Test de Quark XPress 8

La redaction |
Dans un monde informatique en perpétuel chambardement, XPress (vingt-quatre printemps au compteur tout de même) avait ceci de rassurant qu’il donnait l’impression de changer le moins possible. À observer l’interface inhabituellement colorée d’XPress 8 et la refonte d’une palette d’outils jusque là si bien conservée, on pourrait craindre que Quark ait finalement cédé aux sirènes de la modernité. Heureusement, il n’en est rien, car à y regarder de près, il y a très peu d’innovations.

Face à l’austérité de toutes les versions antérieures, la nouvelle robe d'XPress 8 tranche, avec ses tons grisés relevés par une touche orangée. Alors que le futur Dreamweaver CS4 a justement retiré toutes les couleurs de son interface pour ne plus influencer la perception chromatique du designer, XPress s’embarque à contre-courant. Avantage immédiat - et sans doute unique - de la manœuvre, il ne sera plus possible de confondre cette version avec les précédentes.

NouvellesPalettesXpress8small
XPress 8 se distingue d'abord par le nouveau look gris-vert-orange de ses palettes.
Sans doute l'idée que Quark se fait d'une interface "moderne".
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)



Nombreux emprunts chez Adobe

Considérablement réorganisés, les outils bénéficient désormais de raccourcis-clavier à la Adobe (touche unique). De la sorte, si les icônes affichées par défaut sont moins nombreuses, leur accès est plus rapide. Et s’il ne reste quasiment qu’une icône pour créer des blocs, c’est que leur contenu n’est plus exclusivement prédestiné pour le texte ou pour l’image. Quant à la modification des chanfreins des blocs, elle passe désormais par la palette des mesures (anciennement, palette des spécifications).

ComparatifOutilsV7vsV8

En observant les palettes des versions 7 et 8 (en gris),
on remarque un changement considérable du côté des outils (lesquels possèdent des raccourcis-clavier).
Et au contraire discret pour la palette des mesures (elle sert à définir les formes de blocs).


Autre emprunt à InDesign, le glisser-déposer depuis le Finder est possible et en ce cas, XPress crée à la volée les blocs pour héberger textes ou images. Glisser plusieurs images est même autorisé, toutefois, le choix et la destination des images dans des blocs préexistants ne sont pas prévus. La duplication de blocs par glisser-déposer est enfin accessible avec la touche Alt chère à Adobe. Avec cette même touche, la création d’un bloc depuis son centre est aussi de mise.

L’outil rotation disparaît au profit de blocs qui reproduisent le mode « Transformation manuelle » des logiciels Adobe (mais l’innovation remonte à Corel Draw). Il suffit de placer la souris légèrement à l’extérieur d’un bloc sélectionné et le curseur prend la forme d’une flèche de rotation. Autre emprunt bienvenu au collègue de la PAO, la visualisation en transparence du débord des images. À noter au passage que la palette des mesures indique la résolution des images, et l’affichage de celles-ci a grandement progressé.

bloc_imagexpress8small
Là encore à l'imitation d'InDesign, XPress affiche en transparence le cadrage d'une image.
À noter les poignées de redimensionnement, elles servent aussi à la rotation sur le principe de l'outil Transformation Manuel cher à Adobe.


Du mieux pour Illustrator

Le format natif Illustrator (.ai) est maintenant reconnu, mais contrairement aux .psd de Photoshop, on ne peut afficher ou masquer ses calques. Pour Photoshop d’ailleurs, les calques de réglages sont toujours ignorés. Côté affichage encore, XPress offre une prévisualisation des pages accessible depuis le bas de la fenêtre du document, mais pas encore dans la palette « disposition de page ».

Lorsque l’on crée un nouveau document, XPress 8 propose davantage de formats qu’auparavant, mais toujours pas l’enregistrement d’un format libre (il faut encore créer un gabarit), ni réglages d’un « fond perdu ». Sur ce dernier point, l’utilisation des repères est toujours de rigueur. Consolation, Quark y apporte une solution acceptable avec un gestionnaire de repères capables de les générer très facilement.

reperesxpress8
Ça semblera tardif pour qui connaît InDesign, mais XPress dispose enfin
d'un éditeur de repères pratique. Originalité, il sert aussi
à matérialiser un fond perdu.



