QuickTime, 20 ans de vidéo numérique

Arnaud de la Grandière |
logos quicktimeLe 2 décembre 1991, Apple donnait au monde la première version de QuickTime, qui déclencha une véritable révolution technologique. À l'heure où la vidéo numérique a totalement supplanté l'analogique, il est plus que temps de rendre à César ce qui lui revient de plein droit.

On l'imagine peut-être avec difficulté, mais sans QuickTime, nous n'aurions pas la Télévision Numérique Terrestre ni le Blu-Ray dans chaque foyer, tels que nous les connaissons aujourd'hui.

Le numérique présente nombre d'avantages sur l'analogique, puisqu'il permet la copie à l'identique de tout signal sans la moindre dégradation, et l'ouvre aux capacités des mathématiques, permettant son traitement à l'aide de nombre d'algorithmes, de la Transformée Rapide de Fourier jusqu'aux ondelettes. Un signal analogique, une fois numérisé, peut subir toute une panoplie d'effets, mais il est également possible de n'utiliser qu'une bande passante considérablement réduite grâce à la compression numérique. Ainsi, le passage des chaînes de télévision du hertzien analogique au hertzien numérique a permis de multiplier le nombre de canaux, autrefois limité à six en France. Autre avantage, le numérique a permis d'obtenir des arrêts sur image parfaitement statiques.

Cot-cot-codec

Si le son et les images numériques ont bénéficié depuis longtemps de systèmes de compression-décompression (co-dec), avec QuickTime est arrivé l'avènement de la compression temporelle en plus de la compression spatiale.

Commençons par expliciter le principe de compression spatiale, qui vaut pour les images fixes. Si l'on prend le cas du GIF par exemple, ce format utilise l'algorithme de compression spatiale (c'est à dire dans une surface donnée) de Lempel–Ziv–Welch (LZW), qui résume les pixels identiques successifs au sein d'une même image. Le JPEG quant à lui exploite la manière dont l'œil humain perçoit les images, en mettant l'accent sur les grandes variations de chrominance et de luminance, la compression ayant lieu sur les détails moins perceptibles (nous percevons par exemple la lumière bleue moins bien que la rouge et la verte, notre rétine étant tapissée de moins de photorécepteurs dédiés au bleu, il est donc inutile de stocker la couche bleue à définition égale des deux autres. On perçoit particulièrement cette variation dans les images fortement compressées sur les contours des objets placés sur un fond bleu).

Le format MJPEG, utilisé par les premières caméras numériques, n'est en réalité qu'une succession d'images compressées en JPEG indépendamment les unes des autres. QuickTime ajoutera la compression temporelle à cette compression spatiale : les codecs réduisent les redondances et similitudes graphiques non seulement au sein d'une même image, mais également d'une image à l'autre, une technique particulièrement appropriée pour la vidéo dans un même plan-séquence, puisque le principe même de l'illusion de l'animation, basé sur la persistance rétinienne, repose sur les similitudes et différences d'une image à l'autre. Pour conserver une référence de base de qualité et éviter les dégradations trop importantes sur la durée, des images-clés (c'est à dire indépendantes des images qui les précèdent) sont insérées régulièrement, et forcées aux changements de plans (le GIF animé exploite également la compression temporelle, sans toutefois permettre de synchronisation avec une bande sonore ou une contrainte de lecture en temps réel).

Get QuickTime

Cette compression a été cruciale en 1991, puisque non seulement les supports de stockage étaient autrement plus limités qu'aujourd'hui, mais d'autre part toute la chaîne de la transmission de données était autrement plus restreinte également. En somme, si la vidéo numérique n'avait pas été compressée, il aurait été non seulement impossible de la stocker, mais également de la lire. La compression numérique permettait de ne transmettre que la "recette" de la vidéo, à charge du processeur de la reconstituer en temps réel.

Mais précisément, dans les années 90 les processeurs étaient foncièrement plus limités qu'aujourd'hui, il fallait donc trouver un difficile équilibre entre le flot de données qu'un processeur pouvait traiter en temps réel, et ses capacités à reconstruire chaque image. L'ancêtre de QuickTime s'appuyait d'ailleurs sur une architecture matérielle dédiée : nommée QuickScan, elle exigeait la présence d'une puce graphique dédiée pour permettre aux premiers Mac d'afficher de la vidéo fluide à la fin des années 80. Créé par l'ingénieur Steve Perlman chez Apple, le projet est resté en dormance jusqu'à ce que le Mac devienne assez puissant pour permettre les mêmes performances intégralement de manière logicielle (Perlman a depuis fondé la société OnLive qui permet de "streamer" les images de jeux vidéo en temps réel par Internet, et qui s'appuie donc lourdement sur les progrès en matière de vidéo numérique, lire Tous les jeux sur Mac).

Les premières versions de QuickTime intégraient donc une quantité de codecs différents, qui étaient chacun spécialisés pour un type d'image ou d'animation donné, afin de proposer en fonction une compression plus efficace. Si QuickTime n'était pas le premier système permettant d'afficher de la vidéo numérique sur ordinateur, la véritable révolution qu'il a introduite c'est de permettre l'affichage de vidéo numérique, de n'importe quel type, sur l'ordinateur de monsieur tout le monde.

