Un point important à noter : vous ne pouvez pas brancher deux écrans sur le dock. Si vous utilisez le connecteur HDMI pour un écran, le deuxième port Thunderbolt ne pourra pas afficher une image sur un autre écran, et vice-versa. Si votre Mac est équipé d’un autre connecteur Thunderbolt ou même d’une prise HDMI, il faudra utiliser cette connexion pour le troisième écran.

Enfin, le dock Thunderbolt d’Elgato intègre une entrée et une sortie audio. Ces deux connexions, proposées au format standard mini-jack, sont proposées grâce à l’intégration d’une carte son externe connectée en USB. De ce fait, OS X est capable de choisir la sortie son du dock plutôt que les enceintes de l’ordinateur ou celles d’un écran externe, même si on a laissé un casque connecté sur le dock. Une option supplémentaire bienvenue par rapport au fonctionnement de base des ordinateurs fabriqués par Apple.

Pour conclure

À 230 €, le dock Thunderbolt d'Elgato n’est pas donné, c’est incontestable, mais c’est le cas de tous les produits qui ont adopté cette norme. À ce prix, on aurait apprécié la présence du Thunderbolt 2, même si cette nouvelle version n’est quasiment pas utilisée aujourd’hui, mais cela aurait été utile sur le long terme. Pour autant, ce dock est, à notre avis, le meilleur de sa catégorie à ce jour.

Nous avons utilisé au quotidien le dock pendant plusieurs semaines et nous n’avons pas à nous en plaindre. L’appareil d’Elgato est plus compact que ses concurrents et il n’a aucun défaut majeur, même s’il souffre de quelques bugs qui sont sans doute plus du fait d’Apple d’ailleurs. Il propose bien deux ports Thunderbolt pour intégrer le dock à une chaîne, les trois connecteurs à l’avant sont très pratiques et surtout on apprécie le confort de ces prises USB qui peuvent charger un iPad.

Rien à redire sur les fonctions, mais ce dock Thunderbolt est sorti bien après ses concurrents, et cela le dessert un peu. En effet, même si le dock de Belkin était vendu 300 € à sa sortie, on le trouve aujourd’hui à 130 € seulement. Même en ajoutant le prix du câble Thunderbolt, on reste en dessous sur le plan tarifaire. Certes, il faut faire plus de place sur le bureau, oublier les connecteurs à l’avant et la sortie HDMI — mais on gagne un FireWire 800 à la place — et surtout sacrifier les USB capables de charger des tablettes, mais la différence reste significative.

Si vous n’avez pas besoin de la sortie HDMI du dock d’Elgato, le produit de Belkin reste sans doute une meilleure affaire. Mais si l’on met de côté la question financière, le dock Thunderbolt testé ici reste devant et c’est sans conteste notre conseil à l’heure actuelle, tout particulièrement si vous avez déjà un écran externe doté d’un port HDMI.

Test du MacBook Air 13" début 2014

| 13/05/2014 | 16:42 |  

Le rafraîchissement de printemps des MacBook Air dicté par un renouvellement des puces d'Intel a du bon. Les ultraportables d'Apple version « début 2014 » gagnent 100 MHz tout en étant 100 € moins cher.

Le léger gain de puissance n'a pas entamé l'excellente autonomie du modèle 11" que nous avons récemment testé. Nous nous sommes également intéressés au cas du 13", en choisissant une configuration personnalisée :

  • processeur Core i5 de 1,4 GHz (Turbo Boost à 2,7 GHz) à 2 cœurs physiques (4 logiques avec la technologie Hyper-Threading)
  • 8 Go de RAM (option à 100 €)
  • 512 Go de stockage SSD (option à 300 €)

Au total, la facture s'élève à 1 599 €. Il s'agit d'une configuration gonflée à bloc, à l'exception du processeur. Nous avons délibérément fait l'impasse sur la puce Core i7 1,7 GHz proposée en option à 150 €, car il s'agit de la même que l'année dernière. Si vous voulez en savoir plus sur le gain de performances qu'elle apporte, vous pouvez consulter notre test du MacBook Air mi-2013.

