Comment Apple a appris à ses ordinateurs à lire l'heure

Jean-Baptiste Leheup |

Aujourd'hui, il paraît tout à fait naturel de disposer automatiquement de la date et de l'heure très précise sur son ordinateur. Le changement d'heure est même pris en compte automatiquement — sauf peut-être sur nos iPhone qui galèrent chaque année (sous iOS 4, sous iOS 5, sous iOS 7, sous iOS 12…). Grâce à internet, on n'a même plus besoin de procéder à un réglage initial, tout se fait tout seul. Mais il n'en a pas toujours été ainsi : l'horloge temps réel (Real-Time Clock ou RTC en anglais), cette puce électronique capable de compter le temps qui passe, a pris son temps pour s'installer dans nos machines.

Ainsi, en 1976, l'Apple I était totalement inconscient du temps qui passait. Son fonctionnement interne ne dépendait que de la fréquence de son processeur, un MOS Technology 6502 à 1 MHz. Cela ne lui posait d'ailleurs aucun problème, puisque son système d'exploitation très sommaire ne lui permettait guère de faire autre chose qu'exécuter des programmes de manière linéaire. Les temps d'attente dans l'exécution de ceux-ci étaient gérés par rapport aux cycles du processeur, tout simplement.


avatar Scotosh | 

Article de grande qualité, merci beaucoup ⏱

avatar Albator1138 | 

Souvenirs, souvenirs .......

Auriez-vous des sites de qualité à recommander sur l'Apple II ?

(certes, il y a Google mais je préfère le retour d'expérience des humains).

avatar Tarlin_Ige_Sertel | 

Très bon article très intéressant. Merci!
Et je ne m’attendais certainement pas à y apprendre pourquoi mon micro-ondes se retrouve régulièrement à décaler d’une ou deux minutes.

avatar dams229 | 

Merci pour cet article !
Je me souviens très bien d’avoir dû changer la pile sur mes vieux Mac.
Une question : qu’en est-il aujourd’hui ? C’est une batterie ?

avatar JLG01 | 

@dams229
« Les possesseurs de PowerMacintosh peuvent se rassurer, leur machine est dotée d'une nouvelle horloge temps réel qui devrait pouvoir tenir jusqu'en l'an 29 940 environ. »

avatar Jean-Baptiste Leheup | 

@JLG01

Ça c’était jusqu’au passage aux puces Intel. J’avoue qu’ensuite, je connais moins bien. Il y a toujours une puce RTC sur la partie Platform Controller Hub des cartes-mères, où sont gérées les entrées-sorties. Pour la pile, idem, il y avait par exemple toujours une batterie de type pile-bouton dans le Mac Pro de 2013. Mais je n’ai pas trouvé le détail de la plage d’horodatage que supportent les cartes mères Intel. Si un connaisseur peut compléter...

avatar StephanMart | 

Il me semble qu’il y avait la possibilité sur l’Apple II De rajouter une carte horloge pour avoir l’heure, dans les slots ?

avatar Jean-Baptiste Leheup | 

@StephanMart

Oui, c’est même le sujet de cet article ! Le changement d’heure a du mal à passer, ou c’est la fièvre qui monte ? 😉

avatar bbibas | 

Intéressant ces retours au début de l’informatique !

avatar cv21 | 

Article compréhensible sur un sujet ardu, bravo et merci.

avatar Cric | 

Super article merci 🙏
Tous ces petits détails qu’on ignore et qui ont leur importance.

avatar Danny Wilde | 

Très bon article comme je les aime
Bravo, extrêmement enrichissant
Continuez

avatar the_optimist | 

j'aurais aimé savoir comment il est possible qu'Apple foire quasi chauque année le changement d'heure sur iOS

avatar Link1993 | 

@the_optimist

C'est amusant, parce que j'en ai toujours entendu parler, mais je ne l'ai jamais vu de mes propres yeux... pourtant, des appareils iOS, j'en ai eu...

avatar gaurejac | 

Juste une petite précision sur les piles : il y a bien eu des piles 1/2AA (lithium) mais jamais des AA, dans les premiers mac (128/512 et Plus) ce n'étaient pas des AA mais des LX21, alcaline 4,5V, format assez rare.

On pourrait faire un article entier (retour des chroniques du sav ?) sur les piles tellement ça a été une source de panne importante avant le passage sur intel

Entre :
- les macs dont l'electrolyte de la pile fuit et au mieux corrode le chassis au pire détruit la carte mère (les piles alcaline là dessus étant les pires : LX21 sur les 128/512/Plus, Rayovac 840 sur les LC 630 - Performa et PowerMac 4400, 52xx/62xx à 55xx/65xx, et les Spartacus
- les macs qui ne démarrent plus du tout si la pile est déchargée (1 des 2 piles sur le Mac IIfx, le Powermac 4400)
- les modèles de piles introuvables (on finissait par remplacer par des logements de piles standard)
- les simples corruptions de PRAM
- les gens qui revenaient en SAV simplement parce que, la pile étant morte, AppleTalk se reactivait sur le port imprimante et ils ne pouvaient donc plus imprimer...
- les mac sous MacOS 8.5 à 9 en HFS+ qui revenaient en SAV à chaque changement d'heure à cause de la corruption de la table du système de fichiers (bug appelé "TheThing")
- etc.

Les horloges RTC, leur gestion dans l'OS et les piles qui leur étaient associés ça a vraiment été des soucis..
Et encore, pas que sur Mac : les stations SUN IPX, qui n'étaient pas données, avaient un circuit RTC tout en un fabriqué par TI avec la pile... coulée à l'intérieur du package epoxy du circuit, Comme ça la pile était totalement irremplaçable, il fallait découper à la dremel pour souder des fils à des endroit precis...

avatar Lightman | 

@gaurejac

Souvenirs intéressants. 👍

avatar DahuLArthropode | 

Sujet connexe: en 1980, j’avais une calculatrice HP41C et je m’étais ruiné pour acquérir le module Time, une petite cartouche qui permettait non seulement d’avoir l’heure, mais aussi de faire des calculs d’heure et de dates, et m’avait même permis de faire de ma calculatrice mon réveil-matin (j’avais programmé une mélodie hideuse, mais efficace).

avatar Lightman | 

Sur l'image, j'ai l'impression de reconnaitre une carte mère de LCII avec :
- connecteur PDS,
- disque dur SCSI Conner de 40 Mo
- ventilateur qu'on pouvait débrancher sans soucis.

J'ai la flemme d'aller vérifier dans ma cave.

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