QuickTime X : tabula rasa

Arnaud de la Grandière |
Un lourd héritage

Il y a près de 18 ans, le 2 décembre 1991, Apple dévoilait au monde QuickTime, le premier logiciel dédié à la vidéo numérique faisant abstraction des capacités matérielles. Les utilisations modernes de la vidéo, de la Télévision Numérique Terrestre jusqu'au Blu-Ray en passant par les caméscopes numériques ou encore les set-top box, doivent beaucoup à QuickTime.

À l'époque, on était bien loin des standards actuels, mais la simple vignette en 160x120 et 3 images par seconde (!) visible ci-dessous, présentant le décollage d'Apollo 11 à titre d'exemple de ce que pouvait faire QuickTime, a laissé nombre d'utilisateurs de l'époque béats d'admiration, dont certains sont encore en vie aujourd'hui ;¬)

Il faut remettre les choses dans leur contexte : en 1991, le Mac le plus puissant que vous pouviez avoir ronronnait à quelque 25 MHz… Ce que QuickTime apporta de fondamentalement nouveau à l'époque tenait essentiellement à deux technologies qui le composaient : la capacité de synchroniser plusieurs pistes de média (en cas de surcharge, QuickTime affiche moins d'images pour rester synchrone avec la bande son), et un système de métafichiers, permettant d'intégrer une couche d'abstraction quant au contenu en lui-même. Ainsi, QuickTime pouvait gérer tous types de médias (au-delà des seules images et du son), les afficher de manière synchrone, et s'ouvrir sur des codecs additionnels.



Mais QuickTime fut avant tout la technologie décisive qui donna naissance au multimédia, suivie par l'apparition des premiers lecteurs de CD-Rom (au faramineux taux de transfert de 150 Ko par seconde pour un stockage de 650 Mo). Au fil des ans, QuickTime se verra adjoindre de nouveaux codecs, dont certains tiendraient le haut de l'affiche, comme le Cinepak, Sorenson, et enfin H.264, mais également de nouvelles fonctions, comme les sprites interactifs, le texte synchronisé, le chapitrage, le streaming, et bien d'autres. En outre, QuickTime fut même la première application qu'Apple a porté sur Windows. À mesure de l'augmentation de puissance des machines, les vidéos prenaient de l'ampleur en affichage pour aboutir jusqu'à la haute définition, et les codecs se faisaient également plus efficaces dans leur rapport compression/qualité d'image.

Bref, au cours de sa longue vie, QuickTime est devenu un gigantesque fourre-tout, qu'il était impensable d'intégrer tel quel dans l'iPhone et l'iPod touch. Apple a donc revu sa copie pour fournir à ses appareils de poche un framework compact et efficace, qui ne gérait plus que les codecs les plus modernes.

Un chantier considérable

Lorsqu'Apple a engagé les travaux sur Snow Leopard, il a fallu faire face à un problème de taille : le passage au 64 bits impliquait la réécriture complète de QuickTime… ce qui n'est pas une mince affaire eu égard aux quelque 18 ans d'héritage du logiciel. Il n'était pas question d'envisager d'avoir la totalité des fonctions de QuickTime 7 d'un seul coup. Apple a donc utilisé une astuce dont elle a le secret, étant passée maître dans les transitions technologiques et le maintien de la compatibilité ascendante.

Mais commençons par faire le détail de ce qui compose QuickTime. Il y a d'un côté le framework et son jeu d'API, qui permettent à toutes les applications sur Mac d'exploiter les fonctionnalités de QuickTime, et de l'autre QuickTime Player, qui n'est qu'une interface graphique permettant d'accéder à ces mêmes fonctions. Là où les choses se compliquent sur Mac OS X 10.6, c'est qu'il y a désormais deux frameworks et deux players.