Autonomie

À l'instar du 11", la principale question qu'on se posait au sujet du MacBook Air 13" début 2014 était l'impact des 100 MHz supplémentaires sur son endurance. Le petit modèle s'en est très bien sorti avec une autonomie qui s'est même améliorée, aidé aussi par Mavericks (l'an dernier les machines testés étaient sur Mountain Lion).

Dans le premier test (un nouveau), nous utilisons Safari et Mail. La page d'accueil de MacG est rechargée automatiquement toutes les 30 secondes (Flash est installé) pendant que Mail relève le courrier toutes les minutes. La connexion Wi-Fi est donc constamment sollicitée. La luminosité de l'écran est à 50%. Le MacBook Air 13" est resté allumé pendant une moyenne de 15h. Un résultat exceptionnel qui enterre le MacBook Air dont la moyenne de 11h était déjà excellente.

Dans le deuxième test, on a ajouté une lecture en boucle de musique dans iTunes et poussé la luminosité à 80%. La moyenne obtenue est de 11h 25 min. Là encore, le 13" surpasse son petit frère qui avec ses 9h était déjà très endurant, mais fait un petit peu moins bien que le modèle de 2013 qui avait tenu 11h 40. Vu la durée totale, cet écart est presque négligeable.

Le troisième test, plus empirique, consiste à utiliser la machine dans le cadre d'une journée de travail classique chez MacG : l'écran est réglé à 80 % de luminosité ; Firefox est beaucoup sollicité avec de nombreux onglets ouverts ; Mail relève les courriels toutes les minutes ; Twitter est lancé ; Reeder constamment ouvert pour les RSS ; Dropbox synchronise régulièrement des fichiers ; Spotify pour écouter un peu de musique ; Byword sert à rédiger les articles et Antidote à les corriger (en partie).

Soulignons qu'il y a forcément des disparités d'usage, même si le contexte d'utilisation est assez similaire. Le MacBook Air 13" s'est éteint au bout de 8h. C'est 15 min de plus que le 11" de cette année, mais 30 min de moins que le 13" 2013. C'est un excellent résultat et on pourra donc travailler une journée complète sans chargeur. Il faut se souvenir qu'en 2012, le MacBook Air 13 d'alors (sur Mountain Lion) avait tenu 6h, et qu'en 2011, la machine s'était éteinte au bout de 5h.

Notre dernier test pousse à fond le processeur et la puce graphique. Nous faisons tourner Valley Benchmark (définition réglée sur celle par défaut du système, la qualité des textures sur Ultra, l'antialiasing sur X8, la luminosité de l'écran au maximum et les Wi-Fi/Bluetooth activés). Au bout de 1h 57 min le Mac s'est éteint, soit 35 min de plus que le 11".

Au bout du compte, l'autonomie n'a globalement pas varié depuis l'année dernière. Malgré les 100 MHz supplémentaires, qui consomment nécessairement plus d'énergie étant donné qu'Intel n'a rien modifié d'autre dans ses processeurs, l'autonomie du MacBook Air est toujours aussi excellente. Ce résultat s'explique par les optimisations de Mavericks qui ont un effet bénéfique sensible, comme on avait pu le constater sur un portable de 2013 dont l'endurance avait progressé simplement grâce à ce nouveau système.

Performances

Par acquis de conscience, nous avons répété les benchmarks déjà réalisés sur le MacBook Air 11". Sans surprise, les résultats sont quasiment identiques, les deux machines utilisant le même processeur (Core i5 4260U). Geekbench, qui mesure le processeur et la mémoire, donne cette génération comme 10% plus rapide que la précédente.

Nous utilisons de nouveaux tests applicatifs depuis le Mac Pro 2013. Garageband 10 encode un fichier de 30 minutes en AAC 256 ; dans Logic Pro X on active autant de pistes que possible jusqu'à ce que la machine cale (le Mac Pro 2013 huit coeurs en a géré jusqu'à 185) ; iPhoto et Aperture exportent chacun 500 images RAW en JPEG de qualité moyenne ; iMovie exporte en 1080p une séquence 4K d'environ 5 minutes ; Final Cut Pro génère en 5K un fichier 5120x2700.

