Un deuxième aperçu pour la version Mac M1 de Parallels 16

Mickaël Bazoge |

Le développement de la version pour Mac M1 de Parallels 16 se poursuit tranquillement. L'éditeur vient de mettre en ligne un deuxième aperçu pour le logiciel de virtualisation, qui pour le moment ne supporte officiellement que les machines virtuelles Linux. Au prix d'une bidouille pas très compliquée mais qui nécessite d'être inscrit au programme Windows Insider (c'est gratuit), il est aussi possible d'y installer Windows pour ARM (Microsoft ne commercialise pas de licence publique pour cette version de Windows, uniquement aux constructeurs partenaires).

Cette seconde Technical Preview, disponible quasiment deux mois après la première version, permet désormais de suspendre et de reprendre une machine virtuelle, elle ajoute également le support de l'installation d'Ubuntu 20.04 (et plus), Debian 10.7 (et au-delà) et Fedora Workstation 33-1.2 (et versions suivantes). Les images Linux compatibles sont désormais automatiquement détectées par l'assistant d'installation. La version améliore la stabilité générale et résout quelques bugs.

Les limitations sont toujours présentes : il n'est pas possible d'installer une machine virtuelle créée par un Mac Intel, ou de générer depuis le Mac M1 une machine virtuelle pour Mac Intel.

avatar Lexada | 

On est d’accord qu’il ne sera jamais possible de générer une machine virtuelle pour processeur Intel avec un Mac M1 ? Genre Windows XP

avatar Frodon | 

Ca s'appelle un émulateur, et tu peux le faire avec QEmu par exemple en mode émulation.

avatar raoolito | 

@Lexada

en théorie oui +1

avatar Frodon | 

Qui ne supporte officiellement que les VMs Linux ? Alors même qu'aucun Parallels Tools n'était fourni pour Linux ARM64 sur la première Tech Preview, au contraire de Windows ARM qui lui bénéficiait des Parallels Tools ?

Peut être que dans le communiqué de presse seul Linux est présenté comme supporté, mais techniquement Parallels pour M1 supportait surtout Windows ARM jusqu'à maintenant ;)

avatar Ralph_ | 

Question. Sur Windows ARM, les applications sont spécifiques?
Mon mac est fatigué et je manque clairement d’espace disque mais soit ça, soit je retourne sous Windows pour une application pro (et du coup je ne peux plus utiliser professionnellement tout le reste du mac...)

avatar dandu | 
Y a un émulateur interne, mais il est lent et limité officiellement au x86 32 bits. Mais le 64 bits arrive (dans une future version).
avatar Ralph_ | 

@dandu

Merci Pierre (c’est ça?). Entre anciens de Planète SE 😉

En espérant que ça change rapidement...je n’attends que ça pour mettre à jour mon matériel. Le logiciel pro que j’utilise est gourmand en ressources mais pas en terme graphique. J’espère que ça ira.

avatar tibcheshire | 

@Ralph_

Ah planète SE…. :)

pareil jattend de pouvoir virtualiser une app en particulier pour pouvoir changer mes vaillants mini 2012 et MBr2014 !

avatar en chanson | 

@dandu

64 bits depuis peu et la lenteur venait du cpu.

avatar Celeri | 

En fait, l'émulateur 64-bit est déjà en place dans les versions développeur de Windows 10 ARM, et ça fonctionne bien. Firefox et Office, par exemple, fonctionnent tous les deux dans ce mode, et sur un MBA M1, les perfos sont tout à fait honnêtes (sans être du niveau d'une VM intel, bien sûr).

avatar Florian Nicolin | 

@dandu

Moi sur Windows ARM, je fais tourner TIA PORTAL (suite d’automatisation des automates Siemens dans l’industrie) et c’est du 64 bits, ça tourne à merveille sur un MacBook Air 8GB de ram, en virtualisation dans Windows 10 ARM qui lui même est virtualisé dans macOS Big Sur…

avatar Frodon | 

La windows insider preview, qui est la méthode recommandée pour l'installer actuellement, inclue d'ores et déjà un émulateur à la fois x86 (32bits) et x64 (64 bits).

avatar YetOneOtherGit | 

Parrallels est dans une position délicate, l’activité de la filiale de Corel repose quasiment exclusivement sur l’offre Mac.

