Palm touche le fond

Christophe Laporte |
Lorsque Jon Rubinstein a dévoilé webOS en janvier 2009, beaucoup ont voulu croire que Palm allait connaître un destin similaire à celui d'Apple : un retour au premier plan après des années d'errances. Deux ans plus tard, la société à qui l'on doit le Palm Pilot est plus proche du dépôt de bilan que d'un nouvel âge d'or.

Dans sa chronique hebdomadaire, Jean-Louis Gassée revient sur la situation difficile de Palm (lire : Palm n'y arrive pas). Pour lui, Palm a fait preuve de maladresse et a joué de malchance.

De maladresse, lorsque la société en juin dernier s'est attaquée directement à l'iPhone lors du lancement du Palm Pre. La campagne de publicité de l'époque invitait les possesseurs d'iPhone EDGE - dont le contrat expirait - à se jeter sur le Palm Pre. Sprint insistait alors sur le fait que le Palm Pre était plus "doué" que son concurrent, et permettait notamment de travailler sur plusieurs applications à la fois.



Peu de temps avant la commercialisation du Palm Pre, Roger McNamee l'un des cofondateurs d'Elevation Partners, le fonds d'investissement qui a lourdement investi dans Palm, avait entre autres déclaré que pas un des propriétaires du premier iPhone qui l'avait acheté le mois de son lancement (juin 2007) ne l'aurait encore une fois passé ce second anniversaire (date de fin de leur contrat avec AT&T et période de sortie du Pre). Suite à la polémique créée, Palm avait été contraint à faire paraitre un communiqué de presse comprenant plus de dix corrections sur les commentaires formulés par Roger McNamee.

On connaît la suite : une semaine après la sortie du Pré, Apple dévoila l'iPhone 3GS et baissa le prix de l'iPhone 3G à 99 $, mettant son rival dans une situation délicate sur le plan commercial. Le Pre était alors vendu 199 $.

Par la suite, Palm a gaspillé beaucoup d'énergie dans des combats futiles. Plutôt que de faire la promotion de ses solutions, la société s'est lancée notamment dans une bataille perdue d'avance : permettre à ses téléphones de se synchroniser avec iTunes.

De la malchance également lorsque Palm a voulu passer à la vitesse supérieure et commercialiser ses appareils sur le réseau de Verizon. Jon Rubinstein pensait que ses téléphones partiraient comme des petits pains et qu'il serait en position de force pour négocier avec d'autres opérateurs, notamment avec Verizon, qui dispose d'une frappe commerciale autrement plus importante.

Mais le plan du P.D.G. de Palm ne s'est pas déroulé comme prévu. Non seulement, ses terminaux ne se sont pas très bien vendus chez Sprint, mais entre temps, Verizon a lancé avec un succès certain le Droid, qui en quelque sorte s'est imposé comme étant le challenger de l'iPhone.

Palm a laissé passer sa chance, et est arrivé chez Verizon par la petite porte. Dans le même temps, le rival d'Apple s'est lancé dans une politique désastreuse en saturant le réseau de distribution. Entre décembre et février, la société américaine a fait produire 960 000 appareils, mais n'en a vendu effectivement que 408 000. D'après une estimation de Morgan Stanley, il y aurait au total 1,15 million de smartphones dans le réseau de distribution, soit l'équivalent de six mois de ventes (si les choses se passent bien…).

Quel avenir pour Palm ?

La situation de Palm est donc critique : des produits qui se vendent mal, une mauvaise gestion, des dettes et un investisseur Elevation Partners, qui commence à trouver le temps long.

Pour Peter Misek, les ennuis ne font que commencer pour le fabricant de téléphones. L'analyste de Canaccord Adams, qui a abaissé son objectif de cours à 0 $, estime que les relations vont se tendre entre Palm, les opérateurs de téléphonies mobiles et ses fournisseurs. Tous vont commencer à se méfier de la solvabilité de Palm.

