iA Writer : le portage compliqué d'une app Mac sous Windows

Nicolas Furno |

en 2011 sur le Mac, iA Writer est devenu au fil des ans un éditeur de texte multiplateforme, disponible également sur iOS, sur Android et même sur Windows depuis 2018. Cette compatibilité plus large répond à une demande de la part d’utilisateurs qui ne se cantonnent pas tous à l’écosystème d’Apple, et aussi à la volonté de conquérir de nouveaux marchés.

Sur le papier, c’est une décision évidente, mais iA Writer a toujours largement reposé sur des technologies d’Apple. Et puis l’app a largement évolué depuis ses débuts ultra-minimalistes, sans aucun réglage et avec très peu de fonctions. Elle s’est progressivement enrichie d’options souvent complexes qui ne facilitent pas le portage d’une plateforme à l’autre. Surtout quand la voie « facile », un développement commun avec un outil comme Electron, n’est pas celle qui est choisie par ses concepteurs1.

Créé à l'origine par une petite équipe de design de Tokyo, iA Writer est maintenant le fruit d'une petite équipe répartie dans le monde entier. Les apps iOS et macOS sont développées depuis le Japon et la Finlande, tandis que la version Windows a été créée essentiellement en France, et même dans la région lyonnaise !

L’occasion était trop belle et nous avons rencontré Agaric, principal développeur d’iA Writer Windows, pour échanger avec lui sur le développement de l’app sur la plateforme de Microsoft. De quoi (re)découvrir qu’Apple fait beaucoup pour aider les développeurs et que le développement pour Windows n’est pas toujours de tout repos…

Microsoft donne beaucoup moins aux développeurs

Pour développer une app pour Windows, vous avez davantage d’options que pour macOS. Apple est en général plus directive avec ses développeurs, même si les choses vont évoluer avec Catalyst et Swift UI. Jusque-là au moins, la voie reine était le framework AppKit et surtout les API d’interface Cocoa.

Du côté de Microsoft, il y deux voies principales : une voie historique avec Windows Presentation Foundation (WPF) qui existe depuis treize ans, et une voie plus moderne avec Universal Windows Platform (UWP) qui est disponible depuis 2015. En fait, il y en a encore plus, puisque l’on peut toujours utiliser des technologies plus anciennes, dont WinForms, l’ancêtre de WPF qui reste accessible encore aujourd’hui, mais restons à ces deux propositions.

Ces deux technologies sont assez similaires sur quelques aspects, mais elles diffèrent sur des points importants. Sans évoquer les subtilités architecturales, UWP repose sur des technologies plus modernes, mais c’est une solution nettement plus contraignante, puisqu’elle est réservée à Windows 10 et son Microsoft Store. Développer une app qui ne gère que la dernière version du système d'exploitation est rarement possible dans l’écosystème d’Apple pour ne pas se priver d’une part importante d’utilisateurs, c’est encore pire sur Windows.

Sorti en juin 2015, Windows 10 a eu une progression assez lente face à Windows 7 qui est longtemps restée la version la plus populaire. Les statistiques d’utilisation montrent que la politique agressive de Microsoft en matière de mises à jour a payé et la majorité des utilisateurs du système utilisent la dernière version. Il n’en reste pas moins que c’est une courte majorité et qu’une app comme iA Writer se couperait quasiment de la moitié de son marché en ne prenant en charge que Windows 10.

C’est pourquoi la version Windows d'iA Writer a été créée avec WPF, la technologie la plus ancienne, mais aussi la plus largement compatible. Ce choix a compliqué le développement, en raison de certaines technologies obsolètes fournies par Microsoft. En guise d’exemple, évoquons l’aperçu d’iA Writer, qui affiche le contenu Markdown converti en HTML, qui repose sur une vue web. Sur macOS et iOS, cet aperçu exploite un composant standard fourni à tous les développeurs et basé sur une version récente de Webkit, le moteur de rendu de Safari.

La version actuelle d’iA Writer, avec son aperçu séparé et construit avec le moteur de rendu d’Internet Explorer.

