Catalyst : les dés sont lancés pour l’avenir du Mac

Mathieu Fouquet |

Avec macOS Catalina, Apple n’a pas fait qu’enterrer les applications 32 bits, elle a aussi inauguré Mac Catalyst, ou simplement Catalyst pour les intimes, une passerelle qui permet aux développeurs iOS d’amener leurs applications iPad vers le Mac.

Éclipsé pendant la WWDC par l’annonce de SwiftUI, Catalyst était toutefois attendu au tournant. Après tout, ce n’est pas tous les jours qu’une technologie promet — ou menace, selon les points de vue — de transformer une plateforme aussi importante que le Mac. Le futur peut être vu comme radieux, grâce à des applications à foison, ou bien dystopique, à cause d'interfaces déroutantes et de menus iOS partout1.

Le présent, quant à lui, est surtout très nuancé : si les développeurs s’intéressent bien à Catalyst, le processus n’est pas indolore et beaucoup d’applications ont hérité de comportements qui jurent avec le reste de macOS. Autant dire que face à une technologie aussi clairement immature, il faut faire preuve de créativité et d’une bonne dose de courage2.

Le nouveau Twitter pour Mac et son étrange fenêtre de préférences…

De tels chantiers ne sont pas du genre à effrayer James Thomson, développeur de la calculatrice PCalc. Si ce nom vous est familier, c’est normal : PCalc, en plus d’être une vénérable application Mac3, est disponible sur toutes les plateformes Apple imaginables : iPhone, Apple Watch, Apple TV ( ! )… Si des lunettes de réalité augmentée sortent un jour d’Apple Park, soyez certains que vous pourrez y calculer le carré de la longueur de l’hypoténuse.

En général, donc, ce développeur est parmi les premiers à adopter les nouveaux outils préconisés par Apple, quitte à devoir essuyer quelques plâtres. Lors de la sortie d’ARKit, il s’était amusé à inclure de la réalité augmentée dans l’écran À propos de PCalc (parce que pourquoi pas). Même chose pour Catalyst : à peine la technologie était-elle disponible que M. Thomson s’est naturellement appliqué à porter vers le Mac son application iOS de lancer de dés, Dice by PCalc.

De gauche à droite : la version Mac et la version iOS de Dice by PCalc.

Les joueurs de Donjons et Dragons et les amateurs de nouvelles technologies apprécieront : il est désormais possible de lancer un dé à vingt faces sur une plateforme qui n'est pas la priorité de la plupart des développeurs. En soi, c’est déjà un succès.

Catalyst, cependant, est une technologie encore verte, et tout développeur intéressé par son potentiel doit aussi se préparer à des obstacles divers. En ce qui concerne le portage de Dice by PCalc, James Thomson nous indique que « réussir à faire tourner l’application iOS basique était très facile. La majorité des gros problèmes concernaient plutôt des bugs liés au moteur SceneKit 3D sous les bêtas de Catalina, ainsi qu’une documentation insuffisante. »

Autrement dit, la communication officielle d’Apple n’est pas mensongère : le portage de base est aisé. C’est lorsque l’on souhaite transformer une app iOS en vraie application Mac que les choses se corsent.

Des boutons pas très « Mac » dans les préférences de Dice…

Sur ce point, Dice rend une très bonne copie, mais certains éléments d’interface trahissent encore ses origines. Faut-il espérer des changements à ce niveau, ou bien s’agit-il d’une caractéristique immuable des applications Catalyst ?

J’espère certainement qu’il y aura du changement de ce côté et qu’Apple facilitera la tâche des développeurs qui souhaitent programmer des interfaces Mac plus naturelles. À l’heure actuelle, la seule solution consiste à écrire soi-même des composants d’interface qui imitent ceux de macOS, ce qui est loin d’être évident. À mon avis, l’idéal serait bien sûr qu’Apple fournisse ses propres composants d’interface.

En attendant, impossible de ne pas s’interroger sur le potentiel transformateur de cette technologie : Catalyst va-t-il s’adapter au Mac, ou est-ce plutôt le Mac qui va s’adapter à Catalyst ? La définition même de ce qu’est une application Mac, voire le Mac tout entier, va-t-elle continuer à évoluer sous l’impulsion d’iOS et d’iPadOS ? « Je pense que certaines choses vont changer, mais c’était déjà le cas avant Catalyst : certains éléments d’iOS migreront vers le Mac, et vice-versa. Le Mac n’est pas resté immobile depuis 1984. Il y aura toujours des changements, et nous nous y adapterons ! », nous répond James Thomson.

