Comparatif : quel est le meilleur service de stockage en ligne ?

Mickaël Bazoge |

En octobre 2011, Steve Jobs a rencontré les deux fondateurs de Dropbox pour leur proposer de racheter la start-up spécialisée dans le stockage en ligne. Devant le refus des deux dirigeants, le fondateur d'Apple a eu cette réplique : Dropbox n'était qu'« une fonction, pas un produit ».

Depuis, Dropbox n'a de cesse de prouver qu'il est un peu plus qu'un espace de stockage de fichiers dans le nuage. Mais cette anecdote peut aussi s'appliquer à tous les services qui proposent la location de leurs nuages. Chacun tente de se démarquer de l'autre, avec des offres gratuites plus ou moins généreuses et des services plus ou moins étendus. Nous avons voulu y voir un peu plus clair afin de faciliter votre choix.

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Le tableau ci-dessus résume quelques-unes des principales fonctions offertes par notre sélection de services de stockage dans le nuage. Si on excepte iCloud qui est à prendre un peu à part, tous offrent les mêmes fonctions de base : le stockage de tous types de fichiers, des possibilités de partage, des fonctions de synchronisation automatique ou manuelle.

L'énoncé de certaines entrées du tableau appellent quelques explications :

  • Prix Go/mois : le calcul se base sur le premier forfait mensuel pour chaque service
  • Recherche app mobile : présence (ou pas) d'un moteur de recherche dans l'application iOS
  • Synchronisation photos : présence (ou pas) d'une fonction de synchronisation automatique des photos (les photos prises par l'iPhone sont automatiquement téléversées sur le nuage)
  • Sauvegarde des versions : possibilité de récupérer gratuitement d'anciennes versions des documents stockés
  • Poids de fichier max : poids maximum autorisé de téléversement d'un seul fichier dans les offres gratuites
  • Streaming mobile : lancement d'un fichier musical ou vidéo avant son téléchargement complet
  • Consultation hors réseau : possibilité de consulter un fichier sans connexion web ou cellulaire

Vous trouverez ci-dessous et dans les pages qui suivent une description des 9 services de stockage en ligne les plus connus du marché.

Dropbox

À tout seigneur, tout honneur : Dropbox est sans doute le service de stockage en ligne le plus connu et le plus utilisé du marché. Il n'empêche que de base, il se montre bien chiche : la formule gratuite ne comprend que 2 Go de stockage, ce qui paraitra bien peu face aux autres offres du secteur.

Néanmoins, Dropbox a mis au point un système repris par bon nombre de concurrents : afin d'augmenter gratuitement sa dotation, on pourra parrainer des amis (500 Mo supplémentaires, jusqu'à concurrence de 16 Go). Dropbox a également rajouté au fil du temps d'autres promotions, comme l'abonnement aux profils Facebook et Twitter du service (125 Mo chaque), ou encore en achetant des terminaux Samsung (50 Go offerts pendant deux ans avec le Galaxy S5 par exemple).

Le client OS X de Dropbox est l'un des plus complets de cette sélection. Outre les informations essentielles (volume disponible, historique des modifications…), il comprend également la possibilité de téléverser automatiquement des images à partir d'iPhoto et les captures écran. Il sera aussi possible de modifier les paramètres de bande passante en cas de petite connexion. Quant à l'application iOS, elle est parfaitement adaptée à iOS 7 et offre toutes les fonctions de base qu'on peut en attendre, de la consultation d'un fichier bureautique à la consultation de photos (un sujet d'importance pour Dropbox).

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Pour les pros : Dropbox propose une déclinaison Pro (à partir de 9,99€ par mois ou 99€ par an) qui débute à 100 Go de stockage. Le service Entreprises (75$ par mois ou 795$ par an pour 5 utilisateurs) comprend lui 1 To, des services sécurisés supplémentaires ainsi qu'une console web. Ces utilisateurs peuvent de plus accéder à leurs boîtes personnelles et professionnelles sans devoir jongler entre les comptes depuis l'application mobile. Enfin, en multipliant les acquisitions, Dropbox donne de plus en plus l'impression de vouloir se lancer à l'assaut des fonctions bureautiques de Google Drive, notamment avec le projet Harmony de messagerie instantanée sur Office (lire : Dropbox : Mailbox sur OS X et outils collaboratifs pour Office).

Ecosystème : Dropbox ayant été un des premiers à se lancer sur le marché du stockage en ligne, c'est aussi le service le plus répandu parmi les développeurs tiers grâce à une API livrée très tôt. Les applications pouvant se connecter à un compte Dropbox sont donc légion. Mais la société a également à son actif une application mobile universelle bien fichue, Dropbox, ainsi qu'une visionneuse d'images très récente, Carousel. N'oublions pas également le client email Mailbox, acheté l'an dernier (une beta pour Mac sera proposée cet été).

Google Drive

Chez Google, on fait rarement les choses à moitié. Drive, l'espace de stockage du moteur de recherche, comprend ainsi derechef 15 Go d'espace, qui sont néanmoins partagés avec les autres services de Google : Gmail y stocke ses pièces jointes, Google+ ses photos (d'une résolution supérieure à 2 048 x 2 048). À noter également que les documents créés au sein de Drive ne sont pas comptabilisés dans le volume de données offert.

