Apple vs Epic : Apple ne veut pas du modèle Android

Florian Innocente |

Jardin fermé à dessein pour retenir ceux qui y sont entrés ou jardin sécurisé pour en protéger les occupants ? Epic et Apple ont une vision diamétralement opposée de l'App Store d'iOS. Leurs avocats respectifs ont encore eu l'occasion d'en faire état au premier jour du procès qui oppose les deux entreprises en Californie, et ce pour les trois semaines à venir.

« Epic veut que nous devenions Android, mais ce n'est pas ce que nous voulons », a déclaré Karen Dunn, l'une des avocates d'Apple, ajoutant « Et nos clients ne le veulent pas non plus. Ils veulent avoir le choix ». Le choix entre deux modèles. Celui d'Apple qui conditionne le téléchargement d'apps iOS à un passage par l'App Store, et celui de l'écosystème Android où l'on peut passer outre Google Play et aller chercher des apps ailleurs.

C'est tout l'enjeu du procès, Epic espère obtenir de la justice qu'Apple n'impose plus l'App Store (et, partant, son mode de paiement intégré) comme l'alpha et l'oméga du téléchargement et du paiement des apps et des contenus sur iOS.

« Le jardin aurait pu avoir une porte » a fait valoir Katherine B. Forrest, l'une des avocates d'Epic, affirmant que « Le plan d'Apple était d'enfermer les utilisateurs à l'intérieur et de les empêcher de changer et de quitter l'écosystème Apple ». Epic a produit plusieurs échanges internes montrant que les responsables d'Apple étaient parfaitement lucides quant à la capacité de leurs apps et de leurs services, lorsqu'ils sont réunis, à rendre plus compliqué un changement de plateforme pour les utilisateurs.

Sa consœur a renversé le point de vue, en se plaçant du côté des développeurs, et avancé la carte de la sécurité, une thématique sur laquelle Apple s'appuie systématiquement pour défendre son modèle : « Apple n'a pas créé un écosystème intégré et sûr pour empêcher les gens d'entrer », elle l'a fait pour « accueillir les développeurs sans sacrifier aux principes de confidentialité, de fiabilité, de sécurité et de qualité qu'attendent les consommateurs ».

Là encore, Epic a pu étaler, dans sa présentation préliminaire, des exemples où la surveillance du contenu de l'App Store par Apple a été prise en défaut, au grand dam de ses responsables.


avatar Nesus | 

@Appleseed

Désolé, je voulais répondre @nme

avatar Appleseed | 

@Nesus
"Désolé, je voulais répondre @nme"

Pas de souci, ça explique pourquoi je ne comprenais pas le sens de votre question.

avatar byte_order | 

@Nesus
> Et comment vous contrôlez ça et vous l’imposez quand n’importe qui peut
> installer n’importe quoi sur le téléphone ?

De la même manière que pour la visite de sites web hébergés n'importe où : vous exigez une certificat signé valide.

Un processus de validation des apps, payant, fait par Apple qui retourne un certificat, que iOS vérifie systématiquement lors de chaque lancement de l'app, tout comme chaque certificat est vérifié à chaque visite d'un site web.

Rien n'empêche Apple de le faire, si ce n'est sa volonté de capter des profits sur 100% des ventes et abonnements fait entre un propriétaire d'un terminal iOS et des tiers.

Ce processus existe déjà. Il est juste "vendu" de manière lié avec l'acceptation du contrat de distribution exclusif via l'AppStore, qui impose l'acceptation de la commission d'Apple sur tous vos recettes issus soit de la vente de l'app soit de l'abonnement à du contenu supplémentaire pour cette app.

Prétendre que la sécurité repose sur le monopole de la distribution, c'est du foutage de gueule. La qualité alimentaire de ce que l'on mange, la qualité sanitaire des médicaments que l'on prend, la sécurité des véhicules que l'on conduit ne repose pas sur un magasin unique de distribution !

avatar House M.D. | 

@byte_order

Et qu’est-ce qui empêche un dev malicieux de faire valider son certificat en présentant une app toute gentille pour ensuite avec le même certificat présenter une app vicieuse? Ou intégrer du code malicieux dans une maj de l’app?

