Ouvrir le menu principal

MacGeneration

Recherche

Actualités

Nvidia remplacerait Apple dans le cœur de TSMC et deviendrait son meilleur client

Pierre Dandumont

mercredi 28 janvier à 19:45

Ailleurs

Dans le monde de la gravure, TSMC, une société taïwanaise, est le champion incontesté depuis quelques années maintenant. À chaque évolution, TSMC prend le pas sur ses rivaux (Samsung en tête) et offre les solutions les plus innovantes. Et depuis quelques années, le principal client de TSMC était Apple. En se fournissant (quasi) exclusivement chez TSMC sur des puces à forte valeur ajoutée, Apple avait réussi à devenir un client privilégié, qui avait accès aux nouvelles technologies un peu avant les autres. Mais ça, c'était avant (ou presque).

L'idylle entre Apple et TSMC prend fin. Image MacGeneration.

De nombreuses rumeurs le prédisaient et c'est visiblement en train d'arriver, Nvidia passerait en effet devant Apple dans le cœur de TSMC, où l'argent est évidemment le moteur principal. Et la raison est simple : grâce à la bulle de l'IA, la demande sur les puces qui permettent d'animer les serveurs dans les centres de données est (très) élevée. Et comme les puces en question génèrent une marge qui est elle aussi élevée, Nvidia peut se permettre de commander en masse des composants à TSMC.

Apple et TSMC : l’âge d’or touche à sa fin, l’ère du rapport de force commence

Apple et TSMC : l’âge d’or touche à sa fin, l’ère du rapport de force commence

Selon plusieurs sources — et notamment son CEO, Jensen Huang —, le principal client de TSMC serait donc Nvidia, selon CNBC. La marque achèterait pour 33 milliards de dollars de puces à TSMC cette année, contre « seulement » 27 milliards pour Apple. Si TSMC ne donne pas de détails sur ses nombreux clients (plus de 500), les dix plus gros clients génèrent 76 % des revenus, et le plus gros — jusqu'à maintenant Apple, donc — montait à 22 %. Dans les dix gros clients, on retrouve probablement AMD, Broadcom, Qualcomm et peut-être même Intel, qui grave ses GPU et une partie de ses CPU dans les usines de TSMC.

Une comparaison difficile

Si Nvidia devient le principal client de TSMC, il faut bien comprendre une chose : la comparaison avec Apple est un peu difficile. Dans le cas d'Apple, l'essentiel de la production se compose de puces de taille moyenne (les puces A des iPhone et les puces M des Mac et iPad), avec une surface de l'ordre de 100 à 150 mm2 par puce. Du côté de Nvidia, les puces employées dans les cartes dédiées aux serveurs qui animent et entraînent les IA ont une surface de l'ordre de 800 mm2, qui s'approche de la limite des machines dédiée à la gravure (les valeurs exactes dépendent des générations). Et le fait de produire des puces de grande taille avec une marge et un prix élevé (plusieurs dizaines de milliers de dollars par carte) permet à la société de prendre l'ascendant chez le fondeur : la rentabilité est meilleure pour TSMC.

Les grosses puces très onéreuses amènent plus de marge que les petites puces Apple. Image Nvdia.

C'est la raison pour laquelle Nvidia passe devant Apple : quand la société se contentait de produire des GPU pour des cartes graphiques, l'équation économique ne permettait pas de devenir un client totalement privilégié. En effet, les GPU sont des puces assez grandes physiquement, avec des marges parfois assez faibles, contrairement aux composants professionnels. C'est très visible sur les dernières générations de puces : les GeForceRTX 3000 étaient gravées par Samsung, et les RTX 4000 et 5000 sont gravées par TSMC avec des technologies un peu plus anciennes que pour les iPhone (du 4 nm).

Dans la pratique, des rumeurs indiquent qu'Apple pourrait aller graver une partie de ses puces chez la concurrence, ce qui ne serait pas une nouveauté dans l'absolu. Même si c'est assez ancien, Apple a pendant un temps gravé certains systèmes sur puce chez Samsung, parfois en combinant deux fondeurs pour la même puce (comme avec l'A9). Par contre, le nouveau fournisseur d'Apple serait inédit : il pourrait s'agir d'Intel.