Les résultats sont identiques entre le 13" et le 11", à l'exception d'Aperture et iPhoto où on note une différence d'une trentaine de secondes, tantôt en faveur de l'un, tantôt en faveur de l'autre.

De manière à pouvoir comparer directement les deux générations de MacBook Air 13", nous avons repris deux anciens tests qui sollicitent spécialement le processeur :

  • Encodage avec GarageBand 6 d'un podcast de 30 minutes :

    • MacBook Air 13" Core i5 1,4 GHz début 2014 : 1 min 30s
    • MacBook Air 13" Core i5 1,3 GHz mi-2013 : 1 min 46s
    • MacBook Air 13" Core i7 1,7 GHz mi-2013 : 1 min 23s
  • Encodage HandBrake au format iPhone d'un film 1080p de 4,7 Go :

    • MacBook Air 13" Core i5 1,4 GHz début 2014 : 32 min 01s
    • MacBook Air 13" Core i5 1,3 GHz mi-2013 : 35 min 07s
    • MacBook Air 13" Core i7 1,7 GHz mi-2013 : 28 min 06s

On constate donc une hausse de performance autour de 10 %. Le gain de temps sur les petites tâches est minime (GarageBand), mais il est sensible sur celles qui durent plusieurs dizaines de minutes (HandBrake). Le Core i5 Haswell Refresh offre des performances à mi-chemin entre le Core i5 de l'année dernière et le Core i7 en option qui coûte 150 €.

Notons que durant la quasi-totalité de ces mesures, la machine est restée parfaitement silencieuse. Ses ventilateurs se sont mis en route uniquement pour les tests les plus exigeants, comme Valley Benchmark. Même chose au niveau de la température, qui est montée seulement lors des opérations lourdes.

SSD

Comme nous l'avons déjà expliqué, Apple, comme d'autres marques, se fournit en SSD auprès de différents fabricants. Et il se trouve que les performances de ces SSD varient selon leur fabricant (lire : La loterie des performances SSD dans les MacBook Air). Ce n'est pas une nouveauté, puisque c'était déjà le cas l'année dernière. À ce petit jeu, mieux vaut tomber sur un Samsung. Les SSD de SanDisk, et surtout Toshiba, sont moins rapides.

Le SSD de 512 Go qui équipe notre ordinateur est fabriqué par Samsung. C'était aussi le cas du modèle de l'année dernière (128 Go). D'après les différents modèles que nous avons eu entre les mains ces dernières années et ceux de nos confrères de la presse Mac, il semble qu'on a plus de chance de tomber sur un Samsung si on choisit un SSD de 256 Go ou plus. Sur la capacité de stockage de 128 Go, c'est plus aléatoire. Par exemple, celui intégré à notre MacBook Air 11" 2014 de test (128 Go, donc) vient, lui, de SanDisk.

SSD Samsung (512 Go) du MacBook Air 13" 2014

SSD SanDisk (128 Go) du MacBook Air 11" 2014

Le SSD du MacBook Air 13" est bien plus rapide que celui du 11", à l'exception de la lecture séquentielle, où il est un poil plus lent. Concrètement, cela se traduit par une duplication d'un fichier de 4,7 Go qui prend deux fois moins de temps : 9 secondes au lieu de 21.

SSD Samsung (512 Go) du MacBook Air 13" 2014

Avoir un SSD Toshiba ou SanDisk ne gênera aucunement l'utilisateur lambda, cette technologie de stockage étant déjà très rapide d'elle-même, mais pour un utilisateur avancé qui exploite intensément son SSD, il est clairement préférable d'avoir un composant Samsung.

Malheureusement, il n'y a aucun moyen de connaître la marque du SSD avant d'allumer la machine et se rendre dans l'Utilitaire de disque (dans le nom du volume, un code débutant par SD est synonyme de SanDisk, SM de Samsung et TS de Toshiba).