Ne me répondez pas un certificat à chaque maj, sinon dans ce cas autant rester avec l’app store.

Au final, désolé, mais votre besoin d’ouverture je m’en tape le coquillart concernant iOS. Vous n’êtes pas content, vous voulez plus d’ouverture? La communauté Android vous tend les bras !

avatar byte_order | 

> Et qu’est-ce qui empêche un dev malicieux de faire valider son certificat en présentant
> une app toute gentille pour ensuite avec le même certificat présenter une app vicieuse?

Le certificat contient l'empreinte de l'app qui a été validé.

> Ou intégrer du code malicieux dans une maj de l’app?

Depuis quand Apple ne valide pas également les maj ?

> Ne me répondez pas un certificat à chaque maj, sinon dans ce cas autant rester
> avec l’app store.

Je vois pas pourquoi. Si elle le fait avant toute distribution sur son store, et donc à la demande de toute maj d'app, elle peut tout autant le faire avant toute distribution sur un autre store.

En ce qui concerne votre coquillart, c'est probablement tout autant le cas du régulateur de marché. Et je vous invite a proposer des T-shirt "t'es pas content, va sur Android", y'a surement un marché à gagner... dans la communauté Apple.

avatar House M.D. | 

@byte_order

C’est fort possible, mais je vous informe qu’ils n’ont pas plus d’intérêt pour votre avis.

Et Apple n’étant pas l’Abbé Pierre, je ne vois pas pourquoi ils accepteraient de faire généreusement la verification de votre app sans passer par le store pour un modique 99€/an. Faut pas non plus rêver. Votre proposition est totalement irréaliste sur un plan commercial, mais vous n’êtes plus à un irréalisme près…

N’allons pas plus loin, vous êtes du même acabit que les illuminés qui pensent que le monde entier va coller à l’idée de l’écologie punitive.

avatar Nesus | 

@byte_order

La sécurité ne repose pas sur le monopole de la distribution, la sécurité repose sur le respect de règles et de contrôle. Tout comme les normes NF et EU le font. Que la dgccfr ou autre impose aux entreprises. Là, c’est la même chose.
Et l’état ponctionne aussi pour que les contrôles soient fait et que les entreprises fassent bien comme elle l’a décidé.

Et ce n’est pas le magasin unique que je défends (même s’il me paraît légitime face à l’investissement que cela demande), ce que je défend, c’est l’impossibilité de l’accès à l’écriture sur le SSD sauf si celui-ci a été valide et dans un cas très limité qui est le fonctionnement à l’intérieur de l’application. C’est ça qui fait (en grande partie) la sécurité d’iOS.

avatar byte_order | 

@Nesus
> Et ce n’est pas le magasin unique que je défends (même s’il me paraît légitime face à
> l’investissement que cela demande)

D'une part, l'investissement est largement amorti par la seule vente des iPhones, qui se vendraient nettement moins sans l'existence d'au moins un canal de distribution permettant d'y ajouter d'autres fonctionnalités logicielles que celles initiales.

De deux, la plus grosse part des coûts de l'AppStore est très probablement dans les coûts de validation, pas dans ceux de distribution. Ces coûts là peuvent parfaitement faire l'objet d'un paiement explicite, en particulieur si le développeur ne distribue pas ensuite via l'AppStore.

En ce qui concerne ce que vous défendez dans le dernier paragraphe, cela me convient également. Que iOS n'autorise pas une app à s'installer ni même à se lancer sans un certificat solide, attaché spécifiquement à la version de l'app, cela me parait sain.

Mais ça, c'est parfaitement faisable sans imposer qu'un seul store, celui du constructeur, soit autorisé.

Attention, toutefois, à ce que les règles de validation des apps, enfin séparées de l'usage imposé du store du constructeur, ne soient pas utiliser pour réimposer l'usage exclusif de services d'Apple aux détriments de tout autre par lesdites apps, sinon cela sera un écran de fumée.

avatar byte_order | 

@Ali Baba
> Le meilleur compromis pour les utilisateurs serait qu’on puisse télécharger des apps
> hors de l’App Store si on le souhaite

Tout à fait.

> mais que les éditeurs aient obligation que chaque app disponible ailleurs
> soit aussi disponible sur l’App Store, au même prix.