Et lorsque l’on évoque le sujet des changements, le développeur écossais a bien quelques doléances concernant les lacunes de Catalyst :

En plus d’éléments d’interface plus natifs, il serait appréciable qu’Apple permette aux développeurs de désactiver la mise à l’échelle de l’application à 77 %4 et de mieux accéder à l’état du clavier. Pouvoir détecter les différents états des touches (enfoncées ou relevées) permettrait à des jeux et d’autres types d’applications de pleinement utiliser le clavier.

Quand bien même Catalyst parviendrait à s’améliorer, son remplaçant à long terme a déjà été annoncé — en même temps que lui, pour ne rien arranger. Alors, les efforts des développeurs sont-ils vains ? SwiftUI va-t-il tuer Catalyst avant même que ce dernier ne puisse prouver sa valeur ? Les deux technologies ont-elle une chance de coexister ? « Oui, tout à fait. Je pense que SwiftUI est le futur, mais un futur qui n’arrivera pas avant 5 ou 10 ans, juge le développeur qui en a vu d'autres. À mon avis, Catalyst a de beaux jours devant lui, au minimum une décennie. Il est bon de rappeler que Carbon a duré presque vingt ans ! »

De quoi largement enrichir la bibliothèque logicielle de nos Mac d’ici-là.


  1. Impossible de ne pas mentionner les applications Maison, News ou Bourse.

  2. Comme dirait Phil Schiller.

  3. Elle a tout de même vingt-sept ans.

  4. Selon les lignes directrices d’Apple, cette mise à l’échelle vise à garantir que les applications iOS s’adaptent correctement aux écrans des Mac.

avatar fte | 

Catalyst va sauver l’écosystème applicatif de macOS, mais il va tuer macOS au passage.

Ça a déjà commencé, et rien de moins que chez Apple soi-même.

Je suppose que c’est une bonne nouvelle, toutes choses considérées.

avatar corben | 

Je ne comprends la direction que prend Apple avec les messages contradictoires de Schiller qui dit qu’ils ne veulent pas d’un Mac tactile. Alors à quoi bon servira Catalyst ?
En même temps vu le niveau de bullshit auquel on a eu droit sur le « nouveau » clavier, si Schiller dit qu’Apple ne sortira pas de Mac tactile alors il faut comprendre que l’avenir sera bien un Mac tactile

avatar didloan92 | 

@corben

+1000 👍🏼

avatar geooooooooffrey | 

C'est là tout le projet de Catalyst, porter sur une interface qui n'est pas tactile une application conçue à la base pour être utilisée avec les doigts. A voir si les évolutions apportées à Catalyst iront bien dans ce sens.

Pour le bullshit de Schiller je suis on ne peut plus d'accord par contre.

avatar occam | 

@corben

"vu le niveau de bullshit auquel on a eu droit"

Selon Harry Gordon Frankfurt, auteur du classique « On Bullshit » (Princeton, 2005), la différence entre un bullshitter et un menteur est que le menteur occulte intentionnellement la vérité, tandis que le bullshitter n’en absolument rien à cirer. Ce qui lui importe est uniquement l’effet produit sur le public ciblé. En principe, un bullshitter pourrait même révéler la vérité, sans avoir le discernement de la saisir comme telle.

En ce sens, je pense que Philou Schiller est un fieffé menteur tout ce qu’il y a de plus classique, parfaitement au fait de la vérité qu’il veut occulter. C’est un générateur de brouillard.

Par cela, je suis entièrement d’accord avec votre conclusion (et j’ai fait la même remarque ailleurs) : un démenti formel de Philou équivaut à une confirmation fracassante.

avatar Pattedechat | 

Je pense que Catalyst est là pour préparer le terrain pour les Macs à base de puce ARM.
Le jour où ils seront officialisés, Apple pourra refaire un Hey it's amazing, tout est déjà prêt pour que vos app soient dispo rapidement.
Et comme ça Apple pourra glorieusement dire que des centaines de milliers d'applications et de jeux sont déjà disponibles pour leur nouvelle architecture

Oui je sais que les Mac ARM ne sont qu'une rumeur, mais OS X pour Intel c'était la même chose...

avatar Ghaleon111 | 

J’ai du mal à voir l’intérêt d’apps iOS sur Mac qui sont des versions bridées et moins pratiques et moins cohérent que les logiciels traditionnels.
Quand Microsoft avait sortie le store et le développement d’apps mobile depuis w8 c’était logique pour aller dans le sens des pc hybrides convertible ou tablette tactile mais sur Mac ?
A la limite, c’est plutôt les jeux iOS qui auraient un intérêt sur Mac (non Apple Arcade n’est pas suffisant du tout).

