Antennagate : crise de communication ou de management ?

La redaction |
La mauvaise série pompeusement appelée "Antennagate", a surtout été le révélateur un peu tardif d'un déphasage entre la stratégie de la firme de Cupertino et la stature internationale qu'elle a atteint aujourd'hui. Sans gestion de sa communication de crise, l'entreprise s'est laissée dicter son attitude par les médias et a bâclé une partie de la commercialisation de l'iPhone 4. Un indice supplémentaire d'une nécessaire réorganisation ?

Botter en touche, attendre que la tempête s'éteigne d'elle-même, pour finalement aller dans le sens du vent. C'est la voie suivie par Apple au fil de l'Antennagate, qui bien au-delà des simples problèmes techniques d'antenne, a totalement raté sa communication de crise et démontré qu'elle n'avait pas encore pris la mesure de son changement de taille et de stature. Revenons d'abord sur les faits. Comme toute crise rencontrée par les entreprises, l'Antennagate a commencé par une phase de gestation. Celle-ci va se développer sur quatre jours, entre le 22 et le 25 juin dernier.

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Une phase de gestation

Le 22 juin, deux jours avant la commercialisation de l'iPhone 4, Walt Mossberg, chroniqueur du Wall Street Journal, écrit dans un article passant en revue le nouveau téléphone : « …dans certains endroits, où la réception du signal est particulièrement faible, l'iPhone 4 ne montre aucune barre de réception ou moins de barres que ses prédécesseurs. Apple indique qu'il s'agit d'un bogue dont la correction est prévue, et qu'il s'agit d'un problème de présentation des barres, et non d'une absence de faculté du téléphone à passer un coup de fil. Et l'iPhone 4 était effectivement en mesure de permettre les appels, malgré l'absence de barres. Malgré tout, en au moins 6 occasions durant mes tests, le nouvel iPhone n'indiquait aucun service ou cherchait un réseau, alors que l'ancien iPhone, que je tenais dans l'autre main montrait au moins deux barres. Ni Apple, ni AT&T n'avaient d'explication pour cela. L'iPhone 4 retrouvait rapidement un réseau dans ces occasions, indiquant la présence du service après quelques secondes. Mais le trouble n'en était pas moins là. ».

Le journaliste technologique le plus courtisé par Apple joue ici le rôle de Cassandre. Il est le premier, mais il ne sera pas le seul. Le lendemain 23 juin, l'affaire prend un tour plus dramatique en fin de soirée : le site Engadget fait état de problèmes de réception, et iLounge se fend d'une vidéo démontrant le talon d'Achille de l'iPhone. Conclusion sous-tendue : pour que toutes les barres apparaissent, il vaut mieux ne pas avoir l'appareil dans les mains. Il ne reste alors que quelques heures avant que les Apple Store n'ouvrent leurs portes pour vendre la nouvelle itération de "l'ordiphone".



Évidemment, le 24 juin, le problème technique ne passe pas inaperçu - rappelons qu'il s'agit en fait sans doute plus d'un artefact lié à la moindre expérience d'Apple dans le domaine de la téléphonie (lire aussi Réception iPhone 4 : ce que l'iOS 4.0.1 change), tout autant qu'un des petits secrets les mieux gardés de l'industrie des télécommunications.

Les premiers utilisateurs se plaignent de la perte du signal lorsque l'iPhone 4 est utilisé avec la main gauche. L'appareil va jusqu'à perdre les communications quand on couvre l'antenne. À partir du 25 juin, le problème va grandissant, alors qu'il est relayé par de plus en plus de sites Internet et d'organes de presse. Deux évènements majeurs interviennent ce même jour : d'une part, Apple réagit officiellement auprès d'Engadget. D'autre part, l'analyste de Kaufman Bros Shaw Wu prédit dans une note aux investisseurs que, dans le pire des cas, Apple s'en sortirait sans malus financier d'ampleur, qu'en fournissant gratuitement des étuis.