Pardon !??

Votre steack haché doit être vendu au même prix dans tous les magasins ?

> Sinon, l’utilisateur n’aura plus le choix d’avoir un système sécurisé
> avec validation préalable par Apple.

Parce que vous confondez sécurité et distribution.
Ce n'est pas la distribution qui rend sûre une app sur iOS, c'est le processus de validation qui a lieu *avant* la distribution.

La validation préalable d'Apple peut donc parfaitement avoir lieu, iOS vérifiant la présence d'un certificat validé, et la méthode de distribution, elle, est libre.

> On va se retrouver comme sur Mac avec des éditeurs qui décident de quitter
> l’App Store et faire leur sauce.

Et Apple a justement activer par défaut l'obligation que toute app soit notarisée (et c'est plus par défaut, c'est incontournable pour les apps ARM), c.a.d. de certifier les apps macOS. Que Apple peut donc bloquer à tout instant, et peu importe la méthode de distribution, MAS ou autre. Comme quoi c'est parfaitement possible.

La processus de validation actuel d'Apple des apps iOS va plus loin que la seule notarisation, mais au final il s'agit bien d'un certificat qui est délivré. Et celui-ci qui apporte la sécurité, pas la méthode de distribution de l'app, ni le prix de vente, ni le nom du store la vendant.

> Le problème c’est que je ne vois pas bien comment on pourrait rendre
> cette obligation effective.

Effectivement, c'est le problème : vous ne le voyez pas.
Parce que vous êtes resté convaincu par le discours marketing que c'est la distribution par l'AppStore qui apporte la sécurité, alors que c'est le processus de validation des apps pour iOS.

> Et du coup la meilleure solution est le statu quo. Je n’ai aucune envie de voir
> détruit le modèle de validation d’Apple.

Aucune raison de le détruire. Suffit juste de ne plus le lié arbitraire à l'utilisation de l'AppStore pour distribuer des apps iOS, apps toujours validées par Apple, via un certificat "made for iOS".

Libre à Apple de faire payer ce service ou de l'offrir à ceux qui ensuite distribue via l'AppStore, via une ristourne couvrant le prix de la validation.

avatar Krysten2001 | 

@byte_order

Les gens ont le choix. Android ou iOS avec leur avantages et inconvénients 😉

Dans cette histoire, Epic veut avoir tout sans payer, ouvrir sa propre boutique avec faible commission au début pour affaiblir la concurrence,… et aussi le fait que sous l’app store, elle n’a pas les données personnelles des utilisateurs. Il ne faut pas l’oublier.

avatar byte_order | 

@Krysten2001
> Dans cette histoire, Epic veut avoir tout sans payer

Preuves de ce que vous avancez ?

> ouvrir sa propre boutique avec faible commission au début pour affaiblir
> la concurrence

Parce que AppleTV+ à 5 euros par mois et en pratique une première année gratuite, c'est pas pour affaiblir la concurrence peut être ?
Et en quoi c'est illégal de proposer une concurrence des prix ?

> et aussi le fait que sous l’app store, elle n’a
> pas les données personnelles des utilisateurs. Il ne faut pas l’oublier.

Preuves que Epic Games souhaite exploiter des données personnelles des joueurs pour les monétiser ?

Et, là aussi, en quoi c'est différent de ce que Apple fait en activant par défaut dans iOS l'exploitation des données personnelles au profit de sa propre régie publicitaire ?
En quoi c'est différent de l'exploitation faite par l'AppStore de vos usages de l'AppStore pour placer des publicités vantant d'autres apps ou abonnements sur l'AppStore ?

Pourquoi ce que fait déjà Apple serait un scandale quand c'est une autre entreprise qui le fait !?

avatar Krysten2001 | 

@byte_order

Je n’ai jamais dit que c’était illégal mais epic n’est pas tout blanc. Ce n’est pas Apple qui va faire tomber Netflix.

« Preuves que Epic Games souhaite exploiter des données personnelles des joueurs pour les monétiser ? »

Le fait qu’elle a menti avec la fonction « connexion avec Apple » en disant qu’Apple l’obligeait à la retirer.

