Vendue par certains comme la solution de transition idéale vers l'électrique depuis une décennie, la voiture hybride rechargeable doit désormais composer avec des chiffres qui ne lui sont pas favorables. Une étude publiée cette semaine par l'ICCT, l'ONG à l'origine des révélations sur le Dieselgate, montre que les émissions réelles de CO2 de ces véhicules s'éloignent chaque année un peu plus des valeurs affichées lors de leur homologation.
Le constat porte sur les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) immatriculés en Europe entre 2021 et 2023. Sur le terrain, leurs émissions moyennes de CO2 dépassaient de 3,5 fois les valeurs homologuées en 2021, un rapport qui grimpe à 4,6 fois pour le millésime 2023. Autrement dit, l'écart entre le laboratoire et la route ne se résorbe pas, il s'amplifie.
La cause identifiée par l'ICCT n'a rien d'un dysfonctionnement technique caché : elle tient au comportement des conducteurs. Ces véhicules sont rechargés moins souvent et roulent moins fréquemment en mode tout électrique que ne le présupposent les protocoles de calcul européens. Un paradoxe souligné par Peter Mock, directeur de l'ICCT Europe, qui note que l'allongement de l'autonomie électrique des modèles récents ne s'est pas traduit par un usage plus systématique du moteur électrique. Plus la batterie promet de kilomètres, moins elle semble effectivement sollicitée. Les cycles de test standardisés peinent structurellement à refléter des habitudes d'utilisation très hétérogènes, que ce soit dans l’automobile ou n’importe quel autre secteur.
Il ne faut toutefois pas en déduire que les hybrides rechargeables sont systématiquement plus émetteurs que ce que leur conception laisse espérer. Leur bilan dépend largement de la façon dont ils sont utilisés : lorsqu'ils sont rechargés régulièrement et que les trajets quotidiens sont suffisamment courts pour être effectués en électrique, leurs émissions peuvent se rapprocher des valeurs annoncées. Le problème soulevé par l'ICCT est plutôt celui du décalage entre cette utilisation idéale, implicitement privilégiée par les méthodes d'homologation, et les usages beaucoup plus variés observés dans la réalité.
Un dossier qui tombe en pleine négociation sur l'avenir du thermique
La Commission européenne a proposé en décembre de revenir sur l'interdiction de vente des voitures thermiques neuves prévue pour 2035. Une évolution notamment poussée par l'Allemagne, qui souhaite conserver une place importante aux hybrides rechargeables dans la trajectoire de décarbonation du secteur. En échange, les constructeurs devraient réduire de 90 % leurs émissions par rapport aux niveaux de 2021 et compenser les 10 % restants.
C'est précisément ce compromis que l'étude de l'ICCT vient fragiliser. Une révision du mode de calcul est prévue l'an prochain pour mieux coller aux usages réels, ce qui devrait mécaniquement réduire l'attrait des voituresx hybrides rechargeables comme outil permettant aux constructeurs d'atteindre leurs objectifs de CO2. Sept pays, dont la France, avaient déjà appelé en juin l'UE à ne pas dévier de sa trajectoire vers le tout électrique.
Pour l'instant, les chiffres du marché ne montrent pas encore de basculement : les hybrides rechargeables représentaient environ 10 % des immatriculations neuves en Europe entre janvier et juillet 2026, contre 9 % un an plus tôt, tandis que les véhicules 100 % électriques atteignaient 22 % sur la même période. Reste à voir si la révision annoncée des méthodes de calcul, qui doit mieux prendre en compte les émissions réellement observées sur la route, changera durablement l'équilibre entre hybrides rechargeables et voitures électriques.
Alors qu'Apple s'appuie depuis des années sur le soutien des manettes tierces plutôt que sur du matériel maison (en particulier avec PlayStation), du code retrouvé dans macOS 26.7 relance l'hypothèse d'une manette signée Apple. La découverte reste toutefois fragile car les références en question ont disparu aussi vite qu'elles sont apparues.