En effet, QuickTime X (le framework) est réduit à sa plus simple expression : il gère la lecture et l'acquisition vidéo, de même que l'exportation, mais seulement avec les codecs "modernes" (peu ou prou ceux supportés par l'iPod, l'iPhone et l'Apple TV), de même que l'accélération matérielle pour la lecture et l'encodage sur certaines cartes graphiques. En revanche, il ne gère pas l'édition vidéo, ni les codecs externes sous forme de plug-ins. Ainsi, le copier-coller, l'extraction de pistes, et les autres codecs sont pris en charge par QuickTime 7 (le framework) qui est également installé par défaut dans Snow Leopard. Les deux cohabitent harmonieusement à l'aide d'une gare de triage, QTKit, qui invoquera l'un ou l'autre des deux frameworks en fonction des tâches effectuées par l'utilisateur. L'approche permet ainsi de faire cohabiter le code 32 et 64 bits, alors que Mac OS X ne peut d'ordinaire pas mélanger des tâches de ces deux types. On peut d'ailleurs aisément voir QTKit à l'œuvre, il suffit pour cela d'ouvrir un fichier non supporté par QuickTime X (mettons par exemple la vidéo ci-dessus) et de regarder dans le Moniteur d'activité :



QuickTime X apporte cependant une subtilité qui était jusque là absente de QuickTime 7. Jusqu'ici, QuickTime ne s'adressait qu'à sa propre structure de données, appelée Movie Object, dans laquelle étaient stockées toutes les informations nécessaires à la lecture et à l'édition du fichier. Or lorsqu'on demandait à QuickTime de lire des formats qui ne lui sont pas natifs, tels que le MP3, le framework devait reconstituer cette table d'information en disséquant tout le contenu du fichier. Lors de cette opération, on pouvait voir dans le lecteur une barre de progression à mesure que le fichier était analysé (la partie restante était indiquée en pointillés comme ci dessous).



Tant que l'analyse n'était pas terminée, il était impossible de lire le fichier au-delà de ce point, même si on n'avait aucune intention d'éditer le fichier. Cette limitation n'a plus cours avec QuickTime X, puisqu'on peut désormais donner un contexte au framework : si la seule intention de l'utilisateur est de lire le fichier le plus vite possible et non de l'éditer, il fera l'impasse sur cette analyse (une séparation qu'on retrouve dans le nouveau QuickTime Player, dont le mode édition n'est plus activé par défaut, mais qu'il faut demander spécifiquement). Cette fonction fait partie des nombreuses optimisations qui rendent QuickTime X plus véloce que son prédécesseur. Il bénéficie également des améliorations de Snow Leopard, comme Grand Central Dispatch, et une plus grande sécurité. En outre, QuickTime X inclut le support de ColorSync pour la vidéo, un autre avantage que les professionnels apprécieront particulièrement.

Il faudra également qu'Apple mette à profit son nouveau code pour la version Windows : pour l'heure, QuickTime est incapable de fonctionner dans les applications 64 bits sur le système de Microsoft.

Bref, la transition vers le 64 bits pour QuickTime prendra quelque temps, et plusieurs mises à jour de Mac OS X, et si QuickTime X est encore incomplet, en aucun cas il n'était question pour Apple qu'il en soit autrement à la sortie de Snow Leopard. Il est possible qu'Apple en profite d'ailleurs pour faire l'impasse sur certaines fonctionnalités qui ont quelque peu vieilli, comme par exemple QuickTime VR. Une chose est sûre, Apple n'est pas moins impatiente que ses utilisateurs d'aboutir le chantier : il le faudra pour que sa suite professionnelle d'édition vidéo bénéficie du 64 bits.

QuickTime Player manque le coche

Venons-en maintenant à QuickTime Player : là aussi, la nouvelle version du lecteur multimédia est amputée de nombre de fonctions de son prédécesseur. Disparus, l'extraction de pistes, le copier-coller, l'ajout de pistes (mis à l'échelle ou non), la fenêtre de propriétés qui permettait d'éditer les pistes et d'en modifier l'apparence, celle des contrôles A/V, la gestion des fichiers QuickTime VR, etc… En lieu et place, on a un lecteur qui, s'il se voit gratifié d'une nouvelle interface, est cependant assez fruste du côté des fonctionnalités, à tel point que l'ancienne version du lecteur est proposée comme installation optionnelle avec Snow Leopard, ce qui en dit long. L'initiative rappelle d'ailleurs ce qu'Apple avait fait avec iMovie lorsqu'elle a sorti une version refaite de fond en comble en 2008, mais à laquelle manquaient encore nombre de fonctionnalités : l'ancienne version d'iMovie était proposée conjointement.