Conclusion

D'année en année, le MacBook Air se perfectionne et confirme plus que jamais son statut d'ordinateur portable par excellence. La génération de 2013 avait été un vrai pas en avant grâce aux processeurs Haswell qui augmentaient significativement l'autonomie, l'adoption de SSD en PCIe et la prise en charge du Wi-Fi 802.11ac.

Ce rafraîchissement printanier est bien moins important, puisqu'il se résume à une petite augmentation de la fréquence du processeur. Mais c'est une nouveauté intéressante, puisque ces 100 MHz donnent un léger surplus de puissance au MacBook Air 13" sans affecter son impressionnante autonomie. Il comble aussi un peu la différence de performances avec le Core i7 en option. Ajoutez à cela la baisse de prix de 100 €, et vous obtenez une machine extrêmement attractive.

La configuration testée (8 Go de RAM et 512 Go de stockage) s'éloigne clairement du modèle 11" d'entrée de gamme au niveau tarifaire (1 599 € contre 899 €), mais c'est un investissement justifié tant il est pérenne.

Accélérez un Mac distant et sans écran

| 12/05/2014 | 22:40 |  

Si vous avez un Mac mini (ou un Mac Pro) qui fonctionne sans écran, vous l’avez peut-être déjà remarqué : les performances en prise en main à distance sont exécrables dans certains cas. Utiliser un navigateur récent pour aller vérifier une information, par exemple, est une expérience assez désagréable : l’affichage est particulièrement lent, les vidéos sont saccadées, certains logiciels ne se lancent pas. Et le problème ne vient pas, comme on pourrait le penser, de la vitesse de l’interface réseau, étant donné qu’il survient autant à travers une connexion ADSL qu’avec une liaison directe en Ethernet gigabit, mais de l’absence d’accélération vidéo.

La raison est simple : OS X n’active pas Quartz Extreme et Core Image quand il n’y a pas d’écran connecté à la carte graphique. De même, si un écran est connecté, mais n’est pas allumé, les deux technologies ne sont pas activées. Dans le cadre d’un usage serveur, ces technologies peuvent paraître superflues, mais ce n’est pas le cas en pratique. Beaucoup d’applications modernes que l’on peut imaginer lancer depuis une machine headless (sans écran) utilisent les API liées à ces deux technologies et sont donc très ralenties en l’absence d’écran.

Il existe plusieurs solutions pour régler le problème, la plus simple étant tout simplement de brancher un écran, mais elle n’est pas toujours pratique, voire possible. La seconde, que nous allons suivre maintenant, consiste à simuler un écran, qui va permettre d’activer Quartz Extreme et Core Image et aussi — un effet secondaire intéressant — différentes définitions dans la prise en main à distance.

L’adaptateur VGA

Macminicolo, un hébergeur spécialisé dans les Mac mini, proposait il y a un an une solution efficace, mais pas très propre : bidouiller un adaptateur VGA pour qu’il indique à la carte graphique (et donc à OS X) qu’un écran est branché. La manipulation fonctionne sur un adaptateur Mini DVI vers VGA (pour les anciens Mac mini) et Mini DisplayPort vers VGA. Elle devrait aussi fonctionner directement sur la carte sortie VGA d’un Xserve ou sur un adaptateur HDMI vers VGA, mais nous n’avons pas testé ces configurations.

Il suffit d’installer une résistance de 100 ohms environ (Macminicolo recommande une résistance de 85 ohms, nous avons utilisé une résistance de 100 ohms et certains donnent des valeurs différentes, mais proches) dans la prise, entre les pins 1 et 6 du connecteur. Il s’agit des deux connecteurs qui servent à gérer le canal gérant le rouge en VGA (qui est un connecteur analogique) et la résistance permet de simuler la présence d’un écran.

Un adaptateur VGA modifié

Une fois la résistance en place et l’adaptateur connecté, OS X détecte un écran VGA, sans plus de précisions, et active Quartz Extreme et Core Image si la carte graphique est compatible, ce qui est le cas dans la grande majorité des ordinateurs d’Apple, en dehors de quelques vieux modèles de Xserve PowerPC.

