Une pomme plus verte : Apple recycle et réutilise, mais peut-elle réduire ?

Anthony Nelzin-Santos |
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« Notre entreprise est neutre en carbone », clame fièrement Apple, et « d’ici 2030, tous nos produits le seront aussi ». Un objectif ambitieux, salué par un Prix de l’action climatique mondiale de l’Organisation des Nations unies en 2019. Mais la pomme est-elle vraiment verte ? Les rangs serrés de panneaux photovoltaïques projettent l’image d’une conversion aussi ordonnée que le lancement d’un nouvel iPhone. En fouillant les poubelles à la lumière des « trois R », les choses apparaissent nettement moins claires.

Par une ironie mordante, la page « Environnement » du site d’Apple pèse 8,38 Mo, soit quatre fois le poids d’une page web moyenne (selon HTTP Archive). Chaque visite sur cette page entraine l’émission d’environ 1,10 g de CO2 (selon Website Carbon Calculator).

Recycler : c’est bien parti

Des « trois R » qui forment le triptyque de la gestion des déchets, celui de « recycler » est le plus connu. Sous la pression de Greenpeace, Apple s’est convertie à l’écologie au début des années 2010 et a précédé la législation en matière d’élimination des substances toxiques. Sous la houlette de Lisa Jackson, administratrice de l’Agence américaine de la protection de l’environnement devenue vice-présidente d’Apple en charge des initiatives environnementales et sociales, le vilain petit canard est devenu un magnifique cygne entrainant toute l’industrie dans son sillage.

Après de premières études d’impact en 2014, Apple s’est lancée depuis quatre ans dans une démarche visant à réorienter sa chaine logistique vers des matériaux entièrement recyclés ou renouvelables. Avec l’aide de l’institut allemand Öko, elle a construit une méthodologie pour juger ses approvisionnements à l’aune de « profils d’impact des matériaux ». Initialement concentrée sur les risques systémiques1, elle fait maintenant figurer les risques environnementaux en bonne place :

  • le risque de rejet de matières polluantes ou dangereuses dans l’environnement ;
  • l’utilisation de produits chimiques dangereux dans la production : Apple a proscrit l’utilisation du benzène (cancérigène) et du n-hexane (toxique) ;
  • l’intensité carbone et d’utilisation de l’eau du matériau : les fournisseurs d’Apple ont économisé plus de 28 milliards de litres d’eau en 2018 ;
  • la capacité de recycler le matériau après son utilisation dans des appareils électroniques : dans les circuits imprimés, Apple a remplacé le tungstène (peu recyclé) par le ruthénium (plus recyclé).

Avec l’apport des contributions de la Dragonfly Initiative, par ailleurs partenaire de Fairphone, et des travaux de Drive Sustainability et de la Responsable Mineral Initiative, ces profils se sont parés d’un volet social. Le travail forcé et infantile, ou le rôle des filières de production dans la corruption et les conflits locaux, sont pris en compte. Depuis maintenant dix ans, Apple est en pointe dans le combat contre les « matières premières de la honte ».

Daisy, le robot recycleur d'Apple. Image Apple.

Avec cette grille d’analyse, la firme de Cupertino évalue et réévalue 45 matériaux. À l’exception du silicium et de l’aluminium, et encore, aucun matériau n’excelle sur tous les points. Les plus courants et les moins polluants proviennent souvent de filières problématiques, et à l’exception du zirconium et du bore, les matériaux qui ont les mains propres sont aussi les plus rares et les plus polluants.

Apple identifie quatorze matériaux « pour lesquels il conviendrait de passer en priorité à des sources » recyclées (acier, aluminium, cobalt, cuivre, étain, lithium, or, tantale, tungstène, zinc, néodyme, praséodyme, dysprosium, verre) ou renouvelables (papier, plastique). La firme de Cupertino structure l’industrie, et ses progrès bénéficient… à ses concurrents.

Ainsi, elle a participé à la conception d’une nouvelle méthode de fabrication moins polluante de l’aluminium, en partenariat avec les géants du domaine Alcoa et Rio Tinto. Les aimants du Taptic Engine sont maintenant fabriqués dans un néodyme entièrement recyclé. Et alors que l’industrie assurait que c’était impossible, elle utilise maintenant de l’étain recyclé pour souder les composants sur les cartes mères.