En fait, tous les éléments de la crise apparaissent dans les toutes premières heures avant et après la date de commercialisation du téléphone. Les jours et les semaines suivantes, l'effet de loupe classique des médias, la lettre d'information du 2 juillet et jusqu'à la conférence de presse du 16 juillet (vidéo) ne se présentent finalement que comme les rebondissements d'une histoire qui aurait pu être réglée dans les premières heures.

Une absence de préparation à la gestion de crise

La plupart des grandes entreprises, ainsi que certaines "célébrités" ou personnalités savent désormais qu'elles peuvent être confrontées à une crise et préparent en amont une procédure de gestion de crise. En France, à la suite des affaires de sang contaminé, de vache folle, ou de problèmes de fabrication au sein d'usines de groupes alimentaires, les crises sont généralement prises au sérieux, notamment en raison des impacts techniques, commerciaux, financiers ou juridiques qu'elles peuvent induire.

La gestion de ces impondérables s'articule autour d'un manuel de crise, qui détaille des scénarios et couvre les conduites à tenir. Une cellule de spécialisée est prévue pour prendre en main la situation, et une préparation à la communication de crise est généralement dispensée aux cadres dirigeants. Celle-ci doit leur permettre de préserver la réputation de la société et l'implication des salariés, qui sont le premier public de cette catégorie de communication.

L'Antennagate, de par la faible réactivité des cadres d'Apple, a surtout montré une faible préparation de la société à ce type de crise, alors même qu'elle a déjà essuyé des tempêtes à la suite de lancements de produits. Sur les dix dernières années, la firme de Cupertino a dû faire face à des défauts d'écrans (il n'y a pas si longtemps encore avec les premiers iMac 27"), problèmes de refroidissement, connecteurs défectueux, position par rapport au développement durable et au recyclage des déchets…

L'été dernier, Apple a même connu un scénario de répétition générale de l'Antennagate, alors qu'elle s'est trouvée confrontée à la crise des "iPhone craquelés". Une affaire quasiment franco-française qui a même forcé la filiale à dépêcher un de ses cadres auprès du Secrétaire d'État au Commerce.

« Lors du déclenchement d’une crise, le temps se comprime (…). La gestion d’une crise n’est affaire ni de jour, ni d’heure. C’est un impératif de minutes et de secondes. C’est à ce moment que l’équipe de direction entre dans une autre dimension où les repères habituels du management s’évanouissent. Un management de crise, dont la composante essentielle est le chronomètre, prend le relais » explique Pascal Ragot, un spécialiste de la communication de crise et de mediatraining qui a accompagné Whirlpool, Pionner ou Metaleurop.

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La prise en main immédiate de la communication se présente comme la clé du pan public de la gestion d'une crise. Les arguments de Steve Jobs destinés à minimiser l'absence de réactions adaptée d'Apple dès les premiers jours résistent difficilement à un décryptage de sa chronologie. Ainsi des 22 jours précédents la conférence de presse : si Apple disposait d'une cellule de veille ad hoc, celle-ci aurait dû avoir connaissance des remarques de Walt Mossberg dès avant le 22 juin, jour de parution de son article. La cellule de veille aurait ainsi pu lancer des alertes internes, au pire les 22, 23, 24 ou 25 juin, alors que les témoignages se multipliaient sur le Web. Et une cellule de crise aurait pu prendre immédiatement le relais.

Les arguments d'Apple concernant la volonté de l'équipe dirigeante de vérifier les faits s'avèrent en revanche totalement justifiés. Ils font partie d'un déroulement qu'on peut considérer comme logique dans ce genre de situation. Il est normal et surtout attendu lors d'une crise, que l'organisation qui en est la victime ou l'auteur soit transparente, si elle ne veut pas se trouver confrontée aux "trouvailles" des médias. Mais elle se doit de prendre le contrôle de sa communication sans perdre de temps et jouer franc-jeu. Apple n'a pas su prendre cette voie.

Un problème de taille d'entreprise ?

