iPhone : Apple est prête au changement

Christophe Laporte |
Au cours d’une conférence organisée par Goldman Sachs, Timothy Cook, directeur général délégué d’Apple, a fait quelques révélations intéressantes (il peut être écouté ici).

Il a réaffirmé notamment qu’Apple avait toujours l’intention de vendre dix millions d'iPhone cette année. Il y a quelques jours, des analystes doutaient que la firme de Cupertino puisse tenir ses objectifs. Mais le plus intéressant à noter est sa petite phrase au sujet de la stratégie commerciale autour de l’iPhone, Cook a ainsi affirmé que la pomme n’était pas « mariée» à un business-modèle en particulier.

Autrement dit, si cela est avantageux pour Cupertino, elle pourrait très bien cesser de vendre son iPhone via un opérateur exclusif dans chaque pays. Selon lui, la seule véritable obligation de sa société est de vendre les meilleurs téléphones au monde. Il a indiqué toutefois que travailler avec un nombre restreint d’opérateurs a permis à Apple d’offrir la meilleure expérience possible à l’utilisateur, tout en poursuivant son apprentissage du monde des télécoms.

Il est également revenu sur la baisse de prix de l’iPhone intervenue à l’approche des fêtes de fin d’année. Ce n’est pas simplement une volonté d’Apple de répondre à ses clients le trouvant trop cher, mais de constituer une base utilisateurs suffisamment conséquente pour que les développeurs, une fois le SDK disponible, ne puissent être «limités que par leur imagination».

Concernant le marché des iPhone désimlockés, il s’est borné à dire que cela montrait bien l’engouement que suscite son appareil à l’international. Selon lui, l’iPhone a un gros potentiel. « J’ai besoin d’un mot encore plus fort qu’énorme pour le qualifier », a-t-il déclaré.

L’iPod a également été évoqué, ainsi que sa baisse de régime due en partie à l’iPod shuffle dont les ventes ont reculé de 17 % pendant les fêtes de fin d’année a-t-il révélé. Tim Cook espère que le réajustement tarifaire du shuffle 1 Go et l’arrivée d’un modèle 2 Go permettront à Apple de relancer ses ventes. S'agissant du ralentissement des ventes aux États-Unis, le directeur général délégué l'a imputé à la conjoncture économique et non à une éventuelle saturation du marché. A Noël, 40 % des acheteurs faisaient pour la première fois l’acquisition d’un iPod.

Il a expliqué enfin que la stratégie d’Apple reposait sur l’innovation. C’est l’un des modèles les plus difficiles à mettre en œuvre, mais il permet de réellement se différentier de la concurrence, a-t-il affirmé en substance. Grâce à cela, Apple réalise un chiffre d’affaires de 24 milliards de dollars avec seulement quatre lignes de produits. Impressionnant, non ?


avatar ParanoX | 

[quote]l’iPhone a un gros potentiel. « J’ai besoin d’[b]un mot encore plus fort qu’énorme[/b] pour le qualifier »[/quote]
- Rocco ?

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Bonne journée

avatar ParanoX | 

[quote]l’iPhone a un gros potentiel.
« J’ai besoin d’[b]un mot encore plus fort qu’énorme[/b] pour le qualifier »[/quote]
Tim Cook ou Rocco Cock ?

allez je retourne me coucher

avatar Orpioo | 

"Il a indiqué toutefois que travailler avec un nombre restreint d’opérateurs a permis à Apple d’offrir la meilleure expérience possible à l’utilisateur."
Bof. Encore faut-il permettre aux utilisateurs de pouvoir l'acheter. Neuf mois de commercialisation et seulement quatre pays ouverts à la vente pour l'iPhone, je ne me vanterais pas trop à sa place.

avatar valentinus | 

lol :D
pas mal paranox

avatar Mac1978 | 

Pas mariée avec un business-model. On peut donc enfin espérer qu'ils vont vendre leur iPhone dans plus que quatre pays.

Quand on lit le livre de J. Sculley de "Pepsi à Apple", on comprend qu'à l'époque la firme de Cupertino était persuadée que son modèle de tout faire toute seule pour changer le monde l'a amenée à ne pas licencier MacOS, et de premier constructeur mondial d'ordi personnel avec plus de 15% de part de marché vers 1985, elle est tombée à 2% de part de marché et aux environs de la 15ème place dix ans plus tard.