Ces efforts ne portent pas uniquement sur les produits, mais aussi sur leurs emballages. Vous l’avez peut-être remarqué : les mousses ont été remplacées par des alvéoles cartonnées, les films en plastique par des feuilles de papier, et les sacs en plastique par des pochons en tissu recyclé. Depuis 2015, Apple a réduit de 58 % la part du plastique dans ses emballages, et depuis 2017, elle utilise uniquement des fibres de bois provenant de matériaux recyclés ou de filières responsables.

Réutiliser : des objectifs ambitieux

Dans une industrie qui continue à croitre, le recyclage — qui implique toujours l’extraction de matières vierges — ne suffit plus. C’est alors que le deuxième R, celui de « réutiliser », entre en scène. Avec son réseau de boutiques et ses partenaires locaux, comme Syncreon aux Pays-Bas, Apple vise à boucler la boucle. En collectant les appareils parvenus à la fin de leur cycle de vie, elle peut récupérer leurs composants et leurs matériaux pour fabriquer de nouveaux appareils, dans un circuit circulaire.

Au cœur de sa plateforme logistique texane à Austin, Apple développe des systèmes de récupération et de démantèlement. Le robot Daisy peut démonter et trier les composants d’une quinzaine de modèles d’iPhone. Son compagnon Dave s’attache ensuite à récupérer les terres dites rares, le tungstène, et l’acier. À raison de 200 appareils par heure, Daisy peut traiter un peu plus de 1,75 million d’iPhone par an. Mais Apple produit plus de 200 millions de téléphones par an, et seuls deux robots sont en service, l’un aux États-Unis et l’autre aux Pays-Bas.

« Le robot Daisy a un impact extrêmement limité sur le recyclage », explique Bela Loto Hiffler, fondatrice de la Maison de l’informatique responsable et autrice du guide Les éco-gestes informatiques au quotidien publié par l’Ademe. « Un smartphone contient une cinquantaine de métaux », mais certains ne peuvent être recyclés qu’à hauteur d’un pour cent : « ces métaux […] en alliage et dispersifs sont difficiles à récupérer, et perdent de leurs propriétés au recyclage. »

Moins de 20 % des 50 millions de tonnes de déchets produits par l’industrie électronique sont recyclés. Apple ne fait pas beaucoup mieux, mais se démène. Son programme de location aux États-Unis, et de reprise ailleurs, vise à vider les tiroirs. Malgré des offres peu attractives, la firme de Cupertino a repris plus de 8 millions d’appareils en 2019. Mais elle tâche surtout de prévenir la création de déchets avant même que les produits ne quittent l’usine.

Image Apple/MacGeneration.

Grâce au programme « Zero Waste to Landfill », tous les sites de production chinois et les principaux fournisseurs d’Apple ont évité la mise en décharge d’un million de tonnes de déchets en trois ans. Lorsqu’ils ne sont pas réutilisés ou recyclés, ces déchets ont été compostés ou convertis en énergie. Depuis plus d’une décennie, Tim Cook cherche surtout à réduire le gâchis de matières premières lors de la fabrication des appareils.

Sur le modèle des claviers, taillés dans les chutes du châssis de l’iMac, Apple réutilise les recoupes et les copeaux pour fabriquer de nouveaux appareils. Cette pratique a pris une telle importance que la firme de Cupertino emploie des métallurgistes, qui ont conçu des alliages d’aluminium adaptés, et travaillent à l’amélioration des processus de retraitement.

Les chutes de la production de l’iPhone et de l’iPad, une fois recyclées, forment les boitiers de l’Apple Watch, de l’iPad et de l’iPad Air 4, ou encore du MacBook Air et du Mac mini. Apple affiche une ambition folle, celle de fonctionner en circuit fermé, et d’utiliser les matériaux des anciens produits pour fabriquer les nouveaux. Elle en convient volontiers, elle n’y arrivera probablement pas dans les prochaines années, et peut-être jamais.