Les XPert tools en renfort

Comme la plupart des nouveautés ne relevant pas de l’interface, ce gestionnaire est emprunté aux XPert Tools qui étaient déjà disponibles gratuitement pour les possesseurs de la version 7 d'XPress. L’intégration complète et surtout la francisation de ces extensions logicielles est cependant très estimable.

Autre rapatriée des XPert Tools, la palette « style d’éléments » propose d’enregistrer dans une feuille de style les éléments constitutifs de l’apparence d’un bloc (couleurs, contour, habillage…). En comparaison d’InDesign, XPress oublie d’y inclure les styles de paragraphes, et ses options de mise à l’échelle des images en pourcentages fixes ne sont guère pratiques (pas de remplissage proportionnel ni de centrage automatique).

Pour qui ne connaissait pas les XPert, le rechercher-remplacer pour les blocs sera une heureuse surprise, car il identifie toutes les caractéristiques d’un bloc et autorise des modifications globales très rapides. En revanche, ça n’aurait pas été une mauvaise idée d’intégrer toutes les fonctions de recherches dans une même palette plutôt que de se retrouver avec l’ancienne et celle des XPert présentées séparément.

Un certain nombre de nouveautés typographiques ne relèvent pas des Xtensions déjà citées, notamment les « styles de grilles » grâce auxquelles XPress est à même d’attribuer une grille typographique personnalisée sur les blocs de texte. Bizarrement, les styles de paragraphes ne distinguent que deux styles de grilles génériques (page ou bloc) au lieu d’accéder nominalement à chacun des styles.

Comme InDesign, XPress 8 possède son réglage d’une marge optique pour les caractères hors justification (typiquement pour gérer le placement légèrement hors bloc des césures ou d’une lettrine à guillemets). On apprécie encore l’affichage du dessin des caractères dans le menu des polices. En revanche, rien de neuf du côté de la justification dont le moteur d’analyse ligne à ligne date sérieusement. Une justification « made in XPress » reste trop souvent reconnaissable…

fontesxp8Pas trop tôt, XPress affiche le dessin des fontes dans le menu dédié.



Autre grosse lacune qu’on aurait aimé voir corrigée avec cette version, les calques sont toujours désactivés dans les pages de maquette (anciennement pages-maîtres) ce qui en dynamite pour une forte part l’intérêt. Alors que l’ergonomie globale progresse sensiblement, XPress conserve cette manie agaçante de séparer la configuration de l’utilisation, par exemple pour les tirets, les césures ou les listes. On configure dans un menu, mais on utilise dans une palette éloignée. L’effort de mémorisation est double.

Dans l'ombre d'InDesign

L’index exhaustif des autres lacunes de XPress face à InDesign serait trop long, mais pour citer les plus criantes, il y a le nombre d’annulations des actions toujours limité (à 30) et sélectif (il n’agit pas dans la disposition des pages), l’impossibilité d’appliquer un style en même temps qu’on le crée, l’absence de styles imbriqués (si pratique pour les catalogues), les requêtes de recherche non enregistrables, un seul effet pour les blocs (l’ombrage), les filets toujours pénibles à configurer, pas d’ancrage des blocs hors marge, pas de styles de tableaux (alors que son outil est nettement plus simple à mettre en œuvre), etc.

Bref, à l’évidence, XPress a renoncé à la lutte pied à pied avec un adversaire désormais trop baraqué pour lui. Et c’est bien dommage, car le consommateur n’aurait rien à gagner à ce qu’InDesign accède demain à la position monopolistique dont jouissait XPress autrefois. Néanmoins, si on ne le compare qu’à lui-même, il y a un réel intérêt à adopter cette version 8 : grâce à ses divers aménagements, la nouvelle interface est réellement plus productive (voir à ce sujet l'étude et les tests d’Andreas Pfeiffer).

L’intégration des XPert Tools produit aussi des menus moins anarchiques (mais il y a encore de la marge). Enfin, et ce n’est pas un point négligeable, XPress 8 s’est révélé d’entrée stable et robuste alors que la version 7 est restée très longtemps plus que facétieuse sur ce registre. À l'inverse il s'est montré nettement plus lent au lancement que la 7 (ce test a été conduit sur un iMac 20 pouces Intel Core 2 Duo à 2,16 GHz). Enfin, à noter un bonus, XPress 8 intègre gratuitement Quark Interactive Designer pour créer des animations Flash, sans doute en l'absence de succès commercial pour ce dernier. Une version d'évaluation valable 60 jours est disponible au téléchargement.