« Et, là aussi, en quoi c'est différent de ce que Apple fait en activant par défaut dans iOS l'exploitation des données personnelles au profit de sa propre régie publicitaire ? »

Vous savez très bien 😉 Pas besoin de le répéter 🔁

avatar byte_order | 

@Krysten2001
> Je n’ai jamais dit que c’était illégal mais epic n’est pas tout blanc.

Ben faudrait savoir. Soit vous reconnaissez que cela n'a rien d'illégal de vouloir proposer une concurrence avec une stratégie de prix cassés, mais en même temps vous vous en servez pour qualifier la démarche d'Epic de "pas tout blanche".

Si c'est pas tout blanc pour vous, alors c'est tout autant valable pour Apple.

> Ce n’est pas Apple qui va faire tomber Netflix.

Pourquoi ? Parce que Netflix a nettement plus d'utilisateurs ?
Ben c'est pareil pour un hypothétique store Epic sur iOS : l'AppStore a nettement plus d'utilisateurs. C'est même encore plus net que pour Netflix : l'AppStore a actuellement 100% des utilisateurs qui pourraient vouloir tenter la visite d'un hypothétique future store d'Epic sur iOS.

> Le fait qu’elle a menti avec la fonction « connexion avec Apple »
> en disant qu’Apple l’obligeait à la retirer.

Attention, entre ce que dit Epic et ce que dit Apple (après quelques jours de silence), on ne sait pas encore qui dit la vérité dans cette affaire. Durant ce procès, on verra p'tet des preuves plus formelles. Epic dit en avoir, curieux de voir si ils vont les présenter.

Par ailleurs, je ne vois pas en quoi c'est une preuve que Epic Games veut exploiter des données personnelles ? Si c'était le cas, maintenant que Fortnite n'est plus dispo sur aucune plateforme d'Apple, ils leur suffiraient de supprimer le support de cette méthode comme méthode de connexion dans leur jeu et d'ainsi de forcer les joueurs à devoir migrer vers une autre méthode qui pourrait, si c'est l'objectif, permettre de collecter plus de données personnelles.

Hors Fortnite autorise toujours de se connecter avec cette méthode.

> Vous savez très bien 😉 Pas besoin de le répéter

Ben tiens, non, justement, j'ai n'ai toujours pas compris en quoi c'est différent.
L'argument "c'est anonymisé par groupe de 5000 minimum" n'est en rien une différence avec ce que pratique les autres acteurs à faire du profiling publicitaire, cela a déjà été dit, personne n'achete un placement publicitaire destiné à un individu identifié en particulier (sinon lui envoyer un SMS ou un email serait nettement plus efficace), c'est toujours destiné à un groupe recoupant un certains nombres de centres d'intérêts communs.

De votre côté, vous croyez toujours que Google revend les données privées, ou vous avez enfin accepter de comprendre que Google revend sa capacité à placer dynamiquement tel type de publicité uniquement aux visiteurs qui tombent dans un profil défini, dans lequel il y a là aussi statistiquement bien plus que 5000 visiteurs distincts ?

Non, vous continuez d'affirmer que Google revend les données privées des gens ?

avatar Krysten2001 | 

@byte_order

Je l’ai utilisé car limite seulement une entité sur les deux était dans le faux.
Oui il faudra attendre des preuves mais je pense qu’il y en a eu mais bien avant. Faut que je refasse des recherches.
Apple est bien différent de google et vous le savez très bien 😉
Dans le cadre de Google, elles sont sa matière premiere. Pas dans celle d’Apple.
Apple utilise ses données pour optimiser son marketing et très très accessoirement pour proposer des services de publicités ciblés sur l’app store,…
-La publicité est limitée à quelques apps d’Apple et elles ne se les échangent pas entre elles.
-La publicité une part infime du business d’Apple
-La collecte s’appuie sur des mécanismes de ciblage respectueux.
-Apple ne gagne presque rien avec.

avatar byte_order | 

> Dans le cadre de Google, elles sont sa matière premiere. Pas dans celle d’Apple.

Cela change quoi sur le fait que dans les deux cas y'a bien une exploitation faite de données personnelles pour monétiser le placement des publicités plus pertinentes au profil de l'utilisateur ?

> La publicité est limitée à quelques apps d’Apple et
> elles ne se les échangent pas entre elles.