Comme le souligne Jean-Louis Gassée, Wall Street n'a jamais cru à un retour de Palm au premier plan, comme Apple a su le faire à la fin des années 90. Les milieux financiers ont longtemps eu le sentiment que Palm finirait par être racheté par un gros poisson, un scénario jusqu’à présent toujours démenti par ses dirigeants.

Mais qui pourrait jeter son dévolu sur Palm ? Gassée estime qu'aucun acteur majeur présent sur le marché des smartphones n'a intérêt à sortir le carnet de chèques. Il exclut d'office Apple, RIM, Nokia et Microsoft. Le salut viendra peut-être d'un nouveau venu sur le marché ou d'un fabricant ne désirant pas dépendre d'une autre entreprise pour la partie logicielle.

Cependant, si webOS est prometteur, il n'a pas réussi à exister jusqu'à présent face à la concurrence. De plus, pour un nouvel entrant, il parait nettement moins risqué d'investir dans Android, qui autorise une grande flexibilité. Bref, à moins d'un miracle, les jours semblent comptés pour Palm, si l’on se réfère à l’avis de JLG.

avatar lolodigital | 
hé hé ... mes sources étaient donc fiables. https://www.macg.co/news/voir/136566/nokia-sur-le-point-de-racheter-palm le Pré avait 1 an de retard ... sorti avant l'iphone, et fiable, il aurait eu sa chance.
avatar Toinouco | 
Et n'oublions pas que Palm possède les droits pour BeOS, le vrai, le grand, l'inénarrable BeOS ! Et Jean-Louis Gassée (le papa de BeOS) n'en aurait-il même pas parlé ? Il aurait oublié son bébé? Mais je m'éloigne quelque peu du sujet. Pourtant, que c'est bon de parler de BeOS...
avatar fransik | 
...Google pourrait bien avoir un intérêt au rachat de Palm, tout comme Dell, entre autres. Google pourrait se servir des équipes dédiées au développement produit, liaison opérateurs & Cie. tout en héritant d'un joli panier de brevets. Et ici, je pense multi-touche. A moins qu'Apple, ou un autre, ne leur souffle ce joli panier de brevets. Dell par exemple, ce qui leur permettrait de revenir sur le marché des mobiles, en toute indépendance, ils possèderaient leur propre système et les équipes nécessaires. Bref, si j'avais quelques Euros, je n'hésiterait pas à acheter quelques actions Palm, dans quelques jours au plus tard. Le cours de l'action devrait avoir perdu beaucoup de sa valeur, mais une OPA ou un accord avec un acheteur devrait le rétablir assez rapidement à un niveau proche de la valeur réelle de l'entreprise... Ce qui est à peu près certain en revanche, c'est que les brevets détenus par Palm valent beaucoup d'argent pour Google, Apple, RIM, HTC & quiconque désireux de "rentabiliser un investissement".
avatar Atlante | 
J'étais extrêmement enthousiasme vis à vis de ce Palm Pré mais le délai d'attente interminable m'a achevé il y a de ça pratiquement 10 mois - 1 ans... En Mars 2009, j'aurais acheté le Pré, aujourd'hui il est disponible au Royaume Unis chez O2, et je suis chez Vodafone. Je ne changerai plus d'opérateur juste pour le Pré, mais je l'aurais fais il y a un an. Il est disponible débloqué en allemagne à 500€... Il y a un an pourquoi pas, mais aujourd'hui c'est juste trop cher et trop tard. Plus le temps passe et plus on doute de l'avenir de Palm sur le long terme et donc plus on se trouve d'excellente raisons de douter d'un investissement de 500€ pour un tel appareil. Il en va de même pour un changement d'opérateur et s'y engager pour 24 mois. SFR s'apprête à commercialiser le Pré en France, vous clients Bouygues ou Orange, êtes vous prêt à prendre le risque de rester 24 mois chez SFR pour avoir un portable mort née subventionné? Ou bien préférerez vous acheter un Pré SFR et