C’est étonnant de voir que apple commence à surfaceisé l’iPad et veut des apps mobile sur Mac, lui qui disait ne pas vouloir suivre le chemin de Microsoft 🤔

avatar BeePotato | 

@ Ghaleon111 : « J’ai du mal à voir l’intérêt d’apps iOS sur Mac qui sont des versions bridées et moins pratiques et moins cohérent que les logiciels traditionnels. »

L’intérêt est évidemment pour les logiciels iPad qui n’avaient pas d’équivalent sur Mac jusque là. Tout en n’étant pas des logiciels nécessitant spécifiquement de tourner sur un appareil mobile ou avec un écran tactile. Reste donc à voir le nombre que ça fait quand on croise ces contraintes.
M’est avis qu’on n’assistera pas à une déferlante (et ce serait heureux).

« C’est étonnant de voir que apple commence à surfaceisé l’iPad et veut des apps mobile sur Mac, lui qui disait ne pas vouloir suivre le chemin de Microsoft »

Ça ne suit pas tout à fait le chemin de Microsoft, puisqu’il ne s’agit pas ici d’avoir des applications « universelles », mais de faciliter le portage d’une plateforme à l’autre (en gardant donc une partie de développement spécifique à chaque plateforme, concrétisée par la vente de deux applications différentes via deux boutiques séparées).
Reste à espérer que tous les développeurs le comprennent bien comme ça — ou plutôt, que la politique de validation de l’App Store version Mac soit bien utilisée pour leur faire comprendre ça.

avatar switch | 

Personne ne croit Philou, il ne peut de toutes façons pas dévoiler le secret de polichinelle de la maison-mère, à savoir que la fermeture totale de l'écosystème d'Apple est lancée.
Elle avance lentement mais surement…
Sur le plan logiciel avec Catalyst puis SwiftUI et en élaguant un maximum macOS avec l'abandon de certains frameworks et la fin de l'intégration de certains langages (Perl, Python, Ruby) dès l'an prochain. Ça promet un beau bordel d'ergonomie pour les applicatifs dans les années à venir.
Au niveau matériel il est plus difficile de prévoir quand adviendra le remplacement d'Intel par des processeurs ARM avec une architecture 100% "maison comme ils le font déjà avec les A.x
Le mur quantique n'étant pas loin, ça va devenir plus compliqué ensuite, à moins qu'on ne trouve enfin un remplaçant au silicium. L'histoire n'est surement pas finie !

avatar BeePotato | 

@ switch : « la fermeture totale de l'écosystème d'Apple est lancée. Elle avance lentement mais surement… Sur le plan logiciel avec Catalyst puis SwiftUI »

J’ai du mal à voir en quoi Catalyst et SwiftUI sont des éléments d’un cheminement vers « une fermeture totale ». Serait-ce possible de nous l’expliquer ?

« et en élaguant un maximum macOS avec l'abandon de certains frameworks et la fin de l'intégration de certains langages (Perl, Python, Ruby) dès l'an prochain. Ça promet un beau bordel d'ergonomie pour les applicatifs dans les années à venir. »

Là aussi, j’ai du mal à voir en quoi la perte de Perl, Python et Ruby va entraîner un « beau bordel d’ergonomies » pour les applications Mac OS. S’il reste un peu de temps après l’explication précédente… :-)

« L'histoire n'est surement pas finie ! »

Il n’y a pas que l’histoire qui n’est pas finie, apparemment.