La révolution multimédia

Malgré ses promesses et en dépit de la compression numérique, les 1,4 Mo des disquettes haute densité ne permettaient d'afficher qu'une poignée de secondes de vidéo numérique. Le support idéal était donc le CD-ROM, qui permettait non seulement de stocker 650 Mo de données, mais également de les produire en grandes quantités pour une exploitation de masse. Apple a donc embrassé ce nouveau standard, avec le lecteur de CD-ROM externe AppleCD et le PowerCD (ci-dessous), tous deux connectés au Mac en SCSI, le second pouvant se connecter à une télévision pour y afficher le contenu des Photo-CD.

PowerCD

Une autre technologie révolutionnaire d'Apple fut mise à profit pour réaliser les tout premiers CD-ROM multimédia : Hypercard, créé par Bill Atkinson, qui travailla précédemment sur le système d'exploitation du premier Mac et qui créa également MacPaint. Les premiers titres qui l'exploitaient, comme Cosmic Osmo, the ManHole ou Myst lancèrent un nouveau type de logiciel.


Une des premières vidéos d'exemple de QuickTime


Apple croyait beaucoup dans l'avenir de sa technologie, et pour lui donner toutes les chances, elle commissionna la société San Francisco Canyon Co en 1992 pour porter QuickTime 1.5 sur Windows, le premier logiciel d'Apple à jamais voir le jour sur la plateforme de Microsoft. Cette dernière a également pris la mesure de la révolution en marche, pour proposer une technologie concurrente, Video for Windows. Mais celle-ci, également développée par San Francisco Canyon Co, présentera des centaines de lignes de code éhontément reprises du code de QuickTime, ce qui donnera lieu à une procédure judiciaire monumentale entre Apple et Microsoft. C'est d'ailleurs Steve Jobs qui y mettra un terme définitif après son retour chez Apple, en signant l'accord historique avec son ennemi de toujours en 1997.

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Le logiciel d'animation pour Mac de MacroMind, VideoWorks, renommé par la suite Director, se voit adjoint un langage de programmation de type script lourdement inspiré du langage d'HyperCard, et permet de créer des applications multimédias interactives exploitant QuickTime, que ce soit sur Mac comme sur Windows. Ce sera l'outil qui lancera toute une industrie d'encyclopédies et de jeux multimédia, jusqu'à ce que l'avènement d'Internet vienne rendre caduc le CD comme support. MacroMind, renommée Macromedia, fusionnera par la suite avec Adobe, qui édite toujours aujourd'hui Director, quoique tombé largement en désuétude. Mais Adobe et Macromedia ont toutes deux eu un autre rôle à jouer sur l'exploitation de la technologie QuickTime, qui ne s'est pas contentée de donner naissance au multimédia.

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QuickTime, de la télévision au cinéma

Malgré les limites manifestes des premières vidéos tirant parti de QuickTime, la vidéo numérique a très vite montré son indiscutable supériorité face à l'analogique pour le montage professionnel. De fait, la société AVID permettait dès 1988 de monter de la vidéo à partir d'un Macintosh II, grâce au montage non linéaire en ligne : le monteur réalisait son travail non destructif sur l'ordinateur, qui pilotait des machines pour réaliser le montage final.

Le support de QuickTime, intégrant le standard professionnel TimeCode, permettra de voir directement sur l'ordinateur un aperçu du résultat, avant de le reproduire sur la source en vidéo ou sur pellicule : le montage virtuel était né. À mesure de l'augmentation des capacités matérielles, d'abord à l'aide de cartes accélératrices dédiées hors de prix, la vidéo numérique a remplacé peu à peu l'analogique, pour finir par le faire totalement disparaître. Plus souple, plus direct, et mettant un terme au dérushage, le montage numérique démultipliait les capacités et la productivité des monteurs professionnels.

Adobe a lancé Premiere, son logiciel de montage numérique, dès la sortie de QuickTime en 1991, suivi par une version pour Windows en 1993. Les auteurs des trois premières versions de Premiere, devenus transfuges chez Macromedia, créèrent Final Cut, plus orienté pour les professionnels que son prédécesseur. Mais un partenariat avec la société Truevision, qui fabriquait des cartes d'accélération dédiées pour la vidéo numérique, rendait pour Macromedia l'exploitation de QuickTime impossible pour des raisons contractuelles avec Microsoft. Macromedia a fini par revendre Final Cut à Apple, qui en fit le fer de lance de l'édition vidéo professionnelle (lire Retour sur l'histoire de Final Cut Pro).

Cependant, si la compression temporelle a été un avantage pour la distribution, elle s'est avérée un inconvénient pour le montage, puisque par définition il exige de pouvoir couper un plan sur une image arbitraire, qui ne peut donc dépendre d'une image précédente. Le MJPEG a donc été un format favorisé par les professionnels dans un premier temps. Par la suite, Apple a mis au point un nouveau codec non destructif en collaboration avec Pixar, nommé Pixlet, qui est depuis le format par défaut pour les logiciels de montage d'Apple. Aujourd'hui le numérique se retrouve jusque dans les salles de projection, qui abandonnent peu à peu la pellicule au profit des disques durs.