C'est là une des forces du service de Google, qui propose une suite bureautique certes légère, mais aux fonctions suffisantes pour tous les utilisateurs ayant besoin de taper du texte ou créer une feuille de calcul sur le pouce. Et évidemment, le document modifié est accessible depuis n'importe quel terminal. Étrangement, les fichiers musicaux ne sont pas pris en charge pour une lecture dans l'application mobile et la synchronisation automatique des photos passe par Google+.

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Le logiciel pour OS X est simple et peu fourni (l'intérêt de Google est que vous utilisiez l'interface web). On pourra cependant décider de ne synchroniser avec le Mac qu'une sélection de dossiers. L'application mobile est elle bien plus complète; outre l'affichage et l'édition bureautique, elle permet de sélectionner des fichiers pour une lecture hors connexion. Un mode grille affiche l'aperçu de chaque fichier. Enfin, la gestion des autorisations d'accès est simple et bien pensée, le tout bénéficiant d'un grand soin dans l'interface.

Google a récemment tapé fort en annonçant de nouveaux tarifs pour du stockage supplémentaire : 1,99$ par mois pour 100 Go, 9,99$ pour 1 To. De quoi sérieusement faire pencher la balance vers le service en ligne du moteur de recherche, même si la concurrence a commencé à se mettre au niveau.

Pour les pros : De base, les documents créés dans Google Drive peuvent être modifiés par tous ceux qui ont été autorisés. Le partage se déroule très simplement et les destinataires ont un accès direct au document. Google ne propose pas d'offre pro à proprement parler pour son Drive. En revanche, les abonnés aux Google Apps (à partir de 5$ par mois par utilisateur) bénéficient de 30 Go de stockage pour chacun des utilisateurs (pour 4$ de plus, on obtiendra 20 Go supplémentaires).

Ecosystème : de facto, chaque abonné à un service de Google (bien souvent Gmail) bénéficie d'un espace Drive. En dehors de l'écosystème très vaste du moteur de recherche, sur le web, OS X et mobile, où tous les services sont connectés entre eux, Drive est aussi présent dans une gamme de plus en plus large d'applications tierces.

OneDrive

OneDrive revient de loin. Le service de stockage en ligne de Microsoft s'appelait auparavant SkyDrive, mais suite à une bisbille judiciaire, Redmond a dû en modifier le nom. Depuis, l'éditeur met les bouchées doubles pour faire de son service le véritable hub de stockage des utilisateurs d'Office. Avec une certaine réussite d'ailleurs, puisque tout s'imbrique plutôt proprement entre les différents éléments de la suite (Word, Excel et PowerPoint évidemment, mais aussi OneNote), et ce quelle que soit la plateforme.

C'est certes plus lourd que Google Drive qui gère tout depuis une seule application, mais la suite bureautique du moteur de recherche est bien moins aboutie qu'Office. Évidemment, OneDrive est plus intéressant pour les utilisateurs Windows, qui disposent d'Outlook et surtout, d'Office 2013 — rappelons que le Mac est toujours bloqué à la version 2011…

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Si le logiciel Mac de OneDrive se réduit à la portion congrue (on a cependant la possibilité de choisir des dossiers à synchroniser), l'app iOS n'est pas vilaine. L'utilisateur peut évidemment choisir de travailler avec Office (auquel cas les fichiers bureautique s'ouvriront directement dans le logiciel idoine), et l'on a accès aux photos sauvegardées automatiquement. L'application nécessite encore un peu de peaufinage graphiquement parlant, tout comme le client web qui n'est pas très agréable à utiliser.

Microsoft offre à l'inscription 7 Go de stockage, une dotation que l'on pourra faire grimper jusqu'à 30 Go avec un abonnement Office 365 (à partir de 7 euros par mois, lire : Nouvelle formule d'abonnement Office 365 à 69€ par an). Cet abonnement ouvre droit à l'ensemble des services d'Office, ce qui peut constituer un atout décisif au moment de choisir son nuage.

Microsoft propose à ceux qui n'ont pas nécessairement besoin de la suite Office mais de plus d'espace, la possibilité d'obtenir 8 Go supplémentaires par le jeu des recommandations d'amis. Des offres payantes sont disponibles, à partir de 19€ par an pour 50 Go en plus.

Pour les pros : Office oblige, l'offre OneDrive Entreprise se révèle intéressante, non seulement par les fonctions proposées, mais aussi par le tarif — et même sans s'abonner à Office 365. Pour 2,50$ par mois et par utilisateur, l'entreprise disposera de 25 Go de stockage par inscrit.

Ecosystème : OneDrive reste un service Microsoft qui, à l'instar d'Apple, n'aime rien tant qu'enfermer l'utilisateur dans son jardin fermé. Très peu d'applications tierces prennent en charge le service. Néanmoins, l'usage d'Office est suffisamment répandu pour que OneDrive puisse être considéré comme une option digne d'intérêt, en particulier pour celui qui a de gros besoins bureautiques.

iCloud

iCloud est un cas un peu à part. Le service de stockage en ligne est à la fois beaucoup plus que cela, et à la fois… beaucoup moins. Apple considère son bouquet de services web comme une plateforme qui relie les utilisateurs à leurs appareils OS X et iOS. La plupart des applications du constructeur accèdent aisément aux documents stockés dans le nuage d'iCloud, tandis que la synchronisation des données y est très poussée, qu'il s'agisse de la musique, des vidéos ou des apps achetées sur iTunes, des photos (Flux de photos), des signets (sous Safari), des mots de passe (Trousseau iCloud), des contacts, des rendez-vous… Et c'est sans compter l'édition bureautique en ligne via les très réussies versions web d'iWork.