L’A22 de 2028 produit en partie par Intel ? Les chances paraissent très minces

L’A22 de 2028 produit en partie par Intel ? Les chances paraissent très minces

iWork dopé à OpenAI : un nouveau désaveu pour Apple Intelligence

Stéphane Moussie

mercredi 28 janvier à 18:42

Logiciels

La plupart des nouvelles fonctions de la suite iWork disponibles exclusivement dans le cadre de l’abonnement Creator Studio dépendent bien d’OpenAI. Apple l’évoquait à demi-mot dans son premier communiqué de presse ; on en a désormais la confirmation depuis la mise en ligne de cette nouvelle offre. Un constat qui sonne comme un nouveau désaveu pour Apple Intelligence.

Génération de notes dans Keynote (version Creator Studio). Image MacGeneration

Les nouvelles fonctions exclusives sont identifiables dans les applications grâce à leurs icônes violettes. Celles qui font appel à OpenAI concernent notamment la génération d’images dans l’ensemble de la suite, la génération de diapositives et de notes dans Keynote, ou encore la génération de formules dans Numbers. La mention « avec OpenAI » apparaît sur chacune d’entre elles. Seule une minorité des nouveautés n’est pas gérée par OpenAI : c’est notamment le cas de la fonction de Super résolution, qui améliore la qualité des images intégrées aux documents.

Pages, Numbers, Keynote : quelles sont les fonctions réservées aux abonnés Creator Studio ?

Pages, Numbers, Keynote : quelles sont les fonctions réservées aux abonnés Creator Studio ?

Cette incursion d’OpenAI dans la suite iWork entraîne plusieurs répercussions. La première est que les fonctions qui en dépendent nécessitent une connexion à internet. Eh oui, les modèles d’IA du partenaire d’Apple ne tournent pas localement sur les Mac ou les iPad, mais sur des serveurs distants. Dans un avion sans Wi-Fi ou en cas de coupure de connexion à domicile, ces outils deviennent donc inaccessibles.

La connexion aux serveurs d’OpenAI mise en lumière par Little Snitch (fenêtre à l'arrière-plan). Image MacGeneration.

Une station d'accueil pour Mac mini M4 en promotion, avec un emplacement SSD rapide : 3,6 Go/s

Pierre Dandumont

mercredi 28 janvier à 16:20

Matériel

Quand nous avons testé la station d'accueil d'Ugreen pour Mac mini M4, nous avions noté un petit bémol : l'emplacement M.2, qui permet d'installer un SSD en barrette sous le Mac, était limité à 10 Gb/s (environ 1 Go/s) dans la version classique. Mais Ugreen propose une seconde version, avec un emplacement plus rapide (40 Gb/s, 3,6 Go/s en pratique) et elle est en promotion à 120 € au lieu de 160 €.

La station en promotion. Image Ugreen.
Test de deux stations d’accueil pour Mac mini M4, pour retrouver l’USB-A et plus encore

Test de deux stations d’accueil pour Mac mini M4, pour retrouver l’USB-A et plus encore

Cette variante est assez proche sur le concept, forcément : elle se place sous le Mac mini M4 pour le rehausser un peu et possède une encoche pour accéder au bouton. Elle possède une connectique un peu différente : trois prises USB-A 10 Gb/s en face avant, une prise USB-A 10 Gb/s et une prise USB-C 10 Gb/s à l'arrière, une sortie vidéo HDMI (un peu inutile), une sortie jack 3,5 mm à l'arrière — parfaite pour avoir des enceintes sans un câble qui passe sur l'avant du Mac — et un lecteur de cartes UHS-II (312 Mo/s) en face avant, avec un emplacement SD et un microSD. Elle se connecte avec deux prises USB-C à l'arrière du Mac.

La connectique. Image Ugreen.