Pourtant, QuickTime Player peut exploiter indifféremment les fonctionnalités de chaque framework, qu'il s'agisse de QuickTime X ou de QuickTime 7, on le voit d'ailleurs dans la fonction d'élagage qui utilise QuickTime 7, ou tout bêtement dans la lecture de vidéos exploitant d'anciens codecs. Techniquement, rien n'empêchait donc Apple de fournir une version plus complète de son nouveau lecteur. Partant de là, deux hypothèses se présentent : soit Apple n'a pas eu le temps de mener ce projet à bout pour la sortie de Snow Leopard, soit elle a préféré tout simplement attendre que les fonctionnalités qui correspondent à ces manques soient intégrées dans le framework QuickTime X afin de proposer une interface qui s'y prête le mieux possible, sans avoir à repenser les choses.

Toujours est-il que QuickTime a perdu quelques plumes dans sa nouvelle version, et qu'il peut être difficile de le voir comme une avancée. Mais comme souvent avec Apple, et particulièrement Snow Leopard, il s'agit d'un investissement pour l'avenir, qui donnera sa pleine mesure au fil du temps.

avatar notebookphil | 
Je me souviens aussi des démos avec BeOS!!!
avatar albinoz | 
Haaa… le cinepak, quel horreure :D Je suis d'accord avec vous, QuickTime X n'est pour le moment pas une avancée, mais j'espère qu'une version pro verra le jour avec la mise a jour des suites FinalCut !
avatar Yip | 
Moi je me souviens de cette vidéo et de quelques unes des suivantes, elles étaient rares à l'époque. C'est vrai que ça avait été une petite révolution et j'étais trop content de pouvoir regarder de petites vidéos sur l'écran de l'ordi. Sur un LC de 1991, cette vidéo occupait presque un quart de l'écran, c'était un 10 pouces je crois. En tous cas, quand je vois la qualité qu'on a maintenant (je regardais avant-hier soir un enregistrement fait avec une clé TNT Elgato) je suis sur le cul, je ne pensais pas à l'époque qu'on arriverait à une telle fluidité avec autant de pixels, la puissance des machines a quand même bien évolué... Sinon je me sens bien malgré mon grand âge, merci ;-p
avatar SolMJ | 
Sympa ce petit historique sur Quick Time (bien qu'un peu technique) Merci.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Comment se fait-il que je ne sache pas voir la vidéo d'Apollo avec safari alors que ça fonctionne avec Firefox ? Je suis sous Snow Leopard.
avatar studdywax | 
oui, pareil je comprend mieux certaines choses, merci ! Par contre ce qui est clair, c'est que le player en lui va prendre la poussiere chez moi pour un bon bout de temps !
avatar r e m y | 
Que de souvenirs... je me revois en 91 me rendre au CNIT à la Défense chez Apple avec ma disquette 800 kO vierge pour récupérer une copie de Quicktime 1.0! Je me rappelle aussi les démos du cube (un objet Quickdraw 3D je crois), sur lequel on pouvait coller une video Quicktime par face et faire tourner librement le cube avec les videos qui défilaient sur les faces visibles du cube. Bon revenons au présent.... Quicktime X et SnowLeopard! Personnellement je crois que je vais attendre que la neige soit fondue pour adopter l'un et l'autre.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Tout à fait, merci beaucoup pour cet article.
avatar ipascm | 
un bon article ça ! ah... la video sur mac dans le début des 90's. qui se souvient des demos de rebel assault et du tuner tv dans les rayons de nos hypers...
avatar terence91 | 
Quid de la fonction playlist d'ici Quicktime XX? Peut être à l'horizon 2020 pour OS XX?
avatar Dr_cube | 
Super article ! Je ne pense pas que ce soit une bonne chose que QuickTime VR disparaisse. Apple a inventé ce truc, mais n'a jamais su le promouvoir correctement. Pourtant on a besoin de telles fonctionnalités aujourd'hui dans Google Earth ou les trucs de ce genre. Apple pourrait donc le remettre au goût du jour. D'autant que si je me souviens bien c'était extrêmement innovant, et les concurrents de l'époque n'arrivaient pas à faire une copie aussi performante (préchargement intelligent, etc.).
avatar _TZ_ | 