Il n'empêche : la fiabilité d'iCloud a été parfois remise en question. Les développeurs ont aussi pu se plaindre de la difficulté d'intégrer la synchronisation des données dans leurs applications — au point de devoir concevoir leur propre nuage ou d'utiliser une alternative plus ouverte. La situation s'est tout de même un peu améliorée ces derniers mois (lire : Apple promet aux développeurs qu'elle améliorera iCloud). De plus, malgré la note d'intention louable d'Apple de ne pas perturber l'utilisateur avec un gestionnaire de fichiers, il manque toujours à iCloud un équivalent de l'iDisk de MobileMe.

iCloud, élément essentiel de la stratégie du jardin fermé d'Apple, semble n'être jamais vraiment sorti de sa version beta.

Pour les pros : Apple ne réfléchit pas en termes de pro ou d'utilisateur lambda. De fait, tout le monde a droit aux mêmes services. On ne saurait de toute façon pas vraiment conseiller l'utilisation d'iCloud à une entreprise, ce d'autant que le prix du stockage supplémentaire n'a rien d'avantageux par rapport à d'autres services. Avec 5 Go gratuit, iCloud est avec Dropbox l'offre la plus chiche du marché, ce d'autant que la sauvegarde iCloud, qui conserve les réglages, les photos et vidéos, les messages, la messagerie vocale visuelle ainsi que d'autres données provenant d'un terminal iOS, prend immédiatement un large volume. De plus, le coût du stockage supplémentaire est l'un des plus élevés du marché.

Ecosystème : malgré les difficultés liées à l'inertie d'Apple, iCloud est évidemment largement utilisé par les applications mobiles, qu'il s'agisse de jeux (sauvegarde de la progression, par exemple) ou de logiciels plus sérieux (il est possible de synchroniser son coffre-fort de mots de passe 1Password). De plus, la gratuité d'iCloud et son caractère pratiquement obligatoire confèrent au service son caractère essentiel, même si tout est loin de la perfection.

HubiC

Le célèbre hébergeur OVH joue la carte du stockage en ligne français. Son service HubiC est hébergé dans ses trois data center du nord-est de l'Hexagone — au moins, les oreilles indiscrètes de la NSA n'ont aucun moyen légal d'y poser leurs micros, ce qui est d'ailleurs un argument (valable) d'adhérer à l'offre d'OVH. Mais ça n'est pas le seul : HubiC est aussi un des plus généreux avec 25 Go offerts gratuitement. Pour 1 euro par mois, le volume gonfle à 100 Go. Et si on a de gros besoins, pour 10 euros par mois, on passe à 10 To !

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Nous sommes donc clairement en face d'une des offres les plus intéressantes du marché. L'application iOS se veut simple : il s'agit d'une visionneuse basique, doublée d'un lecteur audio/vidéo sans apprêt. Quant au client OS X, il offre quelques réglages intéressants, comme la fréquence de synchronisation (qui n'est pas automatique) et la limite de la vitesse d'envoi et de réception — ce qui sera utile pour les connexions difficiles. Enfin, il est possible de choisir un ou des dossiers à synchroniser (qui devront rester présent au sein du dossier HubiC, dont l'emplacement sera déterminé par l'utilisateur).

Pour les pros : HubiC n'offre pas réellement de fonctions pro à proprement parler. En revanche, OVH met en avant son métier d'hébergeur (le groupe français est le troisième plus important au monde) : redondance des données, infrastructure réseau gérée en tout temps, sécurité des données.

Ecosystème : OVH a pris son temps avant de livrer une API pour aider à l'intégration d'HubiC au sein des applications tierces. Néanmoins, les utilisateurs de Thunderbird et Swift Explorer auront un accès direct à leur espace de stockage en ligne.

Box

Si Dropbox s'est délibérément orienté vers les particuliers pour se faire connaître (des offres Pro ont depuis fait leur apparition), Box s'adresse plus volontiers aux professionnels et aux entreprises. Le service n'en propose pas moins 10 Go de stockage gratuit qui permettent de se faire une idée des prestations offertes. L'application iOS en donne un très bon exemple : c'est tout simplement l'une des meilleures de ce comparatif, avec la possibilité de créer et gérer des dossiers et leurs contenus, de renommer les fichiers, de conserver un ou plusieurs fichiers en cache… Le lecteur audio est même un des plus réussis, et on pourra même commenter des documents. Un historique permet de connaître les modifications et mouvements dans son espace de stockage.

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L'application pour OS X se révèle elle beaucoup plus simple en se limitant à quelques réglages. La version web reflète la richesse des fonctions et la palette des possibilités entrevues dans l'app mobile (commentaires, gestion de tâches, invitations…)

Pour les pros : Box se décline principalement en trois versions payantes. La première à 4€ par mois et par utilisateur comprend 100 Go de stockage ainsi qu'un éventail de permissions beaucoup plus large que la mouture gratuite (en particulier des mots de passe pour protéger des documents sensibles, un historique des versions, des stats…). La déclinaison Business à 12€ par mois et par utilisateur propose 1 To de stockage et des fonctions de gestion des utilisateurs. La troisième offre Enterprise à 30€ par mois et par utilisateur débloque toutes les fonctions de gestion des utilisateurs et offre le stockage illimité.