Seuls les imbéciles faisant deux fois les mêmes erreurs, on peut croire qu'ils ont compris qu'avec un tel bijou, il fallait inonder le marché pour avoir plus qu'un succès d'estime. Mais il y a encore 2 ans, Jobs comparait Apple à BMW, alors on peut craindre le pire.

S'ils veulent refaire le cout de l'effet halo réussi avec l'iPod amenant les particuliers égarés dans le monde PC à venir au Mac dans le monde de l'entreprise, ils faut qu'ils permettent aux cadres d'utiliser l'iPhone comme un Blackberry. Et là, les entreprises ont souvent des accords globaux avec un opérateur et le décideur n'en changera pas juste pour permettre l'achat d'iPhone. Mais si l'opérateur n'a pas d'importance et que l'iPhone est "Exchange compatible", alors ils ont une bonne chance. Et quand les cadres auront majoritairement un iPhone, ils commenceront à suggérer que les produits Apple ont vraiment quelque chose de plus, la qualité et la facilité, qui peut expliquer une majoration de prix, si cette dernière redevient raisonnable.

avatar Nicosun | 

Tiens enfin (peut être) une bonne nouvelle, j'attends de pouvoir acheter cet iphone depuis des mois de façon officielle, et il semblerait que l'espoir renaît car ça m'énerve d'en voir partout ici sans pouvoir l'acheter.

De toute façon cette politique d'exclusivité ne mènera à rien, j'ai bien cherché le pourquoi du comment avec mes maigres connaissances et à part l'utilisation de leur 30 % pour supprimer le roaming sur leur appareil (ce qui se serait une stratégie mortelle pour la concurrence) je n'avais rien trouvé.

Bref Apple semble revenir a des stratégies commerciales "normale"...

avatar tahitimellow | 

Oui enfin, même tombée à 2% du marché il y a quelques années, Apple affiche aujoutd'hui un chiffre d'affaires de 24 milliards, donc trouver que ses dirigeants sont dans l'erreur...

avatar Brewenn | 

En route vers le marketing de marchand de lessive, de dentifrice ou de produits laitiers indispensables pour le bon fonctionnement de votre organisme... dés que les ventes chutent, de nouveaux agents lavent plus blanc, le super fluor protège mieux vos dents, les nouvelles bactéries "plusdus" facilitent mieux votre transit etc..

avatar Orpioo | 

Passer de 2% à 3% en dix ans, je ne suis pas certain que l'argument de la part de marché bonifiée soit valable.

avatar flette | 

@ ParanoX

Merci pour ce sourire du matin.

avatar flette | 

@ Mac1978

Bien vu.
La reconquête passe aussi par les entreprises.
Les PME sont capables de dépenser plus pour un Mac, mais encore faut il que les besoins de base soient couverts, compta, paye, facturation, téléphonie, etc.
Pn ne vit pas que du multimedia... même dans les entreprises de multimedia

avatar melaure | 

Un iPhone 2 débarrassé de son exclusivité aurait un sacré impact ! :D

avatar Nicosun | 

@ flette

oui et j'en suis le futur exemple ma PME va Switcher dans quelques mois, étant donné que les besoins sont couverts.

avatar Mac1978 | 

@ tahitimellow

Certes Apple aujourd'hui va bien, surtout grâce à l'iPod, et aux inconditionnels comme nous.

Mais peut-être que comme moi, tu as vu à quel point à la fin des années 80, début des années 90, il était devenu impossible de faire acheter des Mac en entreprise en raison de la stratégie fermée d'Apple qui pensait savoir tout faire mieux que tout le monde, alors tu réalises qu'aujourd'hui Apple, avec simplement, disons 7% de part de marché pour son matériel haut de gamme au design superbe et 30% pour son OS vendu sous licence, ferait 40mia de C.A. (c'est pas le plus important), mais serait vraiment une alternative crédible aux PC, non seulement pour les particuliers et les graphistes, mais aussi en entreprise. Les cadres y auraient tous un Newton 5G :-))

Et puis, si Apple existe encore aujourd'hui, elle a quand failli disparaître vers la fin des années 90. Et on achèterait quoi si elle n'était plus là?

avatar nlex | 

Bon, on va pas refaire le débat de la licence de MacOS, la vérité est beaucoup moins caricaturale que ce qui est présenté ici, et surtout le Mac n'a JAMAIS fait 15% de PDM donc le raisonnement est faux (et oui ce qui marchait chez Apple c'est l'Apple II qui ne tournait pas avec MacOS, pas le Mac).