Surtout, avant d’être réincarné sous la forme d’un MacBook Air ou d’une Apple Watch, un iPhone peut vivre une deuxième vie. Apple a reconnu la popularité du reconditionnement en acceptant de prendre en charge les batteries tierces, et trouvé un compromis entre le contrôle des composants et le droit à la réparation avec son programme de « réparateur indépendant ».

Réduire : l’angle mort de l’approche d’Apple

Reste que la conception toujours plus intégrée des appareils réduit l’étendue des réparations, complique la réutilisation des composants par les reconditionneurs, et limite directement la durée de vie des produits. Or le troisième R est aussi le plus important : réduire la production de déchets, c’est repousser le problème de la réutilisation, et donc celui du recyclage.

Bon an mal an, Apple vend plus de 20 millions de Mac, plus de 50 millions d’iPad, et plus de 200 millions d’iPhone. Des appareils toujours moins réparables, dont le seul consommable est aussi le moins recyclé, la batterie au lithium2. Pire : les best-sellers que sont l’Apple Watch et les AirPods sont des appareils tout-en-un prêts à jeter.

Certes, Apple assure la maintenance logicielle des Mac pendant huit ans en moyenne, et celle des iPhone et des iPad pendant six ans en moyenne. Mais dès que les mises à jour cessent, le web et les services sont de puissants facteurs d’obsolescence fonctionnelle. Or Apple mise sa future croissance sur le développement des services.

Un parc d'éoliennes financé par Apple en Chine. Image Apple.

Malgré l’ouverture de nouveaux centres de données pour soutenir cette activité, Apple dit avoir réduit son empreinte carbone totale de 35 % depuis 2015. La firme de Cupertino veut atteindre la neutralité carbone sur l’ensemble de ses activités d’ici à 2030. Alors qu’elle ne représente que 15 % pour un iPhone 12 Pro3, la part des usages dans les émissions sur le cycle de vie d’un produit va mécaniquement augmenter.

Apple rejette donc les efforts de réduction sur ses clients, mais ce n’est pas demain la veille qu’on la verra militer pour une réduction des usages des services. Malgré de vagues promesses de mesures de compensation carbone, dont on connait la fragilité, ce troisième R montre les limites du verdissement de la pomme.


  1. Principalement les risques liés à la situation géopolitique des pays concentrant la production ou les réserves de matériaux, l’existence de solutions de remplacement en cas d’épuisement ou de rupture des chaines d’approvisionnement, et la capacité de recycler les matériaux pour diminuer l’importance (des soubresauts) de l’exploitation de matières « vierges ».  ↩︎

  2. Même s’il faut saluer les efforts d’Apple, qui a mis sur pied une filière intégrée de collecte et de traitement, et travaille à la récupération du cobalt.  ↩︎

  3. Jusqu’à 67 % pour un ordinateur de bureau gourmand comme le Mac Pro, 45 % pour l’iMac, 20 % pour le MacBook Pro 16", mais seulement 6 % pour l’iPad Pro 12,9".  ↩︎


avatar esclandre77 | 

Très bon article merci

avatar reborn | 

Le meilleur moyen pour aider Apple et cie à être plus "écolo", c’est de consommer moins 😉

avatar raoolito | 

@reborn

apple y travaille en ajoutant des zero à ses prix.
effet immediat !

avatar LambdaBoss | 

@reborn

L’autre solution, radicale, pour aider Apple dans cette démarche, et consommer moins … c’est de reprendre un téléphone fixe ( inusable ) quand le mobile tombera en rade ( un iPhone surtout ) … bon, c’est sûr, il y aura un problème de longueur de câble pour sortir … mais les Écolos envisagent de remettre les cabines téléphoniques dans les rues ... !

avatar lufffy447 | 

Super article !

avatar newiphone76 | 

Très bon article merci.
Y a encore du boulot pour qu’Apple verdisse.

avatar raoolito | 

excellent article !

juste un bémol: est ce que ce n’est pas contradictoire que dans le meme public (ici) on ait tout un tas de gens qui se plaignent que les produits apple soient chers et (je parie) les mêmes qui vont dire qu’apple doit vendre moins ?
Nan parce que si je voulais etre bourin, je dirais que si apple avait gardé les prix de 2010 pour ses macbook pro et autres, il fallait ajouter un zero à chacun des chiffres de ventes par secteur annoncés plus haut.