WPF intègre aussi une vue web que les développeurs peuvent exploiter, mais elle repose sur le moteur de rendu… d’Internet Explorer. Autant dire qu’il n’est plus tout jeune, qu'il ne respecte pas les derniers standards du web et qu'il n’est pas très rapide. Sur ce point, choisir UWP n’aurait pas forcément aidé, puisque bien qu'elle repose sur le moteur plus moderne d’Edge, la vue web est trop limitée et Microsoft est maintenant en pleine transition sur le moteur de Chrome.

Faute de mieux, iA Writer Windows repose sur Internet Explorer pour sa fonction d’aperçu. Mais cette solution n'est pas satisfaisante, notamment parce qu’elle impose d’avoir un aperçu dans une fenêtre séparée, plutôt qu’intégré comme sur macOS. Le rendu des polices est aussi loin d’être optimal, si bien que l’affichage est assez différent sur PC. Dans la prochaine version de l’app, une solution radicale va être mise en place : iA Writer va intégrer un navigateur web.

Ou en tout cas, l'éditeur de texte va intégrer le moteur de rendu d’Apple, WebKit. C’est un projet open-source, que n’importe qui peut utiliser comme il l’entend, y compris sur Windows. Cet ajout va permettre aux concepteurs d’iA Writer de rapprocher leurs apps macOS et Windows, avec notamment un aperçu intégré dans la fenêtre principale. Et puis le rendu des polices sera nettement plus proche sur les deux plateformes, puisque le moteur sera identique.

Capture d’écran d’une prochaine version d’iA Writer Windows avec Webkit et un aperçu nettement plus proche de celui que l’on a sur macOS.

En optant pour Webkit, iA Writer va grossir un petit peu sur Windows, sans ralentir pour autant. Le développeur nous confiait que la version en développement était même plus rapide que l’actuelle, ce qui s’explique notamment par la vétusté du moteur d’Internet Explorer. Autre bénéfice, les PDF seront générés en utilisant directement Webkit, parce que c’est aussi une brique de base fournie par Apple qui est absente sur Windows.

Comme nous avons eu l’occasion de l’évoquer dans un autre article, le PDF n’est pas un format récent, puisqu’il a été créé dans les années 1990. Apple a travaillé avec Adobe dès le départ et macOS a hérité de la possibilité de créer des PDF gratuitement, à la fois pour les développeurs et pour les utilisateurs2. Rien de tel sur Windows, où chaque app doit intégrer son propre moteur de création de PDF.

Actuellement, iA Writer intègre son propre moteur d’export pour générer les fichiers PDF. En ajoutant WebKit, l’app pourra se débarrasser de cette dépendance, mais pas de toutes les autres. En effet, la version Windows de l’app repose sur d’autres briques, souvent pour répondre à des problèmes que macOS gère automatiquement. Par exemple, la détection du format d’encodage des fichiers n’est pas fournie par Microsoft et l’équipe utilise une brique fournie par Mozilla exclusivement pour cette tâche.

La solution reste relativement simple quand un module tiers peut être intégré pour ajouter une fonction. Mais dans certains cas, iA Writer doit repartir de zéro pour aligner la version Windows sur les versions macOS et iOS. Le meilleur exemple est le surlignage de syntaxe, une fonction proposée depuis fin 2013 sur macOS. Elle permet de mettre en avant certains mots, pour voir tous les noms, tous les adverbes, les adjectifs ou encore les verbes dans une couleur différente à chaque fois.

Surlignage de la syntaxe sur macOS.

Cette fonction repose sur une base fournie par Apple et modifiée par iA Writer, et il n’existe absolument rien de tel sur Windows. Pour la proposer, il faudrait recréer la fonction à partir de zéro, ce qui est un travail monstre. Imaginez donc, il faudrait un dictionnaire pour distinguer les mots selon leur type, voire un modèle d’apprentissage automatisé (machine learning) pour chaque langue. Apple a fait une grande partie du travail et les développeurs peuvent en bénéficier « gratuitement », mais il n’y a aucun équivalent chez Microsoft.

Au passage, même la correction orthographique n’est pas fournie de base par Microsoft. Il existe malgré tout une solution assez simple pour régler ce problème et iA Writer intègre ses propres dictionnaires sur Windows.

