Clauses iOS : Apple redevient raisonnable

Arnaud de la Grandière |
A chaque fois qu'Apple modifie les clauses de l'accord de licence de l'App Store, l'affaire fait beaucoup parler d'elle. Deux clauses en particulier, la 3.3.1 et la 3.3.9, ont été l'objet de bien des attentions à mesure de leurs évolutions.

La première a fait figure d'exocet envoyé dans le jardin d'Adobe : publiée quatre jours avant la mise sur le marché de Flash CS5, elle interdisait la compilation d'applications à l'aide d'autres outils que ceux fournis par Apple, ainsi que l'inclusion de code interprété.

En d'autres termes, une clause taillée sur mesure pour interdire la création d'applications pour iOS à l'aide de Flash (lire Flash sur iPhone : comment ça marche). Le tout a entrainé une acerbe passe d'armes entre les deux sociétés (lire Evangéliste Adobe : « Apple, va te faire… » et Steve Jobs s'exprime sur Flash). Adobe a même lancé une procédure à l'encontre d'Apple (lire Anti-concurrence : Adobe a bien déposé plainte contre Apple).



La seconde clause en question visait le recueil des données personnelles des utilisateurs. Si on a pu croire qu'elle avait pour objectif d'empêcher le travail d'AdMob sur iOS (lire Clause 3.3.9 : les régies pub indépendantes enchantées), désormais sous la tutelle de Google après une tentative de rachat manquée de la part d'Apple, elle répondait en fait à une indiscrétion de Flurry Analytics. En effet, la société, qui fournit des outils statistiques aux développeurs qui insèrent son code de surveillance dans leurs applications, avait pu par ce biais repérer et dévoiler un certain prototype de tablette sur le campus d'Apple (lire La tablette capable de faire fonctionner des applis iPhone ?), s'attirant par là même la colère d'Apple.

AdMob retrouve sa patente sur l'App Store

Steve Jobs n'en avait pas fait grand mystère lors de son entretien public avec Walt Mossberg durant la conférence D8. Le patron d'Apple s'est défendu de vouloir empêcher le travail des concurrents d'iAds. Selon lui, les développeurs se doivent de demander l'autorisation des utilisateurs sur la collecte de leurs données personnelles, et celles-ci ne doivent servir qu'à des fins publicitaires et à rien d'autre.

Le développeur à l'origine de la question a fait remarquer à Steve Jobs qu'il y avait pourtant un besoin légitime de connaître le contexte d'utilisation de leurs applications afin de les améliorer. L'argument fait mouche, mais Jobs concède qu'Apple est pour l'heure trop échaudée, et qu'il sera toujours temps de discuter à nouveau avec Flurry Analytics une fois la colère retombée. Flurry a pris acte des nouvelles directives en jurant qu'on ne l'y reprendrait plus (lire Flurry répond à la pique de Steve Jobs).



Malgré les dénégations de Steve Jobs, la clause 3.3.9 a bel et bien empêché AdMob de travailler sur iOS (lire Accord de licence iOS : la valse des clauses).

Google n'a d'ailleurs pas tardé à réagir à l'annonce d'Apple pour faire part de son satisfécit :

C'est une grande nouvelle pour toute la communauté mobile, car nous pensons qu'un environnement concurrentiel est le meilleur moyen de pousser l'innovation et la croissance dans la publicité mobile. La publicité mobile a déjà concouru à financer des dizaines de milliers d'applications à travers de nombreux appareils et plateformes différents, et continuera de le faire pour bien des années encore.


Quoi qu'il en soit, il semble donc que l'ire d'Apple à l'encontre de Flurry soit apaisée, puisqu'elle révise la clause 3.3.9 en ces termes :

Vous ou vos applications ne pouvez collecter les données des utilisateurs ni de leurs appareils sans leur consentement préalable, et ce faisant à seule fin de fournir un service ou une fonction qui soient directement pertinents pour l'utilisation de l'application, ou pour distribuer des publicités. Vous ne pouvez pas utiliser de fonctions analytiques dans votre application pour collecter et envoyer des données concernant l'appareil à une tierce partie


Il est donc à nouveau possible de procéder à une collecte de données, sur l'autorisation expresse de l'utilisateur, et il est interdit de fournir des éléments concernant l'appareil à un tiers. Flurry n'aura donc plus la primeur des prochains appareils d'Apple, tout rentre dans l'ordre.

