Microsoft se relance dans la course à l'ARMement

Stéphane Moussie |

L’échec de Windows RT n’aura pas signé la fin de l’architecture ARM chez Microsoft. La firme de Redmond va retenter sa chance l’année prochaine avec l’aide de Qualcomm. Windows 10 tournera pour commencer sur le Snapdragon 835, le nouveau processeur phare de Qualcomm gravé en 10 nm, puis sur d’autres puces.

Surface RT

Microsoft a tiré des leçons du fiasco Windows RT, qui souffrait en particulier d’une incompatibilité avec toutes les applications « historiques » x86. Ainsi, Windows 10 ARM intégrera un émulateur chargé de faire tourner la logithèque Windows habituelle.

Pour sa première démonstration, l’éditeur a choisi de présenter l’incontournable Photoshop sur un Snapdragon 820, mais « toutes les applications écrites pour Windows au cours des 25 dernières années tourneront, et tourneront bien », a assuré Terry Myerson à The Verge.

Toutes les fonctions de Windows 10 seront aussi présentes sur ARM : Windows Hello, Windows Pen, navigateur Edge, fonctions d’entreprise, prise en charge des périphériques externes… « Il faut voir cela comme le Windows 10 que les consommateurs connaissent », insiste le responsable du système. Les développeurs n’auront a priori rien à faire de spécial pour que leurs applications puissent être lancées sur un appareil avec processeur Snapdragon.

Il y aura tout de même quelques limitations. Seules les applications 32 bits pourront être émulées, mais ce n’est pas un gros problème puisque très peu de logiciels Windows sont uniquement 64 bits. Les performances seront aussi inférieures car le jeu d’instructions du CPU sera émulé, mais on ne sait pas encore dans quelle mesure.

Windows 10 sur ARM. Crédits : The Verge.

Pourquoi, au fait, Microsoft retente l’aventure ARM ? « Les clients demandent des appareils avec une meilleure autonomie et une connectivité cellulaire », répond Terry Myerson, indiquant en creux que ce sont deux domaines dans lesquelles les solutions à base d’Intel ne sont pas les meilleures (la connexion cellulaire pourra être assurée par une eSIM). Diplomate, il tente d’atténuer ce qui ressemble fort à un désaveu pour Intel :

La collaboration [avec Intel] n’a jamais été aussi bonne. Il y a juste un cas où Qualcomm est en mesure de fournir des puces avec une meilleure connectivité et une meilleure autonomie qui permettent de concevoir de nouveaux appareils.

Un Intel qui s’est d’ailleurs résolu à passer à ARM à sa manière cette année en commençant à produire des processeurs ARM pour certains de ses clients.

Microsoft ne poussera pas les fabricants à adopter une architecture plutôt qu’une autre, ils conserveront leur libre arbitre, mais on voit bien des smartphones et tablettes ARM haut de gamme jouer à fond la carte de Continuum, cette technologie qui permet de « transformer » un appareil mobile Windows en un ordinateur complet (lire : Prise en main du PC caché dans Windows 10 Mobile). Avec la prise en charge des applications x86, Continuum pourrait devenir beaucoup plus intéressant qu’il ne l’est aujourd’hui. HP, qui commercialise un smartphone dans cet esprit, pousse d'ailleurs fortement ce projet.

Les premières machines Windows 10 ARM, des ordinateurs portables, seront disponibles l’année prochaine, après la Creators Update de mars.

Le nouveau rapprochement de Microsoft vers ARM a en tout cas de quoi donner du grain à moudre à ceux qui pensent (qui espèrent ?) que le Mac finira par se diriger vers cette architecture (lire : Pourquoi la transition vers des Mac ARM est inévitable). Il est trop tôt pour être catégorique, mais on peut se demander si ce Windows 10 ARM ne pourrait pas favoriser la transition du Mac vers ARM, qui ne perdrait pas Boot Camp au passage.

avatar Olivier S | 

Excellent l'ARMement
Jeu de mot de maître Capelo

avatar un visionnaire | 

La vidéo est quand même assez impressionnante...