Un écosystème nettement plus hétéroclite

L’autre difficulté quand on développe une app pour Windows, c’est que l’écosystème est nettement plus hétéroclite que pour macOS ou iOS. Si l’on s’en tient aux ordinateurs, les Mac portables et fixes se ressemblent tous sur le plan matériel, surtout que l’app n’est compatible qu’avec macOS 10.11 et les versions suivantes. Le développeur doit gérer un nombre limité de cas, à la fois en matière de tailles d’écran (minimum 12 pouces) et de processeur (uniquement Intel) ou encore de carte graphique.

Dans l’univers Windows, c’est plus compliqué, surtout si l’on veut partir de Windows 7. Pour commencer, il faut prendre en charge des systèmes très différents, depuis Windows 7 qui va bientôt fêter son dixième anniversaire jusqu’à Windows 10, en passant par Windows 8 et son interface pour tablettes. Devoir gérer dix ans de système d’exploitation ne simplifie pas le travail de développement, il faut prévoir de multiples cas de figure.

La Surface Book de Microsoft, ordinateur portable ou tablette tactile en fonction des envies.

Dans le monde Mac, ce serait l’équivalent d’une app compatible avec Snow Leopard qui devrait gérer les dernières innovations de macOS. Ce grand écart est aussi nécessaire sur le plan matériel, puisque Windows 10 tourne indifféremment sur les ordinateurs traditionnels, portables ou non, et sur les tablettes. Sans oublier les hybrides, à l’image des Surface, qui peuvent passer d’un mode à l’autre. L’app doit s’adapter à chaque situation, compliquant le développement par rapport à l’écosystème d’Apple où la version tactile est bien distincte de celle qui servira avec une souris et un clavier.

Au-delà de ces considérations évidentes, des problèmes se sont posés pendant le développement de l’app. Par exemple, les pilotes de certaines cartes graphiques empêchaient le bon fonctionnement d’iA Writer et il a fallu prévoir un cas spécifique pour ces cartes. Cette diversité matérielle a toujours été un point fort dans la réussite de Windows, mais un défaut pour les développeurs qui doivent gérer des configurations parfois exotiques.

L’écosystème hétérogène, c’est aussi des standards d’interface plus flous. Les développeurs macOS et iOS peuvent toujours se reporter aux conseils d’Apple fournis dans ses Human Interface Guidelines, Microsoft a historiquement davantage laissé le champ libre aux développeurs. C’est pratique en un sens, surtout pour une app comme iA Writer qui n’utilise pas les contrôles de base3, mais cela veut aussi dire qu’il n’y a pas forcément de ligne directrice facile à suivre.

La cohérence graphique n’est pas aussi bonne sur Windows 10… y compris sur les outils conçus par Microsoft. Par exemple, on tombe sur des morceaux d’interface d’un autre temps en farfouillant dans les réglages.

Microsoft elle-même n'a souvent pas respecté ses propres règles. En particulier, la suite bureautique Office adopte des idées d'interface différentes des apps intégrées à Windows, alors que c’est la même entreprise derrière. Dans ces conditions, une app tierce comme iA Writer peut avoir du mal à suivre les « bonnes » règles.

Pour être juste avec Microsoft, notons que l'entreprise fait des efforts dans le même sens qu'Apple. Avec UWP, l'entreprise a proposé des règles de conduite qui ressemblent à celles que les développeurs macOS peuvent suivre. Quant à Office, Microsoft a choisi d'adopter les mêmes standards plutôt que de reposer sur une interface spécifique.

Développer pour Microsoft a aussi des avantages

La liste de défauts est longue, mais tout n’est pas noir pour autant, développer pour Windows présente quelques avantages également. Même si la diversité matérielle est un inconvénient pour le développeur qui doit gérer des configurations parfois exotiques, c’est aussi un avantage puisqu’il accouche au bout du compte d’une seule app. Il n’existe qu’une seule version d’iA Writer pour Windows et elle tourne sur tous les appareils compatibles avec le système de Microsoft, sans exception.

Une même app pour tous les appareils (image Microsoft, extraite de la documentation sur UWP).

Apple suit une voie de plus en plus similaire avec le projet Catalyst de macOS Catalina qui facilite la transition de l’iPad au Mac, ou encore avec SwiftUI qui permet de créer des interfaces pour toutes ses plateformes. Malgré tout, il s’agit toujours d’apps différentes et le code doit aussi souvent varier en fonction de la cible.