Oh mais Google n'a pas 36 apps non plus, hein, vous savez.
Et croire que Apple, qui récolte ces données de profiling sur des serveurs, ne les utilisent pas quelques soit son app en face, c'est être naif.

> La publicité une part infime du business d’Apple

L'accord préalable n'est pas lié au montant du CA tiré de l'exploitation.
Un site web qui fait 10 milliard fois moins de CA que Apple se voit imposer de demander l'accord préalable de l'utilisateur. Je vois pas pourquoi Apple, parce qu'elle fait plus d'argent avec d'autres activités par ailleurs, devrait y échapper.
Et compte tenu de sa taille et du nombre d'utilisateur, cette part "infime" est très probablement bien supérieure à pas mal de ce que fait pleins de régies publicitaires dont c'est pourtant l'unique activité.

> La collecte s’appuie sur des mécanismes de ciblage respectueux.

De ? Du droit à ne pas voir ses données personnelles exploitées sans accord préalable pour gagner de l'argent avec, indirectement ? Cela commence bien, comme marque de respect, ne pas demander son avis à l'utilisateur...

Attention à ne pas confondre les éléments de langage d'Apple avec la réalité observable.
La réalité, c'est que les données personnelles sont exploitées, par défaut, sans accord préalable, par Apple pour construire un profil regroupant au minimum 5000 individus - ce qui est assez peu statistiquement parlant compte tenu du nombre d'utilisateurs de iOS - et qu'elle monétise cette exploitation pour placer des pubs plus pertinentes.

Google fait pareil. Ils ne revendent pas vos données personnelles, ils les exploitent pour monétiser le placement de pubs plus pertinentes.

> Apple ne gagne presque rien avec.

Si vous en êtes rendu à utiliser le même argument 2 fois en 4 lignes...

avatar Ali Baba | 

@byte_order

Tu pouvais dire la même chose sans être aussi agressif. C’est tout à fait possible : d’autres l’ont fait plus haut.

avatar byte_order | 

@Ali Baba

Où ai-je été agressif ?!

avatar Appleseed | 

@Ali Baba
"Le meilleur compromis pour les utilisateurs serait qu’on puisse télécharger des apps hors de l’App Store si on le souhaite, mais que les éditeurs aient obligation que chaque app disponible ailleurs soit aussi disponible sur l’App Store, au même prix. "

Impossible.
Un prix de vente unique à toutes les plateformes basé sur l'Apple store fausserait le marché des applis sur mobiles.
Idem si c'était obligatoirement appliqué en prenant comme base Android.

Si un éditeur souhaite se passer d'Apple, il y a les web app.
Elles sortent complètement des fourches caudines d'Apple.
Il y a des avantages comme des inconvénients, mais c’est aux développeurs de voir leurs priorités.
Si ils abhorrent Apple et son store, c’est une bonne solution pour être présent sur iOS sans passer par Apple.
D'ailleurs un truc comme Spotify peut être utilisé hors Apple store.
Une simple recherche web avec spotify et un nom de musicien fait arriver sur la page de celui ci et la musique peut être écoutée si vous avez un compte Spotify.
Pas de Apple !

Le véritable problème ce sont les infos perso que les boites comme Spotify ne peuvent récupérer comme elles le veulent sur l'Apple store.
Le fond du "problème" pour ces boites c'est ça plus que la commission ou le soit disant enfermement d'Apple.
La monétisation de ce que permet la récupération des infos perso de chaque utilisateur.

avatar en chanson | 

@Appleseed

Webapp pour les jeux vidéos de la qualité de Epic? Ah bon?

avatar Appleseed | 

@en chanson
"Webapp pour les jeux vidéos de la qualité de Epic? Ah bon?"

Comme je l'ai dit, il y a des avantages et des inconvénients aux deux solutions (web app ou appli native).
Aux développeurs de voir leurs priorités.

avatar byte_order | 

@Appleseed
> Si ils abhorrent Apple et son store, c’est une bonne solution pour être présent
> sur iOS sans passer par Apple.

Une webapp n'est pas une app iOS.

C'est une "app" (et le terme est galvaudé d'ailleurs) qui tourne dans un navigateur web. Les webapps sont une solution pour être présent sur Safari, pas sur iOS.

avatar Appleseed | 

@byte_order
"Une webapp n'est pas une app iOS."