Montée en puissance

Au fil des versions et des ans, Apple signe divers accords pour inclure les meilleurs codecs du moment dans QuickTime : CinePak, Sorenson, et H.264 se succèdent, améliorant le rapport qualité/compression à mesure que les processeurs deviennent plus véloces.

En 1994, le LC 630 devient le premier Mac d'entrée de gamme capable d'afficher de la vidéo en plein écran (en réalité en doublant la surface d'affichage d'une vidéo 320x240). Apple envoie sur un CD-Rom promotionnel à son réseau de distribution la bande-annonce du long métrage d'animation Aladdin de Disney, l'impact sera tel qu'il participera à la création du portail en ligne d'Apple dédié aux bandes-annonces de films.

L'influence d'Apple dans le monde de la vidéo s'accentuera avec la création du FireWire en partenariat avec Sony, qui permettait à la plupart des caméscopes numériques de se connecter à un Mac.

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Mais QuickTime ne se limitera pas à la vidéo et à l'audio. De nouveaux formats de données sont pris en compte avec plus ou moins de succès : les wired sprites qui permettent l'animation interactive d'éléments graphiques, l'intégration d'un expandeur compatible General Midi à l'aide d'une banque de sons obtenue auprès de la société Roland, des pistes de texte synchronisé, un système de chapitrage, des modèles 3D avec l'intégration de QuickDraw 3D depuis abandonné, ou encore l'intégration de panoramas interactifs ou d'objets pivotables à 360° avec QuickTime VR. Si la mayonnaise ne prend pas toujours, QuickTime n'en démontre pas moins sa souplesse et sa capacité d'adaptation à tout type de données, et le framework fera partie des piliers de Mac OS X (suppléé depuis par Core Image, Core Animation, et Core Video).

La bataille du web

Mais l'avènement du web devait donner un véritable coup de fouet à la vidéo numérique, en supprimant la notion de support avec l'arrivée du haut débit. Plusieurs plug-ins pour navigateurs ont prétendu à la domination du marché : QuickTime devait faire face à RealPlayer, Windows Media Player, puis Flash et Silverlight, pour la diffusion de vidéos en ligne.

Flash a rapidement gagné une large base installée pour ses capacités d'animations vectorielles interactives, et le support de la vidéo en streaming ajouté en 2002 puis en téléchargement progressif en 2003 en ont fait le standard de facto pour la vidéo sur le net, donnant naissance en 2005 à YouTube et Dailymotion.

Apple n'est cependant pas en reste, puisqu'en forçant l'installation sur Windows de QuickTime avec iTunes, lui-même indispensable pour utiliser l'iPod, elle se sert également de son succès pour soutenir l'utilisation de QuickTime. D'autre part, la diffusion record de la bande-annonce du film Star Wars Episode I : La Menace Fantôme a assuré à QuickTime une place de choix pour Hollywood sur le site d'Apple (lire Pourquoi les bandes-annonces sont toutes sur Apple.com).

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Mais si Apple a un temps tâché de soutenir QuickTime en qualité de plateforme exclusive en tant que telle, depuis une décennie il ne s'agit plus que d'un moteur parmi d'autres qui soutiennent un standard industriel, le MPEG-4, qu'Apple a contribué à élaborer. Et là encore, c'est avec le soutien de l'iPhone et de l'iPad que celui-ci finira par bouter Flash hors du mobile (lire Flash se retire des navigateurs web mobiles).

Le HTML5 reste toutefois l'objet de dissensions entre les partisans du format libre WebM (lire WebM, un nouveau prétendant pour le HTML5), et les industriels qui exploitent d'ores et déjà le couple H.264/AAC.

Grâce au soutien de l'accélération matérielle, fournie par des puces dédiées au seul décodage/encodage du MPEG-4, ce couple bénéficie d'une véritable hégémonie partout ailleurs d'un bout à l'autre de la chaîne de production et de distribution, des set-top box (décodeurs IPTV satellite, câble, ou ADSL, décodeurs TNT, lecteurs Blu-ray), jusqu'aux caméscopes numériques, smartphones, plateformes de distribution vidéo en ligne et VOD, iTunes Store en tête.

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Mais Apple reste toujours à la pointe de la vidéo numérique, puisque la dernière révolution en date qu'on lui doit, et qui gagne actuellement en influence notamment grâce à la plateforme iOS, c'est la technologie HTTP Live Streaming, qui cumule le meilleur des deux mondes entre streaming et téléchargement progressif (lire La diffusion de vidéo en ligne arrive à maturité). Mais en dépit de cette large influence sur toutes les industries touchant à la vidéo, Apple n'a jusqu'ici cantonné ses initiatives dans le monde de la télé qu'au seul "hobby" Apple TV, les câblos-opérateurs rendant particulièrement difficile leur désintermédiation. Des rumeurs insistantes, nourries par les propos mêmes de feu Steve Jobs dans la biographie qui lui a été consacrée (lire Le projet de TV Apple iCloud de Steve Jobs), annoncent l'arrivée prochaine d'une nouvelle révolution Apple dans le salon.