Microsoft a pris de l’avance dans ce domaine, et le créateur d’iA Writer a retrouvé quelques principes qu’il utilise déjà dans WPF avec SwiftUI. Dans les deux cas, l’interface est déclarée par du code intermédiaire, en Swift pour Apple et en XAML (variante du XML) pour Microsoft. On retrouve aussi le même principe d’une interface mise à jour en temps réel à chaque changement dans le code.

L’interface d’une app écrite avec WPF peut être modifiée très facilement, et avec des éléments de développement qui rappellent ceux que l’on peut trouver sur le web, CSS en tête. Par certains aspects, créer l’interface d’une app pour Windows peut ainsi être plus simple que pour macOS et l’absence de cadre strict que nous évoquions plus tôt comme inconvénient peut alors devenir un avantage.

Microsoft Visual Studio, l’environnement de développement d’iA Writer Windows. En bas à droite, extrait de code XAML qui sert à générer l’interface avec WPF. Au-dessus, la vue en cours qui est mise à jour en temps réel.

Cela étant, ce témoignage nous rappelle bien qu’Apple donne une base très solide aux développeurs. Le point fort de macOS, iOS et les autres, ce n’est pas forcément un langage de développement, ni même un outil de développement plutôt qu’un autre. Ce sont plutôt les multiples API qui sont « gratuites » et peuvent considérablement simplifier la création d’une app. Et il n’y a pas que le développement qui est plus compliqué sur Windows : le processus de vérification avec un certificat pour l’app, commun aux deux systèmes, est nettement plus simple et moins cher chez Apple que chez Microsoft.

Pour conclure

L’exemple d’iA Writer est intéressant pour comparer le développement d’apps pour macOS et pour Windows. Cette app repose largement sur les technologies d’Apple depuis sa création, tout en fournissant une interface complètement personnalisée. Et comme nous le confiait Agaric, ce n’est pas parce qu’une app adopte un positionnement minimaliste qu'elle est plus simple. Au contraire même, reproduire cette expérience sur Windows est une tâche qui s’est avérée plus complexe qu’on ne pourrait le croire.

iA Writer peut être aussi minimal sur macOS que sur Windows… ce qui demande un gros travail, l’air de rien.

Microsoft ne soigne pas autant ses développeurs. Windows est fourni avec moins d’API clés en main et il faut davantage de développements ou au moins de ressources tierces pour arriver au même résultat. À l'inverse, Apple fait tout pour simplifier le travail des créateurs d’apps, en fournissant de nombreuses briques de base qui accélèrent le développement.

Cette différence assez fondamentale entre les deux systèmes explique aussi pourquoi iA Writer propose des fonctions différentes sur Windows et macOS. Cette dernière est en avance en général, mais la version pour Microsoft est en avance sur quelques points, notamment la possibilité d’afficher la table des matières d’un document dans la bibliothèque. Plutôt que d’essayer d’avoir la même expérience partout, les concepteurs de l’app préfèrent ainsi tester des nouveautés sur une plateforme avant éventuellement de les adapter aux autres systèmes.


  1. Pour des raisons de performances, mais aussi parce que cette solution n’existait pas quand iA Writer a été créée et surtout parce que les concepteurs de l’app ont toujours préféré les approches natives aux web apps.

  2. Si vous l’ignorez, macOS permet de créer un PDF à partir de n’importe quelle source qui peut être imprimée. Dans la boîte de dialogue d’impression, cliquez sur le bouton « PDF » en bas à gauche pour voir les différentes options proposées.

  3. Son gros curseur bleu, par exemple, a nécessité beaucoup plus de travail qu’on ne pourrait le croire sur macOS. Il a fallu effacer le curseur fourni par défaut et le recréer avec un style différent, en reprenant le comportement de celui de base.

avatar Powerdom | 

bonjour,

je crois, a vous lire, que vous utilisez ce logiciel chez MacGé, mais quel est l'avantage ou la différence par rapport à un traitement de texte classique de type Page ou Word ?

avatar minipapy | 

@Powerdom

Je n’utilise pas, mais initialement, il me semble que le concept était de ne pas distraire l’auteur en masquant tous les éléments d’interface.
En gros, ne reste qu’une page blanche et le curseur.

avatar highboot | 

@minipapy

C’est une des fonctions intéressantes.
Pour info Word a aussi un mode d’affichage qui efface tout l’interface pour laisser toute la concentration sur le texte. IA Writer va même plus loin en mettant en évidence la phrase en cours.