Le point intéressant, qui justifie le prix un peu plus élevé que la moyenne, vient de l'emplacement M.2 pour un SSD : il travaille à 40 Gb/s au lieu de 10 Gb/s. Dans la pratique, l'USB4 permet des débits réels de l'ordre de 3,6 Go/s avec un SSD correct, et les débits annoncés impliquent a priori une puce ASM2464PD, le composant le plus classique. Avec cette station, le SSD est pratiquement aussi rapide qu'un SSD interne, ce qui permet de faire des économies sur le stockage si vous êtes prêts à gérer deux volumes différents. Attention tout de même à un point : le prix des SSD est élevé actuellement et la hausse n'est visiblement pas terminée.

Bouygues Telecom propose une BBox Wi-Fi 7 en option à ses anciens abonnés… pour 8 €/mois

Pierre Dandumont

mercredi 28 janvier à 16:15

Matériel

Dans la communication des opérateurs, l'accent est évidemment mis en avant sur les nouvelles offres (comme la nouvelle box Wi-Fi 7 bibande). Mais qu'en est-il des personnes déjà abonnées ? En regardant les options d'une offre BBox Ultym (fournie avec un boîtier Wi-Fi 6 il y a quelques années), nous avons eu la surprise de voir une option étonnante : sous le nom Evolution modem Bbox WiFi 7, l'opérateur propose de remplacer le « vieux » boîtier Wi-Fi 6 (tout de même déjà équipé d'une prise Ethernet à 10 Gb/s) par une BBox Wi-Fi 7. Une bonne idée sur le papier… mais pas à ce prix.

Bouygues Telecom inaugure une seconde Bbox Wi-Fi 7 uniquement bi-bande

Bouygues Telecom inaugure une seconde Bbox Wi-Fi 7 uniquement bi-bande

En effet, l'option est facturée 8 €/mois, ce qui est très élevé. La page dédiée ne précise pas si les 8 € mensuels s'ajoutent au prix de l'abonnement ou s'ils remplacent les 3 € facturés tous les mois pour la BBox actuelle, mais dans les deux cas, c'est assez élevé : c'est le boîtier fourni avec les offres Pure Fibre de B&You, qui sont facturées 25 €/mois. La subtilité, c'est qu'un abonné chez Bouygues Telecom ne peut pas passer directement chez B&You : les offres sont réservées aux nouveaux clients.

8 €/mois pour un modem Wi-Fi 7.

Dans notre cas précis, par ailleurs, passer sur une BBox Wi-Fi 7 a peu d'intérêt en pratique : la connexion est limitée à 2 Gb/s et le Wi-Fi 7 n'est pas réellement plus rapide que le Wi-Fi sur les appareils Apple depuis qu'Apple a débridé les débits en Wi-Fi 6.

Apple double les débits en Wi-Fi 6 sur de nombreux Mac et iPad

Apple double les débits en Wi-Fi 6 sur de nombreux Mac et iPad

Recherche visuelle, montage automatisé : qu’apporte la dernière mise à jour de Final Cut Pro et Logic Pro ?

Félix Cattafesta

mercredi 28 janvier à 15:36

Logiciels

Grosse journée pour les utilisateurs de Logic Pro et de Final Cut Pro : les deux applications ont eu droit à une grosse mise à jour apportant de nombreuses nouveautés. Il s'agit des versions 12.0 sur Mac, et 3.0 sur iPad. Faisons le point sur ce qui change et sur les rares exclusivités pour les abonnés au tout frais Creator Studio.

Les nouveautés pour Final Cut Pro

Malheureusement, les deux fonctions les plus intéressantes annoncées pour le logiciel de montage d’Apple sont réservées à l’anglais. La Recherche dans les transcriptions permet de facilement retrouver un extrait sonore précis en tapant des mots dans la barre de recherche. La Recherche visuelle permet quant à elle de retrouver un passage vidéo spécifique en décrivant un objet ou une action. On peut alors facilement ajouter l’extrait correspondant à sa timeline.

La détection de la musique sur Final Cut Pro. Image Apple.

