Ferrari a donc dévoilé son premier modèle électrique le 25 mai, et le moins qu’on puisse dire, c’est que la polémique met du temps à retomber. Au cœur de celle-ci, le design clivant de Jony Ive. En soi, il n’a pas réalisé une mauvaise voiture… mais ce n’est pas une Ferrari. Et c’est là que le bât blesse.

Dans l’imaginaire collectif, une Ferrari doit sembler rapide même à l’arrêt, et avoir des courbes à faire tomber en pâmoison le premier homme venu, du moment où il porte encore des couches au moment où il doit en remettre. C’est l’expression même de la fièvre italienne, celle qui fait accrocher une voiture en poster au-dessus du lit dans la chambre d’un ado. Dans ces moments-là, on ne parle même pas du moteur, qui est le deuxième coup derrière la tête une fois la clé tournée. Non, uniquement le visuel, qui donne envie de se retourner une seconde ou une troisième fois quand on en voit une garée dans la rue.
Et le premier souci, c’est que la Luce est tout sauf ça. Les courbes latines, l’envie de se retourner ? Disparues. À la place, le design est plat, consensuel. Qu’on ne s’y méprenne pas, il n’est pas vraiment raté : dans de nombreuses marques …