Ecosystème : Box s'est très tôt ouvert aux développeurs tiers, et les applications (pas uniquement mobiles) qui peuvent accéder aux comptes Box sont nombreuses. Le service est d'ailleurs le seul de cette sélection à lister dans son app iOS les logiciels compatibles Box, qui sont regroupées sous le paravent OneCloud.

Wuala

Wuala est le second frenchy de notre sélection, puisque ce service de stockage est la propriété du fabricant de disques externes LaCie. Comme pour HubiC, les serveurs ne sont pas installés sur le sol américain (en l'occurrence en France, en Suisse et en Allemagne), empêchant ainsi la NSA et d'autres services d'écoute indiscrets de venir fouiller dans les dossiers.

Malheureusement pour Wuala, il s'agit d'un des services en ligne les moins bien dotés de ce comparatif. Il n'offre en effet que 5 Go en standard, puis il faudra débourser 2,99€ par mois pour 20 Go — un peu chiche face à HubiC et ses 25 Go gratuits. Il est cependant possible d'obtenir de l'espace gratuitement (jusqu'à 10 Go en parrainant des amis).

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Wuala est le seul service à ne pas offrir de version pour navigateur web. De fait, il faudra installer un client OS X en Java, qui accuse un peu le poids des années en matière d'interface (il existe bien un accès web, mais il semble ne plus fonctionner). En revanche, on y sera sans doute plus à l'aise qu'au travers d'un butineur, mais c'est une question d'habitude. Wuala est aussi le seul service à proposer la synchronisation d'un dossier en local, stocké sur le Mac. C'est aussi à partir du logiciel OS X que l'on créera des groupes publics et privés qui auront accès à un ou plusieurs fichiers.

L'application mobile est beaucoup plus agréable au niveau de l'interface, même s'il est étrange de trouver deux icônes de partage, une classique et l'autre uniquement pour envoyer le fichier par courriel (alors que l'option est présente dans la première option). On y retrouve aussi les groupes privés et publics créés dans l'application Mac.

Pour les pros : le logiciel de bureau permet de commenter les documents partagés dans un groupe. Cela reste toutefois assez rudimentaire, on est loin des raffinements de Box (pas de commentaires depuis l'app iOS, par exemple). Les fonctions Business, qui débutent à 389€ par an, proposent 100 Go à partager entre 5 inscrits et comprennent une console pour gérer les utilisateurs, des possibilités de synchronisation plus souples, ainsi qu'un support clientèle plus alerte.

Ecosystème : Wuala ressemble un peu à une île perdue au milieu de continents qui ne cessent de s'étendre. L'API du service de LaCie n'existe plus, ce qui condamne Wuala à vivre seul.

Mega

Après la fermeture spectaculaire de MegaUpload, le sulfureux Kim Dotcom est revenu aux affaires avec un nouveau service de stockage en ligne, simplement baptisé Mega. Lancé début 2013, Mega n'a pas manqué de se distinguer en offrant 50 Go de stockage gratuitement — soit la meilleure proposition de notre sélection.

Depuis, la société basée en Nouvelle-Zélande a amélioré son client web (un des plus réussis au niveau de son interface) ainsi que des applications mobiles, dont iOS bien évidemment. Celle-ci se révèle agréable et souple, même s'il y manque par exemple un moteur de recherche et qu'elle est sujette à quelques plantages. C'est la seule qui permette de définir l'espace de cache sur l'appareil iOS (jusqu'à 2 Go).

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Mega met l'accent sur son système de chiffrement : si on ne possède pas la clé, il est impossible d'accéder au fichier partagé. À l'heure actuelle, personne n'aurait réussi à casser cette clé.

Pour les pros : s'il est assez malaisé de conseiller à une entreprise ou à un prosumer de transférer ses données chez Mega, c'est surtout un problème de confiance. Qui dit que demain, le FBI n'obligera pas à une nouvelle fermeture du service ? Néanmoins, Dotcom et ses équipes ont cette fois pris soin d'éviter les accusations de stockage de fichiers illégaux avec son système de chiffrement. Les offres « pro » débutent à 99,99€ par an pour 500 Go de stockage et une bande passante pouvant aller jusqu'à 12 To. Mega peut pousser jusqu'à 96 To de bande passante et 4 To de stockage pour 299,99€.

Ecosystème : outre des applications spécifiquement destinées à Chrome et Firefox (le service reste accessible directement depuis son site web), Mega propose un kit de développement limité — les applications et services permettant d'accéder à son compte Mega sont de fait encore bien peu nombreux. La réputation de Kim Dotcom lui attire une communauté importante de développeurs, qui devraient recevoir dans les prochains mois des SDK plus évolués et adaptés à leurs langages de prédilection.

MediaFire

Si la dotation initiale de 10 Go de Mediafire est appréciable, il est possible de grimper relativement facilement jusqu'à 50 Go gratuitement, en installant la version de bureau (+2 Go), l'app mobile (+2 Go), en jumelant son profil Facebook ou Twitter avec le service (+1 Go), en parrainant des amis… À noter que les téléchargements de documents sont parrainés par de la publicité.