A cette même époque, la vidéo sur Amiga (certe en format ANIM très peu compressé) cartonnait bien loin devant avec du 512 couleurs plein écran / 25 images par seconde. Je me souviens avoir trouvé Quicktime à l'époque parfaitement ridicule et lent.
avatar USB09 | 
Quictime possédait un playliste dans son temps, elle était même souforme de vignette. Apple reviendrait elle en arrière ?
avatar jbeul | 
Personnellement je ne suis pas du tout mécontent de ce nouveau quicktime. Certes il faut continuer à utiliser l'ancienne version pour des taches plus complexes, mais pour regarder un film je ne connais pas un player qui lui arrive à la cheville : Avec les bons plugins TOUS les formats sont reconnus (même le MKV), toutes résolutions passent sans problème, la qualité de l'image est digne du nom d'apple quand on le compare avec VLC on voit toute la différence... Et surtout gros intéret quand on regarde un film en plein écran sur un écran externe, l'ecran principal reste libre de faire ce que l'on veut, QuickTime 7 ne le fait pas, VLC et aucun autre ne le fait à ma connaissance. Ensuite les fonctionnalité ce sont des gadgets pour moi inutiles, je veux pouvoir regarder mes films, mettre des sous-titres, changer la langue, tout ca QuickTime X le fait donc je demande pas plus et la plupart des gens ne demande pas mieux ensuite si mieux il y a, je prend, mais ça n'est pas ma priorité, j'aimerais plutôt qu'il sorte vite vite vite une version SL qui tienne la route parce que la ca bug énormément avec tous les logiciels de musique (et non j'ai pas envie de dépenser 2000€ dans des logiciels tous neuf spécialement conçu pour SL ceux que j'ai me suffisent amplement)
avatar biak | 
C'est vrai, j'avais un Amiga à l'époque... Les videos sur Mac n'avaient rien d'impressionant "pour nous autres" au début des années 90 ! :) Des playlists pour QT ?? Avec iTunes à côté, je ne vois pas l'intérêt.
avatar Arnaud de la Grandière | 
euhhh de ce que j'en sais, le format ANIM de l'Amiga n'était guère que du RLE (comme le GIF animé ou le codec Animation de QuickTime), sans piste sonore et encore moins de synchro… faut pas se laisser impressionner si facilement et comparer ce qui est comparable ;¬)
avatar sinbad21 | 
Très bon article. Je comprends enfin pourquoi quand je visionne un film en wmv (grâce au plugin Flip4Mac) j'ai une barre de progression comme si c'était du streaming alors que le film est sur le disque. Je croyais que c'était un bug de Flip4Mac.
avatar Lemmings | 
_TZ_ : merci, au moins une personne qui a de la mémoire. Au niveau vidéo, les solutions à base d'Amiga étaient loin devant à l'époque. Que ce soit via l'utilisation de genlock, de format MJPEG, IFF-ANIM ou autres... L'Amiga excellait dans ce domaine. En France, l'Amiga était utilisé pour toutes les incrustations vidéo en direct, journaux télé ou jeux (Motus, Chiffres & lettres...). Sans oublier les solutions professionnelles tels que le Video Toaster de Newtek (dont Lightwave était le module le plus connu), utilisé par toutes les télé et studio de ciné de l'époque (Star trek, Robocop, Jurassic Parc...). Chez Disney en 1990 : http://www.youtube.com/watch?v=qSeYivHZpB8 La première vidéo qui a fait connaitre l'Amiga, le fameux Juggler de 1986 : http://www.youtube.com/watch?v=g03rcG7F4PU Sans oublier les dessins animés sur disquette de Eric Schwartz : http://www.youtube.com/watch?v=Sn6jG7YEMWM http://www.youtube.com/watch?v=rhYmCNDbXy0 Bref ;)
avatar Goldevil | 
Autant Quicktime est une technologie clé sur MacOS autant sur Windows il a souvent été critiqué (trop lent, trop de bugs, mal intégré...) Il est vrai que j'ai déja rencontré des problèmes de compatibilité ascendante avec software sous Win98 et XP. C'est un peu comme Safari qui ne fait pas le poids avec ses concurrents sous Windows alors qu'il est, je pense, le navigateur le plus utilisé sous MacOS. Par contre iTunes est uniformément lourd selon l'OS ;-)
avatar Macleone | 