Jusqu'à présent, la communication d'Apple s'est appuyée sur son strict encadrement et sa propagation contrôlée, des rumeurs propagées jusqu'aux médias sélectionnés. Cette stratégie ne date pas d'hier. Apple l'a utilisée pour lancer le tout premier Mac en 1983 et 1984. Aujourd'hui, la firme suit un véritable cycle de marketing et de communication principalement piloté par Phil Schiller (Senior Vice President Worldwide Product Marketing). Une stratégie utilisée pour contrebalancer la taille jusqu'à récemment toute relative de l'entreprise et qui lui a permis de ne pas avoir à investir des budgets pharaoniques en publicité et en promotion.

La couverture médiatique et ses multiples ricochets à travers Internet suffisent pour lancer des produits en (très) grande pompe et représente des millions de dollars de publicité générés gratuitement par les organes de presse. L'iPhone 4 a bénéficié à plein de cette stratégie, mais l'émergence d'une crise au moment même de son lancement aurait pu tuer dans l'œuf la campagne de commercialisation du produit.

Quoi qu'il en soit, même si l'Antennagate semble à nouveau montrer qu'Apple n'a toujours pas mis en place de procédure de communication de crise, son impact sur les ventes du produit phare de la firme est relatif. C'est plus vraisemblablement l'amour-propre des équipes d'Apple et de son patron qui a été touché. La conférence de presse du 16 juillet a bien montré que la polémique avait affecté l'entreprise sur son cœur de métier, la conception d'appareils électroniques et sa capacité à réussir l'intégration matériel-logiciel.

Reste à Apple à tirer les leçons de cette histoire. Les cadres dirigeants de la firme n'avaient sans doute pas perçu le changement de paradigme dont l'entreprise a bénéficié ces derniers mois et surtout à l'occasion du succès du lancement de l'iPad, de l'accueil d'iOS4, de l'attention générée par l'iPhone 4, du dépassement par son titre de la capitalisation boursière de Microsoft, ainsi que de son rôle de second acheteur mondial de composants électroniques derrière HP. Des événements, certes tout symboliques, qui démontrent surtout qu'Apple n'est plus la "start-up" la plus regardée de la Silicon Valley, mais une compagnie d'une dimension internationale dont le fonctionnement et la communication (avec toutes les facettes que ce terme recouvre) se doivent d'être adaptés à sa nouvelle stature de Goliath de l'informatique mobile et nomade.

Si la stratégie de communication de surprise est tout à fait compréhensible dans une logique industrielle de défense des secrets de fabrication et de maximisation de l'impact de la commercialisation de nouveaux produits, le mutisme ou la dénégation lors d'événements postérieurs est incompréhensible. L'esprit start-up n'est-il pas trop ancré dans les gènes de l'entreprise pour qu'elle parvienne à mitiger sa communication de manière à endosser son nouveau statut de grande société internationale ? Seul l'avenir le révélera.