Quant à QuickTime, le passage de Mac OS X au 64 bits a été l'occasion d'entamer une complète refonte du vénérable moteur, expurgeant au passage nombre de ses fonctionnalités vieillissantes (lire QuickTime X : tabula rasa).

Standards et industrialisation

Les supports et formats pour la vidéo numérique grand public ont commencé à fleurir quelques années après la mise sur le marché de QuickTime, en reprenant certaines de ses avancées.

On fait parfois l'erreur d'accorder au laserdisc le crédit du premier format vidéo numérique grand public, mais il n'en était rien : si le son était bel et bien stocké de manière numérique, la vidéo elle était toujours analogique. Ça n'est qu'en 1993 avec le format Video-CD que la vidéo numérique s'émancipera des ordinateurs, du moins pour le grand public. Basé sur le disque compact de 12 cm qui permit déjà de faire basculer la musique dans le numérique, le formatage ISO 9660 propre aux CD-Rom, et le standard MPEG-1 pour la vidéo en elle-même, il permettait de stocker un long métrage sur deux disques. Le DVD lui succéda, puis le Blu-Ray après une guerre des standards avec le HD-DVD, et ce sera probablement le dernier support physique à paraître avant que la distribution en ligne ne devienne prédominante.

Si l'on devait réduire QuickTime aux quelques fonctions essentielles qui changèrent la donne, on pourrait retenir deux choses : tout d'abord la capacité de lire en simultané plusieurs pistes de données de manière synchronisée. En cas de surcharge pour le processeur, QuickTime affichait moins d'images par seconde pour conserver la synchronisation, et en dernier recours si cela ne suffisait pas, le son était haché. Le MPEG-1, tout comme son successeur le MPEG-2 qui fut ensuite utilisé par le DVD, contournait le problème pourtant résolu par QuickTime en multiplexant la piste audio avec la piste vidéo : ainsi les deux pistes n'en faisant plus qu'une, la synchronisation des médias n'était plus un problème. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque, et des limites matérielles, pour comprendre ces enjeux : le taux de transfert (150 Ko/s) et surtout les temps d'accès des premiers lecteurs de CD exigeaient parfois un positionnement réfléchi des données sur le disque pour éviter les interruptions.

L'autre apport essentiel de QuickTime fut un format de fichier basé sur les "métadonnées" : le format .MOV permet d'intégrer des pistes de données de tout type de format. Ainsi, il sera possible d'étendre les fonctionnalités de QuickTime par le biais de plug-ins qui lui permettent non seulement de gérer n'importe quel codec, mais également d'enregistrer ces données d'un nouveau type dans son format de fichier universel (et de fait, cela ne se limitera pas à la vidéo et au son).

Ce format de fichier sera d'ailleurs proposé par Apple au Moving Picture Expert Group, dont elle est l'un des membres, pour former la base du MPEG-4. L'ADN de QuickTime se retrouve donc aujourd'hui dans la plupart des appareils actuels capables de lire de la vidéo numérique.

Crédits images : Retro Things & The Logo Factory.