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La version web est très agréable à utiliser, elle remporte avec Mega le trophée de l'interface la plus réussie de cette sélection. Toutes les fonctions traditionnelles sont disponibles, du partage à la réorganisation des documents et des fichiers, ainsi que la possibilité de restaurer d'anciennes versions, ce qui n'est pas si courant.

Sur OS X, le client propose de synchroniser un ou plusieurs dossiers, qui devront toutefois être placés dans le répertoire de MediaFire. Quant à l'application mobile, elle sort du lot avec une interface intéressante bien que mal pensée : l'unique bouton Dossier en bas de l'écran active une série d'icônes permettant de gérer les différentes options disponibles (partage, édition du dossier, etc.) On est loin des canons esthétiques d'iOS, mais surtout ce bouton fait double emploi avec la barre latérale d'outils, certes plus traditionnelle, mais qui remplit tout aussi bien son travail. Mediafire a cependant promis une nouvelle application iOS et Android dans les prochaines semaines, comprenant entre autres la synchronisation automatique des photos.

Pour les pros : Mediafire joue la carte « tout inclus » : au contraire d'autres services de stockage, les déclinaisons pro et business ne comprennent aucune limitation en matière de téléchargement (pas de temps d'attente ou de blocage en cas de téléchargements multiples), pas de limite non plus pour la bande passante. L'offre Pro à 2,49$ par mois comprend 1 To de stockage, la mouture Business est proposée à 24,99$ par mois pour 1 To également, avec la possibilité de grimper jusqu'à 100 To (il en coûtera alors 3 749$ par trimestre). Ces prix placent Mediafire au niveau des services les moins onéreux du marché, mais il s'agit d'une promotion qui, par nature, ne durera pas (comptez le double après après la période de lancement).

Les différences entre les deux offres payantes sont de plusieurs ordres : la version Business autorise par exemple plus de 100 utilisateurs, des outils statistiques, la personnalisation du service aux couleurs de l'entreprise, ou encore un historique de sécurité détaillé.

Ecosystème : Mediafire n'est pas particulièrement reconnu pour son ouverture aux développeurs tiers… jusqu'à très récemment. Début avril, la société a livré de nouvelles API qui vont aider les applications tierces à intégrer ses services. En attendant, il faudra se contenter des différents logiciels maison.

Pour conclure

Au final, quel est le meilleur service de stockage en ligne ? Il est impossible de répondre à une telle question en donnant le nom d'un seul service. Tout dépend, comme toujours, de l'utilisation que l'on souhaite faire de son nuage, et ne pas se limiter au seul critère du prix.

Un indépendant qui travaille avec Office aura tout intérêt à s'intéresser de près à OneDrive. Celui qui a plutôt besoin d'outils bureautiques plus légers pourront utiliser les services de Google Drive ou de la suite iWork gratuite d'iCloud. L'amateur de musique et de vidéos jettera un oeil gourmand sur Mega. De notre modeste point de vue, il nous a semblé que Box et MediaFire offraient le meilleur compromis qualité/prix/services.

Il y a évidemment des indispensables. Qu'on l'apprécie ou non, Dropbox est quasiment incontournable aujourd'hui, ne serait-ce que par son écosystème très étendu. iCloud est également dans ce cas, ce d'autant que le bouquet de services web d'Apple fait partie intégrante de l'expérience OS X et iOS, même avec ses défauts. Pour ces deux services, qui sont aussi les plus chiches au niveau de leurs offres gratuites, on pourra cependant se contenter du forfait de base.

avatar greggorynque | 

Petite coquille, dropbox permet bien évidement la consultation des documents hors réseau, et ce sous iOS et MacOS

avatar Stéphane Moussie | 
C'est corrigé, merci.
avatar iRobot 5S | 

oui mais que si ils ont été téléchargés avant bien entendu.

avatar Philactere | 

@iRobot 5S :
Les deux sont à moitié vrais.
Les clients desktop de Dropbox tournant en tâche de fond synchronisent automatiquement le dossier Dropbox dès que le PC a du réseau. Les fichiers sont donc ensuite consultables hors connexion.

Pour iOS ce n'est pas le cas, il faut ouvrir l'app Dropbox pour effectuer une synchronisation, synchronisation qui ne sera faite que sur les petits fichiers mais pas sur les gros (c'est mon constat, quelle taille limite ? Je ne sais pas). Pour les gros fichiers il faut le télécharger en le visualisant. Ensuite seulement il est disponible hors connexion.

avatar ChePaki | 

Vous auriez pû rajouter clairement l'espace proposé pour un abonnement payant (10€/mois en général)

avatar ChePaki | 

Et pour le stockage de photos, on n'oublie pas Flickr et son To à disposition gratuitement :)

avatar NeoSpeed | 

J'aurais mis Bitcasa qui me semble un très bon conçurent

avatar dperetti | 

Tout à fait d'accord !

avatar hammac | 

Je plussois...

avatar reno732 | 

Par contre pour les grosse sauvegarde quel service permet avec quel client une sauvegarde en mode bloc plus économe en bande passante par e que hubic c'est un fichier modifié un fichier sauvegardé ... Sur des backup de BDD plus importante c'est problématique ...