avatar BoloG | 
Je pense que, même si l'antenne était plus sensible que d'autre dans certaines zones ou le réseaux est plus faible (ce dont je doute, puisque je suis un possesseur d'iPhone 4 dans une zone ou le réseau est faible, et les baisses de réseau ne sont pas pire qu'avec mes anciens téléphones) cela ne justifie en aucun cas un emballement médiatique d'une telle ampleur. Je trouve l'article intéressant, par contre je ne pense pas qu'une mauvaise gestion de crise soit la cause principale de ce qui c'est passé. Sans réellement soutenir la thèse du "complot", je trouve que cette définition colle parfaitement à ce qu'on a pu observer si on prend un peu de recul sur l'affaire : [quote]La désinformation consiste le plus souvent en une attaque gratuite et strictement informationnelle qui vise à altérer ou détruire l’image des concurrents. Il s’agit d’organiser la rumeur en exploitant de l’information relative à des faits réels tout en désinformant quant à leurs conséquences. Comme dans le cas précédent, l’information peut être hypertrophiée par inoculation directe ou indirecte dans le système médiatique qui fait le reste.[/quote] Parce que dans ce que j'ai pu observer, si je tente de rester objectif et d'une manière ou d'une autre, même en prenant en compte d'éventuelles erreurs de la part d'Apple, c'est bien une attaque médiatique a laquelle on a assisté ces dernières semaines.
avatar rikki finefleur | 
Surtout un probleme de test et de produit à lancer quoi qu'il en coute... pourvu qu'il soit lancé... Apres on essaye de denigrer les concurrents pour semer de la confusion dans l'esprit des gens... Concurrents qui ne sont pas à l'origine de l'affaire ...bref faire porter ses erreurs sur le dos des autres.. la totale classe quoi... Quel fair play.. Nul doute que le prochain Iphone ne sera pas comme ca.. et SJ pourra triomphalement retourner sa veste du changement technique intervenu.... Proposer un morceau de caoutchouc pour un objet a 700 euros, il fallait oser... Quelles railleries aurions nous entendus si le probleme était tombé sur noknok ou BB.. Ces fabricants feraient mieux de tester leur materiel correctement car passer sa vie sans arret a patcher et autres bévues grottesques, on commence à fatiguer..
avatar rikki finefleur | 
Le plus drole dans cette histoire est le pauvre Steve qui mesure la perte un signakl en regardant le nombre de barres alors qu'a coté de lui il possede de ma
avatar rikki finefleur | 
gnifiques salles de mesure.. Mais bon au rayon de l'embrouille, et creer un nuage dissipateur dans l'esprit de l'acheteur tout est bon.. comme le jambon... Desormais je fais comme steve pour mesurer un courant je met un doigt dans la prise et je dis aie si il ya du courant..Les voltmetres sont vraiment Has been.. Pas assez glossy .. Mais ca marche au niveau communication de crise donc cest bon....
avatar JayTouCon | 
me doutait que les fanboys viendraient tenter d'éteindre l'incendie. c'est marrant ce sont les mêmes qui, exactement, parlaient de fud anti-google quand on s'inquiétait de streetview et de ses dérives qui viennent aujourd'hui en parler... innocente, facebook n'a rien à voir : la démarche est volontaire pour s'inscrire. par contre la captation des données par streetview est d'un tout autre accabit. mais je vois bien la tentative qui consiste pour ces meme fanboys face à l'incendie de la com désastreuse de la pomme (tiens je disais il y a quelques mois qu'il fallait recruter un spin doctor) à allumer un contre-feu avec google. encore raté innocente. en plein débat sur la scientologie en france on avait vu débarquer le vice président de la pomme inaugurer un magasin en parlant d'église...timing impecc la seule façon de sortir de ce genre de problème serait de proposer des produits qui innovent et non des mises à jour de matériel mineures qui ressemblent de plus en plus à des mises à jour de taux de change. pour cela il faudrait que le design change enfin et sans doute que le saint-patron ose un geste incensé : qu'il délégue. or le fait de vouloir tout maitriser outre un aveu de faiblesse notoire et qui confine au repli sur soi, de tout recentrer sur une personne fonctionne dans une petite structure mais pas avec le cash accumulé. or il y a le feu et le traitement qui est réservé à la pomme est dû au comportement de son patron. quand tu dis que tu fais les meilleurs produits au monde tu en assumes les conséquences, parceque l'attente est énorme, quand il y a un grain de sable c'est le retour de boomerang force 10 surtout quand tu instrumentalises les média en jouant avec eux. le saint-patron est dé-pas-ssé : entouré par une cour qui attend son heure et qui gère. or la force de la pomme c'était justement de ne pas gérer. et c'est ce qui en faisait une société qui allait de l'avant. en 2010 vous aurez vu quoi chez la pomme? un ipad précipité ou le nano tactile