Sachant que ça tourne sur un simple SnapDragon 820 qui est un bon processeur mais pas non plus un foudre de guerre comme A10 :)

avatar byte_order | 

Surtout que le suivant dans le tuyau, le 835, explose le 820.

avatar C1rc3@0rc | 

On va attendre les tests extensifs fiables pour jauger du 835, les 2 precedents modeles ayant ete des grosses sources de deceptions.

Si les ARM sont capables de faire tourner du code x86 de maniere performantes, je persiste a penser que c'est un cautere sur une jambe de bois. Mais d'un autre coté Microsoft n'a pas vraiment le choix, Windows est un donjon dans lequel la société voit son avenir enfermé.

« toutes les applications écrites pour Windows au cours des 25 dernières années tourneront, et tourneront bien »
C'est certain que celles qui ont 10 ans tourneront mieux sur un ARM actuel que sur un x86 d'il y a 10ans. Maintenant, vu le niveau de crasse et de bidouille qui etait fait avec le code pour optimiser le traitement des x86, ça va pas etre simple d'avoir du stable pour tous les scories qui peuplent l'univers Wintel.

Mais encore une fois Microsoft n'a pas vraiment le choix. Jusqu'au denigrement des Mac par Apple et avant l'arrivée de l'ergonomie dans le monde Linux avec Ubuntu, la seule raison qu'avaient les utilisateurs de prendre du Windows c'etait la retrocompatibilité avec la base historique du logiciel installée.
Aujourd'hui, avec la montée en puissance extraordinaire des ARM et la stagnation des x86, qui se couple avec une meilleure iteroperabilité venant de la generalisation du libre, etre enferme sur x86 est un handicap majeur... et MS qui veut finir de passer aux services et assurer sa position dans les architecture clients/serveur n'a d'autre choix que d'aller sur ARM effectivement.

avatar ddrmysti | 

Je ne vois pas vraiment ce que ça a d'impressionnant en fait.
Il lance une page internet, un jeu peu gourmand sans le faire tourner, il charge un projet déjà fait sous toshop et applique un simple filtre sans rien faire de lourd, etc…
N'importe quelle tablette peut faire ça, il ne fait rien de spécialement gourmand là… De plus, ça reste une vidéo promotionnelle, dans la réalité c'est rarement aussi magique…

avatar rolmeyer | 

@ddrmysti

Peu importe. En 2000 Microsoft n'aurait jamais fait ça car ils dominaient outrageusement. Aujourd'hui Apple domine et les chefs font les coqs auprès du gratin schowbizz. Microsoft a été poussé dans le coin et s'est pris des baignes. Ils ont changé de CEO et retroussé les manches pendant que les autres visitent des chantiers pharaoniques. Apple a de la ressource mais ça va trop bien pour eux, faut qu'ils se prennent des baffes. Ça a commencé avec le MacBook Pro et un peu la montre qui est redevenu ce qu'elle était, pas un objet de luxe et de mode mais un simple outil. On va voir si la claque iPad va produire qq chose.

avatar ddrmysti | 

Euh bah non, pas peu importe, le gars être impressionné de voir un truc demandant peu de ressources tourner sur un processeur pas très puissant alors qu'il n'y a pas de raison, ça n'a rien à voir avec ton discours sur la virtualisation, qui là encore n'a rien d'impressionnant sachant que ça fait longtemps qu'on arrive a virtualiser des trucs sur des machins.

Dans tous les cas, sauf si on veut faire absolument l'éloge de microsoft, c'est bien, mais ça n'a rien d'impressionnant…

avatar Ghaleon111 | 

Ben voyons, faire tourner w10 sur de l'ARM c'est pas impressionnant bien sur! c'est comme si on pouvait utiliser les logiciels osx sur ios quasiment et va donc certainement s'étendre aux smartphones w10m
La il y a de l'innovation et une vraie vision derrière mais bon comme c'est pas apple c'est pas impressionnant :/

avatar ddrmysti | 

Oh mon dieu, ils font tourner des programmes d'une autre architecture ! C'est tellement impressionnant et innovant, ce n'est pas comme si apple faisait la même chose à l'époque avec roseta, ou comme si google faisait la même chose en faisant tourner les applications android sur chrome, sans parler de tous les émulateurs console qui permettent depuis toujours de faire tourner des jeux (donc logiciel) des consoles (donc autre architecture) sur les ordinateurs.
Et c'est sans même effleurer le fait que depuis longtemps OSX ou linux permettent de virtualiser des applications windows...