C'est un habitué des forums de MacRumors, pdfu, qui a mis la main sur ces éléments en épluchant la première version candidate de macOS 26.7, publiée mi-août. Le système contenait un support complet pour deux appareils identifiés sous les noms de code T6502 et T1057 : reconnaissance matérielle, lecture des entrées et des capteurs, gestion des retours haptiques. Ces profils apparaissaient aussi bien dans macOS que dans sa couche de compatibilité avec les apps iPhone et iPad, et n'étaient pas cantonnés à un usage interne. L'ensemble a purement et simplement disparu dans la seconde version candidate.
Le détail le plus singulier concerne les vibrations. T6502 répartit son retour haptique en quatre canaux logiciels distincts pour ses deux zones de préhension. T1057 fonctionne différemment : plutôt que de présupposer les effets disponibles, macOS interroge directement le contrôleur pour découvrir dynamiquement les vibrations qu'il propose. Un fonctionnement qui évoque davantage un prototype dont les caractéristiques matérielles évoluent encore.
Apple a eu plusieurs occasions de se lancer sur ce terrain sans jamais franchir le pas, que ce soit à l'arrivée d'Apple Arcade ou du Vision Pro, pour lequel la firme a préféré s'associer à Sony afin de faire avec les manettes PS VR2 Sense plutôt que de concevoir les siennes. Le marché reste par ailleurs très encombré, entre les manettes Xbox, PlayStation et Nintendo (même si la prise en charge des manettes de Switch 2 fait encore défaut), déjà largement prises en charge par le système.
Rien n'indique pour l'instant que ce code corresponde à un produit destiné à voir le jour plutôt qu'à du matériel de test interne, d'autant que ces références ont été retirées dès la version suivante. L'ensemble mérite d'être suivi avec prudence, mais l'idée d'une manette pensée pour l'écosystème Apple, avec par exemple un appairage instantané ou une intégration à Localiser, aurait de quoi se démarquer si elle devait un jour se concrétiser. Si une manette peut encourager Apple à mettre un coup d’accélérateur à sa stratégie gaming sur Mac, pourquoi pas.
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C’est fait : après quinze ans de règne de Tim Cook, John Ternus est officiellement devenu le nouveau patron d’Apple. À quelques jours de son tout premier keynote en tant que CEO, on revient sur ses débuts, les premières orientations qui se dessinent et la prise de distance d’une autre grande figure de l’entreprise, Phil Schiller.
On s’intéresse aussi aux futurs MacBook à écran OLED. Contrairement à ce que l’on pouvait penser, ces machines pourraient ne pas remplacer immédiatement les MacBook Pro actuels, mais constituer une nouvelle gamme encore plus dispendieuse.
Enfin, après avoir parlé la semaine dernière du contrôle parental et de l’addiction aux smartphones, on se penche sur un remède potentiel : les montres connectées pour enfants. Le marché progresse, mais Apple est mal armée pour en profiter.
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La valeur n’attend décidément pas le nombre des années. Deux très jeunes suspects ont été interpellés dans le cadre des enquêtes ouvertes après les différentes cyberattaques ayant visé la Direction générale des finances publiques (DGFiP) cet été. Ils sont tous les deux soupçonnés de faire partie du groupe ZeroBytes, qui écume les serveurs de l’administration française depuis le début de l’été. Malgré ses 18 ans, le plus âgé est déjà loin d’être un inconnu des services de police.
Nos jeunes ont du talent… mais manquent apparemment d’entraînement à la flûte et au pipeau. Image Mairie de Bondy.
L’affaire a commencé à la fin du mois de juillet pour les enquêteurs. Deux intrusions, réalisées en juin et juillet à l’aide d’accès compromis appartenant à des agents de l’État, ont permis aux pirates de mettre la main sur les données personnelles de 678 000 particuliers et professionnels. Des informations fiscales, dont le revenu fiscal de référence, ont notamment été dérobées, tandis que des informations cadastrales ont également été consultées. La DGFiP a depuis ajouté un troisième incident, concernant le portail des successions vacantes : une vulnérabilité y a été découverte le 17 août et l’administration a constaté qu’une extraction avait bien eu lieu.