avatar raphgara | 

Quand j'ai vu le titre, je me suis précipité pour voir si Copy.com était cité : non et c'est dommage !
Je recommande vivement Copy qui pour moi est le meilleur concurrent de Dropbox. 15go de stockage offert + 5go avec le parrainage -> 20go à l'ouverture !
Interface web soignée, application Mac/Windows + application iPhone bien fonctionnel ! Seul petit inconvénient : pas autant intégré dans les applications iPhone que Dropbox ou Box mais bon ce n'est pas irrémédiable !
Bref ça vaut le détour selon moi, c'est gratuit alors jetez-y un œil ! Si vous voulez les 15+5go parrainage vous pouvez suivre mon lien de parrainage : https://www.copy.com/home/?r=gw7HcU&signup=1

Cheers !

avatar FollowThisCar | 

Merci pour les 5 GB parrainés pour un total de 20 GB gratuits. Pas mal en effet (mais faut lire les conditions et faire gaffe à ne pas mettre n'importe quoi là-haut :-/)

avatar Samy38 | 

Est-ce que la synchronisation des documents est instantané comme sur Dropbox?

avatar FollowThisCar | 

@Samy38

Je ne sais pas si c'est "instantané", mais hier soir j'ai testé le truc en envoyant un gros fichier de 4,5 GB. Une fois uploadé après plusieurs heures, j'ai supprimé le fichier de mon dossier Copy sur mon Mac. Ce matin, il avait également été supprimé du cloud.

avatar michael75 | 

Il manque le service français ikeepincloud !

avatar coink | 

Une comparaison avec l'auto hébergement aurait été intéressante (pour les chanceux du FTTH bien sur ;) ).

Perso j'utilise les applis synology DS Cloud avec toute ma famille, et ça fonctionne très bien !

avatar patrick86 | 

"Une comparaison avec l'auto hébergement aurait été intéressante"

C'est pas comparable.

D'un côte on parle d'Internet et de machine intelligentes personnelles, de l'autre c'est du Minitel 2.0.

Sois bien heureux avec TON stockage. :)

avatar coink | 

En dehors de l'aspect philosophique sur Internet vs minitel 2 (sur lequel je te rejoins), je vais essayer de reprendre les éléments du tableau ci-dessus avec ma config. Désolé pour la pub à synology, je parle juste de ce que je connais ;)

Investissement :
NAS Synology DS 214+ 2x3To = 500€

amortissement (face à abonnement)
24 mois, ça fait du 0.007€/Go
36 mois, ça fait du 0.0045€/Go
au dela de 3ans, il faut réinvestir dans des disques.

Stockage : 3To
Application IOS : Oui
Application Android : Oui
Recherche app mobile : Oui
Application OSX : Oui (windows et linux aussi)
Chiffrement : Oui
Synchro photos : Oui
Sauvegarde des version : Oui
Edition Bureautique : Non
Taille maxi par fichier : 10Go
Streaming mobile : Oui
Consultation hors réseau : Oui

Et pour l'utilisateur avancé, tout ce que sais faire un petit serveur NAS personnel qu'un Cloud ne saura pas vous faire ...

avatar Vinky | 

Sans compter l'electricité que ça coute, sans compter les paramétrages pas évident à tout le monde (je parle pas que de Cloud Station, mais de tout DSM, du routeur etc.) sans compter que si tu as une coupure de courant tu n'as plus accès à rien nulle part, sans compter que si tu te fais cambrioler adieu tes datas (ça marche aussi par un incendie), sans compter que la vitesse d'upload peut être très très handicapante...

Bref, le cloud maison est très très loin de l'équivalent d'un cloud par société tiers. J'ai moi même un syno, je prend plus le syno comme un très bon moyen d'avoir un backup de mes données, mais en rien comme mon cloud principal.

avatar coink | 

Frustré par ton upload ?? :p

avatar Vinky | 

Absolument pas, je suis juste conscient que mon upload ne doit être valable que pour environ 10% des français...

Après, si en argument de tout ce que je donne tu ne retiens que l'upload, tu n'as vraiment pas du beaucoup étudier la question avant de te lancer.

avatar patrick86 | 

"Sans compter l'electricité que ça coute"

Le Cloud souverain à grande échelle consomme plus d'énergie.
Alors qu'une petit serveur autonome se refroidit assez facilement, les grosses concentrations de machines que sont les centres de données nécessitent des systèmes de refroidissements conséquents. Les salles de serveurs sont climatisées.

D'autre part, plus le serveur qui stocke vos données est loin du lieu d'où vous y accédez, plus vous engendrez de consommations d'énergie (plus de câbles, plus de routeurs intermédiaires, etc.).

Si la consommation d'électricité engendrée par votre usage de l'informatique a une grande importance pour vous — idée tout à fait respectable — vous devrez étudier plus en profondeur la manière de gérer vos machines et données. Idéalement, faire en sorte d'avoir toujours avec soi les données dont on a besoin, pour ne pas aller les chercher sur son cloud.

"sans compter les paramétrages pas évident à tout le monde "

D'où l'idée de travailler à ce que soit plus facile et de pousser les grandes entreprises du secteur à aller vers ces solutions.

"sans compter que si tu as une coupure de courant tu n'as plus accès à rien nulle part"

Une absence de connexion réseau prive l'accès à toutes données stockées sur un serveur distant.

"sans compter que si tu te fais cambrioler adieu tes datas (ça marche aussi par un incendie),"

Inutile d'envisager les pires catastrophes thermonucléaires pour tenter de démontrer la pertinence du Cloud Souverain.
Vous devriez mettre vos bijou, vêtements et autres objets de valeur (pécuniaire ou sentimentale) dans le cloud, sans quoi tout ceci pourrait vous être volé ou détruit dans un incendie.