D'ailleurs d'après Wikipedia le problème du Mac fut hardware et non software :
[i]L'une des leçons que les premiers Apple II nous ont permis de tirer, fut l'importance d'une architecture ouverte. Les slots d'extensions qui permettaient à n'importe quelle carte de prendre le contrôle du bus, ont permis le démarrage d'une industrie indépendante de fabrication de cartes. Une grande quantité de produits fut ainsi élaborée, et les utilisateurs eurent liberté de créer des systèmes finalement plus puissants et plus utiles (à coût inférieur) que tout ce qu'aurait alors pu produire Apple, s'il avait préféré un système propriétaire. Par la suite, Apple ne parvint pas à doter ses premiers modèles de Macintosh d'une telle architecture ouverte, ce qui fut un handicap majeur pour leur popularisation. Sorti à la même époque, l'IBM PC bénéficia quant à lui d'une architecture ouverte, qui contribua largement à son grand succès, bien que, IBM ne parvenant pas à prévenir la création de clones, il se vit finalement éclipsé par des concurrents tels que Dell, Compaq/Hewlett-Packard, et Gateway.[/i]

À mon avis le problème fut aussi marketing, mais bref.

Pour le reste je suis content de voir que Apple reste ouvert : à mon avis ils regardent Android avec intérêt !
C'est vrai que l'iphone pourrait être dispo sur 'tout' la planète et je ne suis pas sur que d'autres révolutions technologiques auraient eu lieu avec un modèle aussi contraignant.
Tout le calcul est de savoir s'ils gagneront plus que ce qu'ils perdent !

A moins qu'ils trouvent un moyen de faire co-exister les 2 systèmes mais alors la bon courage !

avatar javert | 

Bonnes nouvelles pour la vente dans les autres pays. Mais hélas si le système de vente passe comme en
France par un seul opérateur cela freine les ventes , en effet le plus petit forfait Orange est de 50 €, bien trop cher pour la plupart des jeunes

avatar Brewenn | 

Sic:
"en effet le plus petit forfait Orange est de 50 €, bien trop cher pour la plupart des jeunes"

Normal sur ces 50,00 € tout ne vas pas à Orange.

avatar james85 | 

J'ai eu la chance de voir acquérir quasiment simultanément le Mac et le PC par mon entreprise. Le Mac était super pour écrire des documentations. Le PC était super pour programmer. Très vite, on a pu avoir sur DOS des logiciels de programmation du type Turbo Pascal ou Turbo C qui ont permis de développer rapidement et à moindre coût, y compris avec des interfaces multifenêtres en mode texte. Il n'y avait rien d'aussi ergonomique, d'aussi pratique et surtout d'aussi renatble pour développer sur un Mac.

Et très rapidement, le PC s'est retrouvé avec des masses d'applications, tandis que le Mac, même s'il était plus sexy, restait confiné dans les secrétariats. Parce qu'il était beaucoup plus compliqué de développer des applications.

La situation ne s'est pas arrangée avec Windows : tandis qu'on restait avec des outils basiques sur Mac ou à la rigueur qu'on avait 4D, sous Windows sont apparus des langages style Visual Basic ou Powerbuilder qui permettait de développer rapidement des applis.

A mon avis, c'est aussi une des raisons pour lesquelles le Mac est resté marginal : le manque d'outils efficaces pour faire du développement.

avatar Mac1978 | 

@ nlex

Si tu lis correctement mon mail, tu verras que je parle de Apple et non pas de Mac OS, ni du premier Mac 128, ni de Lisa.

