L’outil de vibe coding Cursor passe la troisième dans une grosse mise à jour revoyant complètement son fonctionnement. Initialement développé comme un fork de VS Code, Cursor 3 propose désormais une nouvelle interface reprise de zéro et « centrée sur les agents ». Cette révision se veut une réponse à des outils comme Claude Code ou le Codex d’OpenAI, dont la popularité a explosé ces derniers mois.
Cursor met en avant une nouvelle interface plus proche d’un chatbot qui cohabite avec l’IDE traditionnel. L’app peut gérer plusieurs agents en parallèle, qu’ils soient locaux ou dans le cloud. Tous apparaissent dans une même vue et sont capables de travailler sur différents dépôts, de générer des démonstrations de leur progression et de continuer à exécuter des tâches même lorsque le développeur n’est plus actif.
Ces agents ne se contentent pas d’assister : ils peuvent prendre en charge des tâches complètes de bout en bout, le développeur adoptant davantage un rôle de supervision. Cursor introduit au passage une logique d’automatisation, avec des agents capables de fonctionner en continu et de se déclencher automatiquement selon certains événements, ouvrant la voie à des workflows plus persistants.
Cursor continue de s’appuyer sur Composer 2, optimisé pour ce type d’usage. Une vue multi-repo a été ajoutée, aux côtés d’un système de revue simplifié facilitant l’analyse des changements. L’outil prend désormais en charge les pull requests, ce qui fluidifie l’ensemble de l’expérience.
Cette troisième version peut également faire appel à un navigateur intégré pour ouvrir des sites web locaux, y naviguer et soumettre des prompts. L’équipe met aussi en avant une place de marché de plugins, publics comme privés, pensée pour les équipes.
Bref, cette version apporte de grands changements. L’IDE n’a pas disparu, mais il passe au second plan derrière l’aspect conversationnel. L’objectif est d’éviter à l’utilisateur de devoir trop mettre les mains dans le cambouis. Reste à voir si cette approche saura séduire les utilisateurs de longue date.











