C’est une petite révolution qui a discrètement pris effet le 28 avril dernier. Désormais, tout ordinateur portable commercialisé sur le Vieux Continent doit impérativement pouvoir être rechargé via un port USB-C. Si ce n’est pas nécessairement le mode de charge exclusif, c’est une option que tout fabricant a l’obligation d’offrir à ses clients. En clair, le port universel est devenu le passage obligé pour tout nouveau modèle sur le territoire européen.
L’USB-C s’impose aussi aux ordinateurs portables en Europe
La réglementation va plus loin en imposant aux constructeurs de dissocier la vente de la machine et celle du chargeur. L’objectif est de permettre au consommateur d’acheter un ordinateur « nu », sans forcément accumuler des blocs de charge inutiles au fond d'un tiroir. Si les fabricants peuvent toujours choisir de fournir gracieusement un adaptateur secteur, ils doivent impérativement laisser le choix final au client.
Comme on pouvait s'y attendre, Apple n'a pas tardé à s'engouffrer dans la brèche. Sur l’Apple Store en ligne, la firme de Cupertino propose désormais ses nouveaux portables sans accessoire de charge par défaut. Mais chassez le naturel, il revient au galop : lors du processus de commande, Apple met très largement en avant ses propres adaptateurs secteur dans les accessoires suggérés. Et comme d'habitude avec la Pomme, ces derniers sont facturés au prix fort.
Le géant du commerce en ligne s’est lui aussi mis à la page. Amazon propose tout récemment la possibilité d'ajouter, ou non, le bloc de charge lors de l'achat d'un Mac.
Pour le nouveau MacBook Neo, le site propose en option un adaptateur USB-C de 20 W moyennant un surplus de 20 €. Sur le MacBook Air, l’éventail est plus large : l’utilisateur peut opter pour un bloc 30 W (environ 40 € de plus) ou la version 70 W (pour 70 € supplémentaires).
Étrangement, cette option de personnalisation brille encore par son absence sur les MacBook Pro M5. Autre constatation : Amazon privilégie systématiquement les accessoires officiels d'Apple plutôt que de proposer des alternatives tierces, pourtant souvent plus abordables.
image Accroche : Homemade Media / Unsplash











