Fêtez les 40 ans du Mac avec MacGeneration

Anthony Nelzin-Santos |

Le 24 janvier 1984, Steve Jobs montait sur la scène du Flint Center pour présenter le Macintosh 128K. Quarante ans et 412 modèles plus tard, le Mac n’est plus que l’une des nombreuses activités de l’entreprise la plus riche de la planète, qui s’apprête d’ailleurs à commercialiser le Vision Pro pour entrer dans l’ère de l’« informatique spatiale ». Cela ne nous empêchera pas de fêter l’anniversaire du Mac comme il se doit, avec non pas une, mais trois séries d’articles.

Image Dnilo (CC BY).

Dans la première, nous nous remémorerons quelques machines qui ont marqué chacune de ces quatre décennies et surtout les machines qui vous ont particulièrement marqué, à l’appui de vos nombreux témoignages :

Dans la deuxième, nous donnerons une chance à ceux qui n’ont pas connu cette époque de découvrir le système du Macintosh 128k et même de l’émuler pour l’utiliser eux-mêmes sur leur machine flambant neuve :

Dans la troisième, nous avons interrogé quelques-uns des développeurs « historiques » de la plateforme, de Bare Bones Software à Druide informatique en passant par Lemke Software et The Omni Group. L’occasion de revenir sur un riche parcours parfois semé d’embuches.

Et ce n'est pas tout ! Notre historien Jean-Baptiste a également exhumé des documents d'archives remarquables.

Enfin, ce quarantième anniversaire est l'occasion de mettre les points sur les i à propos d'une fausse anecdote qui a la vie dure : Non, Steve Jobs ne voulait pas renommer le Macintosh en « Bicycle ».

Tous ces articles ont été réalisées avec le soutien des membres du Club iGen. Alors que le Macintosh fête ses 40 ans, MacGeneration s’apprête à fêter ses 25 ans. Pour encourager encore des années et des années d’articles originaux et exigeants sur Apple et le monde de l’informatique, abonnez-vous !

avatar switch | 

Mon frère avait acheté le Mac + ( 512 Ko de ram) en 1984 (plus de 30.000 francs) et je me suis initié sur ce modèle, avant de pouvoir acheter mon premier Mac + trois ans plus tard.
Et je n'ai jamais cessé le Mac depuis, en y laissant pratiquement tous mes revenus jusqu'en 2000.
Et le prodigieux HyperCard, mon premier environnement de dév, des milliers d'heures à apprendre la POO qui me seront très utiles plus tard.
La naissance de mon fils a beaucoup calmé mes ardeurs acheteuses de Mac. Mais 14 ans plus tard j'ai inversé la tendance puisqu'à présent je vis de mon métier "d'informaticien local".

avatar smog | 

@switch : Hypercard, qu'est-ce que c'était bien ! Je ne m'en servais pas pour des applications sérieuses, mais j'ai tant appris avec ce logiciel... Je trouvais que le Mac valait la peine juste pour ce soft, quand on raillait mon goût pour cet ordinateur en N&B (les copains avaient des Amstrad CPC en couleur, ou des PCs, mais pour ces derniers rien n'était compatible - surtout les cartes graphiques si ma mémoire est bonne)

avatar melaure | 

Merci pour cet event, une année vraiment spéciale !!! Et oui Apple a eu une sacrée influence sur nos vies, plus que toutes les autres marques informatiques. Et je suis heureux qu'on puisse plus facilement bosser sur macOS en entreprise !

Perso je fête ma 42ème année en tant qu'Apple User ! Apple IIe forever ! :D :D :D

avatar StephanM3 | 

@melaure

On n’en parle pas assez de l’Apple II ! 😀

avatar Franz59 | 

Ah oui, le //e avec sa carte chat mauve et la couleur sur un écran cathodique.
Et les floppies grand largeur que l'on bidouillait pour utiliser les 2 faces...
Sans parler de Locksmith ou Nibble away pour "déplomber" les jeux...

avatar occam | 

Mes 40 ans du Mac en cinq flashcards :
1 – l’émerveillement ; 2 – l’espoir ; 3 – le rayon vert ; 4 – le dépit ; 5 – le sevrage.