Pour le coup, il suffit de parcourir les forum QuickTime pour s'apercevoir qu'Apple a foiré sa transition. QTKit c'est gentil, mais ça ne propose pas 50% des fonctions disponibles dans l'API QuickTime C. Pas de possibilité de gérer les cartes vidéo, pas de possibilité de décompresser efficacement un film en mémoire image par image, pas de possibilité de décompresser les pistes sons, pas de gestion des horloges (indispensable pour gérer le synchronisation vidéo/son sur différents périphériques), etc. Apple a pris un retard non négligeable sur QuickTime et c'est le gros point noir de tous les développeurs qui voudraient passer leur applications multimédia en 64 bits. Et le pire, c'est certainement le silence d'Apple lorsqu'on leur pose des questions sur l'avenir de cette API.
avatar Onra | 
Y'en a qui confondent animation et video je crois...
avatar YARK | 
Ouais ben niveau animation, j'aimerais bien que, comme Dr Cube, QTVR ne soit pas retourné dans de vieux cartons...
avatar Hasgarn | 
Merci pour cet article très intéressant.
avatar flette | 
Excellent article et belle mise en perspective. Merci MacG
avatar biniou | 
Quid de SMIL avec QuicktimeX ?
avatar VJ_Lupin | 
ouais je me souviens du temps où une video de 5mn en 320x240 en cinepak mettait 24h à être rendue avec Strata studio pro… nostalgie bon par contre ça nous laissait le temsp de boire des café et de discuter
avatar Lemmings | 
Onra : pour le rendu ça ne change rien...
avatar BKN1 | 
Excellent article ! Voilà pourquoi j'apprécie encore Macgé (malgré qq coups de gueule) ! Pour completer le tableau : http://waffle.wootest.net/2009/06/14/qt-x/
avatar 2Bad | 
Très bon article. J'ai beaucoup appris! Merci! 2Bad
avatar BlueShell | 
très bon papier, merci arnault...
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Lemmings : ça change beaucoup, en fait. Dire que l'Amiga faisait mieux que QuickTime avant QuickTime, c'est comme si tu disais que le GIF animé en faisait autant… C'est bien précisé dans l'article : Ce que QuickTime apporta de fondamentalement nouveau à l'époque tenait essentiellement à deux technologies qui le composaient : la capacité de synchroniser plusieurs pistes de média (en cas de surcharge, QuickTime affiche moins d'images pour rester synchrone avec la bande son), et un système de métafichiers, permettant d'intégrer une couche d'abstraction quant au contenu en lui-même. Deux éléments absents des animations sur Amiga…
avatar Hans Castorp | 
Excellent, les liens Lemmings... Je n'ai pas connu cette époque, mais je l'ai ratée de peu!
avatar manu1707 | 
j'ai rien compris -_-"
avatar bricoleur | 
Bonjour, Article très intéressant, souvenirs de lecteurs émus émouvants, super! Ça me rappelle l'Amiga, et presque le Commodore 64... Mais, pendant qu'on y est, quelqu'un pourrait-il nous en dire un peu plus sur QTVR, svp? Qu'est-ce qu'on risque de perdre si ça disparaît? Merci
avatar Un Vrai Type | 
Merci pour l'article. On parlera de transition ratée quand au moins on aura vu la suite, c'est vraiment trop tôt pour critiquer ! Quand au retard, je doute qu'un autre chantier de la taille de QuickTime soit en cours de passage 32->64bit. Donc bon, il est relatif à quoi ce retard ? Pitié, conservez QuickTime VR et pensez aussi à démocratiser les qtz...
avatar lechat666 | 
zallez pas nous faire une mini guerre Amiga - Mac hein, on a deja eu assez avec les Amiga Vs Atari :)) (et aujourd'hui Pc Vs Mac...les discours sont les mêmes, toujours aussi stériles huhuhu)
avatar DrFatalis | 
"si QuickTime X est encore incomplet, en aucun cas il n'était question pour Apple qu'il en soit autrement à la sortie de Snow Leopard." Oui, pour Apple. Qui s'est bien gardé de prévenir ses "meilleurs clients du monde". Mais rassurez vous, grâce à slow leo (tiens, une faute de frappe qui ressemble à un acte manqué...), demain, on rase gratis ! Trust me ! (j'adore ce gimmick, et oui Cupertino, faut pas jouer avec le feu et se moquer des promesses non tenues de winwin, il y en a autant pour le 1, infinite loop...)
avatar Lemmings | 