DestructionBlocxp8
Une tradition dans XPress qui ne s'éteint pas : quand on sélectionne un bloc
qu'on enfonce les touches -Alt-Maj-Suppr simultanément, le bloc disparaît avec un effet spécial.
Avec XPress 8, on retrouve le petit bonhomme d'avant la 6…


Tags
avatar funatik2k | 
(troll) Un jour, XPress sera aussi bien que InDesign 2.0 (/troll) Bon, il y a un effort de fait sur l'interface affreuse et terriblement rigide, mais on est quand même encore loin du compte, notamment le manque d'ergonomie dans l'organisation des menus et leur présentation. A côté de ça, InDesign continue son bonhomme de chemin et devient à chaque version (de mon point de vue) plus agréable à utiliser. Ça reste une bonne chose que Quark fasse des efforts, ça arrive encore assez souvent qu'un client envoie des fichiers dans ce format X/
avatar YARK | 
Attendre la version 8 pour faire un glissé-déposé j'en ris encore. On peut même glisser déposé du .ai. Mais on peut pas le modifier avec une flèche blanche, même si c'est simple. Bref, même s'ils ont fait des efforts, c'est toujours pas ça. Je sens que vais toujours continuer à me faire ch... à récupérer les fichiers qxd des grosses agences (dinosaures?)...
avatar momo-fr | 
On est en 2008 et Mac OSX existe depuis 2001, depuis toutes ces années Quark traîne les pieds dans son développement alors qu'ils avaient une position de monopole et, de fait un CA bien suffisant pour envoyer la sauce en dév. Dire qu'ils en sont, aujourd'hui, à "copier" ce que fait Indesign montre à quel point ils ont perdu de leur superbe. J'ai appris la PAO avec Illustrator aux débuts, puis Xpress, mais depuis 4 ans je travaille exclusivement avec Indesign, sans regret pour ce vénérable "papy" de la mise en page qu'est devenu Xpress. Seule une véritable "refonte" de l'approche de la mise en page, une réflexion pertinente de l'ergonomie de l'interface, de la gestion des médias et des process, peut faire basculer ceux qui, maintenant, sont passés en face.
avatar Frenchie | 
Le glissé-déposé depuis le finder... Humm, j'ai ça dans XPress 4 depuis des années. Ah, oui on est en XPress 8 aujourd'hui... Désolé, mais dans ma boîte les postes de mise en page sont toujours en système 9 sur G4 et avec XPress 4 et c'est laaaaaaaarrrrrrrrggggggggeeeeeeemmmeeeeennnnt suffisant pour faire des journaux et des revues. Quant au wisiwig des polices, c'est pour les metteurs en page amateurs qui n'en font pas un métier. Bon, plus sérieusement, vous avez essayé de faire des tableaux importés de Excel ? C'est toujours impossible et ça prend des heures pour modifier la moindre des choses.
avatar pecos | 
toujours aussi consternants, les commentaires des talibans d'indesign... à croire que ce sont les seuls qui lisent ce genre de news trollifique. mais sans doute les utilisateurs d'xpress se contentent-ils d'utiliser leur soft et de la fermer ? rectifions donc quelques points : - le drag&drop existe dans xpress depuis la version 4 avec une xtension gratuite, et est toujours aussi présent dans la 7 actuelle. - les poignées pour transformer les blocs et effectuer des rotations, ainsi que le masque d'image, c'est plutôt dans pages/keynote/numbers qu'on les a vues, je ne vois pas pourquoi citer en premier indesign, surtout qu'effectivement c'est corel qui les a initiées (jusqu'à ce qu'on trouve une autre antériorité...) - indesign est peut-être bourré de fonctions absentes de XP, cela n'en reste pas moins une appli lourdingue, lente à mourir, en particulier dans le travail du texte au clavier, et n'en déplaise à certains, le déplacement de la page avec la touche espace dans indy est une aberration comparé à XP qui utilise la touche alt. Adobe oblige... - ne prenez pas non plus vos désirs pour des réalités : indesign n'est pas prêt de renverser la position monopolistique d'Xpress comme le suggère dans un accès de délire le rédacteur de ce test un tout petit peu pro-adobe quand même... :-D Moi j'affirme qu'Xpress est toujours le grand vainqueur de la PAO, et bien malin qui pourra me contredire, puisque ni quark, ni adobe ne divulguent le moindre chiffre de vente de leur softs !! en fait je pourrais dire n'importe quoi... Pour finir, une petite suggestion au rédacteur du test : Ça serait possible que vous fassiez un test de logiciel sans constamment le comparer à la concurrence pour essayer de prouver que ladite concurrence est meilleure ? Non, parce que là, ça devient de la caricature, et franchement, en tant qu'utilisateur d'Xpress, on se sent agressé. P-O