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avatar Tejavo | 
Bravo pour cet article exhaustif. Merci MacGé, vous sortez vraiment du lot.
avatar Frodor | 
EXCELLENT article ! Vraiment exhaustif et complet pour comprendre en quelques dizaines de minute, l'histoire de QuickTime si je puis dire ...
avatar rom54 | 
Très bon article, encore une fois m.La Grandière, avec une vraie construction digne d'un journalisme que l'on a du mal a trouver aujourd'hui... Il est vrai que le grand public, et aussi beaucoup de pro ignorent ou négligent l'impact fondamental d'Apple dans l'histoire du multimédia. Il est vrai que Jobs n'était pas sans raison aussi impliqué dans la création et le développement de Pixar, qui allié avec Apple est responsable de pas mal de technologies clefs dans la vulgarisation de l'édition a la consultation de la video... Et il était tout autant important de rappeler le procès fleuve qu'Apple intentât a Microsoft quand celui ci vola des pan entiers de ses technos pour "creer" Video for Windows :( Juste deux petits regrets: pourquoi ne pas avoir aborde aussi les développements que Jobs promu avec le NeXT, et qui meme s'ils n'était pas directement lies a Quicktime (ils le furent par la suite), on sacrement boostes le développement de la video numérique... Et pourquoi ne pas avoir non plus mis en avant le cote visionnaire d'Apple qui a "porté" Akamai jsuqu'a en faire un incontournable de la diffusion Web. Cela met vraiment en évidence le process de conception chez Apple qui prend en compte l'écosystème et la vision a long terme...
avatar mugu | 
Une bouse immonde sur win32. pire que real player par moment. Heureuseent que VLC est apparu
avatar Jimmy_ | 
@rom54 : on peut quand même souligner que Steve Jobs n'a rien à voir avec la création de QuickTime et que c'est une technologie majeure pour Apple. Apple n'était pas peuplé que de bras cassés entre 1985 et 1997.
avatar Nesus | 
@Jimmy_ : absolument, elle avait juste une gestion affreuse de son budget (comprenant dépensé et développement). C'était l'époque au 36 ordinateurs identiques, mais différents ne pouvant tous effectuer ce que l'autre faisait.
avatar Almux | 
@mugu Normalement, on ne devrait pas répondre aux (éventuels) trolls, mais là, ça me démange! ;) 1. As-tu bien lu le titre, le sous-titre et le sujet? 2. Est-ce QT la bouse... ou win32? 3. VLC n'aurait pas vu le jour, si les non-mac-adicts n'avaient eu un modèle par le QT
avatar JYF | 
Une fois de plus, MacGé explose la concurrence...
avatar Fars | 
Article remarquable! Je viens de finir mon dessert sans m'en rendre compte
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Vous remarquerez juste l'évolution du logo qui, avec QT X, aligne sa branche sur la queue de la lettre pour former un "Q" parfait. P.S: Rien de tendancieux dans ma réponse hein :D
avatar Oliange | 
Article intéressant et bien écrit. Par contre y a vraiment trop de "révolution"... Le mot est mis trop souvent dans l'article et ça gache un peu (comme par exemple pour la TV Apple qui n'existe pas mais qui sera une révolution d'après l'article).
avatar ondex | 
Je chipote un peu, mais : le numérique introduit forcément de la perte de qualité. C'est obligatoire, c'est physique/mathématique. Par contre, c'est fait en sorte que l'humain (qui a ses limites) ne s'en rende pas compte. codec = codage/decodage. Certains codecs augmentent la volumétrie des données. Par exemple, les sondes spatiales utilisent des codecs qui peuvent multiplier par 32 le nombre de données à transmettre. C'est juste que la latence est tellement énorme qu'on ne peux se permettre de demander la re-émission. Donc on ajoute des sécurités par la redondance. (je n'ai pas encore lu la suite ;-) )
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ ondex : la dégradation induite par la numérisation avait déjà été évoquée dans cet article : https://www.macg.co/unes/voir/129372/le-son-numerique-hertz-bits-et-toute-cette-sorte-de-choses Elle est cependant beaucoup moins valide concernant la vidéo, puisqu'il est déjà question de définition et de fréquence d'images en analogique, et que notre œil est incapable de percevoir les nuances de couleurs qui sont enregistrables en analogique et perdues en numérique. quant à la validité de la compression en dehors du champ de la vidéo, c'est plus du chipotage, à ce stade là…
avatar Unheilig | 
@JYF : La concurrence ? MacPlus est mort...
avatar xatigrou | 
Microsoft a repris quelques centaines de lignes de code de quicktime et quelques dizaines de milliers sont originales. Il était légitime que les deux parties règlent ça au tribunal mais on ne parle que de quelques fragments, bien des articles ont été écrits sur le sujet, et il ne faudrait quand même pas suggérer que video for windows est un plagiat de quicktime (ça serait trop gros, même si on a bien compris que ça en flatte certains).
avatar Jimmy_ | 
@nesus : certes, c'est juste pour dire que St Steve n'est pas au centre de toute création dans l'Univers.
avatar YARK | 
N'empêche que ça fait maintenant 1 AN que les QTVR que j'avais mis sur Mobileme ne fonctionnent plus. De même que depuis que j'ai mis mes Quicktime à jour, ces fichiers natifs en .mov quittent INOPINEMENT !!! et ne fonctionnent pas plus sur une autre bécane, que ce soit Mac ou PC... S'il y a ici un féru des QTVR pour m'indiquer la marche à suivre pour retrouver toute la fonctionnalité à mes panos...
avatar lmouillart | 
