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Linus Torvalds a utilisé Claude pour une modification sur le noyau Linux… et ce n'est pas un problème

Pierre Dandumont

mardi 13 octobre 2026 à 13:04 • 11

Intelligence artificielle

Linus Torvalds, créateur du noyau Linux, n'est pas forcément tendre quand il parle des IA1, mais il n'est pas foncièrement contre les nouvelles technologies quand elles peuvent l'aider dans son travail. Après avoir mis au clair les usages de l'IA pour le noyau Linux, qu'il supervise, il a publié récemment un patch du noyau qui a été mis au point en collaboration avec Claude Code.

Tux, la mascotte de Linux. Larry Ewing.

Le nom du patch, noref-filemap-read-with-llm, est parfaitement explicite et — comme le remarque Phoronix — sa description aussi. Linus explique bien qu'il a travaillé avec Claude dans son message.

« The code, the test programs, the review behind the list above and the first draft of this text were done with an LLM coding assistant (Claude Code) under my direction. The measurements were run on my machine. »

« Le code, les programmes de test, les vérifications à l’origine de la liste ci-dessus ainsi que la première version de ce texte ont été réalisés avec l’aide d’un assistant de programmation reposant sur un grand modèle de langage (LLM), Claude Code, sous ma direction. Les mesures ont été effectuées sur ma propre machine. »

On peut donc supposer qu'il a eu l'idée de base, qu'il a demandé à Claude de la mettre en place, qu'il a relu le code et qu'il a compris ce que le code faisait. Dans un autre message, repéré aussi par Phoronix, il explique qu'il a utilisé un LLM pour comprendre ce que faisait un patch proposé par un autre utilisateur, ce qui a d'ailleurs permis de trouver d'autres bugs.

Dans l'ensemble, Linus Torvalds n'est pas foncièrement contre l'IA, mais il prêche pour un usage supervisé par un humain, spécialement dans le cas du noyau Linux, qui est un composant très important et sensible dans des milliards d'appareils. Son reproche principal à l'IA se concentre sur les personnes qui détectent des bugs grâce à l'IA (et probablement sans supervision humaine) et qui ne proposent pas de correctifs. C'est un cas particulier qui pose de nombreux problèmes, étant donné que les ressources pour corriger les bugs sont foncièrement limitées.

Quand l

Quand l'IA sature la chasse aux bugs : le coup de gueule de Linus Torvalds

Dans la pratique, toute la question est de savoir où mettre le curseur sur l'usage de l'IA et — dans le cas du noyau Linux — tout est en fait parfaitement clair depuis plusieurs mois.


  1. Ni quand il parle des autres développeurs, par ailleurs.  ↩︎

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