Si la liste détaillée de toutes les victimes n’est bien entendu pas ouverte au public, un personnage très haut placé de l’État a confirmé faire partie de la liste récupérée sur les serveurs de la DGFiP : Jean-Noël Barrot, qui n’est autre que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.
Une enquête a donc été confiée à l’Office anticybercriminalité (OFAC), et les policiers n’ont visiblement pas perdu de temps : le premier suspect, né en janvier 2008 et domicilié dans l’Essonne, a été interpellé dès le 18 août. À l’issue de sa garde à vue, il a été mis en examen le 20 août pour plusieurs chefs particulièrement sérieux, dont l’accès et le maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD) à caractère personnel en bande organisée, l’extraction frauduleuse de données d’un système mis en œuvre par l’État ou encore l’association de malfaiteurs. Il a ensuite été placé en détention provisoire.
Selon Le Monde, le jeune homme serait connu dans le petit monde de la cybercriminalité sous le pseudonyme de « ChatNoir ». Le parquet ne confirme pas publiquement ce pseudonyme, mais indique que le suspect est bien soupçonné de faire partie de ZeroBytes et d’être l’un des auteurs des attaques ayant visé la DGFiP. De là à imaginer que son pseudo ait fini par lui porter la poisse…
Et à seulement 18 ans, son CV judiciaire commence déjà à être particulièrement fourni. Volant de serveur en serveur comme un chat de gouttière, « ChatNoir » est mis en examen dans deux autres affaires de cybercriminalité pour des faits qu’il aurait commis alors qu’il était encore mineur. L’une concerne notamment le piratage des comptes X de BFM-TV et RMC ainsi que des vols de données chez plusieurs entreprises, dont LDLC. L’autre concerne le spectaculaire piratage de Free ayant entraîné le vol des données de plus de 19 millions de clients : de quoi donner enfin un visage à l’un des suspects de la gigantesque fuite d’IBAN de l’opérateur ? Étant mineur au moment des faits, il avait été placé en centre éducatif fermé après sa mise en examen dans cette dernière affaire, avant d’obtenir un placement sous contrôle judiciaire.
Le jeune homme serait également l’un des cofondateurs d’Epsilon, un collectif de pirates français particulièrement actif en 2023 et 2024. Le nom désignait aussi un logiciel malveillant de type infostealer, dont le but était notamment de récupérer les identifiants et mots de passe stockés sur les ordinateurs infectés. D’après un chercheur de Sekoia interrogé par ZDNet en 2024, l’outil n’avait d’ailleurs rien de révolutionnaire : ses créateurs auraient essentiellement adapté des logiciels malveillants préexistants. Pas du piratage de haut vol donc, mais largement assez casse-pieds pour les utilisateurs victimes.
Le second suspect est encore plus jeune. Né en 2010 et âgé de 15 ans, il a été placé en garde à vue le 26 août dans le dossier concernant la DGFiP, avant d’être remis en liberté sans mise en examen, notamment afin de permettre aux enquêteurs d’exploiter le matériel informatique saisi lors de son interpellation. Il reste cependant soupçonné d’avoir participé aux activités de ZeroBytes. Selon Le Monde, il utiliserait le pseudonyme « Casquette » et serait un ancien complice de ChatNoir.
Mais ses ennuis ne se sont pas arrêtés là. L’adolescent a de nouveau été interpellé le 2 septembre, cette fois dans l’enquête concernant Epsilon. Il a été mis en examen ce vendredi 4 septembre et placé sous contrôle judiciaire. Le détail donne une idée assez vertigineuse de l’âge des protagonistes : certaines attaques attribuées à Epsilon remontent à une époque où « Casquette » n’avait que 13 ans.