@ xatigrou de toute facon video for windows etait un mauvais produit et a vite ete remplace par Directshow.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Yark : QuickTime VR a été un véritable petit bijou technologique en son temps, mais désormais c'est à la portée du premier code en flash ou en javascript. Il existe nombre d'outils pour afficher des panoramiques avec Flash, et Apple elle-même a fait la démonstration de panoramas intégralement en HTML5 : http://www.apple.com/html5/showcase/vr/
avatar YARK | 
@nonoche Je te remercie de te pencher sur mon problème, mais les flashs ne sont pas reconnus dans mobileme et j'imagine pas plus sur icloud. Et je ne suis pas développeur, donc pour les passer en HTML5... En +, y'a pas non plus d'export intégré .mov ver .mov/html5 dans Quicktime... Et puis comment j'explique aux personnes intéressées que cela ne fonctionne plus sur Gallery ? En leur disant qu'au mois de juin, tout sera transféré sur iCloud, mais que ça ne fonctionnera pas non plus ??? C'est quand même aberrant qu'un truc qui fonctionnait si bien se mette à déconner. C'est pour concurrencer Windows au niveau usine à gaz ?
avatar Lemmings | 
Bon article sauf qu'il fait une impasse (volontaire ?) sur une autre norme qui a certainement bien plus bouleversé la vidéo numérique que Quicktime : le MPEG. Le MPEG a été établi en 1988 et apportait dors et déjà la compression temporelle. Quicktime n'a donc rien innové là dedans. Le Quicktime pose aussi un autre problème avec son format .mov, il est totalement inadapté à l'origine au streaming, le flux ne pouvant être utilisé en cours de fichier. Si il vous manquait le début ou la fin du .mov, impossible de lire la chose sans re-construction fastidieuse. Même si le Quicktime a en effet servi de base pour le container générique du MPEG-4, c'est justement cette gestion du flux importée de l'historique du MPEG qui a été ajoutée pour rendre le format adapté à la diffusion en temps réel. Impossible dans les faits de diffuser un quicktime à la volée comme le font toutes les télévisions numériques du monde à ce jour.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Lemmings : tu auras lu de travers, parce que non seulement l'article évoque le MPEG-1 à plusieurs reprises, mais également l'année de ses débuts, qui n'est pas 1988 mais 1993, soit deux ans après QuickTime (tu confonds probablement avec le Moving Picture Expert Group qui a été lui constitué en 1988). Quant au streaming, la question avait été évoquée dans un autre article, également mis en lien dans celui-ci : https://www.macg.co/unes/voir/128351/la-diffusion-de-video-en-ligne-arrive-a-maturite
avatar Lemmings | 
@nonoche : http://en.wikipedia.org/wiki/MPEG-1 "Development of the MPEG-1 standard began in May 1988."
avatar Lemmings | 
Quand au streaming c'est pas une réponse. Le HTTP Live streaming s'appuie sur les capacités du MPEG-2 de diffusion en continu justement. Et le MPEG est très vaguement évoqué dans l'article, uniquement au crédit d'Apple...
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Lemmings : et le développement de QuickTime a commencé dans la seconde moitié des années 80. What's your point? (et "établi" ça n'est pas tout à fait la même chose que "lancé"…) Le MPEG-1 n'a été pour autant finalisé, rendu public, et exploité qu'à partir de 1993. D'autre part, sachant que le sujet de l'article c'est les 20 ans de QuickTime, tu comprendras que le MPEG-1 n'avait pas vocation à prendre le devant de la scène (on verra en 2013…). De là à dire qu'il fait "(volontairement?) l'impasse dessus", c'est à la limite de la malhonnêteté intellectuelle… Le HLS se base sur le Transport Stream du MPEG-2 entre autres, mais les nuances entre téléchargement progressif et streaming avaient été amplement évoquées dans l'article en question.
avatar Slinnn | 
Pas un mot sur les problèmes de gamma de QT sur lesquels plusieurs générations de graphistes se sont (et continuent) arraché les cheveux ?... ;)
avatar starsk | 
Super article, bravo et merci
avatar Lemmings | 
@nonoche : je soulignais juste l'incohérence entre le début de l'article (qui affirme l'importance de Quicktime pour la vidéo numérique) et la réalité. C'est tout. Le principe même de la compression temporelle a été définie par le MPEG dès l'origine du processus. Son implémentation technique importe peu. Et Apple c'est logiquement inspiré de cette excellente idée pour son format propriétaire. Quand au reste de l'article, je n'ai rien à redire, comme je le disais, c'est un bon article bien écrit.
avatar nogui | 
Bon article qui nous apprend des tas de choses qu'on aurait pas forcément cherché à savoir .. Peux de détracteurs habituels du site le signalent ... dommage ... Question d'amour propre sans doute ... :-)
avatar Arnaud de la Grandière | 
@Lemmings : si tu considères que QuickTime n'a eu aucun impact sur la vidéo numérique, c'est ton opinion, que je respecte, mais qui me semble assez peu partagée, pour ne pas dire confidentielle. D'autant moins si c'est pour prétendre que le MPEG-1 a eu la primeur sur QuickTime (la première publication des travaux du MPEG n'a eu lieu qu'en 1990, et leur mise en pratique a attendu de longues années encore, Apple faisait des démos publiques dès 1988). Maintenant si tu te considères comme détenteur de la "réalité", veille quand même à respecter le principe de causalité…
avatar Lemmings | 