DOnc non, rien à voir avec la marque, juste du bon sens. Virtualiser un autre système voir même une autre architecture, c'est commun, beaucoup l'ont ou le font déjà.

avatar frankynov | 

Ce titre ❤️

avatar r e m y | 

Si Microsoft reprend les ARM, on peut espérer une version dédiée de Windows et donc maintenir BootCamp sur les probables futurs Mac à processeurs ARM?
Si je me pose la question, c'est que je crains que tous les processeurs ARM ne soient pas nécessairement compatibles entre eux. Du coup, le Windows 10 ARM pourrait tourner sur les processeurs Qualcomm sans pour autant pouvoir le faire sur les puces d'Apple!

avatar SartMatt | 

Tes craintes sont hélas justifiées.

Jusqu'à présent, tous les OS dispo sur ARM ne tournent que sur un nombre restreint de plateformes ARM, avec des adaptations (et du coup une image d'installation spécifique) propre à chaque plateforme. On est bien loin des OS x86 où une image d'installation générique est capable d'adresser à peu près toutes les machines x86 des 10 dernières années.

La raison est que, même si le jeu d'instructions est le même, chaque plateforme a son propre mapping des entrées/sorties et des périphériques, et il n'y a pas réellement de système de découverte pour trouver comment tout mapper dynamiquement, il faut une configuration statique propre à chaque plateforme (voire à chaque appareil dans certains cas !).

Donc l'arrivée d'un Windows 10 ARM ne veut pas dire qu'il pourra tourner sur d'éventuels Mac ARM. Pour ça il faudra en plus une collaboration entre Apple et Microsoft pour proposer une version de Windows 10 ARM adaptée aux machines Apple.

avatar béber1 | 

SartMatt
"Pour ça il faudra en plus une collaboration entre Apple et Microsoft pour proposer une version de Windows 10 ARM adaptée aux machines Apple."

je pense que cela pourrait être très possible.

Les Mac sont surtout achetés pour Mac OS X, et la transition Intel n'a fait que leur donner une complémentarité de services supplémentaires qui n'a pas nuit aux ventes de Mac.
Bien au contraire.

Apple pourrait voir d'un très bon œil, dans son éventuelle transition ARM, la reconduite de ce qui a existé sur les Mac Intel, avec des emulateurs qui suivraient comme Parallels, VMWareFusion, VirtualBox, etc. en facilitant les compatibilités

avatar C1rc3@0rc | 

Apple a une toute autre approche de toute evidence.
Apple a pris l'opportunité qu'offre ARM: des processeurs extrêmement plastiques, dont le degré de spécialisation et d'optimisation est extreme. Apple s'est lancé dans une optimisation qui utilise des originalité et une modularité impossible a avoir du coté x86.
Mais d'un autre coté Apple maintien et fait evoluer 2 OS en meme temps qui tournent sur 2 plateformes differentes, tout en reussisant a garder 95% de bases communes dans le code...

Apple a donc favorisé l'approche native encapsulé dans une abastraction au plus haut niveau: le source...
On a donc une approche totalement opposée a celle de l'emulation, ou le traitement du probleme se fait au bas niveau.

De toutes evidences Apple n'a pas a s'encombrer du fait que des softs datant de 25 tournent sur Mac ARM: deja avoir du code qui tournent sur sans retouche entre 4 versions de l'OS releve du miracle...
Et puis le fait de passer d'une application native MacOS x86 a MacOS ARM simplement en cochant une case dou 2 dans Xcode, garantie de performances et de stabilité, va encourager les dev.

Le danger de l'emulation est typiquement illustré par Adobe qui a conservé du code fait pour les Mac PowerPC dix ans apres la transition au Mac Intel...

Apres ce que raconte Starmatt est fallacieux.
Certes, un code minimaliste tourne a peu pres sans gros besoins d'adaptation d'une plateforme x86 a l'autre. Mais c'est grace a la retrocompatibilité x86 et au fait que le x86 est une machine virtuelle tournant sur un processeur RISC faisant sa cuisine interne, et surtout ce code tourne a minima.
Des qu'on a une application un peu optimisée utilisant les instructions spécifiques d'une generation de x86 c'est la cata et faut reprendre la conception de l'application depuis 0 et c'est souvent un casse tete et on reste dependant des outils d'Intel...

avatar McDO | 

"je pense que cela pourrait être très possible."