le faire débloquer légalement et payer en tout et pour tout environ 500€? La réponse est toujours non, quelque soit le scénario, alors si le réseau de distribution est saturé, je vois mal qui peut investir dans un Pré today. Seulement un client mal renseigné, abusé par un vendeur SFR qui choisirait de lui refourguer un Pré plutôt qu'un iPhone. Sauf qu'aujourd'hui qu'SFR a le droit de vendre l'iPhone. Non SFR aurait pousser ses clients vers le Palm quand l'exclusivité Orange tenait encore, aujourd'hui pus aucun vendeur n'a intérêt à commettre une telle faute. Si ils le font toutefois, ils prennent le risque de se bâtir une armée de client insatisfait si Palm fait faillite qui souhaitera partir chez la concurrence. Non aujourd'hui les vendeurs SFR mettront en avant les iPhones. :)
avatar kikan | 
Vous l'enterrez un peu vite je trouve. Attendons de voir ce que ça donne chez SFR. L'iPhone a beaucoup apporté certes, mais la concurrence a du bon, et le Pre n'apporte pas un nivellement par le bas des fonctionnalités et de l'ouverture, qui est ce qui m'agace sur l'iPhone. Je suis d'accord que le public iPhone, très large, ne sera pas celui du Palm. Mais il me semble que Palm s'est donné du temps pour réussir, alors laissons les essayer :-) Moi je reste impatient de le voir sortir chez SFR, et je pense passer chez eux à la sortie du Pré, malgré tout ce qui est dit.
avatar blakken | 
Entièrement d'accord avec kikan. Sans concurrence pas de progrès. J'avais également l'intention d'acheter le palm pré après que la batterie de mon edge ait rendu l'âme.Faute de disponibilité je me suis rabattu sur le 3gs sans grande conviction.Lorsque Palm proposait le premier netbook tout le monde était très suspicieux . Finalement Palm ne l'a jamais commercialisé et c'est Asus qui s'en ai mis plein les fouilles.Palm a bien des idées mais niveau commercialisation ils sont à la ramasse complet et c'est ce qui va les perdre.
avatar Etienne000 | 
Je suis d'accord avec kikan et j'ajoute a cela que j'ai hâte que le pré et pixi arrivent chez sfr.
avatar beboy | 
Dommage tout ça. Mais bon, Palm n'ont rien fait de BeOS, ils méritent donc la mort. :-D
avatar michaelprovence | 
Le grand public de toute façon est pommé face aux différents téléphones et offres.... faut acheter un téléphone qui permet de faire internet + email.. en général les gens ne cherchent pas trois heures ils achètent l'iphone car l'interface est facile, que c'est à la mode et que les autres ont le même !! C'est la même chose pour windows mais dans l'autre sens !!
avatar Etoile septentrionale | 
+1 avec kikan, blakken & Etienne000 et une petite remarque pour la rédaction : ne serait-ce pas plutôt janvier 2009? A titre personnel, j'apprécie beaucoup l'ensemble et l'interface toute de courbes du duo Palm Pre / Web OS (applications y compris) et suis prêt à courir le risque d'une acquisition au printemps 2010.
avatar Lemmings | 
La concurence est bien installée, entre Winmo qui continue à être un OS important malgré sa chute, Nokia qui fait des pieds et des mains avec Symbian et évidement Android qui est partout à toutes les sauces... La place de Palm est bien petite.
avatar NicolasO | 
J'aime beaucoup webOS. J'acheterais volontier un Pre Plus, si un operateur acceptable le proposait. Je pense que Palm paye aussi des mauvais contrats d'exclusivite.
avatar elamapi | 