1. L’émerveillement : fin décembre 1983, je reçois par fax un résumé du draft d’un article de Bruce Webster qui fera la une de Byte Mag, numéro de février '84. Quand j’aurai entre les mains un 128K, un an plus tard, je serai ravi du concept, désappointé par les limites évidentes. Limites signalées déjà par J. Edward Chor dans son opinion contraire du même Byte : https://aresluna.org/attached/computerhistory/articles/macintoshbytereview/asecondopinion Diagnostic prémonitoire, il préfigure les déficits structurels de chaque lancement d’Apple : ils ont toujours été dans son ADN ! L’émerveillement continue avec le 512K (board dans une carcasse de 128K ustionné) et se confirme avec le Mac Plus, le premier qui me permet de travailler.
2. L’espoir : OS X Jaguar me montra ce dont Unix sur Mac était capable. OS X Tiger fut ma première version OS X productive. Dès ce moment, j’eus l’espoir d’un Unix à visage humain sur tous les bureaux, et surtout dans chaque sac à dos.
3. Le rayon vert : l’annonce d’iPhone. Un moment rare : une machine exactement comme je l’avais envisagée, avec un système comme je l’avais toujours souhaité. Unix in every pocket, pour contrer la vision de Bill Gates : Windows on every desktop. Je l’ai écrit au fondateur de MacInTouch, et j’en eus l’écho le plus positif de ma vie.
4. Le dépit : depuis une décennie. Comme Hemingway : « Two ways. Gradually and then suddenly. » J’en ai assez dit ici.
5. Le sevrage : complet depuis 2018-19. Un bref retour sur Mac cette semaine, pour mettre en route un Mini neuf, me l’a confirmé : des souvenirs, mais pas l’ombre d’un regret – à part celui de ce qui pouvait devenir, qui était tout tracé, et qu’AAPL a empêché d’être. Time after time.

avatar MarcMame | 

@occam

"Mes 40 ans du Mac en cinq flashcards :
1 – l’émerveillement ; 2 – l’espoir ; 3 – le rayon vert ; 4 – le dépit ; 5 – le sevrage."

————
Je n’aurais pas mieux résumé ces 40 dernières années…
Je m’y retrouve complètement.

avatar BeePotato | 

@ MarcMame : « Je n’aurais pas mieux résumé ces 40 dernières années…
Je m’y retrouve complètement. »

Moi, pas du tout.
Pour moi, l’émerveillement, le dépit et l’espoir ont été répétés en boucle quasiment tout au long de ces décennies de sorties de nouveaux Mac. Très régulièrement de nouvelles fonctions devant lesquelles s’émerveiller, mais accompagnées quasi-systématiquement de limitations générant un certain dépit et un peu d’espoir que ça finira par s’améliorer.

Malheureusement, ce qui n’a pas changé non plus sur cette période, c’est le fait que rien de mieux ne soit proposé ailleurs, donc pas de sevrage pour moi.

avatar occam | 

@BeePotato

> "Moi, pas du tout."

Pourquoi voudriez-vous vous y retrouver ?
Nos expériences diffèrent, nos perpectives contrastent, nos trajectoires divergent.
Au contraire, la convergence serait remarquable, méritant d’être signalée.

avatar BeePotato | 

@ occam : « Pourquoi voudriez-vous vous y retrouver ? »

Je ne le veux pas (ni n’ai suggéré que je pourrais le vouloir).

Pourquoi alors avoir écrit un commentaire à ce sujet ? Pour la même raison (je suppose) que celui auquel je répondais (voire votre commentaire initial) a été écrit : je me suis dit que ça pourrait peut-être intéresser quelqu’un, notamment parce que je ne me suis pas contenté de dire que je ne m’y retrouvais pas, présentant en complément un cycle différent.