Au besoin, mettez votre DD de sauvegarde dans un coffre antiatomique.

Le Cloud Souverain ouvre la porte à quiconque voudrait prendre mes données pour les exploiter, à commencer par le fournisseur du service.

"sans compter que la vitesse d'upload peut être très très handicapante..."

C'est un problème conséquent, mais qui vaut aussi pour le téléversement des données sur un Cloud distant.

"mais en rien comme mon cloud principal.'

Se baser sur un 'cloud' quelqu'il soit génère inévitablement des inconvénients.

avatar Vinky | 

Je ne vois pas le rapport avec la conso d'energie et le côté vert, je parlais purement financier : un cloud tiers c'est coût d'electricité inclus, loin moi l'idée de faire un débat sur ça... (pour info, j'ai fait toutes mes études d'ingénieur dans un Data Center pour étudier le système de refroidissement, je pense n'avoir aucune leçon à recevoir sur ce point ! ) Pour ce qui suit avec la distance, est un total non sens, les données sont toujours à la fois sur le cloud et en local sur son ordinateur, seul les modifs affectent routeur externe. Et dans le cas où l'on est plus chez soi (le seul intérêt du cloud) que ce soit chez soit ou à distance que les données sont ne changent pas grand chose. (même possible que chez soi soit pire, les données vont pas "au plus court" mais "comme les routeurs le disent)

Pour le paramétrage, ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui et ça ne le sera pratiquement jamais (ouvrir des ports, configurer des OS de A à Z ne sera jamais à la porté de TOUS les utilisateurs...) Cela nécessite des connaissances technique particulièrement pour la sécurité : Quoi de pire que de mettre ses données sans aucune sécurité ?

"Une absence de connexion réseau prive l'accès à toutes données stockées sur un serveur distant." Je vois pas le rapport ? Si vous n'etes pas chez vous (hotel) mais que chez vous plus de courant => Pas d'accès aux datas. Il manquera la redondance des services.

"Inutile d'envisager les pires catastrophes thermonucléaires pour tenter de démontrer la pertinence du Cloud Souverain." Sauf que c'est tout l'intérêt du cloud... Si c'est juste pour faire une "copie" un disque dur suffira très largement...

"Se baser sur un 'cloud' quelqu'il soit génère inévitablement des inconvénients."
Je n'ai absolument aucun inconvénient avec mon cloud. Qui a d'ailleurs l'avantage d'être géré par mon NAS en natif à la maison pour synchroniser. Si je perds connexion+mac => j'ai tout sur mon NAS. Il suffit juste de savoir à quoi sert son cloud, ce n'est pas un disque dur externe, ce n'est pas pour faire une "simple copie" c'est dans un but bien précis de rendre ces données perreines dans le temps et ce QUELQUE SOIT les choses qui peuvent arriver (le pire également, les catastrophes n'arrivent pas que chez les autres). Si un cambriolage ou un incendie n'arrive qu'une seule fois dans sa vie (j'ai bien dit si) rien que pour cette fois là, ça vaut le coup de prendre toute les préventions qu'il faut.

Je ne relève même pas les comparaisons avec les objets physiques qui rappelles ni plus ni moins les majors qui comprennent pas le monde du numérique...

avatar patrick86 | 

"Je ne vois pas le rapport avec la conso d'energie et le côté vert, je parlais purement financier : un cloud tiers c'est coût d'electricité inclus, loin moi l'idée de faire un débat sur ça."

Mon propos est que l'électricité n'est que de l'argent dépensé, mais à la base et avant tout une énergie.

"pour info, j'ai fait toutes mes études d'ingénieur dans un Data Center pour étudier le système de refroidissement, je pense n'avoir aucune leçon à recevoir sur ce point ! "

Fort bien. Mon idée n'était pas de "donner une leçon".

" Pour ce qui suit avec la distance, est un total non sens, les données sont toujours à la fois sur le cloud et en local sur son ordinateur, seul les modifs affectent routeur externe."

Pas nécessairement. Cela dépend des solutions utilisés.
Certains systèmes/services de cloud incites à stocker uniquement sur les serveurs.

"Et dans le cas où l'on est plus chez soi (le seul intérêt du cloud) que ce soit chez soit ou à distance que les données sont ne changent pas grand chose."

Sauf que quand je suis chez moi (oui, il m'arrive d'y être), j'accède à mon stockage via mon réseau local.

"(même possible que chez soi soit pire, les données vont pas "au plus court" mais "comme les routeurs le disent)"

la route la plus adéquate.

"Pour le paramétrage, ce n'est toujours pas le cas aujourd'hui et ça ne le sera pratiquement jamais (ouvrir des ports, configurer des OS de A à Z ne sera jamais à la porté de TOUS les utilisateurs...) Cela nécessite des connaissances technique particulièrement pour la sécurité : Quoi de pire que de mettre ses données sans aucune sécurité ?"

Je ne vois absolument pas pourquoi cela ne pourrait pas devenir plus facile.
Nous sommes passé, en une quarantaine d'année, d'une informatique obscure réservée aux Geek, à des outils possédants interfaces graphiques et fonctions intuitives.
Si des ingénieurs sont capables de mettre en place des systèmes aussi complexes que des cloud pour des millions d'utilisateurs, pourquoi ne seraient-ils pas en mesure de concevoir des système de cloud privés perso clé en main faciles à faire fonctionner ?
La raison n'est pas technique ou de savoir, mais stratégique (pour le entreprises qui vivent directement ou indirectement du Cloud Souverain).