C’est un enjeu de survie.

avatar marciton | 

"0u de générer depuis le Mac M1 une machine virtuelle pour Mac Intel." le Intel à la fin est de trop non? aucune VM macOS pour l'instant et franchement c'est mon plus gros soucis...

avatar zorg008 | 

Le Mac Intel sera malheureusement la dernière machine à pouvoir proposer un écosystème permettant aux développeurs et autres consultants informatiques de travailler simultanément avec tous les OS les plus utilisés du marché (MacOS, Windows x86, Linux) sur une unique machine. Après avoir tué le jeu et la 3D, Apple a tué la pluridisciplinarité de la machine dans ce domaine. Je conseille à ceux qui veulent continuer de virtualiser Windows x86 sur leur laptop de passer sous Windows ou sous Linux avec VMware Workstation. Vous pourrez même continuer à virtualiser macOS x86 sur cette machine. Pour les futurs développements sous macOS, il faudra donc obligatoirement disposer d’un Mac avec processeur M1 (et suivants...) ce qui alourdira votre sac à dos ou cartable (mais allègera votre portefeuille ! 😁)

avatar Frodon | 

@zorg008

Ah bon? Pourtant je suis developpeur et j’ai un MacBook Air M1, et je peux faire du développement aussi bien pour macOS (en natif directement), Windows 10, y compris x86/x64 (avec Windows ARM (sous Parallels) qui le permet sous Visual Studio), Linux, là aussi ARM64 ou x86 (via Parallels avec cross compilation ou via Docker qui supporte les multi-architecture (via QEmu)), Web (via Docker), Android (Android Studio) et iOS (XCode), et tout cela bien sûr simultanément.

Donc c’est totalement faux de dire que Apple a tué cette possibilité. Elle est d’ores et déjà opérationnelle (bien qu’en tech preview pour Parallels et Docker).

avatar zorg008 | 

@Frodon

Tu peux cross-compiler oui mais comment tu fais pour tester sur une même machine ton binaire dans une VM avec un vieil OS x86 genre Windows XP, Windows Seven ou Windows Server 2008 ou 2012 qui sont encore présent dans beaucoup d’entreprises malgré l’interruption des mises à jours on appelle ça le legacy...) ?

avatar Frodon | 

@zorg008

Je le fais tourner via QEmu (ou UTM).

avatar zorg008 | 

@Frodon

Et en termes de performance ?

avatar Frodon | 

@zorg008

C’est comparable à des machine de l’époque, auxquels étaient destinés ces OS.

avatar zorg008 | 

@Frodon

Sauf que ça reste de l’émulation et pas de la virtualisation qu’il faut pas mal bricoler ton QEMU en le patchant pour que cela fonctionne plus ou moins bien...On verra si dans le futur cette émulation s’améliore.

avatar Frodon | 

@zorg008

Pas besoin de patcher QEmu pour faire de l’émulation. Les patchs c’est pour la virtualisation (et donc les OS ARM64).

Par ailleurs l’émulation est mieux que la vitrtualisation pour tester un logiciel legacy, car on peut émuler le processeur cible, et plus ou moins bien ses performances.

Cela étant dit que cela soit en virtualisation sur un appareil x86 récent (Core ix) ou en émulation sur un appareil non x86, il convient de tester in-fine sur la/les machines de destination.

Car sur un Core ix en virtualisation, ça ne reproduit pas fidèlement les conditions d’exécution réelles, ni en terme de performance, ni en terme de compatibilité.
L’émulation c’est mieux que la virtualisation pour ce cas de de test, comme je l’ai dit, car on peut émuler le processeur cible, mais cela reste insuffisant et il convient toujours de tester en natif sur les machines cibles.

avatar zorg008 | 

@Frodon

On est d’accord le virtualisé ou l’émulé ne remplace jamais le test sur la machine physique mais QEMU est un simulateur qui est de 5 à 10 fois plus lent qu’un virtualiseur, ce n’est donc pas comparable en termes d’expérience de développement par rapport à un Parallels ou VMware Fusion sur un Mac Intel...

avatar Frodon | 

@zorg008

Pour développer tu passes pas par l’émulation, mais Windows ARM en virtualisation. Et là tu as des performances très confortables pour développer.

L’émulation c’est pour tester sous l’OS cible, et d’ailleurs c’est recommandé de passer par l’émulation même sur une machine x86, pour tester des logiciels legacy.

avatar zorg008 | 

@Frodon

Oui je ne doute pas que l’on puisse installer quelques programmes spécifiques en émulation x86 sous Windows 10 ARM en bidouillant un peu mais dans mon cas j’ai besoin d’in environnement de développement très véloce sous Windows XP et j’ai besoin de toutes les caractéristiques de l’OS de l’époque avec de la performance donc cette transition vers l’ARM supprime le confort de développement dans beaucoup de cas d’usages (qui sont évidemment marginaux pour la majorité et qui disparaîtront au fil du temps)

Pages

CONNEXION UTILISATEUR