Mais iA Writer c’est aussi le markdown! Très utile pour les publications à mettre en ligne là où word « pollue » le texte de sa mise en page, style,...

avatar minipapy | 

@highboot

Merci pour les précisions. 🙂

avatar Nicolas Furno | 

@Powerdom

Nous publions nos articles en HTML donc un traitement de texte traditionnel comme Word n’est pas vraiment adapté.

Et plutôt que d’écrire directement en HTML, nous passons par du Markdown, un langage intermédiaire simplifié :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Markdown

Après certains préfèrent iA Writer, d’autres Ulysses… mais on utilise tous des éditeurs spécialisés en Markdown.

avatar Khrys | 

@nicolasf

Excellent article sur un excellent logiciel (iA Writer), que j'utilise tous les jours! Merci, Nicolas!

avatar marc_os | 

@nicolasf
Si vous êtes fan de ce langage antédiluvien similaire à ce qu’on trouvait dans certains éditeurs sous MS-DOS, pourquoi ne pas le supporter dans vos sites web ?

avatar Nicolas Furno | 

@marc_os

C’est plus compliqué qu’il n’y parait. Nous ne publions jamais de Markdown directement mais toujours du html converti par nos éditeurs de texte.

Cela dit, on a essayé de le proposer via nos apps déjà. Et l’idée de le proposer sur le site est toujours présente, au moins pour le club.

avatar pat3 | 

@nicolasf

Cela dit, on a essayé de le proposer via nos apps déjà.

Pourquoi essayé ? Ce n’est plus effectif ?

Et l’idée de le proposer sur le site est toujours présente, au moins pour le club.

Super. Avec une gestion un peu plus complète? Listes, notes de bas de… commentaires ?

avatar Nicolas Furno | 

@pat3

Si si, mais une petite partie seulement.

avatar Shralldam | 

Très bon article, merci ! Intéressant de découvrir ces petites différences, souvent noyées derrière les fonctionnalités principales, mais qui font la spécificité (et parfois l'avantage) de chaque plateforme.

Pour ma part, j'ai essayé plusieurs logiciels de rédaction en Markdown (je m'en sers beaucoup pour rédiger les rapports de réunion au travail, pour faciliter leur mise en ligne), mais au bout du compte, j'utilise surtout Sublime Text (qui convient très bien si configuré correctement pour cet usage), et parfois Marked.

avatar RenaudL | 

Gros fan sur Windows car Word est trop lourd et visuellement encombrant.

avatar Bigdidou | 

Pour le néophyte comme moi, c’est super intéressant.
Je me demande toujours pourquoi c’est si difficile de trouver sur Windows les applications que j’aime tant sur Mac, comme elles sont sur le Mac.

avatar en ballade | 

@Bigdidou

Fan de office, sur Mac c est pas la même chose

avatar ney | 

Article super intéressant, merci MacGe 🤷‍♂️😉

avatar pat3 | 

Je suis devenu vraiment fan du markdown, mais je trouve dommage que vous ne fassiez aucun cas de la pléthore de logiciels libres performants qui en permettent l’usage. On ne parle ici que d’Ulysses, iA Writer, et autres DayOne, ou encore Bear, alors qu’il existe des Mark Text, Notable, Boostnote, FSNotes ou lesbfabuleux Zettlr ou Joplin en libre et multiplateforme (Joplin et Fsnotes sont disponibles aussi sur iOS et Android).
Bref, à quand un dossier sur les éditeurs de markdown incluant les solutions libres ?

avatar Nicolas Furno | 

@pat3

On parlait plus d’éditeurs Markdown à une époque et je les testais systématiquement tous. Mais pour être franc, ça n’avait pas beaucoup de succès alors on a arrêté.

Et pour ma part, je suis toujours revenu à iA Writer que j’utilise depuis le tout début ou pas loin. Aucun autre outil ne me satisfait vraiment, mais c’est beaucoup une question de goût.

avatar pat3 | 

@nicolasf

"On parlait plus d’éditeurs Markdown à une époque et je les testais systématiquement tous. Mais pour être franc, ça n’avait pas beaucoup de succès alors on a arrêté."