Tout ça pour ça ?

Mais après l'escalade entre Apple et Adobe, c'est bien la révision de la clause 3.3.1 qui est la plus sensationnelle. Ce retour en arrière est assez inattendu dans la mesure où Apple avait fait montre d'une détermination indéfectible, et osons le dire, d'un certain sadisme à l'encontre de son amie de 26 ans (lire Apple/Adobe : petits massacres entre amis).

Apple avait justifié ce durcissement en déclarant que les logiciels multiplateformes diluaient la cohérence de son interface et manquaient nécessairement d'optimisation, sans omettre les risques de se voir à la merci d'un partenaire trop lent à implémenter les modifications apportées par Apple (lire SDK iPhone : pourquoi Apple a-t-elle changé la donne ?). Il s'agissait donc officiellement de motivations techniques, ce qui en soit était légitime… mais on se demande bien aujourd'hui ce qu'il en est advenu.

La clause 3.3.1 avait fait des victimes collatérales : nombre d'environnements de développement alternatifs se sont vus pris dans la tourmente (lire iPhone OS 4.0 : Vent de panique pour les SDK alternatifs). Si certains ont baissé les bras pour se recentrer sur d'autres axes (lire Clause 3.3.1 : RunRev se concentrera sur Android), d'autres ont persisté et Apple ne leur a guère fait de difficultés, confirmant par là même que seul Flash était directement visé, à défaut de nommément… une mise à jour de la clause 3.3.1 a d'ailleurs introduit la notion d'autorisation écrite de la part d'Apple pour utiliser du code interprété.

Mauvaise foi, quand tu nous tiens…

Car la clause 3.3.1, pour toute vertueuse qu'Apple l'ait voulue, posait un problème majeur, notamment concernant les moteurs de jeux : si ceux-ci sont bel et bien codés en C++ et compilés avec Xcode comme il se doit, les jeux qui les exploitent font un usage intensif de scripts interprétés en divers langages (LUA, Python, etc…) pour les personnaliser à leurs couleurs.

En somme, la clause 3.3.1 aurait tout simplement empêché le portage de moteurs renommés comme l'Unreal Engine 3, qui a fait les belles heures du dernier special event (lire Testez gratuitement l'Unreal Engine), ou encore l'Id Tech 5 au cœur de Rage (lire Carmack fait une démo de Rage sur iPhone).

Apple finit donc par faire machine arrière et autoriser tout langage et outil de compilation que les développeurs jugeront souhaitable d'utiliser, ouvrant ainsi les portes de l'App Store aux applications réalisées avec Flash CS5. La seule exigence qu'Apple conserve est d'interdire le téléchargement de code, compilé ou interprété, ce qui se comprend facilement : à quoi bon valider une application si son comportement peut être totalement changé après publication en modifiant un code externe qui serait intégré dynamiquement ? Apple permet toutefois de télécharger du code externe pour peu que son chargement et son exécution s'effectuent au sein de Webkit.

De la "magnanimité" d'Apple

Comment expliquer ce revirement de situation ? Certains ont voulu voir l'ombre d'Android dans ce fléchissement de la pomme : le support de Flash 10.1 dans la dernière mise à jour du système d'exploitation mobile de Google aurait été un tel revirement de situation qu'Apple n'aurait pu que s'avouer vaincue et s'en remettre aux bons soins d'Adobe. Il n'en est rien : n'oublions pas qu'il ne s'agit pas ici de permettre l'intégration de Flash dans Safari Mobile, mais bien de permettre la validation d'applications réalisées avec Flash CS5 en vue de leur distribution sur l'App Store. Il ne s'agit là pour Adobe que d'un pis aller, à défaut de prendre place dans le navigateur mobile d'Apple, pour conserver un semblant d'universalisme à Flash (lire Quand Adobe et Apple se disputent le Web).

Il faut donc chercher la cause ailleurs, et peut-être du côté de l'enquête diligentée à l'encontre d'Apple par la Commission Fédérale du Commerce sur la demande d'Adobe. Étant donné qu'Apple n'est pas en situation de monopole, elle peut certes faire ce que bon lui semble sur son App Store (lire Anti-concurrence : Apple doit-elle s'inquiéter ?).