Toujours est-il que d'après Sculley, mais aussi Jeffrey Young et William L. Simon dans iCon: Steve Jobs or the greatest second act in the history of business, la part du marché de l'ordinateur personnel de [b] Apple [b] au début des années 80 était bien de 15% et qu'avec le meilleur OS et de loin, il n'ont pas pu conserver cette position en raison de la stratégie choisie par Jobs à l'époque, à savoir imposer sa vision au reste du monde. Il a quand même refusé de licencier MacOS en 1984 à un entrepreuneur du nom de Bill Canion, cofondateur de Compaq, qui deviendra vers la fin des années 90 le plus grand pourvoyeur de PC type boîte à pizzas. Ce n'est pas une caricature, mais un cas de marketing intéressant à travailler dans les meilleures "business school" du type Harvard ou INSEAD.

Il est certes toujours facile de critiquer après, mais si comme moi, tu avais signé un bon d'achat pour trente Blackberry la semaine dernière, après avoir signé à contre coeur dans les années 90 des bons pour des IBM XT alors que j'utilisais un Mac chez moi, tu te rendrais compte que la volonté d'imposer le modèle du pourcentage sur les communications, modèle qui implique l'opérateur unique, ressemble furieusement à la stratégie de l'OS des années 80.

Sur les 30 personnes qui vont recevoir un Blackberry dans les 3 mois qui viennent dans ma boîte, une bonne moitié a demandé s'il n'était pas possible d'obtenir un iPhone. Mais, premièrement, l'iPhone ne se vend pas officiellement là où je travaille, deuxièmement, à ma connaissance, il n'a pas de système push mail de type Blackberry ou Exchange, et troisièmement, la boîte, comme toutes les entreprises, a un accord global avec un opérateur pour la téléphonie fixe, mobile et les lignes data. Alors on n'en changera pas juste pour l'iPhone s'il devient achetable officiellement dans ma jungle.

avatar Tonga | 

@james85

pas d'outil de dev ? Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre. As tu oublié, si tant est que tu les aies connu, MPW et Mac App, Thinc C et Think Pascal, sans mentionner des langages un plus exotique comme du Forth, Basic, etc ....

avatar Mac1978 | 

@ Tonga.

C'est vrai que MPW et MacApp, c'était vraiment super pour l'époque. 10 ans d'avance et dix classeurs larges de docs à télécharger à 64Kb/sec! Mais pour aborder le concept d'objets, c'était top.

Et quel crève coeur que d'acheter des PC pour entreprise sur lesquels les développeurs utilisaient des langages purement procéduraux type Cobol, voire Fortran, ou dBase I pour les SGDB, simplement parce que Apple, en refusant de licencier sont OS, n'avait pas su occuper le marché. Et d'entendre ses dirlo informatiques vanter MS-DOS et dire que l'interface homme-souris ne resterait qu'un gadget pour gamins gâtés...

J'y pense tous les matins quand j'allume mon PC au bureau et que je me réjouis de retrouver mon iMac le soir... Ou comme aujourd'hui en vacances, je passe 2 heures sur MacGe.

avatar alansmith | 

Neuf mois de commercialisation et seulement quatre pays ouverts à la vente pour l'iPhone, je ne me vanterais pas trop à sa place.

Bah si justement, car cela prouve justement que le potentiel de l'iphone est encore enorme !!
Et ils ont eu raison de pénétrer gentiment le marché des mobiles, sans déverser des iphone partout, en attendant de mettre les gaz et de conquerir la planète une fois que le marché est bien analysé...

C comme faire l'amour à une femme, en quelque sorte !
(Strategie d'Apple = Croquez la Pomme ! ;o)

avatar alansmith | 

@ ParanoX
- Rocco ?

Oui ?? ...on m'appelle ?
;o)

avatar BioSS | 

« J’ai besoin d’un mot encore plus fort qu’énorme pour le qualifier », a-t-il déclaré.

Sa copine me le dit souvent.

avatar nlex | 

@ Mac1978

Non mais moi je suis pour que l'iphone puisse être acheté n'importe ou, sans abonnement !

Je dis juste que pour le mac c'est différent, Si Apple avait signé avec Compaq, peut être également qu'elle ne fabriqueraient plus d'ordinateurs et ne vendraient que l'OS et elle seraient aussi riche que Microsoft, l'expérience utilisateurs des PCistes s'en trouveraient améliorés mais pas celles des Maceux, et je taperais ce message non pas d'un magnifique iMac mais d'une boite à pizza type Dell, voir Sony.

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