avatar Hol-Rukka | 
@ skhattane : Je comprends ton point de vue. Par contre je penses qu'il y a bien un problème de conception sur cet iPhone un vendeur de l'Apple store opéra ma d'ailleurs dit la même chose après que j'ai fait perdre la réception de 6 iPhones (sur le réseau Orange) qui étaient exposés rien qu'en les tenant comme je le fait d'habitude de la main gauche. Je penses aussi que le fait d'offrir un bumper gratuit au client est un signe qui montre qu'apple considère la chose comme un problème sinon pourquoi offrirait-elle un objet vendu 30€ ? Si Apple n'avait pas communiqué ça aurait pus partir dans tous les sens et elle n'aurai sans doute plus rien contrôlée comme elle aime tant le faire.
avatar lau1967 | 
Bonsoir, @jaytoucon Vous partez un peu dans toutes les directions et vous vous dispersez. C'est dommage. Ce que vous dites est intéressant même si vous exagérez en parlant d'Ipad précipité. Vous voulez sans doute parler de ses limites (in)volontaires et de l'arrivée de sa mise à jour pour l'automne. N'empêche... Comme pour l'iPhone, avant l'ipad, il y en avait des tablettes et il y en a aujourd'hui... Alors pourquoi ces appareils coûteux se vendent aussi bien ? Parce qu'il y a des gogos pour les acheter ? Parce qu'Apple est une secte et les acheteurs des fidèles aveugles ? Je crois que ce très bon article pointe le doigt sur un fait que même lez détracteurs de la pomme doivent apprendre à faire avec : Apple n'est plus une petite société et ce n'est certes pas sa minuscule part de marché mondiale qui est à prendre en compte. Sa com est à l'image de sa pub : un mouvement incontrôlable tant que la rumeur prend le pas sur les faits. Pour le reste, le comptoir et les forums servent aussi à ça;) Laurent
avatar axelma | 
Apple est plus exposée que n'importe quelle autre société au monde dans le bon comme le mauvais. En cas de couac, c'est la rançon de la gloire il faut l'accepter. l'exposition du lancement a été énorme. ça faisait la une de tous les journaux le lendemain. aucun concurrent avec le même produit aurait une seule une. par contre ça fait quand même un moment que les lancements sont bâclés. écrans jaunis, iPhone 4. je me souviens du lancement de safari pc, Google, le premier site mondial ne marchait ! ça craint de lancer un produit sans même le tester. espérons que leur rigueur reprendra le dessus et que l'antennagate sera vite oublié d'autant j'ai absolument aucun problème avec mon iPhone 4
avatar Crist'o (non vérifié) | 
Eh oui ! Communication en deçà de tout, sur cet événement. Communication en 2 temps. Le premier, précipité, avec une annonce complètement inappropriée selon laquelle corriger l'algorithme d'affichage des barres du signal corrigerait le problème de perte du signal lui-même. Fallait oser ! Second temps, trop tardif, avec une annonce terriblement maladroite construite sur trois thèmes : 1° chez nous, c'est pas pire que chez les autres (dans les cours de récré de nos chères têtes blondes, ça donnerait "c'est pas moi, c'est lui qu'a commencé") 2° la négation absolue d'une possible erreur de conception (impossible à imaginer tant nos tests sont scientifiques et scrupuleux) 3° le rejet délibéré de l'hypothèse selon laquelle le nombre des plaignants pourrait être plus important que ce que les appels recensés par les services AppleCare ne laissent entendre. Bref, là où la transparence et la franchise étaient nécessaires et attendues (les seules qui vaillent en de telles circonstances), Apple nous aura servi un tissu d'approximations et de leurres... pour finir avec le plus beau d'entre eux, le fameux Bumper, leurre parmi les leurres. Et il s'en trouve encore qui cherchent à défendre l'attitude d'Apple sur ce coup. A commencer par l'Evangéliste de service qui prêche et qui prêche tant, qu'il en a perdu tout sens du discernement et du libre arbitre. J'avoue que j'ai le plus grand mal à comprendre comment on peut, sur une telle durée, vivre à ce point dans la béatitude et dans la procuration d'une espèce d'Etre Suprême chimérique qui n'existe, au final, que dans l'esprit troublé de ses adorateurs. Arf ! Les pieds sur terre, que diable !