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Je trouve que les progrès sont appréciables, et que Xpress reste une perle pour la sobriété et l'efficacité, particulièrement quand on maîtrise les raccourcis-clavier. Mon expérience utilisateur reste meilleure su Quark même si je maîtrise mieux indesign. A noter qu'il vaut mieux ne pas se précipiter pour la mise à jour : suitcase fusion et/ou Prolexis font planter le soft au démarrage. Autre mythe qui court sur Quark : le service client inexistant, pointilleux ou lourd : j'ai toujours été très agréablement reçu et aidé même en n'ayant versé que mes 149 euros d'étudiant !
avatar mistermi | 
Bon allez ma petite couche réactive :) C'est vrai que c'est impressionnant de voir avec quelle virulence se jettent les utilisateurs d'Indesign sur le premier post qui comporte les mots "XPress" ou "Quark", c'est flippant. Pour le test je suis d'accord avec Pecos. J'utilise XPress 7 (en plus d'Indesign), j'attends avec impatience un test complet qui me précise si il est intéressant de passer à la version 8 (évolution, ou pas de la mise à jour de la gestion des imports (qui est vraiment archaïque),quels sont les délais prévus pour la mise à jour des x-tensions les plus utilisées, comment XPress s'en sort avec sa partie multimedia, etc…) eh bin je vais attendre encore. Il n'y aucun doute sur le fait que chez Quark c'est des grosses faignasses pas malines du tout et que Indesign à apporter aux graphistes un bon coup de fraicheur, on le sait tous c'est pas la peine de le radoter jusqu'a plus soif. Perso je ne souhaite qu'une chose c'est que XPress pompe un max de bonnes idées chez Indesign et qu'il m'aide à faire mon taf le plus efficacement possible. Bonne fin de journée :)
avatar Florian Innocente | 
@ pecos : je ne suis pas Eric mais 2 remarques. Faire un test de XPress 8 sans même citer InDesign, je vois déjà les réactions... Le test donne l'avantage à ID mais il signale les progrès de XP, et notamment face à sa version 7. De mémoire les nouvelles version d'XPress ne méritaient pas toujours que l'on se rue dessus. Quand aux poignées, c'est très bien qu'elles aient été d'abord dans Page, mais ce n'est pas franchement la même école.
avatar tibet | 
Appeler ça un test !? J'en reste pantois. Effectivement comme le rappelle quelqu'un pourquoi toujours comparer avec Indesign (qui a tout piqué de A a Z à Frame et en rapport duquel -- hormis la typo, dont tout le monde s'accordera à dire que c'est important, voire très important --, il reste loin, mais alors loin) ? Si c'est un test, ça doit uniquement parler du produit lui-même et de la façon dont il réalise ou pas ce qu'il annonce pouvoir faire, et de quelle manière. On ne pourra jamais en vouloir à un produit s'il ne fait pas... ce qu'il n'annonce pas faire !! Non ? Ça semble étrange ? Quand à savoir celui qui est le meilleur... !!! Pour moi, il y a un méga problème avec Indesign c'est que beaucoup d'utilisateur croient y voir une solution, plus un outil. Et des fois c'est affligeant ! De ce point de vue le côté spartiate de Q au moins présente un avantage... par défaut :))
avatar YARK | 