« Au contraire, la convergence serait remarquable, méritant d’être signalée. »

Elle l’a déjà été, par MarcMame (ce qui a aussi joué dans ma décision de publier un point de vue divergent).

avatar melaure | 

@MarcMame

J’ai une phase du dépit bien plus longue que toi du coup, surtout à cause du tout soudé, mais pour moi le sevrage c’edt d’avoir abandonné Windows 10 au boulot l’an dernier. Sans aucun regret …

avatar Jean-Jacques Cortes | 

1984, j’avais 18 ans, que le temps passe vite.
J’ai testé ce Macintosh dans un magasin d’informatique à côté de chez moi. C’était extraordinaire de simplicité. En quelques secondes on avait compris comment s’en servir.
J’ai un exemplaire de ce Mac dans ma collection. On le reconnaît à l’absence de la mention 128 au dos du Mac et à la présence des signatures de toute l’équipe Mac à l’intérieur du capot.

avatar DG33 | 

Après un CPC 2001 mon père a acheté un Mac 512 et nous l’a mis dans les mains, accompagné d’une ImageWriter. Quel choc !
J’ai imprimé ma liste de lecture du Bac de Français, ça avait tellement plus de gueule que la machine à écrire…🫠
Vite transformé en Mac Plus, complété par un disque dur 20Mo.
MS Basic (je n’ai jamais su quoi en faire), HyperCard pour mes 18 ans.
ABC Base puis 4D.
Souvenirs () mon premier carnet d’adresses.
Mac SE tarif étudiant vite transformé en SE/30.
Premier job chez Imagol Bd Raspail, puis chez MicroservicE à Metz et Nancy.
Puis je suis passé dans des boites PC 🤫
Mais parmi les premiers à avoir un iPhone importé par un ami.

avatar smog | 

@DG33 : le SE/30 me faisait rêver !
Mais le Classic aussi, avec son design revu et sa souris bien plus efficace.
Je me rappelle aussi de la StyleWriter et la révolution TrueType... Enfin des textes et dessins dignes d'une laser.

avatar guyves | 

1993, avec mes indemnités de licenciement, achat d'un Mac CENTRIS 650 avec DD interne de 500 Mo (énorme à l'époque), un lecteur de disquettes et un lecteur CD-DVD intégré (et quelques DVD en prime), le tout avec un modem et une imprimante (avec entre autres : envoi, réception et impression de fax - une révolution), internet (avec un modem 14 400… qui crépitait comme un Télescripteur). C'est sur cette configuration qu'avec deux collègues nous avons créé notre société de presse, que l'Automobile & L'Entreprise et son éco-système sont nés et que le N° 1 est sorti pour le Mondial de l'Auto 1994 (il y a 30 ans). Et chaque année, on se précipitait à l'Apple Expo. Que de souvenirs !

avatar raoolito | 

@guyves

Bravo!

avatar valid | 

En 1984 il y avait eu une Apple Fest à Versailles
Le mac avait été présenté par Steve Jobs je crois et Joel de Rosnais

avatar hoovertoulouse | 

Que de souvenirs sur mes premières armes en graphisme : Macintosh II 4 G0 de RAM et 40 M0 de disque et le "surpuissant" Macintosh II FX 8 G0 de RAM et 80 M0 de disque dur.
Ça m'a appris une chose : ne pas gaspiller l'espace disque dur. Même maintenant avec mon MacBook Pro de 2T :-)

avatar Dr. Kifelkloun | 

Pour moi c'est plus de 20 ans de Mac, commencés avec un bon vieux iMac G3.
Et Windows utilisé quand il n'est pas possible de faire autrement, sans le moindre plaisir.

