Après avoir porté le stockage de son offre AI Pro à 5 To le mois dernier, Google continue de retoucher ses abonnements tout-en-un. Suivant l’exemple d’OpenAI et Anthropic, l’entreprise propose désormais une nouvelle formule Google AI Ultra à « seulement » 99,99 €/mois. L’offre historique à 219 €/mois reste néanmoins au catalogue.
La différence entre les deux ? La nouvelle formule donne accès à une limite d’utilisation de Gemini cinq fois supérieure à celle d’AI Pro (21,99 €/mois), tandis que l’abonnement le plus cher grimpe à une limite vingt fois supérieure. La version plus abordable d’AI Ultra est disponible dès maintenant.

La firme de Mountain View ajoute également à ses abonnements AI Ultra un nouveau service baptisé Gemini Spark. Google le présente comme un agent capable d’accompagner l’utilisateur dans son quotidien et d’agir directement à sa place. Relié aux différents services Google, cet agent peut par exemple analyser automatiquement des relevés bancaires mensuels afin de détecter d’éventuels frais cachés.
C’est la réponse de Google à OpenClaw, une réponse encore très virtuelle pour les utilisateurs européens, car Gemini Spark sera lancé la semaine prochaine en bêta aux États-Unis uniquement. D’autres nouveautés annoncées à l’occasion de la Google I/O 2026 seront également réservées aux abonnements américains dans un premier temps, comme un assistant intégré à Gmail.
Google ajuste aussi ses abonnements côté vidéo. Alors que l’offre AI Ultra inclut déjà YouTube Premium, l’offre AI Pro gagne YouTube Premium Lite dans une quarantaine de pays, dont la France et la Belgique. Cet avantage, facturé séparément 7,99 €/mois, permet de regarder la plupart des vidéos sans publicité et d’en télécharger une grande partie. Son activation est prévue dans les prochains jours.
Enfin, Google modifie aussi la gestion des quotas de Gemini. L’entreprise abandonne la simple limite quotidienne de requêtes au profit d’un modèle basé sur la puissance de calcul utilisée. Les nouvelles limites tiennent compte de la complexité des demandes, des fonctions utilisées et de la durée des conversations. Le quota est réinitialisé toutes les cinq heures jusqu’à atteindre une limite hebdomadaire, un système déjà mis en place par OpenAI et Anthropic.
Selon Google, cette approche permet de mieux répartir ses ressources, puisqu’une simple requête textuelle mobilise beaucoup moins de calcul qu’une génération de vidéo ou une session de programmation complexe. Mais ce changement fait craindre des limites plus restrictives, dans la veine du serrage de vis opéré récemment par OpenAI, Anthropic et Microsoft. Google tente de rassurer en faisant valoir que lorsqu’un utilisateur atteint la limite des modèles les plus avancés, Gemini bascule automatiquement vers des modèles plus légers, sans coupure brutale du service comme avec Claude.
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