Il n'y a pas de marché pour Palm. Apple, sans compter le buzz, c'est une base d'utilisateurs Apple aisés qui seront toujours la. Windows 7 Mobile, c'est la compatibilité avec son PC et sa Xbox (dans la têtes des gens). Android c'est Google, c'est Internet, C'est l'ouverture et les gadgets. BlackBerry, c'est "Pro", les purs les dur. Nokia, c'est les téléphone qui font téléphone (leur plus grosse part de marché). Palm c'est quoi ? Elle est ou sa cible ? Perso, je ne la vois pas. Personne ne la voit d'ailleur. Perso, L'avenir de palm, ca serait un rachat par Google pour produire ses propre machine sans intermédiare en dégageant WebOS et en y installant leur GoogleOS.
avatar kubernan | 
Palm s'est réveillée bien trop tard, s'est reposée trop longtemps sur ses lauriers et traine désormais des casseroles en fonte. Elle perd la confiance des investisseurs, des fournisseurs etc... C'est donc bien fini.
avatar Tucpasquic | 
N'écoutez pas Etienne000 pour les changements de produit, c'est un mauvais plan :D @divoli :D :p
avatar JONYBLAZ | 
a quand un réel concurrent a iphone c'est pas bon de dominer comme sa je vous le dit
avatar oomu | 
@kikan [22/03/2010 13:51] mais le truc c'est qu'il Y A de la concurrence palm a EU du temps et vous dites "faut de la concurrence parce que ca rend beau et magique", mais c'est faux. Cela ne signifie rien tant qu'il n'y a pas de réelle opposant à Apple. Une entreprise qui telle Apple frappe avec des produits excellents, un environnement intégré et indépendant. Voilà ce qui forcerait à innover encore plus, à améliorer encore plus la qualité. Si vous avez une armée de concurrents bas de gammes, cheap, qui ne font que cloner ou prendre le truc mutualisé et commodisé, vous obtenez la même routine que sur le PC. Et cette routine, Apple sait très bien s'en satisfaire. Vous ne voulez pas de la concurrence, vous voulez d'Excellents Concurrents. - L'apport de itunes, Xcode et Cocoa est impossible à expliquer à un utilisateur mais il est considérable dans la force de frappe de l'iphone) en clair : l'iphone n'est jamais parti tout nu à la guerre. même dans sa version 1. Apple s'est considérablement reposé sur son existant. Palm au contraire, à force d'avoir trop attendu avec ses treo vieillissant est essentiellement reparti à zéro. A zéro face à 10 ans d'itunes/ipoderies/xcoderies ? quasi impossible. quand le sdk iphone est apparu, il est pas arrivé avec juste 1 an de travail en urgence mais bel et bien les +10 ans de maturité de la version mac de xcode et manifestement des années derrière de fignolage pour le "tactile". - et plus le temps passe plus Apple se renforce. - c'est à peu près ce qui s'est passé avec Windows pour Microsoft. (nonobstant que microsoft a profité du marché artificiel du PC avec Dos pré-installé partout, une superbe rente). Plus Windows se répandait, plus microsoft avait de facilité pour répandre office et MS Devel Studio. Plus Ms visual studio (et son site MS Devel) devenait un outil puissant de création, plus il y avait de logiciels windows et plus cela renforçait windows et plus cela donnaut de moyens à microsoft pour améliorer MS Visual Studio, MS Office, Back Office etc. une synergie se créé entre la "plateforme", les "applications" et les "outils de développement". Pour contrer cela , faut soit des moyens titanesques (cherchez pas, personne ne pouvait contrer Microsoft une fois que Windows et Visual Studio était suffisamment bon pour faciliter la vie pour les développeurs) ou jouer avec des règles totalement différentes (linux) Enfin bref, tout ça pour dire que la collision frontale avec Apple ne peut PAS marcher, c'était déjà difficile en 2000, c'est quasi inimaginable en 2010. Google évite justement l'affront de face. Android joue avec d'autres règles.
avatar blakken | 