avatar DuBrechaud | 

Bonjour à tous,
A la suite d'un article précédent, j'ai déjà fait part de ma découverte du Mac dans les années 80 et le bonheur que j'ai à utiliser de nombreux modèles différents depuis lors.
Il se trouve que mon fils m'a trouvé chez Emmaüs (pour 50€ !) un MacPlus 1 Mb avec un DD externe.
A priori, il fonctionne car lorsque je l'allume, apparaît la fameuse petite disquette me demandant d'insérer la 1ère disquette système.
MAIS, je n'ai pas ces disquettes système.
Donc si l'un d'entre vous à ça, je serais très très très intéressé pour les récupérer.
Je suis joignable à Fabrice.Guillet@icloud.com
Merciiiiiiiii d'avance.

avatar melaure | 

Si quelqu'un d'autre à un Mac 68k pas trop loin avec un system 6 ou 7, il peut te le copier sur ton DD SCSI.

avatar DuBrechaud | 

@romab
Merci merci pour le tuyau.
Je suis allé voir et je suis perdu.
Pour le Mac que j'ai récupéré, quel système me faut-il ?
Et ensuite, comment je fais pour le mettre sur une ou plusieurs disquettes, disquettes que je peux me procurer où ?
Désolé si mes questions sont basiques mais je suis un amateur malgré mes heures de vol devant un Mac.

avatar MarcMame | 

@DuBrechaud

"quel système me faut-il ?"

———-
Celui que tu veux jusqu’au 7.5.5

avatar iolofato | 

Hop à mon tour d'évoquer mon expérience personnelle Mac depuis 1994. Premières armes sur Amiga pour l'animation puis mon premier Mac un LC475 pour de l'illustration, ont suivi, un PowerMac 5400 pour illus, un Performa 6400 illus et animation, un powerMac G4 pour illus en parallèle un iMac G5, un iBook, un MacMini Server, puis plusieurs G5, 3D et vidéo, puis l'iMac 5K et aujourd'hui un MacStudio M2 Ultra blindé à mort. Évidemment en parallèle des PC, qui ont été pour moi des vraies punitions à utiliser, sytème que j'ai toujours (personnellement) trouvé très très moche et mal foutu, clavier à jeter par la fenêtre mais performances en rendu 3D hors de portée pour Apple… Voilà inutile de polémiquer son mon opinion purement personnel et sans intention d'avoir raison sur quelque point que ce soit, un simple partage de mon parcours machine ;-)

avatar romab | 

@dubrechaud il va falloir bricoler un peu. Plus d'explications en anglais ici :
https://lowendmac.com/2013/classic-mac-os-downloads-and-updates/

avatar romab | 
avatar DuBrechaud | 

@romad
Merci merci, je vais relever mes manches

avatar MarcMame | 

J’évite déjà de fêter mes propres anniversaires alors je vais pas fêter le fait que j’ai mis les mains la première fois sur un Apple II EuroPlus au Palais de la Découverte en 1979…
Faut pas déconner

avatar fte | 

@MarcMame

C’est pas faux. :)

avatar Cric | 

Tous ces articles pour les 40 ans du Mac sont un régal pour moi qui n’ai pas connu cette époque (j’étais utilisateur de la crémerie d’en face… sous MS Dos).

Et je prends autant plaisir à lire les articles que les commentaires pleins d’anecdotes des users de l’époque.

Mais, il y a un Mac qui m’a fait rêvé alors que j’étais en Fac en 93 : le Macintosh Color Classic (pu le II, son successeur) dont Apple faisait là pub sur un prospectus à l’entrée du bâtiment.

Moi qui utilisais un portable HP 286 en CGA (de belle qualité par ailleurs), le choc à l’époque.
Mais pas les moyens de se payer un tel ordinateur, ce rêve est resté inaccessible hélas.

avatar iDanny | 

Et la soirée à Paris mercredi, ça a donné quoi finalement ?
Les surprises ?
J’ai vu aucun retour nulle part 🧐

avatar StephanM3 | 

Vous n’avez pas parlé , du logo créé par Folon, pour le Macintosh.

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