Les utilisateurs parlant la langue de Molière pourront se rabattre sur la Détection des temps. Cette fonction se base sur un modèle d’IA venant de Logic Pro permettant de rendre sa vidéo plus dynamique en synchronisant les coupes sur la musique. La timeline peut ainsi afficher beats, mesures et structure du morceau, pour caler ses transitions au bon moment sans tâtonner.

La version iPad va gagner une fonction Créateur de montages. Selon Apple, celle-ci peut « analyser les séquences filmées et monter une vidéo dynamique à partir des meilleurs plans visuels ». Autrement dit, la vidéo se montera quasiment toute seule, et l’utilisateur n’aura plus qu’à repasser derrière pour modifier le rythme, ajouter une musique ou recadrer les vidéos. La fonction se destine principalement aux réseaux sociaux.

La fonction Créateur de montages sur iPad. Image Apple

Dans les notes de mises à jour, Apple indique que l’app iPad a gagné la prise en charge de la sélection multiple dans l'inspecteur, permettant d'appliquer des modifications groupées à plusieurs plans en une seule fois. L’exportation en arrière-plan est enfin disponible, ce qui évitera de poireauter devant un chargement. La nouveauté est cependant réservée au iPad à puce M3. Enfin, Apple a amélioré la prise en charge des moniteurs externes, permettant d’afficher et lire le montage en cours.

Les nouveautés pour Logic Pro

Du côté de Logic Pro, Apple a ajouté Synth Player : une fonction qui équivaudrait à « disposer d’un claviériste chevronné capable de donner instantanément une nouvelle orientation à une idée musicale ». Orienté électro, celle-ci génère des parties (basse/accords/synth) et peut être affinée avec des réglages plus fins si besoin.

Synth Player sur Logic Pro. Image Apple

Chord ID est le second gros ajout. La fonction transforme n’importe quel enregistrement audio ou MIDI en une progression d’accords, que l’on peut utiliser immédiatement sans avoir à les transcrire manuellement. La fonction est capable d’analyser le contenu harmonique de la plupart des enregistrements pour remplir automatiquement la piste d’accords dans Logic Pro.

La version iPad gagne quelques nouveautés. « Compréhension de la musique » permet d’effectuer des recherches en langage naturel ou avec un enregistrement dans le Navigateur de sons. On peut ainsi décrire une boucle ou en identifier d’autres, similaires. Les utilisateurs de la version iPad ont désormais aussi accès à la fonctionnalité Comping rapide par glissement de Logic Pro pour Mac. Elle permet de sélectionner en un geste les meilleurs passages parmi plusieurs prises.

Recherche d’une boucle sur Logic Pro pour iPad. Image Apple

De futures nouveautés réservées aux abonnés Creator Studio

Si les versions payantes/sur abonnement de Final Cut Pro et de Logic Pro sont pour le moment équivalentes, Apple a annoncé que ce ne serait pas toujours le cas. Sur Final Cut Pro, ceux mettant la main à la poche chaque mois auront accès à du « contenu premium » disponible uniquement via Creator Studio. Les versions payantes et sur abonnement de Logic Pro sont décrites comme identiques par le site d’Apple, mais on ne serait pas surpris que cela évolue à l’avenir. Actuellement, la seule différence entre les deux versions concerne donc… les icônes, plus foncées pour ceux sur abonnement.

Creator Studio : Apple adopte l’abonnement façon Adobe, mais promet de laisser le choix

Creator Studio : Apple adopte l’abonnement façon Adobe, mais promet de laisser le choix

Terminons en notant qu’il y a du nouveau pour les utilisateurs iPad : Apple a arrêté les abonnements individuels pour Final Cut Pro et Logic Pro. Seul l’abonnement Creator Studio, facturé 12,99 €/mois ou 129 €/an, est désormais proposé. Les anciens abonnés peuvent conserver leur formule actuelle tant qu’il le souhaite.

Fin prochaine des abonnements individuels à Final Cut Pro et Logic Pro sur iPad au profit de Creator Studio

Fin prochaine des abonnements individuels à Final Cut Pro et Logic Pro sur iPad au profit de Creator Studio