Je sais.
C’est un site web à l'interface "optimisé", lui donnant l'apparence d'une appli, pour certains appareils.

"C'est une "app" (et le terme est galvaudé d'ailleurs) qui tourne dans un navigateur web. Les webapps sont une solution pour être présent sur Safari, pas sur iOS."

C’est du pareil au même en terme de service.
Le service fourni pas ces web app est dispo sur l'appareil.
Safari tourne sur iOS donc le service est dispo sur iOS, et ce, depuis différents navigateurs.
Pas besoin de passer par le store d'Apple dont se plaigne certaines boites.
Après effectivement techniquement ce n'est pas pareil.
Mais on en revient à ce que je disais: aux développeurs de faire leur choix en fonction de leur priorités.
Si ils veulent l'avantage technique, le store est mieux.
Si ils veulent l’avantage économique/liberté, la web app est mieux.
Il y a un choix à faire.

Une boite comme Spotify qui affirme être obligée de passer par le store d'Apple c'est faux.
Ce n’est pas nécessaire pour écouter la musique proposée par leur service.

Ces boites ne peuvent pas tout avoir selon leurs conditions dans la boutique d'un tiers qui est également propriétaire des murs.
Personne ne les a contraintes à proposer leurs produits à Apple.
C’est un choix de leur part pour vendre dans la boutique d'Apple.
En face, Android serait surement ravi de les accueillir en exclusivité.

avatar byte_order | 

@Appleseed

> C’est du pareil au même en terme de service.

Non. Tout dépend du service visé. Certains ne peuvent pas l'être.
Et en terme d'empreinte mémoire, de performance, d'empreinte sur la batterie, de notification, non, ce n'est pas du tout du pareil au même.

Il suffit de lire l'aversion de plein de gens ici contre les apps même natives mais basées sur Electron & co pour voir que, non, mêmes les utilisateurs ne trouvent pas que c'est pareil.

> Safari tourne sur iOS donc le service est dispo sur iOS

Non. Safari tourne sur iOS, mais le service rendu par une webapp tourne sur Safari. Seules les fonctionnalités possibles depuis Safari sont donc possibles (et en l'occurrence, y'a certaines fonctionnalités de l'API de Progressive Web Apps que Apple refuse d’implémenter justement parce que cela permettrait des services qu'elle ne souhaite pas voir échapper à sa commission).

> et ce, depuis différents navigateurs.

Leurs moteurs restent celui de Safari.
Une autre chose là encore imposé par Apple, via l'AppStore.

> Si ils veulent l'avantage technique, le store est mieux.
> Si ils veulent l’avantage économique/liberté, la web app est mieux.
> Il y a un choix à faire.

Vous dites ça comme si ce choix était toujours présent. C'est faux.
C'est pas "l'avantage" technique, c'est souvent simplement la "faisabilité" technique qui dicte le choix. Qui n'en est alors plus un.

> Une boite comme Spotify qui affirme être obligée de passer par le store
> d'Apple c'est faux. Ce n’est pas nécessaire pour écouter la musique proposée
> par leur service.

Et si. Le service proposé c'est pas l'écoute de la musique que lorsqu'on regarde l'écran de l'app, hein.

Non, c'est l'écoute de la musique tout en faisant autre chose avec le terminal iOS. Voir rien d'autre, en mode terminal verrouillé. Hors ça, c'est impossible depuis une webapp.

> Ces boites ne peuvent pas tout avoir selon leurs conditions dans la boutique d'un tiers

Ca je suis d'accord.

> qui est également propriétaire des murs.

Ca par contre non. Apple n'est pas propriétaire du terminal iOS sur lequel son app "AppStore" permet l'installation d'apps, non. Apple a installé le pas de porte de sa boutique AppStore chez vous, pas chez elle. L'apk "AppStore" tourne sur *votre* iPhone.

Apple a le droit de décider des conditions de distribution dans son store, mais pas de décider que seul l'accès à son store est autorisé sur un bien qui ne lui appartient plus.