Cependant, la validation d'applications qui étaient manifestement en violation de la clause 3.3.1, et le système de dérogations écrites instituées par Apple ressemble fort à une discrimination à la tête du client, et là était peut-être pour Adobe un moyen de faire sanctionner Apple. Plutôt que de risquer de se faire forcer la main dans une humiliation publique cuisante, la firme de Cupertino aura préféré revenir sur la clause litigieuse. Peut-être aussi qu'Apple a tout bêtement réalisé le déficit d'image que son intransigeance avait suscité, entraînant une levée de boucliers notamment du côté des développeurs qui s'étaient investis sur les SDK alternatifs.

La réaction de Wall Street ne se sera pas fait attendre : l'action d'Adobe a bondi de 12 %, quoi que John Nack veuille voir dans cet enthousiasme un intérêt de la bourse pour l'annonce de Flash Media Server 4.0… à chacun de juger quelle théorie semble la plus probable.

Adobe a par ailleurs réagi officiellement sur son compte Twitter :

Nous sommes rassurés de voir Apple lever les restrictions sur les termes de sa licence, offrant aux développeurs la liberté de choisir les outils qu'ils utilisent.


Voilà l'épilogue d'une bataille rangée qui aura fait couler beaucoup d'encre. Reste à voir si les fruits de ce revirement seront à la hauteur des attentes de l'une… ou des réticences de l'autre. Espérons que les deux sociétés sauront mettre de côté leurs rancœurs pour collaborer plus sereinement à l'avenir: de gré ou de force, elles sont condamnées à travailler ensemble.
avatar NicolasO | 
Apple en se battant contre Adobe ecartait plein de projets avant-gardistes. On ne gagne pas une bataille technologique en empechant les plus innovants d'innover. Meme si c'est pour se debarasser de Flash.
avatar Micout | 
Le développement de RevMobile pour iOS n'a jamais été abandonné...
avatar ironseb | 
" J'aimerais bien aussi avoir la liberté en tant qu'utilisateur de ne pas télécharger une appli si elle a été développée avec l'outil d'adobe, et donc de pouvoir savoir, avec quoi elle a été développée, mais j'ai peur que la liberté dont ils nous rebattent les oreilles n'aille pas jusque là." Quand on lit ce genre de déclaration, on voit à quel point Jobs peut endoctriner ses adeptes. Pour une fois, Apple prend une bonne mesure. J'aimerai maintenant savoir par quoi elle est dictée. La réaction des autorités en charge de la concurrence ? La montée en puissance d'Android ? … ?
avatar MachX | 
Beaucoup aimeraient avoir un téléphone tactile, même s'il ne permet pas la connexion internet. Avec néanmoins une puce GPS, un bel écran, un appareil photo digne de ce nom. IOS tournant dessus. Bref un vrai Ipod Touch. Oui j'insiste. Apple a raté le coche avec son touch. Ça devrait être un téléphone au lieu d'un Ipod.Un téléphone pour les moins riches ou ceux qui ne veulent pas se saigner tous les mois pour leur Iphone. Alors Apple se fait tondre la laine sur le dos par Android. Les développeurs vont lâcher Apple et programmer pour Android. Apple sans développeurs pour son Ibidule, et c'est la fin. L'histoire se répète encore une fois.
avatar Rankmaster | 
[quote]je l'ai toujours dit : APPle devrait racheter Adobe et remettre de l'ordre la-dedans ! [/quote] Je l'ai toujours dit : APPle devrait racheter Microsoft et remettre de l'ordre la-dedans ! ^
avatar Ast2001 | 
C'est vraiment un mouvement dans le bon sens. J'ai assez critiqué Apple pour ses prises de position sur ce sujet pour ne pas le reconnaître. Cela remet de la liberté dans les mains des utilisateurs qui peuvent décider de télkécharger telle ou telle appli sans que la décision soit prise en amont par d'autres. Maintenant, s'ils pouvaient accepter flash sur l'iPad (avec comme sous Android possibilité de le désactiver pour ceux qui ne veulent pas en entendre parler), ce serait le top du top.
avatar ironseb | 