"Je vois pas le rapport ? Si vous n'etes pas chez vous (hotel) mais que chez vous plus de courant => Pas d'accès aux datas. Il manquera la redondance des services."

Mon propos est que, où que je soi (chez moi ou ailleurs), je n'aurai pas, en l'absence d'un connexion internet, d'accès à des données que j'aurais stockées exclusivement sur un serveur distant.

Si je veux pouvoir disposer en toutes circonstances de certaines données, une seule solution est viable : les avoir avec moi.
J'ai prévu dans mon ordi portable suffisamment d'espace de stockage pour répondre à cette problématique.

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Je ne souhaite pas stocker mes données sur des machines qui ne m'appartiennent pas, sur lesquels je n'ai aucun contrôle (aussi bien logicielle que physique). Là est le fond de mon propos.

Un cambrioleur peut voler mon disque dur, oui, tout comme l'entreprise qui fournit un servie de cloud peut se servir (si elle le veut) dans les données déposées par ses clients (qui dans certains cas deviennent produits par monétisation de leurs données).

Je ne crois pas aux clouds 'gratuits'. Ils ont un coût ; les entreprises qui les gèrent ne le fond pas par charité et financent d'une manière ou d'une autres leurs infrastructures.

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Je n'aurai évidement pas l'idée de me baser sur une solution cloud, mais beaucoup de gens peuvent s'y laisser piéger par les discours merveilleux propagés sur le Cloud.

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"les majors qui comprennent pas le monde du numérique..."

Là-dessus, nous sommes d'accord.

avatar Vinky | 

"Pas nécessairement. Cela dépend des solutions utilisés.
Certains systèmes/services de cloud incites à stocker uniquement sur les serveurs."
Ce n'est pas le débat du sujet, d'ailleurs dans le sujet on parle toujours de version des apps fournis...

"Sauf que quand je suis chez moi (oui, il m'arrive d'y être), j'accède à mon stockage via mon réseau local."
L'un n'empêche pas l'autre, dans mon cas également d'où le NAS+cloud tiers.

"la route la plus adéquate."
On est d'accord. En aucun cas "la plus courte". (C'est même rarement le cas, en fonction des débits de certaines routes, des capacité de certains routeurs etc.) Donc c'ets un non-sens.

"Je ne vois absolument pas pourquoi cela ne pourrait pas devenir plus facile." Tout simplement parce que la configuration est compliqué. Et la configuration du voisin ne sera pas celle que l'on souhaite. Il faudra Toujours le configurer. C'est un OS particulier en plus compliqué. Suffit de voir tous les forums (MacG inclus) avec toutes les questions posées. Bref, il faudra toujours avoir des connaissances dans le domaine sous peine de faire n'importe quoi. On ne peut pas d'un côté dire "j'ai peur des cloud" et à côté de donner la responsabilité de la sécurité de ses données à des personnes qui n'ont aucune connaissance du domaine et peuvent faire n'importe quoi (et le feront, tant que des gens auront des mdp 123456, ça restera chaotique). Toute personne qui a un serveur personnel, sait à quel point les sollicitations par des personnes non voulu sont nombreuses si aucune sécurité n'est mis en place. Conseillé à un personne ignorante en sécurité le cloud à la maison est encore plus dangereux que de fournir ses données à un cloud.

"Mon propos est que, où que je soi (chez moi ou ailleurs), je n'aurai pas, en l'absence d'un connexion internet, d'accès à des données que j'aurais stockées exclusivement sur un serveur distant."
Je ne vois toujours pas le rapport. Quand on est à l'hotel, avec un cloud tiers, on ne dépend QUE de la connexion de l'hotel (le denis de service dans une société tel est très très improbable vu le nombre de redondance et si elles existent, très temporaires). Dans le cas du home cloud, on dépend de la connexion de l'hotel+de la connexion à domicile+du courant à domicile. Et si personne sur place => Pas d'accès tout le temps du déplacement. (je sais de quoi je parle ça m'est arrivé).

"Je ne souhaite pas stocker mes données sur des machines qui ne m'appartiennent pas, sur lesquels je n'ai aucun contrôle (aussi bien logicielle que physique). Là est le fond de mon propos." Plusieurs solutions dont le chiffrement. Reste ensuite la solution de mettre que ce qui n'est pas dangereux.

"J'ai prévu dans mon ordi portable suffisamment d'espace de stockage pour répondre à cette problématique." On est complètement à l'opposé du cloud...

"Un cambrioleur peut voler mon disque dur, oui, tout comme l'entreprise qui fournit un servie de cloud peut se servir (si elle le veut) dans les données déposées par ses clients (qui dans certains cas deviennent produits par monétisation de leurs données)."
"Là-dessus, nous sommes d'accord."
Bah apriori non, "voler" un objet physique, c'est complètement et définitivement perdu => yeux pour pleure. Voler en numérique = Copie, => duplication. Rien de perdu, toujours en sa possession, mais plus maître de droit, certes mais quand c'est des photos de toutes une vie, vaut mieux en perdre les droits (sauf si de façon malin on opte pour le chiffrement...).

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