macOS 12.4 corrige un énième bug lié à la création de clones bootables

Stéphane Moussie |

Depuis Big Sur, créer un clone bootable de son Mac est devenu singulièrement compliqué. L'outil qu'Apple impose désormais aux éditeurs tiers pour réaliser cette tâche leur donne beaucoup de fil à retordre. ChronoSync, SuperDuper et Carbon Copy Cloner en ont encore fait les frais récemment.

ChronoSync

Dans macOS 12.3 sur les Mac Apple Silicon, Apple Software Restore (ASR) souffrait d'un nouveau bug qui empêchait de créer des clones bootables. Les données étaient bien copiées sur le disque dur ou le SSD externe, mais ASR produisait une erreur au moment de la finalisation du clone bootable, empêchant celui-ci d'être amorcé au démarrage. Les éditeurs de SuperDuper et de Carbon Copy Cloner sont parvenus à contourner ce bug avec les versions 3.6 et 6.1.1 respectives de leurs logiciels dès le mois de mars.

De leur côté, les créateurs de ChronoSync attendaient un correctif de la part d'Apple, correctif qui est arrivé avec macOS 12.4 sorti mi-mai. « Nous sommes heureux d'annoncer qu'avec la sortie de macOS 12.4, Apple a corrigé le bug et nous sommes désormais en mesure de proposer de nouveau l'option de clone bootable ! », indique Econ Technologies sur son blog. Il faut la version 10.2 de ChronoSync pour retrouver cette option.

Face à ces problèmes incessants avec ASR, l'éditeur de Carbon Copy Cloner recommande de créer des « sauvegardes standards » qui n'incluent pas le système d'exploitation et qui ne sont donc pas bootables, mais qui posent moins de soucis. Il reste néanmoins possible de créer des clones bootables avec Carbon Copy Cloner et les autres logiciels, donc.


avatar wip | 

Il me semble avoir lu que le clone bootable ne fonctionnera que si le disque interne du mac fonctionne encore, ce qui réduit fortement l’intérêt du clone en cas de pépin. Est ce vrai ?

avatar valcapri | 

@wip

En tout cas, pour les M1, c’est ce que j’ai lu aussi.
Maintenant, les backup reste quelques choses de très important, bootables ou pas. Et je préfère Carbon Copy Cloner à Time Machine.

Et j’ai fait une version bootables via Carbon Copy Cloner lors de mon passage de mon MacBook Pro 2019 Core i9 vers un MacBook Pro M1 Max. Mais je suis parti de zéro sur le stockage de la machine pour éviter les mélanges et les extensions du Kernel de l’autre Mac Intel. J’ai juste garder mon Mac Mini Intel pour booter sur mon SSD de backup et cela fonctionne très bien même avec Monterey et la puce T2.

Mais on peut remplacer le stockage par un autre de même capacité dans le Mac Studio mais il me semble qu’il faut que la mémoire flash soit de la même marque (a vérifier). On y verra plus clair lorsque Apple aura sorti son kit de réparation pour les Mac M1. Et on doit passer par Apple Configurator pour restaurer le Mac. Tout cela est lié à une sécurité cryptographique des Mac M1 et certainement du déplacement du contrôleur vers le SoC.

avatar maxou56 | 

"Tout cela est lié à une sécurité cryptographique des Mac M1 et certainement du déplacement du contrôleur vers le SoC."
C'était déjà le cas avec les Mac T2.

avatar Amaczing | 

HS

Depuis ce matin, private relay est dans les choux 🥬

avatar raoolito | 

@Amaczing

oui chez moi il redemarre, s’allume et s’eteint. Comme j’ai bougé en teletravail loin de chez moi je pensais que ca venait de l’installation ici ?

avatar Amaczing | 

@raoolito

👍 ok y’a pas que moi.

avatar Nesus | 

Il faut avouer que le clone bootable a de moins en moins d’intérêt.
Ça ne remet pas en question le fait qu’Apple devrait fournir un outil fonctionnel.
Force est de constater que partir d’un clean install aujourd’hui ne pose plus réellement de problème.

avatar r e m y | 

Ça reste quand même bien pratique quand tu dois envoyer ton Mac en SAV de pouvoir continuer à travailler comme si de rien n'était, en bootant sur ton clone bootable depuis un autre Mac (et quand le Mac revient de SAV tu n'as plus qu'à restaurer le clone sur le Mac réparé et c'est comme si tu n'avais jamais dû te passer de ton Mac).

avatar Nesus | 

@r e m y

C’est déjà le cas sans avoir besoin d’un bootable. Depuis APFS et iCloud, on peut s’amuser à effacer sans avoir à attendre longtemps pour retrouver exactement le même environnement de travail.
Mais oui, avec un clone bootable, ça peut aller encore plus vite. Mais aujourd’hui j’ai plusieurs Mac sur lesquels je travaille et qui ont exactement le même environnement sans avoir eu besoin de configurer. C’est aussi très pratique avec l’iPad.

avatar r e m y | 

Si tu as plusieurs Mac configurés de la même façon et synchronisés via un cloud quelconque (pas nécessairement iCloud).
Mais si tu empruntes un Mac le temps où le tien est en SAV, le clone bootable est quand même ce qu'il y a de mieux niveau confort.

avatar Nesus | 

@r e m y

Ça se défend 👍

avatar ClicClac | 

Plus que 3 mois avant les nouveaux bugs macOS 13…

avatar debione | 

Cool, il vont enfin pouvoir lever la beta sur MacOs 12... Encore deux trois mois de correctif et il sera fin prêt pour une utilisation normale.

avatar fleeBubl | 

« L'outil qu'Apple impose désormais aux éditeurs tiers pour réaliser cette tâche leur donne beaucoup de fil à retordre »

judicieuse rappel, très étonnant :

Pour croquer UNE pomme ? plante un arbre !

avatar k2103 | 

Je suis passé à 12.4 sur mon iMac M1, mais mon dernier clone a été fait avec 12.3 et SuperDuper. Il est pleinement fonctionnel.
Pour moi, la principale utilisation du clone sert à tester de nouvelles applications ou de nouvelles versions.

avatar hoovertoulouse | 

Le clone bootable est essentiel pour moi. Au boulot, sur Imac, je bosse depuis un SSD externe que je ramène (dans ma poche de jean) chez moi pour démarrer sur l’Imac de la maison. Je suis bien content /rassuré de faire un clone bootable de ce SSD en cas de problème avec le SSD principal ;-)

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