@ Ast2001 Sur iOS. La liberté c'est le choix. Ceux qui ont besoin de Flash sur leurs iTrucs doivent y avoir accès. Qui peut le plus peut le moins.
avatar pseudo714 | 
"Flash sur ios" : Vous ne pouvez pas exiger qu'une entreprise mettes une fonctionnalité sur ses produits. C'est un tout à prendre ou à laisser.
avatar Brewenn | 
Et puis l'arrivée de WP7 dans la galaxie Microsoft et son interopérabilité avec Windows 7, Office et Azure peut être une opportunité pour les pointures du développement, tout est a faire et coté entreprise le marché est vaste et surement plus lucratif que la création d'applications dont l'unique fonction est de remplacer un navigateur pour visiter un seul site. Le succès d'un OS est aussi lié aux applications et a leurs qualité, mieux vaut donc caresser les artisans du succès dans le sens du poil.
avatar ironseb | 
[quote=pseudo714] "Flash sur ios" : Vous ne pouvez pas exiger qu'une entreprise mettes une fonctionnalité sur ses produits. C'est un tout à prendre ou à laisser.[/quote] Le client, celui qui va payer a le droit d'exiger tout ce qu'il veut. Y compris Flash.
avatar sok | 
j'aimerai surtout savoir si on va pouvoir naviguer sur des sites en flash qui puissent s'afficher sur l'ipad ou l'iphone
avatar Le docteur | 
Apple deviendra raisonnable quand ils cesseront de censurer. Les censures de magazines ou de BD sont un véritable scandale. Même si Charb est culotté de traiter les journaux qui publient sur iPad de "collabos" potentiels dans le dernier Charlie Hebdo, il a néanmoins raison sur toute la ligne sur la question de la censure des contenus par Apple. Ça, c'est bien plus scandaleux que de ne pas laisser n'importe qui venir sagouiner n'importe comment des applis sur iOS. Parce que franchement, je préfère voir des impératifs techniques que de la censure moralisante.
avatar Le docteur | 
Je me bouffe tous les ans une cochonnerie soi-disant "multi-plate-forme" codée avec les pieds en Java. Pourquoi ces gens-là s'emmerderaient à coder proprement en natif selon les standards Apple, alors que leur bidouillages Java peut leur permettre de continuer à vendre un outil inapproprié pour Mac en racontant à des gens qui n'y connaissent rien mais décident, que "oui, bien sûr, ça marche pour tout le monde ".
avatar ironseb | 
"Apple deviendra raisonnable quand ils cesseront de censurer. Les censures de magazines ou de BD sont un véritable scandale". C'est très clairement intolérable ! Quand à la réponse de Charlie Hebdo elle est compréhensible. Ils sont de fait éjectés du marché iPad du fait de la conduite d'Apple. Il est vraiment temps que des tablettes efficaces sous Android arrivent sur le marché. Car pour ce qui est de la liberté de la presse, il ne faudra pas compter sur l'aide d'Apple. Problème : aujourd'hui en France on est plus proche de l'esprit de 1941 que de celui de 1968.
avatar ziggyspider | 
[quote][b]RDBILL[/b] [09/09/2010 23:38] je l'ai toujours dit : APPle devrait racheter Adobe et remettre de l'ordre la-dedans ! Flash serait revu ou même carrément remplacé et Final Cut vs Première fusionnés pour ne garder que le meilleur ! Utopie quand tu nus tiens ![/quote] Si c'est pour faire comme avec Shake, racheter l'appli, n'en faire qu'une version OSX et l'abandonner en rase campagne, je ne vois pas l'intérêt. Au moins, avec un concurrent, Final cut doit progresser pour rester dans la course. Heureusement, si l'envie leur prenait, il resterait Avid.
avatar iJack | 