@nonoche : pardon, mon dernier message était un peu mal rédigé. Il fallait lire : "l'importance de Quicktime pour la vidéo numérique utilisé en broadcast". Je ne cherche pas à défendre qui que ce soit, et Quicktime a effectivement eu un apport majeur sur l'univers de la vidéo numérique à bien des points de vus comme exprimés dans ton article. Mea culpa donc sur la phrase rédigée en hâte. Je regrettais juste l'oubli de la norme MPEG 1 qui a eu au moins autant d'impact et qui a surtout apporté au grand public les premières implémentations accélérées matériellement d'une norme de compression vidéo numérique via l'implémentation au sein des Video CD (à ne pas confondre avec les laserdisc...) qu'on a retrouvé entre autre sur les CD-I phillips, les Amiga CD-32, Dreamcast, PSX et j'en passe. Maintenant il ne faut pas y voir une attaque de l'article en lui même, je le re-dis, très bien rédigé et documenté par quelqu'un qui s'y connait visiblement. Ni même une volonté d'affirmer qui a tords ou raison, juste évoquer un léger oubli.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Lemmings : Donc je confirme, tu as lu l'article en diagonale. J'attire ton attention notamment sur ce passage de la troisième page : "On fait parfois l'erreur d'accorder au laserdisc le crédit du premier format vidéo numérique grand public, mais il n'en était rien : si le son était bel et bien stocké de manière numérique, la vidéo elle était toujours analogique. Ça n'est qu'en 1993 avec le format Video-CD que la vidéo numérique s'émancipera des ordinateurs, du moins pour le grand public. Basé sur le disque compact de 12 cm qui permit déjà de faire basculer la musique dans le numérique, le formatage ISO 9660 propre aux CD-Rom, et le standard MPEG-1 pour la vidéo en elle-même, il permettait de stocker un long métrage sur deux disques." Tu me reproches un oubli qui n'a pas eu lieu, et qui dit peu ou prou la même chose que ce sur quoi tu tiens à attirer l'attention. Ceci dit l'impact du VCD a surtout été mesuré en Asie, le format est resté plutôt confidentiel en occident.
avatar Rototo104 | 
Merci pour ce superbe article ! (même si je n'ai pas compris certains points techniques)
avatar iJohn | 
Un article de très bonne qualité ! L'industrie du cinéma en doit une belle à Apple
avatar lyon3 | 
Je suis devenu fan de ces petites rétrospectives à la macg, véritable marque de fabrique du site. Ce n'est que en apprenant l'histoire d'une technologie qu'on utilise quotidiennement, que l'on comprend comment elle fonctionne et que l'on peut imaginer ce qu'elle deviendra. En attendant avec impatience le prochain article de ce genre.
avatar mfay | 
Un petit complément : Quicktime est aussi le premier outil serieux sur Mac pour la compression des images. C'est le premier qui nous offrait la possibilité de compresser les images en JPG. Et c'est vrai qu'à l'époque il fallait du courage : Décompresser une image JPG pour l'afficher avec mon Mac II SI prenait environ 15 secondes pour une résolution qui ne dépassait même pas 640x480. (Le format restait du PICT mais avec compression JPG). Et dire que maintenant, on a des photos qui font plus de 5 Mo. Autre avantage, on ne s'occupait plus du format d'une image à importer dans un logiciel, Quictime s'en occupait tous seul.
avatar Lemmings | 
@nonoche : je l'ai lu en effet, mais c'est le positionnement de cette partie de l'article qui me dérange justement. Placé en fin de 3° page sans rester dans le cadre chronologique, et donc tirant (involontairement je dois en déduire de tes réponses) la couverture sur Apple.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Lemmings : pourquoi t'évertuer à parler "d'oubli" ou d'omission dans ce cas ? Quant au fait qu'Apple ait la part belle, c'est voulu et assumé, une fois de plus le papier porte sur les 20 ans de QuickTime.
avatar Jean-Jacques Cortes | 
J'ai encore par là, la disquette officielle de QuickTime 1.0 pour Mac offerte sur le stand Apple, lors d'une Apple Expo. Un collector !
avatar sekhmet | 
sur mon classic couleur, il y avait un petit autocollant Quicktime. je me souviens la première video que j'ai vu. j'étais bluffé ! jusqu'alors j'avais vu que des GIF animé...
avatar Yip | 
Je me souviens des débuts de QT 1.0, il y avait quelques vidéos, celle du décollage de la fusée (une Saturn V ?) et aussi celle d'une explosion atomique, c'était bluffant à l'époque... merci pour cet article très bien documenté et toujours bien écrit, c'est vrai que ça devient rare sur le net de nos jours. Pour les vieux croutons comme moi, ça me fait penser aux premières images en couleurs qui circulaient sur les Mac II en 1987, en particulier une certaine Cheryll, j'avais recherché sur le net cette photo, elle existe toujours, je ne sais pas si certains s'en rappellent...
avatar methos1435 | 
e MPEG-1 est une norme de compression vidéo et audio définie par le standard ISO/IEC-11172, élaborée par le groupe MPEG en 1988. Cf Wikipedia. C'est tout. Apple a juste été plus rapide que les autres mais ils n'ont pas inventer le "concept". Alors donner l'héritage de toute notre mond enumérique actuel à Apple, je trouve ça un peu (beaucoup) gros...
avatar Yip | 
@ methos1435 C'est parce-que tu n'as pas vécu ça "en direct". Apple n'a pas été le seul acteur de ce changement, c'est un fait, mais son rôle a été crucial. Cet article ne fait que le rappeler.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@methos1435: le groupe industriel a été fondé en 1988, il n'a pas pu achever son travail avant de l'avoir commencé (de même qu'Apple a commencé le développement de QuickTime dans la seconde moitié des années 80). Ça te paraît peut-être injuste qu'on accorde le crédit du premier vol en avion aux frères Wright alors que les Boeing font beaucoup mieux depuis, mais c'est un petit peu comme ça que ça marche, stu veux.