Reste maintenant une question particulièrement intéressante : qui se cache réellement derrière ZeroBytes ? Le compte utilisé par le groupe sur un forum cybercriminel est resté très actif après l’incarcération de ChatNoir le 20 août. ZeroBytes a continué à publier des échantillons et à revendiquer de nouvelles attaques, notamment contre des services liés à l’Éducation nationale, puis Zéro Logement Vacant et Géofoncier. Ce compte n’est devenu silencieux que le 2 septembre, date à laquelle son compte X a également disparu. Coïncidence intéressante, c’est précisément ce jour-là que « Casquette » a été interpellé une seconde fois, cette fois dans l’enquête concernant Epsilon. Les comptes de ZeroBytes étaient donc encore bien actifs alors que « ChatNoir » se trouvait déjà derrière les barreaux.
L’incarcération d’un membre présumé n’a donc manifestement pas suffi à faire taire ZeroBytes. Cela peut avoir plusieurs explications : le groupe compte d’autres membres, plusieurs personnes disposaient de ses comptes, ou certaines attaques avaient déjà été réalisées avant l’arrestation et n’ont été revendiquées que plus tard. À ce stade, l’enquête ne permet pas de trancher.
La liste attribuée par le parquet à ZeroBytes est en tout cas devenue impressionnante. Outre la DGFiP, celui-ci cite notamment des services de l’Éducation nationale, France Travail, la Fédération française de handball, Intermarché, SFR, Bureau Vallée ou encore Pulsy, un groupement régional lié à la santé numérique dans le Grand Est.
La DGFiP précise de son côté que les espaces personnels et professionnels d’Impots.gouv.fr n’ont pas été compromis. Elle reconnaît désormais des accès illégitimes intervenus en juin, juillet et août 2026, ainsi que l’extraction de données du portail des successions vacantes.
Pirater des serveurs, c’est sympa, mais ça a quand même moins de panache que de squatter les avions de la Pan Am… Image Arrête-moi si tu peux.
Il faudra maintenant voir ce que l’exploitation des appareils saisis permettra aux enquêteurs de déterminer. Mais une chose paraît déjà acquise : derrière un groupe qui multipliait depuis plusieurs semaines les provocations et les revendications spectaculaires se trouvent potentiellement des pirates beaucoup plus jeunes que leur communication pouvait le laisser penser. Et pour l’un d’eux, les faits qui lui sont aujourd’hui reprochés auraient été commis alors qu’il était déjà poursuivi dans plusieurs autres affaires.
Si la justice conclut à leur culpabilité, les deux olibrius risquent donc de payer assez cher leur fanfaronnade. Interrogé sur le risque d’être poursuivi, l’un des membres de ZeroBytes affirmait encore récemment ne pas être inquiet, assurant se trouver dans un pays n’ayant pas d’accord d’extradition avec la France. Nos jeunes ont du talent, certes… mais pour le moment Frank Abagnale Jr. aura fait courir les autorités bien plus longtemps.
Depuis qu'Apple propose des coques en métal pour ses Mac portables (une solution mise en place il y a plus de 20 ans avec les PowerBook G4), un problème se pose chez certains : une sensation de picotement, liée au courant de fuite. C'est un problème qui dépend un peu de l'installation électrique, de la façon dont vous êtes habillé mais — surtout — de la présence d'une prise de terre sur l'adaptateur secteur. Ce point a été mis en avant récemment dans les commentaires lors du test du nouvel adaptateur secteur 40 W Apple : il n'est pas prévu pour être relié à une prise de terre.
Ressentez-vous un picotement électrique sur la coque de votre Mac portable en mettant votre main de cette manière ? Image MacGeneration.
À une époque, Apple fournissait le câble d'extension doté d'une prise de terre avec les Mac (il est maintenant en option), mais il est tout de même possible de l'installer avec les adaptateurs secteurs fournis avec les Mac. Ils sont en effet tous équipés d'une tête amovible compatible avec l'extension, équipés d'une pièce en métal qui permet de connecter l'adaptateur à la terre. Seuls les modèles de 5 et 20 W (qu'Apple fournit aux États-Unis avec le MacBook Neo) et le nouveau modèle 40 W dynamique ne peuvent pas en profiter.
Dans tous les cas, la question est donc simple : ressentez-vous ce picotement sur la coque de votre Mac portable ?