Alors? finalement les prix apple c pas si mal non ?

avatar YetOneOtherGit | 

@raoolito

"ce n’est pas contradictoire"

Certains commentateurs de MacGe ne reculent jamais devant une contradiction. 😄

L’objectif n’est pas la cohérence et l’honnêteté intellectuelle, mais le défoulement de ses rancœurs, de ses frustrations, de ses peurs, de ses culpabilités, de ses contradictions, de ses médiocrités...

avatar melaure | 

Tant que tout sera soudé dans les machines, le coté durable et vert EST bidon ...

Consommer moins, ce n'est pas devoir racheter une machine quand on veut ajouter de la RAM ou gonfler le SSD !

avatar LambdaBoss | 

@melaure

Sauf erreur de ma part, il est toujours possible de changer les RAM d’un iMac … en tout cas, sur le mien, de 2018, c’est possible … !
Quant à “gonfler le SSD“ il est toujours possible de limiter un peu les dégâts à l’achat en ne prenant, par exemple, qu’un SSD de 512 Go … et de le seconder par un autre disque SSD, extérieur, de 1To, ou plus et qui lui pourra être changé dans le futur … et ce avec une liaison Thunderbolt 3 … !
La seule contrainte, c’est que le disque intérieur ne contient que le Système et les applications … et l’extérieur, nos propres fichiers et dossiers, y compris si l’on veut aussi iTunes Music … !

avatar melaure | 

@LambdaBoss

Non c’est pire que ça, avec le SSD, il ne faut utiliser que de l’externe. En effet si tu restes sur l’interbe et que ton mac ne démarre plus, il part chez Apple avec toutes tes données. Hors de questions de ne plus maitriser mes données !

C’est pour ça que j’ai encore un MBP mid2012 ...

avatar LambdaBoss | 

@melaure

Je ne suis pas certain d’avoir bien compris votre problématique , mais j’aurais dû préciser une démarche supplémentaire que je fais depuis des lustres … celle de faire régulièrement un clone ( avec CCC ) de mon disque interne sur un disque externe ( de préférence SSD ) … ainsi en “cas de malheur “ je peux tout de même redémarrer sur ce disque externe et réinstaller éventuellement ce clone sur mon disque interne … peut-être faites-vous déjà cette démarche … ça évite de passer par la case Apple … !
Mes fichiers et dossiers ( y compris éventuellement iTunes Music ) sont, depuis leur disque externe, sauvegardés indépendamment avec Time-Machine … !
Ceci nécessite bien sûr d’avoir plusieurs disques externes, ou bien de faire des partitions … mais ceux-ci étant bien moins cher, on peut si retrouver… !

avatar YetOneOtherGit | 

@LambdaBoss

"Je ne suis pas certain d’avoir bien compris votre problématique"

Ça problèmatique a un nom : Apple.

Apple est le pb, sa haine aveugle est la solution 😎

avatar LambdaBoss | 

@YetOneOtherGit

Oui, il semblerait qu’Apple soit dans son viseur, mais avec un PC ça serait kif-kif … le principe de base reste le même … la sauvegarde … que ça soit avec Time Machine ou par clonage ( principalement pour le disque de démarrage ).
En tout cas c’est ce que j’ai essayé d’expliquer … car je suis étonné qu’un utilisateur d’ordinateur ne fasse pas régulièrement ce type de protection … il est donc possible que sa problématique reste à jamais une énigme … !!!

avatar YetOneOtherGit | 

@LambdaBoss

Non son soucis ce n’est pas un souci de sauvegarde mais le fait de ne pas pouvoir démonter le SSD en cas de retour atelier à Apple.