avatar Lemmings | 
@nonoche : encore une fois c'était un détail de précision, bien plus qu'une remise en question du bien fondé de l'article. Désolé si ça a été prit autrement. @Yip : niveau animations à l'époque on mesurait mal la nouveauté de la chose. Des "vidéos" en format timbre poste qui utilisaient tout le processeur ça faisait doucement rigoler sur d'autres plateformes comme l'Amiga qui était le roi de la vidéo numérique de l'époque ou les vidéos plein écran existaient dors et déjà, soit pour le grand public (souvenir de la démo de Fairlight - 242 en 1993 qui tenait sur une seule disquette : http://www.youtube.com/watch?v=vj7H4XMmldg ), soit pour les professionnels avec le Video Toaster de Newtek ou le PAR (personal animation recorder) qui permettaient une lecture fluide full res 752x576 à 25 ims en MJPEG. Cela dit, l'évolution de la compression numérique et de la puissance des machines a rapidement montré l'intérêt de la solution type "quicktime" comparé aux techniques précédentes. Et tout ceci est clairement dit dans l'article.
avatar PowerGlove | 
Encore un article brouillon, pas désagréable a lire, mais brouillon, plein d'aller retour temporel qui en rende la compréhension difficile et surtout encore et tjrs un manque d'objectivité et de nombreuses approximations. Oui Quicktime est un des acteur majeur de la video et certainement un des plus important. Mais sans quicktime la video existerait tout autant... il y a donc pour être objectif quelques compléments à faire et surtout bcp de désinformation a ne pas faire.... Le développement de la vidéo dans les années 90 c'est fait principalement grace aux puces hardware truevision ou autre et pas au soft. C'est Sorenson media qui a développer Sorenson, pas apple. Quicktime est une platforme mais ce sont les codecs et les consortiums comme mpeg pour la video et dolby pour le son qui on permis ce dévellopement... De même Flash c'est imposer sur le net car quicktime server est payant et très cher, alors que flash server est gratuit, ce qui a permis a youtube et consort de se développer... La bande annonce de starwars a été un coup dans l'eau... Globalement l'article fait le liens entre quicktime et des technologies apple mélanger avec d'autre société pour nous expliquer que quicktime est révolutionnaire... C'est un peu léger quand on connais la vrai histoire de la vidéo.
avatar Lemmings | 
@PowerGlove : 100% d'accord avec toi sur le côté anachronique et j'ai déjà commenté la trop grande (mais justifiée par l'angle Quicktime) mise en avant d'Apple. Cela dit, la bande annonce de star wars a réellement été un grand coup d'éclat à l'époque, quoi que tu en penses. Le codec Sorenson était l'un des meilleurs de l'époque (ou on voyait les premiers codecs MPEG-4 débarquer avec le hack DivX de Gej) et Quicktime.com était à l'époque devenu la référence en matière de bandes annonces de qualité comparé aux pauvres Real Video des autres sites. La vidéo Flash est arrivée BIEN plus tard (star wars c'est 1999, flash vidéo date de 2002.
avatar PowerGlove | 
Quand la bande annonce de Star Wars est arrivé j'ai été scotché comme tout le monde. Et comme tu le dit le seul vrai concurent de l'époque c'était Realmedia. Simplement C'est un constat que la politique tarifaire d'apple pour quicktime server est a l'origine de l'échec de quicktime sur internet. Le problème global de cet article c'est son plan... C'est de passé de la production, à la diffusion, du grand public au professionnel et de tout mélanger. Même si aujourd'hui le grand public et le pro se rejoignent en terme de vidéo, ce n'était pas du tout le cas dans les années 90. Une des grande force d'apple, comme dit dans l'article c'est le firewire qui à permis ce rapprochement entre le grand public et les pro grace à final cut. La on peux parler de révolution. Pour le reste c'est surtout MPEG, Truevision et Avid qui ont permis le développement de la video. Même si le développement c'est passé avec Apple et Quicktime, il est clair qu'Avid, même au début n'était pas fixé sur le mac.
avatar Arnaud de la Grandière | 
Je crois qu'il faut consulter un ophtalmo d'urgence, entre Lemmings qui regrette l'oubli du MPEG pourtant dument mentionné, et PowerGlove qui semble ignorer des phrases telles que : "Si QuickTime n'était pas le premier système permettant d'afficher de la vidéo numérique sur ordinateur, la véritable révolution qu'il a introduite c'est de permettre l'affichage de vidéo numérique, de n'importe quel type, sur l'ordinateur de monsieur tout le monde." Ni le MPEG, ni Truevision, ni Avid ne se sont attachés à cette question (et les trois ont bel et bien été mentionnés dans l'article, qui plus est). A aucun moment l'article ne prétend qu'Apple a bâti toute l'industrie de la vidéo numérique à elle seule, ni qu'elle n'aurait pas existé sans elle. Mais à tout seigneur tout honneur, sa contribution est indiscutable (comme vous l'admettez vous-mêmes), et la face de la vidéo numérique n'aurait certainement pas été la même sans Apple. C'est tout ce que l'article dit. Faut vous en remettre.
avatar Lemmings | 
@nonoche : heu nous accuser de mal lire ou mal voir quand le plan du texte et la chronologie n'est pas respectée induisant en erreur... C'est fort ! Vive la mauvaise fois. Ton article aurait mérité une ré-organisation c'est tout. Il faut t'en remettre aussi... Et parfois accepter les critiques constructives détaillées.

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