Nonoche : Exact, mais à l'époque le problème n'en était pas un. Vu que dans les milieux professionnels on connectait le rendu avec une carte dédiée (type PAR ou V-Lab) ce qui assurait une synchronisation parfaite. Cela dit, en dehors de la considération codec/gestion de débit, l'Amiga était largement en avance sur les capacités graphiques. Afficher une "vignette" de 160*120 en 3 fps était à la portée de n'importe quel modèle, même les premiers Amiga de 85. A l'époque on se moquais assez souvent des Quicktime et autres AVI dans les milieux pro. Ce n'est qu'avec l'apparition du MPEG (le fameux video CD) et des premières solutions de flux vidéo numériques que Quicktime et autres ont pris de l'ampleur. lechat666 : pas de guerre, de toute façon l'Amiga était un Mac, il suffisait d'un émulateur simple pour faire tourner MacOS à pleine vitesse, vu que les composants matériels étaient proches.
avatar noAr | 
"certaines fonctionnalités qui ont quelque peu vieilli, comme par exemple QuickTime VR" Bouhouhou…
avatar Un Vrai Type | 
@ DrFatalis : Rien n'a été promis et QT 7 fonctionne parfaitement. Quand à Slow, c'est juste un troll, mais on est habitué à ton opinion qui fait office de vérité dans ton monde isolé et débile...
avatar thg | 
En parlant de QuickTime, je viens de télécharger sur son site et de regarder la plus grosse bande annonce .mov que j'ai vu jusqu'à présent : 245 Mo (3 min 30 en Full HD). C'est Avatar, le nouveau James Cameron, très prometteur au vu des images incroyables.
avatar BeePotato | 
@ Macleone : Oui, QTKit est très limité. C’était déjà frustrant avec Leopard, mais c’est carrément décevant avec Snow Leopard. @ Un Vrai Type : « Quand au retard, je doute qu'un autre chantier de la taille de QuickTime soit en cours de passage 32->64bit. Donc bon, il est relatif à quoi ce retard ? » Ben le retard, il est relatif au développement d’applications 64 bits pour Mac OS. On aurait aimé avoir un accès relativement complet aux fonctions de QuickTime pour les applis 64 bits dès le début, c’est-à-dire à la sortie de Leopard. Mais cet accès est toujours très limité même dans Snow Leopard. Voilà où il est, le retard. « Pitié, conservez QuickTime VR et pensez aussi à démocratiser les qtz... » Tout à fait d’accord sur ces deux points.
avatar BeePotato | 
@ Lemmings : « de toute façon l'Amiga était un Mac » Tu voulais sans doute écrire que l’Amiga aurait bien voulu être un Mac… ;-P
avatar Macleone | 
[quote]On parlera de transition ratée quand au moins on aura vu la suite[/quote] Je considère la transition raté du moment ou je me retrouve pendant un temps (entre l'ancienne version et la nouvelle version) sans rien pour travailler correctement. Aujourd'hui on est dans Snow Leopard, et Apple pousse les développeurs à adopter le 64 bits, et le multi-threading (via Grand Central entre autre). Et aujourd'hui, tout développeur qui veut une intégration poussé de QuickTime dans son appi (pour autre chose que simplement visionner un film) se voit privé de 64 bits, et fortement limité du point de vue multi-threading. Apple a bien essayé de mettre une couche CoreVideo sur QuickTime, ça n'en réduit pas les énormes limitations que connait cette API (comme l'absurde obligation d'être sur le thread graphique pour ouvrir un fichier). Aujourd'hui, pour pouvoir gérer la transition sereinement, il faudrait avoir accès à l'ancienne API (pour la compatibilité) et à une nouvelle API complète qui permettrais de préparer le futur. Comme ce n'est pas le cas, je considère qu'il y a un retard. Quand je dis transition raté, ça ne veut pas dire que Apple ne sortira pas une API QuickTime X capable de remplacer l'ancienne (même si on perd quelques fonctions au passage), mais juste que la transition pour les développeurs et loin d'être aussi transparente que la passage sous Intel ou le passage au 64 bits (qui au final ne fut pas si transparent que ça à cause de la volonté d'Apple de réduire le Carbon dans les applis OS X).
avatar Un Vrai Type | 