Apple aurait alors accès à ses données qui évidemment ne sont pas chiffrées sur le SSD (Et même là il est sans doute certain qu’Apple aurait accès à ses précieuses données)

« En effet si tu restes sur l’interbe et que ton mac ne démarre plus, il part chez Apple avec toutes tes données. Hors de questions de ne plus maitriser mes données ! »

avatar LambdaBoss | 

@YetOneOtherGit

Effectivement … il a les “pétoches“ de se faire pirater son disque interne, je le comprends … l’une des parades, c’est ce que je lui ai mentionné : le système et les applications sur le disque interne de démarrage, et ses données perso ( fichiers et dossiers ) sur un disque externe … !
S’il a pris la précaution de cloner son disque interne … au retour de la réparation il peut cloner dans l’autre sens, et retrouver le disque avant la panne … !
Quant à son disque externe, il est resté bien sagement chez lui avec tous ses “secrets“ … !

avatar DG33 | 

@melaure

Soudé ou pas soudé ne change rien au problème pour tous ceux (l’écrasante majorité ?) qui changent de machine sans avoir eu à y changer quoi que ce soit dedans.

avatar pixelmaniac | 

Tu as raison, ça fait juste péter le compteur lors des réparations, ce qui mécaniquement t'invite à racheter un nouveau mac x)

avatar DG33 | 

@pixelmaniac

Relis bien mon post.
J’y parle de l’écrasante majorité qui change de matériel sans avoir eu à le réparer, juste parce qu’il est vieux ou pas aussi magnifiiique que celui qui vient de sortir, ou parce qu’il est amorti, ou parce qu’il devient lent, etc
Ceux qui ont eu une panne sont une petite minorité des utilisateurs.
S’ils étaient majoritaires, cela signifierait vice caché, programme de rappel, xyzGate, et en général Apple n’est pas trop mauvais à ce sujet.

avatar LambdaBoss | 

On nous fait faire une “fixette“ sur Apple, vraisemblablement à juste titre … mais malheureusement tous les produits de ce genre sont du même acabit … deux exemples … un onduleur APC pour ordinateurs, avant on pouvait changer la batterie quand elle était naze, maintenant on remplace tout … et même un boitier électronique d’une Toyota ( de 20 ans déjà ) avec un petit problème de voyant, on change le boitier ( et je n’ose pas dire le prix ) … les Écolos ont vraiment du boulot sur la planche … !

avatar DahuLArthropode | 

Chouette article. Nuancé et éclairant. Mais comme le suggèrent certains commentaires, si le consommateur n’est pas responsable (s’il change trop souvent de téléphone par exemple), le produit le plus vert reste polluant.

avatar Gilles Le Jannou | 

Super article merci!
D’ailleurs MacG vous faites quoi vous sur le plan écologique ?
Sinon, concernant le 3ème R je considère que c’est de tout à chacun d’avoir conscience que ne pas acheter le dernier Mac, dernière Apple Watch et dernier iPhone ne changera pas leurs vie et qu’ils pourront survivre avec un iPhone vieux de plus d’un an. Parce que même en les vendant à des sites de reconditionnement, passer à la famille etc, vous consommez donc fabriquer un nv produit.

avatar Gilles Le Jannou | 

À mon sens la pomme n’est pas encore verte, mais c’est l’une des seule entreprise à faire des efforts aussi importants.

avatar LambdaBoss | 

@Gilles2811

Heureux de voir qu’il y en a quelques-uns qui reconnaissent tout de même qu’Apple fait des efforts … voir de gros efforts … !

avatar sveireman | 

Pour être plus verte, Apple devrait aussi privilégier des champs de recherche verts. Pourquoi développer des technologies pour le secteur de l’automobile (clés pour les BMW, voiture autonome, etc. ) au lieu de mettre plus d’énergie de développement dans la mobilité active (vélo, marche) ? Quand aurons-nous les itinéraires cyclables pour tous les pays ?
Ces développements ont aussi un impact sur l’environnement.

avatar matthieud | 

Bravo pour cet article (le Jour de la Terre), après celui de vendredi dernier, suite à la publication d'Apple de son rapport environnemental.