Ben non. D'origine Quark 7 Passport n'accepte pas les glisser-déposer. Alors, peut-être qu'effectivement, y'a une extension gratuite qui permet de le faire, mais, d'origine ça marche pas. Et quand on met autant de poignon dans un logiciel dit professionnel, en l'an 2008, ça fait léger : les mecs, depuis la version 4, ils sont obligés de rajouter une extension pour un truc aussi évident. OUAAARFFFF JE SUIS PLIÉ EN DEUX ! Et importer du Excel, c'est long ? Ah ben j'ai pas remarqué. C'est vrai que je suis sur CS3, G5 avec 3,5 Go de RAM. Quand vous dites qu'Indy est lent, c'est souvent pour des histoires de RAM ou de vieilles bécanes, sinon il roule pas mal. Bon j'ai essayé Quark 8, c'est vrai qu'il y a d'indéniables progrès, notamment un systême de grille de texte que j'ai trouvé pro. J'espère Qu'InDesign s'en inspirera dans une prochaine version. Allez, sans rancune. Les goûts, les couleurs... et surtout les nécessités que l'on a pour utiliser ces logiciels. Encore un truc, les utilisateurs de Quark : toujours à importer des photos eps en CMJN ? Un de ces 4 ça serait bien que vous jetiez un coup d'œil sur le PDF, le Sicogif, tout ça... Le métier évolue ;-)
avatar GodHead | 
et ben moi j'utilise XPress 8 et j'en suis très content !
avatar Vinc | 
Arff la mauvaise foi des XPress men me fera toujours autant rigoler !
avatar apreslapluie | 
Après 12 ans sur xpress je suis passé sur Indesign et même s'il a encore de gros progrès à faire au niveau rapidité (bonjour l'optimisation des multicoeurs et la compatibilité 10.5) quelle souplesse et rapidité pour la création. Les imports .ai c'est du bonheur et la gestion des .psd avec, entre autre la composition des calques, les couches alpha et multicalques…ouarffff. PS : et les tableaux dans Xpress 8 ? Parce que sur la CS3 avec les styles de bloc graphique c'est du grand bonheur.
avatar wardog | 
Bref, le concours de bites entre Xpress et Indesign est toujours d'actualité. Reste que si Indesign est super bien pour la créa, il devient lent sur de la PAO lourde (encore que, mi-lourde ça serait déjà pas mal) et c'est bien dommage (et non, ce n'est pas une question de ram ou de core2duo), sans parler qu'il a de plus en plus un petit côté usine à gaz qui a tendance à me gaver. Pour bosser sur les deux je trouve qu'Xpress et Indesign se partagent vraiment un marché. Il y a des usages ou clairement je préfère utiliser Xpress pour des raisons pratiques, et d'autres ou Indesign est clairement préférable. Reste la question épineuse du prix ou 799 $ se transforme miraculeusement en plus de 1300 € ! Ce qui donne un coup de frein brutal à n'importe quel péquin qui aurait l'outrecuidance de vouloir rester à Xpress. Etrange, je ne connais pas encore de traducteur qui roule en Porshe, mais pas de doute, ça va venir. ;)
avatar pecos | 
super concours de celui qui a la plus grosse en effet... ****Sinon, moi la mauvaise foi des Indy Mens me fera toujours marrer...**** Arff, zut, grillé par une andouille dans le même genre que moi... trop bête...
avatar YARK | 
La rapidité, faut pas se leurrer. Pour voir comment bossent the quarkmen (et j'en vois des fichiers - D.A. reconvertit en concepteur graphique dans une imprimerie (et loin de Paris youpi!) - donc disas-je c'est pas les rois de la transparence et des imports .psd. Donc forcément que Quark est rapide dans ces conditions : autant que Word ! Et c'est aussi vrai que InDesign est lent, si et surtout si, tu fais 32 pages avec des estampages, des imports psd, pdf, ai avec transparences, ombrages etc... Il y a encore 3 ans - heureusement que ça commence à bouger!, ces rois de la PAO en étaient encore à balancer le fichier qxd avec les ombres portées en images jointes en tiff ! Tiens un comparatif au nombre de clics pour le même résultat, à l'époque c'aurait été pathétique ! Et je parle pas des assemblages foireux de ce logiciel - même pas capable de faire un folder avec le qxd, les fontes et les liens automatiquement - faut fabriquer d'abord le folder pour que la "préparation pour la sortie" aille se mettre dedans. Ouaais je sais y'a une extension... ou pas. Sans compter que comme les images sont souvent sur serveur distant, il est pas rare de retrouver des liens brisés parce que des noms trop longs,avec accents et j'en passe). On parle aussi du faux bold, faux italique, faux souligné qu'il