Apple a trop de pouvoir sur l'App Store, confirme la Chambre des représentants US 🆕

Mickaël Bazoge |

Pour les grandes entreprises du numérique, l'étau de la régulation se resserre des deux côtés de l'Atlantique. En Europe, le brouillon du futur Digital Services Act prévoit des mesures plutôt radicales pour redéfinir les règles de fonctionnement et les pratiques des plateformes (lire : Union européenne : de futures règles très contraignantes pour les grandes plateformes). Aux États-Unis , la commission de la chambre des représentants sur l'antitrust a rendu son volumineux rapport, fruit de 16 mois d'enquête durant lesquels ils ont interrogé les grands patrons d'Apple, de Facebook, de Google et d'Amazon.

Tim Cook, Sundar Pichai, Mark Zuckerberg et Jeff Bezos durant l'audition antitrust.

Comme l'a déclaré fin août David Cicilline, son président, les pratiques de ces quatre grands groupes sont « profondément dérangeantes », ce qui oblige le Congrès américain à agir. Tout le monde en prend pour son grade, mais pour ce qui concerne Apple, les rapporteurs relèvent le contrôle monopolistique du constructeur sur le marché des applications iOS. Certes, l'écosystème mobile d'Apple a produit « des bénéfices significatifs pour les développeurs d'apps et les consommateurs », retient le rapport, mais ce même écosystème est surtout à l'avantage du constructeur.

Apple profite de son contrôle sur iOS et sur l'App Store pour créer des barrières à la concurrence, pour discriminer et exclure des rivaux, tout en privilégiant ses propres produits. Apple utilise aussi son pouvoir pour exploiter les développeurs d'applications en détournant des informations sensibles sur le plan de la concurrence, et pour les obliger à vendre à des prix supérieurs à ce qui peut être soutenable dans un marché concurrentiel. Pour maintenir sa domination, Apple a usé d'effets de réseau, de barrières élevées à l'entrée et de coûts importants pour passer d'une plateforme à une autre.

En l'absence de concurrence, le monopole d'Apple sur la distribution d'apps a entraîné des préjudices pour la concurrence, ces pratiques ont également réduit la qualité et l'innovation chez les développeurs, elles ont contribué à augmenter les prix tout en réduisant le choix pour les consommateurs.

Autant dire que Tim Cook est rhabillé de pied en cap pour les vingt prochains hivers et qu'il faudra peut-être ajuster le discours d'Apple. Le constructeur a déjà commencé à bouger un peu sur ce terrain (lire : App Store : Apple célèbre son modèle face à une nouvelle coalition d'éditeurs). Mais la commission n'a pas été particulièrement impressionnée.

Le rapport pointe aussi les pratiques monopolistiques d'Amazon sur ses fournisseurs et les vendeurs tiers ; de Google sur la recherche en ligne ; de Facebook sur la publicité en ligne et les réseaux sociaux.

Les recommandations sont encore sujettes à discussion entre les représentants démocrates, majoritaires au sein de cette commission, et les républicains qui y siègent. Bon courage pour se mettre d'accord en pleine campagne électorale. D'ailleurs, on attend deux rapports rédigés par les représentants républicains suite à l'enquête de la commission. Si les solutions à apporter aux problèmes anticoncurrentiel de ces quatre entreprises vont être discutées, il y a semble-t-il unanimité politique sur le diagnostic et la réalité de leurs pratiques délictueuses.

Parmi les mesures les plus fortes préconisées par les démocrates, on trouve l'idée d'imposer des « séparations structurelles », autrement dit le démantèlement : Facebook devrait ainsi se séparer d'Instagram et de WhatsApp, Google laisser partir YouTube (et Apple dire adieu à l'App Store ?).

Autre mesure envisageable, considérer d'emblée que les acquisitions des grandes plateformes sont contraires à une saine concurrence. Il leur reviendrait alors de démontrer que leur projet d'achat n'enfreint pas les règles antitrust — actuellement, c'est le législateur qui a le fardeau de la preuve. Ces mastodontes ne pourraient plus favoriser leurs propres services, ils devront considérer tous les services sur un même pied — les leurs et ceux de la concurrence. Le rapport demande aussi que les données soient interopérables entre les plateformes et les services.