C'est assez saisissant de voir les grands fabricants renvoyer aux consommateurs la responsabilité de la production des déchets. Pour produire un déchet, il faut bien un acheteur ET un vendeur. Cela fait penser aux cigarettiers qui remettaient toute la responsabilité sur les fumeurs. L'Apple Watch, les AirTags et tous les accessoires non essentiels sont assez symptomatiques d'une entreprise qui souhaite bien sûr voir ses clients racheter plus de produits, et le plus régulièrement possible.

Le jour où Apple dit vouloir sortir moins de nouveautés, et des produits plus durables, quitte à les vendre plus chers, où Apple se met à récupérer et à vendre de l'occasion en masse et où Apple se vante non plus de produits plus puissants, mais de produits moins consommateurs d'énergie, alors on pourra qualifier la pomme de verte :).

avatar Mecky | 

« Le jour où Apple dit vouloir sortir moins de nouveautés, et des produits plus durables, quitte à les vendre plus chers, où Apple se met à récupérer et à vendre de l'occasion en masse et où Apple se vante non plus de produits plus puissants, mais de produits moins consommateurs d'énergie, alors on pourra qualifier la pomme de verte :). »

Très amusante votre conclusion. Pour le coup, je me demande si elle est ironique ou si c'est un clin d'œil assumé ?
Car… vous décrivez les axes principaux d'Apple, et donc vous la qualifieriez déjà de « verte » ?

Point par point :
• iMac, Mac mini etc.. dont il faut patienter pour voir arriver le renouvellement.
• durée de vie matérielle supérieure aux produits concurrents équivalents.
• produits vendus plus chers que la concurrence
• refurb, collecte et reconditionnement (c'est le point où Apple est plus symbolique et n'est vraiment pas à la hauteur !)
• processeur « A1…99 » et maintenant « M1…9 » plus puissants et surtout moins gourmands.

Apple = verte ? En partie.
Le consommateur = vert ? Encore moins.
Comme quoi, la problématique est complexe et donc LES solutions le sont aussi.

avatar matthieud | 

Malheureusement ma conclusion est très 1er degré: le modèle d'Apple repose avant tout sur l'élargissement du nombre de produits consommés et leur renouvellement régulier.

Après oui bien sûr la responsabilité est partagée, Apple vend ses produits aussi car les clients sont demandeurs. Et oui bien sûr tout effort affiché par Apple est bon à prendre. Mais non le modèle d'Apple (et de l'industrie B2C en général) n'est pas compatible avec les impératifs écologiques.

avatar Almux | 

Comme toujours: pour ne pas polluer, il faut arrêter de consommer...
Par conséquent, et puisqu'il est impossible de ne rien consommer du tout, il faut juste apprendre à se restreindre.
Ma grand-mère avait l'habitude de dire: "N'achète jamais ce dont tu as besoin, mais uniquement ce dont tu ne peux pas te passer."

avatar Yves SG | 

Cette histoire de « on peut pas le démonter soi-même, donc on le change plus souvent » est complètement contraire à ma propre expérience.
100 % de mes produits Apple, « que je ne peux pas démonter », fonctionnent des années, et des années… Pas un seul n’est jamais tombé en panne chez moi. Le reste de mon électroménager en revanche, facilement démontable, tombe en panne au bout de trois à cinq ans : brosse à dents électrique, rasoir, aspirateur, perceuse etc…
Certes, en théorie ils sont faciles à démonter et donc je pourrais les réparer sauf que
1) le prix de cette réparation avoisine souvent les 80 % du prix de l’appareil neuf, et parfois même le dépasse !
2) la valeur que j’accorde à mon temps fait qu’il est à mes yeux impensable de le gaspiller pour une tâche aussi faible valeur ajoutée.

Donc, oui, J’espère bien que Apple va continuer à souder, coller, sceller tous ses produits et les rendre indémontables, parce que pour moi une seule chose compte : qu’ils fonctionnent.
Et dans ce domaine, Apple est de très loin la marque la plus performante que je connaisse…

avatar pixelmaniac | 

Mon frère, si tu as réellement une brosse à dent électrique et un rasoir électrique, il me semble évident que l'impact de ta consommation est le cadet de tes soucis.

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