Point intéressant, alors qu’un Mac mini sans écran ne propose que le 1 280 x 1 024 comme définition d’écran en prise en main à distance, d’autres sont proposées avec notre adapteur modifié. Sous Mavericks, la liste commence au 800 x 600 et permet de monter en 2 048 x 1 536 et toutes les définitions ont un rapport largeur/hauteur de 4:3, alors que d’anciens systèmes proposent parfois d’autres valeurs.

Les définitions sous Mavericks

La solution de l’adaptateur VGA a surtout l’avantage du prix : on trouve des adaptateurs VGA à partir de quelques euros (en fonction de la connectique et de la marque) et une résistance se trouve facilement pour quelques centimes. Par contre, l’adaptateur nécessite un peu de place derrière la machine et ce n’est pas très propre dans l’absolu.

L’adaptateur Headless

Pour ceux qui veulent une solution un peu plus professionnelle, la société américaine CompuLab propose un produit intéressant : le fit-Headless. Ce petit adaptateur HDMI vendu une quinzaine de dollars (15 € en Europe, chez Amazon en Allemagne et au Royaume-Uni, mais rien en France) simule en effet un écran HDMI, sans devoir modifier un adaptateur VGA. Le fit-Headless se destine aux appareils équipés d’une sortie HDMI directement (comme les Mac mini depuis 2010), mais fonctionne aussi sur d’anciens modèles en utilisant un adaptateur DVI vers HDMI et éventuellement un adaptateur Mini DVI ou Mini DisplayPort vers DVI.

Au niveau des performances, le résultat est exactement le même qu’avec un adaptateur VGA : le système d’exploitation détecte un écran et active l’accélération vidéo. Au niveau du choix des définitions, il y a une différence : avec le fit-Headless, OS X propose des définitions avec un rapport largeur/hauteur de 16:9, ce qui est plus adapté aux écrans modernes utilisés lors de la prise en main à distance. La version actuellement en vente, que nous avons testée, peut atteindre 1 920 x 1 080 px et une version simulant un écran Ultra HD (3 840 x 2 160 px) est prévue.

L’adaptateur fit-Headless a l’avantage d’être bon marché — il faut compter environ 20 € avec la livraison — et compact. Son seul défaut actuel est qu’il est compliqué de le trouver : il n’est disponible que chez Amazon (aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en Allemagne) ou sur le site de la société, qui ne le vend pas à la pièce et ne propose que des packs de 5 adaptateurs, avec des frais de port assez élevés pour l’Europe.

Vérifier que ça fonctionne

Pour être certain que l’accélération est bien activée, la solution la plus simple consiste à aller télécharger les Graphics Tools for Xcode sur le site d’Apple (un simple compte iCloud suffit) et de lancer Quartz Debug pour vérifier si Quartz Extreme est bien activé. Quand c’est le cas, l’icône de l’utilitaire dans le dock est surmontée des lettres QE en vert.

Il est aussi possible d’utiliser Quartz Debug pour forcer manuellement l’activation de Quartz Extreme (Tools -> Enable Quartz Extreme), mais cette solution n’est pas très pratique, étant donné qu’il est nécessaire d’effectuer la manipulation à chaque démarrage de la machine.

En conclusion

Pour les personnes qui utilisent un Mac sans écran et prennent régulièrement la main à distance sur la machine, un adaptateur fit-Headless ou un adaptateur VGA modifié est une bouffée d’air salutaire au niveau des performances. Même si ces solutions restent assez simples à mettre en place, il est finalement assez étonnant de voir qu’Apple ne propose pas une option pour forcer automatiquement l’activation de Quartz Extreme et Core Image sans écran, surtout sur les Mac mini et feu les Xserve qui sont des machines rarement connectées à un écran.

Les deux solutions ont leurs avantages et leurs inconvénients, mais pour un appareil utilisé en permanence sans écran, la solution de CompuLab est plus propre et plus efficace, donc c’est celle que nous recommandons. Dommage toutefois que cet adaptateur HDMI soit si difficile à trouver en France…

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