La puce M6 pourrait bien s'arroger un titre peu reluisant : celui d'avoir la durée de vie la plus courte de toute l'histoire d'Apple Silicon. Si l'on s'en remet aux prédictions de Mark Gurman, cette nouvelle génération pointerait le bout de son nez dès cet automne.
Suivant la partition jouée l'an dernier, elle élirait d'abord domicile dans le MacBook Pro d'entrée de gamme. Pour cette machine, le casting s'annonce sans surprise : un simple speed bump et puis s'en va. Le vrai bouleversement interviendrait quelques semaines plus tard, avec une révision en profondeur de la famille MacBook Pro ou l'introduction très attendue d'une toute nouvelle gamme : le MacBook Ultra. Aux dernières nouvelles, cette machine embarquerait des puces M5 évoluées.
L’urgence de la transition vers la puce M7
Comme nous l'avons déjà esquissé, la puce M6 ferait l'impasse sur ses déclinaisons habituelles pour les machines professionnelles. Pressée par les événements, Apple préférerait embrayer directement sur la puce M7, dont le lancement serait programmé pour le premier semestre de l'année prochaine. La Pomme met actuellement les bouchées doubles pour optimiser son architecture. Si l'on ignore encore presque tout de la fiche technique de ce futur SoC, l'axe majeur d'amélioration gravitera, sans grande surprise, autour de l'intelligence artificielle. Pour encaisser ces charges de travail toujours plus lourdes et complexes, la bande passante mémoire ferait d'ailleurs un nouveau bond en avant pour culminer à 240 Go/s.
Le M6 n’aurait pas de version Pro/Max, et le M7 arriverait dès début 2027, selon Gurman
L’iPad Pro en salle d'attente (et au frais)
Dans ce grand chambardement, le fouineur de Bloomberg glisse un mot sur le sort des iPad Pro, dont le prochain renouvellement est pressenti pour le printemps. Sans grande surprise, les tablettes conserveraient leurs diagonales actuelles de 11 et 13 pouces, l'essentiel de l'effort d'ingénierie se concentrant sous le capot.
iPad Pro : Cupertino lèverait le pied sur le design
Selon des sources proches du dossier, Apple aurait notamment testé l'intégration d'une chambre à vapeur pour optimiser le refroidissement de ses ardoises. Le but est d'améliorer significativement les performances sur la durée et d'éviter les redoutés coups de chaud lors de tâches intensives. Reste une inconnue de taille, qui illustre bien le flou actuel : Mark Gurman lui-même est incapable de trancher si ces futures tablettes carbureront à la puce M6 ou si elles basculeront directement sur le M7.
Une chaîne d'approvisionnement sous pression avant le feu d'artifice de 2027
Il faut dire que tous ces développements s'opèrent dans un climat industriel particulièrement lourd. Le boom fracassant de l'IA générative a siphonné les capacités de production mondiales, plongeant Apple et ses concurrents dans la tourmente. L'entreprise se débat avec des pénuries critiques de mémoire et de puces qui pèsent lourdement sur sa chaîne d'approvisionnement, au point de rendre ses calendriers complètement volatils et de forcer des ajustements sur sa feuille de route. Il n'est pas dit qu'Apple avait comme volonté initiale de proposer « seulement » 9 GB de RAM à ses iPhone 18.
L’iPhone 18 devrait passer de 8 Go de RAM à la quantité folle de 9 Go
Ces ajustements préparent le terrain pour une année 2027 particulièrement chargée sur le front matériel. Le calendrier d'Apple comprendra notamment le modèle marquant les vingt ans de l'iPhone, la deuxième génération de son smartphone pliant, ses premières lunettes connectées ainsi que de nouveaux produits dédiés à la domotique.