Rêve pas.
Je pense que Microsoft s'en bas les couilles. Il ne mobilisera pas une team entière pour développer une version spécifique de son système pour son concurrent direct qui ne pèse que 3% du marché...

avatar béber1 | 

à vrai dire je m'en fous, donc je rêve pas.

Je prends état du fait que ni Apple, ni MS n'ont fait d'objection sur la possibilité de virtualisation ou de boot de Windows sur MAC lors de leur passage à Intel/x86.

Et qu'au contraire pour Apple, cela a été un argument supplémentaire pour la vente des Mac, notamment envers les éventuels switcheurs qui voulaient alors essayer autre chose que du PC.

Pour MS, l'argument serait encore aujourd'hui le même, le fait qu'il ne craignent rien en ce qui concerne leur suprématie dans le marché PC, et que s'il peuvent encore vendre/grignoter quelques licences en plus en ce qui concernent le marché des Mac et des autres produits Apple, ils le feraient, non seulement pour dire que Windows est utilisable et indispensable sur quelques plateforme matérielle que ce soit,
et parce qu'ils ont déjà une unité travaillant dans cette direction : la MBU ou APEX je crois maintenant,
avec laquelle ils pourraient se servir, comme ils l'ont fait pas le passé avec les suite Office Mac, de terrain d'expérimentations

avatar inoga | 

Dire que l'on pourrait avoir un osX sur iPad avec pencil... Ok ce serait comme une surface Pro, mais qui a dis que ce n'était pas une bonne idée ? Faut se détacher de ce vieux clivage MAC vs Windows. Si windows a une bonne idée, autant le mettre en application pour les utilisateurs Mac. Au lieux de cela Apple s'obstine dans un iOS ultra fermé et tellement segmenté qu'un simple copier/coller devient un acte héroïques.
iOS est parfait sur smartphone mais je le trouve en retard sur tablette. Avis perso.

avatar Lonesome Boy | 

@inoga

"mais qui a dis que ce n'était pas une bonne idée ? "

À peu près tout le monde avec deux sous de bon sens. C'est complètement idiot de vouloir utiliser OS X de façon "tactile", stylet ou PS stylet.

Par contre, avec Continuity / Handoff, il y a toutes les pièces du puzzle ou presque pour un appareil capable de passer d'OS X à iOS suivant que l'appareil en question est relié à un clavier / souris ou utilisé en tactile, de façon complètement fluide, i.e. sans interrompre ou presque ce sur quoi on est en train de travailler. Mais Apple ne le fera jamais.

avatar inoga | 

Pourtant je ne dois pas être le seul à ne pas trouver cela idiot. Combien sommes nous à pester devant la limite du tactile sur iOS. Celui qui n'en fait que de la consommation ne voit pas les limites mais celui qui a besoin de copier et coller régulièrement ou d'éditer des bouts de texte... c'est compliqué sous ios.
Alors qu'un petit pointeur avec un outils plus fin qu'un doigt et hop. C'est la base du fonctionnement du pointeur qui marche si bien avec une souris ou un trackpad.

A titre purement personnel je trouve qu'il manque un stylet sur les smartphones iOS et une compatibilité pour utiliser le pencil sur le grand trackpad des new macbook pro.

avatar Lonesome Boy | 

@inoga

Tu changes de sujet. Tu parlais au départ de vouloir utiliser macOS de façon tactile, et maintenant tu parles d'exactement l'inverse: vouloir utiliser iOS avec une souris / trackpad.

Comme tu le dis, les usages que tu décris sont plus adaptés à une utilisation avec souris / trackpad et clavier. Donc pas tactiles. Donc pas iOS mais macOS.

Et ça ne change rien au fait que c'est complètement idiot de vouloir utiliser macOS de façon tactile, car il n'est pas du tout adapté à cet usage.

avatar C1rc3@0rc | 

@inoga

La tu parles d'un sujet totalement different qui n'a rien a voir avec l'architecture materielle, ni meme de l'OS, tu parles d'ergonomie et d'usage.