@oomu A t'entendre on croirait que m$oft est mort et enteré.Je pense qu'on est très très loin de la majorité des utilisateurs d'ordi à être sur mac! L'exemple d'Apple avec son iphone est l'exemple type:à l'epoque ou l'edge a été mis sur le marché personne n'y croyait. Pour palm ,faut simplement qu'ils bradent leur pré ,c'est tout.Si tu as à débourser 400€ en renouvellement chez orange par exemple au bout de deux ans et qu'en face on te propose un pré à 200 voir 300 pour les mêmes possibilités crois mois que l'effet de mode sera bien passé.
avatar GStepper | 
@ fr.bes Petite question comme ça, il y avait quoi comme application sur BeOS ?
avatar divoli | 
Si même les investisseurs commencent à vouloir se barrer, cela sent fortement le sapin pour Palm, il faudrait véritablement un miracle pour que cette société s'en sorte. D'autant que même les clients potentiels ne vont guère se tourner vers ses smartphones si Palm est à deux doigts du dépôt de bilan, et ne pourra plus leur apporter grand chose, face à une concurrence de plus en plus féroce sur le secteur concerné. Je ne voudrais pas jouer les fossoyeurs, mais là, c'est vraiment très mal barré. Et je ne vois même pas qui pourrait racheter Palm. Bref, c'est dommage et toujours bien triste quand on acteur disparait (s'il disparait, ce qui semble probable), mais cela fait partie du jeu.
avatar Atlante | 
Divoli: "Et je ne vois même pas qui pourrait racheter Palm." Une fois le cours de l'action à 0$, les grecques probablement.
avatar Atlante | 
@Divoli: Re, Ce Palm Pré a été annoncé beaucoup trop tôt (ou tard) pour pouvoir réellement sauver Palm. Le buzz a été énorme, mais il est sortit en dehors des US seulement une fois que l'Europe avait réaliser depuis longtemps qu'il ne faisait pas le carton attendu "iPhone Killer" en Amérique du Nord. Psychologiquement, comme tu l'as dis les clients potentiels n'ont pas acheter un smartphone en se disant que l'avenir de son créateur était incertain. Une sortie mondiale aurait étouffé leur doute, une sortie mondiale juste après l'annonce aurait probablement sauver Palm. Si il n'avait pas les moyens à ce moment là de faire face, alors ils ont annoncé trop tôt.
avatar omega2 | 
GStepper > http://www.bebits.com/ Pour un aperçu de ce qui existaient (un certain nombre existent toujours). A ça on pouvait rajouter des logiciels commerciaux avec entre autre : - uns suite bureautique dont la partie "éditeur de texte et mise en page" permettait de faire des magasines comme un pro (avec par exemple une gestion automatique ert temps réel du débordement du texte d'une zone de texte vers une autre) mais difficile à prendre en main. - une table de mixage pro - un logiciel de composition musicale - des jeux tels que le classique civilisation (le vrai, pas une copie open source) - etc Mais bon, malgrès tout il n'y a pas eu d'application qui se soit placé en tant que "killer app" dans leur domaine en partie par ce qu'il n'y avait pas assez d'utilisateur pour obtenir un effet levier.
avatar momo-fr | 
Palm ? Ça intéressera bien un oligarque russe en mal de pub… non ? Ok, ok je sors -> :-)
avatar Etienne000 | 
@ tucpasquic : Pfiou :D. Ce qui m'intéresse dans le palm , c'est Web Os. L'interface m'a l'air simple , sobre et efficace. De plus , le clavier physique est un manque je trouve et le Pixi plus (pour ma part) est bien dimensionné ce qui lui donne un réel avantage. Enfin , ayant aimé mon centro avec Palm Os , je suis certain d'adorer le pixi , son remplacent. J'ai actuellement un iPhone 3G que je trouve très lent (saccades dans les menus etc) et ca devient vite chiant.

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