avatar switch | 

Je vais y aller plus doucement pour Bumble Bee, pas sur qu'il arrive à lire jusqu'au bout ;-)
Quand Apple maîtrisera totalement le design de ses processeurs et l'ensemble des outils logiciels (OS et outils de Dev), fini Intel et la "compatibilité" avec Windows (qui lui a sauvé les fesses lors du passage vers les Mac Intel). Elle ne dépendra plus que des fondeurs de puces, qui se battront pour avoir ses commandes. Son écosystème matériel et logiciel sera alors clos. Ce sera un coup de maître qui lui aura pris près de 20 ans.
Apple en profitera pour imposer l'App Store (qui sera commun a macOS et iOS) comme seule source pour les applications (comme elle l'a fait pour iOS). Pour ceux qui ne voudront pas passer par les fourches caudines de l'AppStore, il deviendra obligatoire de n'installer que des applications "notariées", comme c'est déjà le cas aujourd'hui si on veut que Gatekeeper reste tranquille sous Catalina.
La migration vers les applis "unifiées" prendra qqes années, avec une joyeuse cacophonie d'interfaces mêlant les standards de macOS et ceux d'iOS.
Concernant certains langages historiques d'Unix, tant qu'Apple reste avec Intel, leurs auteurs les proposeront en téléchargement mais il n'est pas certain qu'ils décident de les porter vers la plateforme à venir (ARM ou autre): s'ils décident de ne pas les porter, ce sera une perte importante, car il existe des binaires qui sont de véritables merveilles (comme ExifTool qui est codé en Perl). Il n'est pas certain que certains outils de développement et logiciels suivent Apple dans sa transition, mais c'est le lot de chaque transition. Qui vivra verra, mais s'il ne reste que Swift pour coder sur Mac, et si les sources sont compliquées à porter sous Windows, ça ouvrira la voie au futur, càd les web-apps. L'histoire n'est donc pas finie, et il n'y a pas qu'Apple dans la vie…

avatar BeePotato | 

@ switch : « Quand Apple maîtrisera totalement le design de ses processeurs et l'ensemble des outils logiciels (OS et outils de Dev), fini Intel et la "compatibilité" avec Windows »

En effet (si ce n’est que je ne vois pas le pourquoi de ces guillemets autour du mot compatibilité, et qu’Apple maîtrise déjà son OS et ses outils de développement).
Je vois bien comment on peut voir ça comme une fermeture. « Totale », en revanche, non, je ne vois pas, mais passons pour l’instant.

Ce qui n’a toujours pas été expliqué — même en allant « plus doucement » —, c’est ce que Catalyst et SwiftUI ont à voir avec ça.
La réponse est évidemment « rien du tout », on le sait depuis le début, mais j’étais curieux de voir s’il y aurait au moins le début d’une tentative d’explication de ce point. Je suis un peu déçu. :-)

« Ce sera un coup de maître qui lui aura pris près de 20 ans. »

C’est juste un détail, mais d’où sort ce « près de 20 ans » ?
Ça ne correspond pas au temps écoulé depuis la transition vers Intel (qui a eu lieu il y a moins de quinze ans), pas plus que ça ne correspond à celui écoulé depuis les débuts du Mac, et encore moins à celui écoulé depuis les débuts d’Apple.
La seule date assez proche que je peux voir, c’est celle de la sortie de Mac OS X, mais je ne vois pas comment cet événement marquerait le début d’un plan machiavélique de fermeture totale.

« Apple en profitera pour imposer l'App Store (qui sera commun a macOS et iOS) comme seule source pour les applications (comme elle l'a fait pour iOS). Pour ceux qui ne voudront pas passer par les fourches caudines de l'AppStore, il deviendra obligatoire de n'installer que des applications "notariées"»

Je ne suis pas sûr de comprendre : du coup, l’App Store sera imposé, ou on aura le droit d’exécuter des applis venues d’ailleurs ? Faudrait choisir, histoire d’avoir un minimum de cohérence dans le récit.

« comme c'est déjà le cas aujourd'hui si on veut que Gatekeeper reste tranquille sous Catalina. »

Gatekeeper dans Catalina nous laisse pourtant toujours bien exécuter des applications non notariées.

« Concernant certains langages historiques d'Unix, tant qu'Apple reste avec Intel, leurs auteurs les proposeront en téléchargement mais il n'est pas certain qu'ils décident de les porter vers la plateforme à venir (ARM ou autre) »

Admettons, même si on peu estimer que, pour les plus connus, il est probable qu’il se trouvera bien quelques volontaires pour maintenir une version pour Mac OS ARM.

« s'ils décident de ne pas les porter, ce sera une perte importante, car il existe des binaires qui sont de véritables merveilles (comme ExifTool qui est codé en Perl). »

Ok.