Qu'elle loue ses iphones au lieu de les vendre, et là je serais d'accord sur les 2 points, elle sera bien chez elle. Mais c'est pas ce qu'elle fait. Cela serait nettement moins rentable pour elle ainsi.

Là, en toute impunité depuis 10 ans, elle a le beurre (la vente du terminal) et l'argent du beurre (elle s'en sert de manière exclusive comme pas de porte de sa boutique, comme si elle était encore chez elle. Et également comme terminal de paiement sans contact rien qu'à elle, au passage...).

> Personne ne les a contraintes à proposer leurs produits à Apple.

Mais ils ne proposent pas leurs produits à Apple, ils les proposent aux propriétaires de terminaux iOS !
Ce n'est pas Apple qui achètent, par avance, leurs apps pour les revendre ensuite, hein !

> C’est un choix de leur part pour vendre dans la boutique d'Apple.

Non. Pour pouvoir proposer leurs apps aux propriétaires de terminaux iOS, non, ce n'est pas un choix de leur part, non. Y'a juste aucun autre moyen que la boutique Apple et ce uniquement parce que Apple squatte les terminaux iOS comme si elle était encore chez elle pour dicter ce que l'utilisateur à le droit de faire avec ou pas.

> En face, Android serait surement ravi de les accueillir en exclusivité.

Ah, le fameux argument de pseudo-légalité "si vous n'êtes pas content vous pouvez voir ailleurs". Le commerçant racketé par la mafia aussi peut toujours changer de quartier...

avatar House M.D. | 

@byte_order

« Ca par contre non. Apple n'est pas propriétaire du terminal iOS sur lequel son app "AppStore" permet l'installation d'apps, non. Apple a installé le pas de porte de sa boutique AppStore chez vous, pas chez elle. L'apk "AppStore" tourne sur votre iPhone.
Apple a le droit de décider des conditions de distribution dans son store, mais pas de décider que seul l'accès à son store est autorisé sur un bien qui ne lui appartient plus. »

Beau raccourci de votre part, qui omet un détail pourtant capital : l’iPhone vous appartient, certes, mais iOS non. Apple vous concède le droit d’utiliser l’OS, comme tout autre propriétaire d’OS. Vous êtes libre de le refuser, et dans ce cas rien ne vous empêche de tenter la rétro-ingénierie, même si c’est hasardeux. Par contre, si vous l’acceptez, vous n’êtes donc que locataire de l’OS. Et vous soumettez à respecter ce que le propriétaire vous autorise, comme dans la réalité un propriétaire de logement peut vous interdire un chien, ou même et surtout la sous-location.

avatar byte_order | 

@House M.D.
> l’iPhone vous appartient, certes, mais iOS non.

La copie des 1 et 0 de iOS qui est sur *votre* iPhone, si.
Hors c'est bien cette copie, pas celle d'Apple sur ces propres appareils chez elle, qui fait tourner l'app "AppStore" qui *vous* propose d'acheter des apps et du contenu pour *votre* iPhone.

Que l'utilisateur ne soit pas propriétaire de la propriété intelectuelle de iOS ne change rien ici. Le commerce de l'AppStore tourne bien grace à du matos et une copie de iOS qui n'appartient plus à Apple.

> vous n’êtes donc que locataire de l’OS

On ne peut pas être locataire sans un contrat encadrant la durée de location.
Ni les iPhones ni la copie de iOS installée dessus ne sont une location.

> Et vous soumettez à respecter ce que le propriétaire vous autorise,
> comme dans la réalité un propriétaire de logement peut vous interdire
> un chien, ou même et surtout la sous-location.

Très bien. Quand est-ce que le propriétaire légitime d'un iPhone va-t-il enfin avoir le droit de dire à l'AppStore, locataire (mais qui ne paye pourtant aucun loyer) de son iPhone, de respecter ses souhaits, comme par exemple d'afficher le montant de sa commission, de ne pas interdire l'installation parallèle d'autres apps de type store, de ne pas imposer de devoir payer même les contenus qui n'ont absolument rien à voir avec aucune contribution d'Apple avec l'AppStore ?

Je suis ravi que vous ameniez la discussion sur le terrain du concept de propriété.
Un propriétaire d'un local et son locataire qui y fait du commerce de détail, par exemple, cela vous dit quelque chose ?

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