Les produits Apple ont toujours été plus chers que la moyenne. C'est un constat qui ne surprendra personne. Et des centaines de millions de personnes sont prêtes à acheter ces produits, car ils estiment que le ou les produits en question en valent la peine.
Mais il arrive de temps à autre à Apple de trébucher sur sa grille tarifaire. L'iPhone Air en est l'illustration la plus éclatante : coincé à son lancement entre l'iPhone 17 et l'iPhone 17 Pro, l'appareil a pâti d'un positionnement bancal. Le grand public a rapidement boudé la proposition, avec le sentiment persistant — justifié ou non — de payer plus cher pour un smartphone finalement moins polyvalent que le modèle de base.
Un hobby devenu objet de luxe
Dans ce contexte, on est particulièrement curieux de découvrir l'accueil commercial qui sera réservé au fameux « hobby » de la Pomme. Si la hausse continue du coût des composants pèse indéniablement sur la facture industrielle, franchir la barre des 349 € pour un simple boîtier de salon risque de coincer auprès du public.
Êtes-vous prêt à acheter une Apple TV à 349 € ?
Le produit a beau accumuler les qualités techniques, ce nouveau palier tarifaire heurte de plein fouet une barrière psychologique évidente chez les utilisateurs. Nous vous interrogions d'ailleurs récemment à ce sujet : vous êtes 45 % à juger une telle dépense tout bonnement inconcevable pour ce type d'appareil. À l'autre extrémité du spectre, à peine 7 % d'entre vous se déclarent prêts à dégainer la carte bancaire sans hésiter, estimant que cette proposition coche précisément toutes les cases de leurs usages.
Souvenirs d'un boîtier à 69 $
Pour mesurer le chemin parcouru — et remuer un peu le couteau dans la plaie —, il suffit de se replonger dans les archives vidéo de Cupertino. Le 9 mars 2015, Tim Cook annonçait une baisse du prix de l’Apple TV, de 99 à 69 $. En France, le boîtier passait à 79 €. Onze ans plus tard, le nouveau modèle est annoncé à 349 € : un tarif plus de quatre fois supérieur, sans correction de l’inflation. Le boîtier a changé. Les ambitions tarifaires aussi.