J’ai bien lu ces articles, sur Byword, iA Writer, etc., et j’en étais bien content à l’époque. Mais tous étaient payants, souvent minimalistes (le crédo à l’époque), et on tournait sur les 5-6 éditeurs majeurs - et le markdown n’avait pas pris l’importance qu’il a aujourd’hui dans l’écriture web.
Je ne nie pas l’intérêt d’iA Writer, je suis même un de leur bêta testeur sur iOS via TestFlight (au passage, j’aimerais qu’il y ait un équivalent sur Mac).

Mais autant qu’il m’en souvienne, vous n’avez pas parlé des alternatives libres, alors qu’elles existent sur Mac, voire sur iOS, et qu’elles résolvent parfois certaines impasses dues aux choix de modèles économiques de logiciels payants (pour ne donner qu’un exemple, les éditeurs collaboratifs en ligne).

C’est cet « aveuglement » aux solutions libres que je trouve dommage, particulièrement dans ce domaine des logiciels d’écriture. L’équation Mac = payant (voire cher) n’est pas toujours juste, ni bonne. Autant c’est difficile de trouver du côté des éditeurs vidéo, autant là, il y a des choses vraiment intéressantes qui se font. Alors si un dossier est peut-être trop important, une info de temps en temps sur une alternative libre ne serait pas un mal et élargirait notre horizon de lecteur, non seulement pour le logiciel lui-même, mais aussi sur les possibilités d’accès à des logiciels intéressants hors du Mac AppStore, des modes d’installation/désinstallation différents des boutiques à abonnement (homebrew vs SettApp), des forges logicielles vivantes et riches (Sourceforge, GitHub…), bref, sur tout un monde bouillonnant dont le Mac est loin d’être absent mais qui semble juste ne pas exister dans la presse Mac.

Ce serait d’ailleurs un excellent moyen de différenciation qualitative, à mon humble avis, en ces temps de passages de logiciels à l’abonnement et d’espionnite aigüe de nos données.

avatar Mike Mac | 

Pas mal non plus, pour 30 $ sous Windows, il y a Inspire...

Par les mêmes qui font Flow Mail pour iOS.

https://www.inspire-writer.com/

avatar iPop | 

Bien que sans doute iA Writer (que je possède) soit meilleur j’utilise Byword...qui existe aussi sur Mac.

avatar vince29 | 

"iA Writer Windows repose sur Internet Explorer pour sa fonction d’aperçu. Mais cette solution n'est pas satisfaisante, notamment parce qu’elle impose d’avoir un aperçu dans une fenêtre séparée"

Qu' est-ce que l'auteur a voulu dire par-là? Il ne me semble pas qu'il y ait une telle limitation.

"WPF intègre aussi une vue web que les développeurs peuvent exploiter, mais elle repose sur le moteur de rendu… d’Internet Explorer. Autant dire qu’il n’est plus tout jeune, qu'il ne respecte pas les derniers standards du web et qu'il n’est pas très rapide"

Est-ce vraiment nécessaire d'avoir les derniers raffinements ou une police identique pour afficher la version htmlisée d'un markdown ?

De quand date l'interview ? Parce qu'il existe une webview edge pour wpf ou winform depuis avril 2018.

avatar l3aronsansgland | 

L’app est aussi développée depuis l’Allemagne et la Suisse :
« Collaborating between Zurich, Tokyo, Lyon, Berlin, and Helsinki »

avatar agrippa | 

@l3aronsansgland

Casa de papel !? Ok, c est nul...

avatar TheUMan | 

Le choix des systèmes compatibles pour une nouvelle application est plus que discutable :
Êtes-vous au courant que Windows 7 sera arrêté dans moins de 6 mois ?
https://support.microsoft.com/fr-fr/help/4057281/windows-7-support-will-...

Et pour Windows 8 ce système est tellement pourri qu’il ne sert à rien de s’acharner dessus.

La seule vrai solution d’avenir c’est Windows 10.

Quand à la gestion du PDF certes Microsoft est encore loin (quoi que le driver macOS est de plus en plus limité et vétuste par rapport à celui d’Adobe) mais il y a enfin un driver natif dans le système Windows 10

avatar vincentn | 

@TheUMan et @vince29

Petits rappels chronologiques…
IA Writer pour Windows est sorti en février 2018 il me semble. Donc une réflexion, des choix technologiques et un développement courant 2017.

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