@ BeePotato : Le support sera complet après qu'Apple ne supporte plus son OS sur les core duo (32 bits). Combien de temps après ? Bonne question... (la bonne nouvelle est que X.7 ne devrait plus supporter le 32bits, puisque X.6 ne supporte plus le PPC). Mais Apple a toujours fait des transitions lentes et donc en douceur ce qui n'empêche pas qu'elles soient radicales. Ceux qui ont espéré que QT X soit complet avec Snow Leopard se sont emballés un peu rapidement. En fait, c'est l'espoir des développeurs qui crée cette sensation de retard, mais ça c'est plutôt très bon signe. (Il y a aussi la crainte d'accouchement d'une fourmi. Apple ayant perdu beaucoup de terrain dans la vidéo. Mais les annonces et le support de l'édition sur l'iPhone montre qu'Apple a une ambition dans ce domaine, je reste confiant)
avatar Un Vrai Type | 
@ Macleone : En fait, tu es de ceux qui aurait aimé que QT X apparaisse d'un coup complet par magie dans Mac OS X.8 ? Du moins, c'est l'impression que donne ton avis. Aujourd'hui, Apple est claire : il ne faut utiliser QT X que pour visionner un film... Apple ELLE MEME utilise QT 7 pour l'édition etc... Grand Central et les autres technologies sont des bases et il faut du temps pour refaire les couches plus hautes qui en tirent partie. Ce temps ne peut exister que de 2 manières : Développer en secret les nouvelles versions ou bien faire des versions bridées mais capable de travailler avec l'ancien monde qui se complètent petit à petit. Dans les 2 cas, les developpeurs auraient gueulé, mais avec le choix qu'Apple à fait, les petits projets peuvent déjà bénéficier de QTX, les plus gros peuvent déjà voir à quoi ça ressemble.
avatar Emile Schwarz | 
Ah la mémoire! J’ai fait (à l'époque) une conversion depuis un disque video (LaserDisc) de John Lennon d’un de ses clips (enregistré en direct dans le studio: images et son) avec une carte d'acquisition video (8 heures de travail) et je l’ai montré à quelques privilégié(e)s sur un Quadra 700 (1991) avec une taille d'image et une vitesse d'affichage largement plus sympa que ce qui est écrit dans l'article… Et oui, ceux qui ont eu droit à la visualisation/écoute du clip en étaient… baba de surprise. Of course: le disque dur contenant la vidéo devait être non fractionné (surtout la vidéo)… Malheureusement, cette vidéo de près de 50 Mo a due être jetée (manque de support de stockage / archivage) lorsque j'ai quitté Apple en 1994. Emile
avatar Lemmings | 
BeePotato : non pas d'erreur... Entre les émulateurs ShapeShifter, Basilik II, SheepShaver... On avait le choix. Et j'ai pu jouer à la série "Alone in the dark" ainsi... De même, j'utilisais un éditeur de niveau pour Doom sur le Mac pour y jouer dans le portage Amiga ;)
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Lemming : si tu vas par là, Adobe Director, pardon, MacroMind VideoWorks faisait déjà tout ça dès 1985 (il est vrai en noir et blanc, mais en 512x342… La couleur est arrivée avec VideoWorks II et le Macintosh II en 1987, 256 couleurs en 640x480 à 30 images secondes, la télé s'est aussi beaucoup servi de Director et du Mac pour les incrustations). Rigoler d'une vidéo en 160x120 à 3 fps, c'est bien joli, mais l'encodage RLE des animations de l'Amiga ne permettaient que des animations en aplats de couleurs (le codec Animation de QuickTime faisait largement aussi bien d'ailleurs, dès la 1e version, et avec une vraie bande son qui plus est). En ce sens, je ne crois pas qu'on puisse dire que l'exploit technique revienne à l'Amiga, que les "pros" de l'époque l'aient attesté ou non…
avatar jumpinjacksam | 
Oui bein moi, je suis pas fan de quicktime x, dont je ne vois pas bien l'intérêt concrètement, si ce n'est sa belle interface et sa plus grande réactivité. Pleins de fonctions en moins, notamment l'impossibilité de lire des fîchiers "mkv" et la disparition des préférances. Plus d'exports possibles non plus !!! Dans le même temps, QT 7 me met des bandeaux noirs avec les sous-titres alors qu'il ne me faisait pas le coup avant d'installer Snow Leopard... Heureusement qu'il y a mplayer...

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