avatar ce78 | 
"Antennagate : crise de communication ou de management ?". Et est-ce que ce ne serait pas un problème d'antenne qui fonctionne mal... ? Ok je sors.
avatar bambougroove | 
Article intéressant qui de plus a le mérite de générer des commentaires plus intéressants que d'habitude ;)) Pour ma part, je ne rentre pas dans la polémique et en plus je n'ai pas d'iPhone. J'ai juste fait l'expérience de l'achat "galère" d'un iMac 27" i7 fin 2009 et de ses nombreux dysfonctionnements. J'ai obtenu 3 mois après mon achat sur l'AppleStore en ligne, et après 4 échanges, un 5ème iMac parfaitement fonctionnel, mais j'aurais apprécié une communication de "crise" plus officielle et franche de la part d'Apple, d'autant plus que les problèmes étaient dus essentiellement à des défauts de fabrication des composants et/ou d'assemblage plutôt qu'à un défaut de conception (sinon comment expliquer que certains exemplaires fonctionnaient parfaitement et d'autres non).
avatar Caneou | 
Bonjour, « En France, à la suite des affaires de sang contaminé, de vache folle, ou de problèmes de fabrication au sein d'usines de groupes alimentaires, les crises sont généralement prises au sérieux, notamment en raison des impacts techniques, commerciaux, financiers ou juridiques qu'elles peuvent induire. » Mettre sur un même plan ces affaires gravissimes et ce ridicule problème d’antenne, il fallait l’oser : bravo.
avatar GerFaut | 
Bon, je vois que les technocrates viennent donner leurs idées « universelles » à propos de la pomme. Et c'est là qu'ils se trompent essentiellement sur plusieurs points, ce qui rend totalement inappropriées leurs solutions. D'une part Apple est et restera Apple avec son esprit de startup et son fonctionnement « familial », du moins tant que iPapy sera là, et c'est tant mieux. Vouloir hisser de force cette entreprise au niveau de n'importe quelle autre boite de niveau international c'est initier une distorsion anormale de son essence. D'autre part, comme l'a dit si bien un contributeur, le positionnement haut de gamme des produits d'Apple ne lui permet pas d'intervenir dans les crises comme n'importe quel industriel. Peut on imaginer voir par exemple Roleix descendre dans l'arène et se colleter avec les charognards de la presse aux ordres et en mal de papier pour se défendre d'un éventuel problème de conception ? Le silence et les rares communiqués sont la meilleure solution et l'offre d
avatar GerFaut | 
... l'offre de bumpers une réaction particulièrement intelligente : elle a éteint de façon magistrale l'incendie. Apple n'avait pas à tenter de se justifier face à une meute de loups prompts à un hallali à la mesure du statut de la boite. Elle avait juste à mesurer le problème et à y répondre à sa façon, ce qu'elle a fait, et non à mettre en place tout un processus technocratique qui n'est pas dans sa culture ni dans son esprit. Il faut absolument cesser de vouloir appliquer à la pomme les solutions du commun des entreprises, elle n'a rien de commun avec elles. C'est pour cela que je réfute totalement l'article de MacG. Avoir des idées, soit, mais les exprimer pour faire un article, non.
avatar Un Vrai Type | 
@Ast2001 : Ben fais toi reprendre l'iPhone 4... Inutile de désinformer le monde si ta petite personne humaine préfère Samsung, achète Samsung, je t'assure qu'ici personne n'en a rien à foutre de la marque de ton mobile. Maintenant, les tests comparatifs (les vrais) vont quand même à l'encontre de tes "découvertes du dimanche", épargne nous ça, merci... (Sinon, je vous fais 20 posts avec les mobile 3G qui j'ai pu tester pour le death grip -tous avec la MEME position de la main- ) @ Mabeille : Moi je ne suis pas d'accord avec Shenmue parce qu'il ne voit lui même qu'une partie de la presse (celle informatique qui équivaut à Voilà pour le cinéma, en gros... -Oui, oui, le cinéma ! -) La presse spécialisé n'a presque pas parlé de l'antenna gate, et a préférer informer les cadres sur les meilleurs moyens de surveiller les pitis travailleurs qui suient moins que les autres.) Par contre, les vidéo de perte de signal/barre avec des téléphones sont antérieurs à la