y a encore et toujours dans la version 8 de Quark ? Pourtant c'est un logiciel professionnel ? Donc normalement, on utilise que les bold, ital des polices de base ? Et bien, ça crée toujours des erreurs postscript - comme sur Word et ouais !!! Donc pour se résumer, faites ce que vous voulez Quark ,Indesign, mais s'il vous plaît, quand vous avez à faire flasher, imprimer, faites un pdf dans les NORMES qu'on ait pas à perdre de temps à remonter vos fichiers. Merci. Et re-Donc c'est pas un concours de bite, j'aurais perdu et je m'en fous - juste qu'il y a un Publisher amélioré parfait pour faire les Pages Jaunes et un logiciel de PAO digne de ce nom et de son époque.
avatar dede125a | 
wardog +1 :)
avatar wardog | 
@Yark Si, si, c'est bien un concours de grosse bite, le soft, quand on fait correctement son taff, et bien il te sort les bons trucs, sans galère. Après c'est vrai, faut sans doute pas jouer avec du .psd avec xpress, il peut se comporter bizarre, donc faut pas (et ça demande du travail de faire autrement). Mais il y a aussi un paquet de mickeys qui bossent comme des sagouins quel que soit le soft, mais c'est vrai que c'est plus facile de faire de l'esbrouffe sur Indy. Marrant, ça me rappelle le web tout ça, avec des trucs supers beau mais bien pourris dans le code. :P
avatar Milsou | 
Bah... j'ai bossé des années sur Xpress ... Bigre... je bosse depuis 4 ans avec InDesign. Mais comment voulez-vous qu'un mec ou une nana qui a bossé sur InDesign puisse retourner Xpress ? C'est comme adopter une R5 quand on vient de rouler pendant 4 ans en Jaguar... ça n'a pas de sens. Si Xpress est encore le maître de la PAO (rien ne le prouve ni son contraire)... c'est du au conservatisme des gens de nos milieux. Du reste... l'indicateur des tendances se remarque dans la popularité de tel ou tel outil. Bref... je crois très honnêtement qu'il est grand temps qu'Adobe rachète Quark comme il a racheté Macromedia. De toute façon, Adobe n'a plus rien a craindre de Xpress tellement cette vieille machine est ménopausée. Comment voulez-vous produire avec. Le moindre éternuement de Xpress est le fruit d'une Xtension... et inutile de parler de la stabilité du soft... Seule la 3.3 ne plante pas. Bref j'adore la fidélité totalement paranormal de nos amis Xpressiens mais il faudra bien s'éveiller un jour à la réalité.
avatar elcid | 
Pour moi, c'est pas compliqué. J'utilise les deux quotidiennement, je maîtrise les deux parfaitement, je ne paie ni l'un ni l'autre (c'est le patron), j'ai le mac pro le plus puissant et les versions entières et mises à jour des deux logiciels. Avec InDesign, je fais un travail (un peu) meilleur beaucoup beaucoup plus vite. Et il y a plein de fignolage qualité et de fine typo que je ne ferais pas dans Quark parce que ça me prendrait simplement plus (trop) longtemps qu'avec l'autre. Alors quand le patron voudra mettre les versions à jour, je lui dirai que Quark, c'est une dépense inutile. C'est du concours de bites, ça? En passant, bravo pour l'article pertinent avec les observations justes.
avatar philk34 | 
moi ce qui me manque le plus quand je repasse sur XP c'est la fonction pipette de ID, sinon les deux soft sont bien (XP pour du livre et ID pour TOUT le reste :) ) mais 1300 euros pour 1 soft (XP) c'est là que ça deconne grave,lol !!!
avatar PePeLaJoie | 
A vous lire, je me demande si vous connaissez vraiment bien ID et QX. Certains disent que ID n'est pas fait pour les livres et QX pqs fait pour la créa. Objectivement, et tout simplement après avoir testé les deux softs, aussi bien pour des créas, des livres, même un dictionnaire de 2400 pages, ID l'emporte haut la main et ce x fois plus vite. En lisant cette page je pensais à l'époque que Milic n'était pas objectif : http://milic.com/indesign/infos/documentslongsxpress/index.html Nous avons mis ID et QX en face à face pour voir quel soft allions-nous utiliser pour le dictionnaire et le résultat fut sans appel : ID était en train de terminer la lettre