Apple a choisi, tres sagement et logiquement, de fournir une interface distincte pour les device et les PC. Le concept meme de device qui se distingue du PC fait partie de cette reflexion et d'une orientation autant fonctionnelle qu'ergonomique.

Microsoft a choisi une voie dictée par un objectif plus commercial et marketing qu'ergonomique et fonctionnel.

Pour Apple un device n'est pas un PC et l'un ne se substitue pas a l'autre.
Microsoft estime qu'un device n'existe pas et qu'un TabletPC est un PC... l'utilisateur qui achete l'un n'achettera pas autre chose et donc il faut que les deux fassent (mal) les memes choses en mixant les fonctions, multipliant les elements de controles, les deportant le plus possible sur le serveur (cloud) qui reste le coeur de rentabilité de MS.

Si tu as un iPad et que tu pestes de ne pas avoir de souris c'est que ton usage n'est pas adapté a celui d'une tablette mais que tu a besoin d'un PC.
Si t'as besoin de controler l'interface d'un smartphone avec un stylet c'est que tu a besoin d'un PC.

Si t'as besoin d'un stylet sur un Mac c'est que t'as besoin d'une Cintiq, qui est un peripherique d'entree comme la souris...

Un device c'est fait pour naviguer en mobilité dans l'information, ou assurer l'interconnextion avec les autres devices et Mac avec les appareils electromenager (TV par exemple)...

Un Mac c'est fait pour creer de l'information, l'editer et l'enrichir.

Continuity d'apple et Continuum de Microsoft sont 2 choses totalement opposées. L'un assure la collaboration de l'ecosysteme (device+PC+serveur), l'autre assure la versatilité du PC.

avatar béber1 | 

@C1rc3@0rc

à quelques nuances près, je rejoins tes propos

avatar béber1 | 

inoga
"Dire que l'on pourrait avoir un osX sur iPad avec pencil... Ok ce serait comme une surface Pro, mais qui a dis que ce n'était pas une bonne idée ? "

l'idée serait que ce soit toujours iOS, mais iOS qui aurait pratiquement l'ensemble des fonctionnalités de Mac OS X. car ce sont tous les 2 des OS X à la base et toutes les briques sont là. Et surement disponibles, car il y a surement une version de Mac OS X qui doit tourner sur des procs ARM maison.

Le but d'iOS c'est de garder et d'approfondir tout ce qui font les spécificités d'un OS "tactile", disons prévu et conçu de A à Z pour une utilisation "tactile" (avec stylet sensible à la pression, etc.) et multipoint (gestures à 2,3,4 doigts).
Une utilisation qui renouvelle les interactions H-M, avec notamment des tas de possibilités qui n'ont pas encore été assez poussées dans leurs explorations

avatar Lonesome Boy | 

@béber1

+1
Il manque effectivement un OS ou tout du moins la couche IHM spécifique à l'iPad, qui aujourd'hui ressemble surtout à un grand iPhone. L'erreur d'Apple est à mon sens de ne pas assez prendre en compte les spécificités de l'utilisation d'une tablette par rapport à celle d'un smartphone, bien que les 2 s'utilisent avec une IHM tactile.
Apple aurait dû sortir un "iOS Pro / iPad OS" avec son iPad Pro.

avatar béber1 | 

Lonesome Boy

je suis d'accord.
Et l'iPad "Pro" aurait dû représenter un "saut d'échelle", entre ce qui est l'iPad "de base" connu surtout pour une utilisation légère, d'appoint et un minimum polyvalente,
et un terminal tactile qui franchit ce seuil pour atteindre à un second degré d'utilisations évoluées,
ce que certains appelleraient "pro".
Soit un saut d'échelle aussi bien en taille (~15") qu'en fonctionnalités (aka OS Desktop ou approchant),
pour proposer aux éditeurs tiers, en PAO, DAO, MAO, Archi, 3D, Gestion, etc… une base pour adapter leurs logiciels phares à ces nouvelles ergonomies d'utilisations logicielles.

Donc oui pour ton analyse.
On peut regretter que l'actuelle Apple soit trop pragmatique, donc prudente et trop "frileuse" (à mon goût) d'une certaine manière, alors qu'elle a tout pour bousculer les choses

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