@pseudo714 Je suis pourtant un 'fanboy' Apple de la 1ère heure (depuis l'Apple II), mais j'aurais aimé qu'Apple laisse le choix à l'utilisateur d'utiliser Flash, au moins sur iPad. L'iPad rencontrera en effet de nombreux nouveaux concurrents pour les fêtes de Noel, et dont certains n'ont que pour seul atout d'être compatibles Flash ! C'est l'affaire Flashgate !!! Peut-être que le pas franchi avec cette nouvelle rapprochera les 2 sociétés, pour nous pondre un Flash Player qui convienne aux 2, d'ici la fin de l'année, on peut rêver ! @Brewenn En effet, WP7 arrive, aussi Apple doit regarder cela de très près, et s'il y a bien un produit Apple qui fait ses 1ers pas les plus avancés dans le monde de l'entreprise, c'est bien l'iPad. Donc, être un peu 'plus' ouvert côté développement peut avoir un écho favorable auprès des entreprises, qui n'ont pas toutes, loin s'en faut, des Mac à disposition, mais qui lorgnent pourtant sur la tablette d'Apple...
avatar iJack | 
@ziggyspider En effet, j'ai été surpris et déçu du sort de Shake, à ses débuts, encensé par Apple et la presse (a participé entre autres aux effets spéciaux du Seigneur des Anneaux...), et au fil du temps 'mis au placard'... J'ai connu à une époque son (co-)créateur, il déambulait dans les couloirs de Cupertino, sans initiatives aucunes, Apple ayant racheté toute son entreprise, l'interdisant de toute activité concernant son bébé :( Apple avait toutefois fait passer son prix d'un rapport d'un 10 à 1 au passage il me semble... Je suis par conséquent d'accord avec ta conclusion, il faut des rivaux pour que cela soit sain :)
avatar yebmal | 
Pourquoi dire qu'Apple "redevient raisonnable" ? L'a-t-il jamais été ? Son succès n'est-il pas fondé sur une audace constante et un sens aigu du risque assumé ? N'est-ce pas le "raisonnable" qui sue l'ennui, est sans intérêt et ne mérite guère de commentaire ? Mais il est bien vrai que le petit bout de la lorgnette ne permet de voir que le détail. Pour le reste, il faut prendre de la hauteur ...
avatar iJack | 
@yebmal Apple l'a pourtant été voici pas mal d'années, "raisonnable", complètement dans le rang, avec un patron pourtant "aguerri" (Ex Coca Cola), ce qui l'a amené à frôler le dépôt de bilan... Le retour de SJ, rappelé pour "sauver" l'entreprise, a redonné du sens au terme "différent", donc "non" raisonnable. iMac... iPod..., que des produits non raisonnables à leurs débuts... Apple est condamné, vu la particularité de son job, à sortir des sentiers suivis par ses concurrents. Cela a d'ailleurs été rappelé tout récemment par le patron d'Acer, qui considère qu'Apple est un virus "mutant". C'est à un certain point de vue, une éloge, il ne faut pas se méprendre. Les switchers récents ne comprennent pas toujours la politique d'Apple, à base de secrets et autres annonces fracassantes et contradictoires, je peux les comprendre, et condamnent souvent Apple, lors de ses confrontations régulières avec ses concurrents historiques...
avatar codeX | 
[quote]Le client, celui qui va payer a le droit d'exiger tout ce qu'il veut. Y compris Flash.[/quote] Il a aussi le droit de se renseigner sur les fonctionnalités de ce qu'il achète et de ne pas tomber des nues lorsqu'il découvre que son iMachin est dépourvu de la capacité de l'abreuver de pub. Si Flash me tenait tant à coeur j'aurais acheté un iMachin sous Androïd plutôt qu'un iPhone avec ses limitations. Le ridicule ne tuant plus, la prochaine fois que je change de voiture je vais l'exiger avec des chenilles, puisque je la paye.
avatar françois bayrou | 
"lorsqu'il découvre que son iMachin est dépourvu de la capacité de l'abreuver de pub" Tu vas peut être tomber des nues mais le iMachin a sa régie de pub dédiée, qui s'appelle iAd ! Je sais c'est un peu hors sujet mais attention aux raccourcis faciles comme flash = pub... l'iPhone est le premier smartphone qui a une régie pub dédiée. Ceci dit je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'un client n'a aucune exigence à avoir si ce n'est que le contrat de vente et que les normes en vigueur ( sécurité, santé, iso machin et iso trucs ) soient respectés. ( Moi la prochaine fois que j'achète une voiture je vais l'exiger avec une friteuse sous le siège passager. Avec filtre à odeur bien évidemment )

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