C dans la troisième version de langue (quand dans QX on se demandait comment débloquer la situation car il ne gère pas laclques au niveau de la maquette). La semaine passée, on a reçu un boulot fait dans QX : une brochure avec de la créa, du texte décoratif, du texte long... J'ai mis dessus une graphiste qui connait bien QX. Elle a hurlé : euh je perds un temps fou à faire plein d'ajustements alors que dans ID j'aurais déjà fini. J'ai pris le travail en main et on a demandé au client si on piuvait chaner de soft. Le client s'en fichait il voulait juste un travail imprimé bien fait. Et bien mes amis : la brochure en huit langues a été réalisée en un tour de main alors que dans QX on ramait grave. Donc, fans de QX, au lieu de raconter des bêtises, apprenez les fonctions de ID et vous verrez que vous êtes à côté de la plaque.
avatar YARK | 
ARF! La fonction pipette ! Arrête ! Sur Quark, c'est des pros : connaissent toutes les polices du monde par cœur, bossent sur des G4 et sont en système, 9. Alors, c'est pas de rentrer des paramètres d'interlignage, de parangonnage qui va les rebuter ! C'est des p'tits gars qui n'en n'ont ! (cf 4ème post : un stakhanoviste, un VRAI !).
avatar pecos | 
Je crois que vous n'avez pas très bien compris. On ne [b]peut pas[/b] être objectifs. Pas plus que vous, d'ailleurs. On s'en tape complètement que ID soit meilleur que QXP. Ça serait vrai que ça ne changerait rien : on n'a tout simplement pas envie d'entendre parler d'inDesign. Et personnellement, rien que le fait de le lancer et de travailler plus de 32 secondes dessus me donne immédiatement un gros furoncle au postérieur doublé d'urticaire plein ma figure. C'est comme... les blondes et les brunes... Coca et Pepsi... Renault et Peugeot... Et on peut trouver pire. ;-)
avatar PePeLaJoie | 
Affirmer comme le font certains que Xpress est encore majoritairement présent dans la PAO c'est comme Bush qui dit "Mission Accomplished" sur un porte-avions au large de l'Irak. http://www.pissedonpolitics.com/Bush_Mission_Accomplished.jpg C'est à dire c'est être aveugle. Nous avons dans notre entreprise des contacts dans de nombreux pays européens et américains avec des clients de tous horizons et 99% d'entre eux utilisent InDesign. On ouvre XPress deux fois par an pendant 5 jours maximum. Notre studio graphique compte 17 personnes.
avatar mistermi | 
Bon alors un petit résumé de ce que je dois retenir sur cette présentation d'XPress 8 après 2 jours de commentaires: InDesign rend intelligent, jeune et moderne. Elle est pas belle et simple la vie? ;-)
avatar eden-eden | 
C'est idiot cette querelle ! Moi je veux bien bosser sur InDesign. Mais faut juste qu'on me donne des arguments. Je suis pas un pro, je bosse dans une asso qui publie une (belle) revue avec plein d'images et encore plus de texte (300 ou 400 pages en tout). Mais l'essentiel pour nous est surtout de pouvoir faire des mises en page simples, rapidement, et efficacement. Que l'imprimeur se prenne pas la tête et qu'on ait une belle revue à la fin. J'ai essayé de passer à InDesign, mais les habitudes de XPress m'ont fait perdre patience. Alors je suis retourné à XPress. Alors comment je fais moi, hein ? Bon, je vais ré-essayer InDesign, ok, mais j'aimerais bien avoir les bases rapido, parce que j'ai pas le temps non plus hein. Aller, arrêtez de vous embrouiller va, ça vaut pas la peine.
avatar AKZ | 
Indesign ? Je n'ai toujours pas trouvé comment transformer un bloc rond en bloc carré (et inversement) dans ce logiciel... Trouvé nulle part l'explication, ni dans la notice, ni sur internet ! Importez une image dans un bloc rond, ah non finalement je préférerais un bloc carré, comment fait-on ?
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Quelqu'un peut-il me confirmer si avec XPress 8 on peut enregistrer un document en version 6 ou seulement en version 7 ? Nous envisageons de faire une mise à jour mais il faut que nous restions compatibles avec nos prestataires.

CONNEXION UTILISATEUR