Mais où est la partie expliquant pourquoi cette disparition va entraîner un « beau bordel d’ergonomies » pour les applications Mac OS ?
Que cette perte (supposée) d’outils soit regrettable, je suis tout à fait d’accord. Cependant, je ne vois pas où est l’impact sur l’ergonomie des applications pour Mac OS.

À moins qu’il n’ait fallu comprendre dans cette phrase initiale qu’il s’agissait d’une perte d’ergonomie du parc applicatif dans son ensemble, par la perte de certains des logiciels le composant ? Dans ce sens-là (qui serait une interprétation un peu tirée par les cheveux, vu la tournure de la phrase, mais pourquoi pas), ok, je comprends — même si je pense que l’importance de cet impact sera loin de permettre de le qualifier de « beau bordel ».

avatar YAZombie | 

"à savoir que la fermeture totale de l'écosystème d'Apple est lancée": tiens c'est marrant je croyais que c'était à l'ouverture du Mac AppStore. Je souligne: on parlait à l'époque du début de la fermeture totale de l'écosystème d'Apple. Un lancement de huit ans, et bam! Il n'est pas terminé qu'en voilà un nouveau dis donc! Autrement c'est le deuxième ixième lancement. Ils sont insatiables avec leurs lancements.
Pendant ce temps-là j'utilise un téléphone Android où, hormis ma super app de gym qui n'existe malheureusement pas sur iOS, j'ai strictement le même contenu que sur mon iPhone (certes, je ne suis pas un joueur)… J'ajoute qu'il m'arrive de lancer ladite app de gym sur mon Mac à l'aide de Nox.
Non vraiment, quelle fermeture!

avatar geo44270 | 

Je pense pour ma part que l’idée derrière Catalyst est bonne. Permettre à des Dev iOS de porter leurs app sur MacOS alors qu’ils ne l’aurait pas fait sans.
Ça permet aux utilisateurs de retrouver des apps qu’ils ont sur iPad sur Mac.
Même si le portage est facilité il reste du travail d’adaptation d’interface.
C’est récent mais je pense que ça pourra permettre à certains dev d’accrocher une plateforme qu’ils ignoraient jusque là et des utilisateurs qu’ils n’auraient pas touchés.
Entre une app uniquement iPad ou une app similaire iPad/macOS, le choix est vite fait si l’environnement est adapté.
A voir si le Mac ne se transforme pas en iPad à souris par contre car certains s’en tiendront au portage minimum.

avatar melaure | 

Joli jeu de dé. Pour les anciens comme moi qui aimaient jouer autour d’une table avec de vrais gens, partager de la vraie bouffe, de vraies bière et des rires, et bien sur lancer une fireball a 12 dé 6 ou une magic arrow a 10 dé 4 lors des parties d’Advanced Dungeon & Dragons !

avatar TheUMan | 

"enrichir la bibliothèque logicielle de nos Mac"
Après le passage de Catalina, c'est plutôt avoir une bibliothèque de logiciel…
Avec toutes les coupes (32 bit, langages de scripts, etc.) c'est une TRÈS sérieuse amputation dans la bibliothèque d'applications (parfaitement fonctionnelles) qui a été faite.
Les logiciels doivent être adaptés à la plateforme pour être convaincant ; si c'est pour avoir des logiciels au rabais, je ne vois aucun intérêt…

avatar YAZombie | 

Je ne comprendrais jamais cette manière de voir les choses. C'est comme dire qu'un enfant ne sert à rien parce qu'il ne sait pas encore marcher. Haro sur l'inutile!
Les anciennes technologies sont toujours dispo, et les nouvelles ont le temps de mûrir pour arriver à égaler ces dernières.
Cette mentalité de scribe a ses vertus, c'est certain qu'elle permet de ne pas aller trop vite et je ne nie pas que c'est parfois nécessaire, mais elle favorise aussi les "lock-ins" technologiques dans lesquels nous a parfois contraints Microsoft par exemple, qu'il s'agisse de manipulations commerciales ou de manipulations tout court (voir l'affaire ISO). Ce n'est qu'un exemple. Jaron Lanier - qui connaît son affaire - évoque le lock-in de l'interface MIDI, qui est le résultat strict de ta position. Il faut aussi être conscient de l'avantage d'une attitude moins romantique et savoir peser le pour et le contre au moment du choix de sa plateforme. Vu son passé on ne peut pas dire qu'Apple avance masqué!

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