sortie de l'iPhone 4G. Ce serait pas mal de remettre les choses dans leur VRAI contexte. Depuis que la 3G existe, des gens payent des téléphones 700€ et selon certaines conditions, ils ont des soucis avec ces barres... La preuve qu'il y a eu un précédent : Comment Nokia aurait-elle eu l'idée de préciser que certaines façons de tenir son téléphone dégradait la réception dans ses manuels ? Enfin, petit rappel : Presque aucun téléphone n'affiche que 1, 2 ou 3 barres quelque soit l'endroit où vous vous trouver. Ceci n'était pas vrai pour l'EDGE. L'industrie a t'elle eu l'idée de masquer l'information pour faire croire qu'une marque captait mieux qu'une autre ? Ne paye t elle pas là un jeu débile ? Apple y a aussi joué (AT&T avertissant depuis longtemps des erreurs d'affichage, c'est eux qui ont les clients mécontent. Là encore AVANT l'iphone 4...) et y perd plus que les autres... J'ai presque envie de dire : Boarf, quand on joue à "pas vu pas pris, faut assumer quand on est prit".
avatar zed_bill | 
Les Macmaniacs sont vraiment comiques. Et voilà maintenant qu'ils se parent de leur robe de procureur en se lançant dans une critique des médias. Et oui ! Ces tartuffes font mine de s'offusquer de l'emballement médiatique que suscite un produit star. Bien sur quand ce n'est que louanges et admirations ils ne s'en plaignent jamais !
avatar GerFaut | 
@ zed_bill : qu'est ce que tu racontes ?
avatar dambo | 
@daito Contentpour toi mais ne fais pas de ton cas une généralité en parlant de faux problèmes... Je subis tous les jours ce problème dantenne et le bumper reçu hier n'a rien réglé. En le tenantnormalement avec la main gauche : perte de la connexion data ! Pratique...
avatar Deol | 
Intéressant, tout cela. J'habite dans un coin assez mal couvert. Jamais de 3G, peu d'Edge, souvent plus de réseau et des coupure fréquentes côté vocal. Le 3GS m'a obligé à connaître par cœur les endroits de la maison où du jardin où le signal est le moins mauvais. C'était avant. En bref… l'iPhone 4 est une bénédiction pour moi. Je capte partout. Mais cet article et ses controverses m'ont incité à faire le test pour moi-même, ce soir. Je me suis demandé si je ne tenais pas le téléphone "trop bien", sans le vouloir. Résultat : Je suis allé dans le pire endroit de la maison (vieux murs bien épais) : 1 barre, pas d'Edge. J'appelle ma femme. J'essaye de court-circuiter l'appel en mettant le doigt au mauvais endroit. Sans succès : la communication est maintenue. Je tente le death grip avec un enveloppement maximal de la main gauche. Toujours rien, la conversation est impeccable. Ceci, tandis que le 3GS m'avait obligé à développer des stratégies du survie, du genre de la saisie à 3 doigts. J'essaierai de faire le test data prochainement. Mais clairement, pour moi, le 4G est à tout point de vue le meilleur iPhone que j'ai eu.
avatar Deol | 
Très bon article, au fait. Je veux dire : sérieux…
avatar dambo | 
@deol Quelle est la semaine de fabrication de ton semaine? Il semblerait selon certain qu'un genre de correctif aurait été apporté semaine 27. Merci.
avatar Deol | 
@Dambo Huh… Hasard ou pas, ma semaine : 27.
avatar mistik | 
Il ne faut pas pratiquer la politique de l'autruche quand une difficulté survient et menace l'image de marque de la société. Confer les bonnes réactions face à la crise que connurent les entreprises Perrier et Mercédès (classe A) il y a de cela quelques années.
avatar dambo | 
@deol Hum intéressant ... tu n'es pas la première personne a n'avoir aucun problème et à avoir un iphone fabriqué pendant ou après la semaine 27. Je crois que je vais demander un changement, surtout que j'ai toujours ce problème d'écran avec des tâches jaunes :( :(
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Je suis d'accord avec l'article sur la mauvaise communication d'Apple mais venant du monde PC je suis très surpris de voir l'ampleur du "buzz"provoqué par cette histoire d'antenne alors que ce téléphone fonctionne mieux que la version 3G. Je pense que c'est la position "élitiste" de la marque ( design des Macs, des Iphones, des Apple stores) et le succès des ventes malgré les prix élevés qui entrainent ces réactions passionnelles. Je ne regrette pas mes achats et je pense avoir convaincu beaucoup de septiques autour de moi: Apple est une marque qui fait de très bon produits.

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