La production du comité est telle qu'il est impossible d'en faire le tour en quelques minutes, on y reviendra certainement. On attend aussi la réaction d'Apple et des autres entreprises.

Mise à jour — Dans une déclaration à la presse US, Apple se dit en désaccord profond avec les conclusions de la commission antitrust. Fidèle à ses arguments habituels — qui n'ont manifestement pas tenu la route —, le constructeur affirme ne posséder aucun monopole sur les marchés où il exerce une activité. Une réponse plus approfondie sera publiée dans un proche avenir.

avatar Lestat1886 | 

@marenostrum

Ton appareil avec un contrat d’utilisation... comme acheter un logiciel be veut pas dire que tu possèdes le logiciel

avatar marenostrum | 

moi je veux la même chose que sur mon Mac. je l'achète pareil, mais je peux télécharger de n'importe où. la boutique Apple je ne l'utilise jamais sur mon Mac. je veux sur iPhone la même chose, de pouvoir télécharger mes apps n'importe où.

avatar Lestat1886 | 

@marenostrum

Le store du mac est plus récent et moins riche et c’est aussi une question d’habitude. C’est vrai qu’on est conditionné à un ios fermé et mac os ouvert. Apres ce n’est pas la meme utilisation et ios reste plus sécurisé que mac os (dans le sens ou on ne peut pas télécharger des malwares).

Je n’ai pas d’avis sur le fait qu’apple doit ou non ouvrir son os. Il doit même y avoir une manière relativement sécurisée de le faire. Je trouve juste bizarre qu’elle soit obligée de le faire :)

Après tout, si tu veux vraiment pouvoir télécharger des apps de n’importe où il y a Android

avatar Salapeche | 

"(dans le sens ou on ne peut pas télécharger des malwares)."

Pourtant les applications siphonneuse de données perso c'est pas ce qui manque. Même apple reçoit un chèque de plusieurs milliards/an pour que ses clients se fasse profiler par google. :)

avatar Lestat1886 | 

@Salapeche

Haha oui on peut voir ça comme un malware qui se veut présentable 😅

avatar byte_order | 

@Lestat1886
C'est pas ça le problème.
Le problème c'est que l'AppStore squatte le bien d'autrui pour y capter une commission sur toute transaction commerciale entre le prorpriétaire du bien et des tiers.

Retirer les iphones vendus, et l'AppStore ne génère plus le moindre argent.

Si les iphones étaient loués et donc toujours la propriété d'Apple, y'aurait rien à redire.
Mais c'est pas le cas. Apple gagne légitimement de l'argent en vendu des appareils mais squatte illégalement, sans contrepartie, ces mêmes appareils pour capter une commission sur des usages post-achat. C'est un modèle qui n'est pas celui de la vente mais celui de la location ou de l'abonnement à une plateforme de service.

Mais qui payerait à Apple plus de 1000 euros son ticket d'entrée à un tel service !?

avatar Lestat1886 | 

@byte_order

tu achètes peut-être le matériel mais tu n’achètes pas le logiciel installé dessus et je ne sais pas si tu as remarqué mais tu dois donner ton accord à des conditions d’utilisation à chaque installation (et c’est le cas pour mac os windows android, bref tous les logiciels...)

Et quant a apple qui prend sa commission entre le client et le développeur, oui mais c’est aussi le cas dans toutes les boutiques...
on peut argumenter sur le montant de la commission et l’application de certaines règles dans le store mais les développeurs paient apple pour un service en contrepartie : apparaître sur leur store et aussi utiliser tous les api et outils qu’apple développe et qu’ils peuvent utiliser dans leurs apps

avatar Freitag | 

@Lestat1886

Un seul exemple : Qobuz. Si on n’y prend garde on paye l’abonnement 30% plus cher en passant par l’application iOS.
Il est interdit à l’éditeur d’indiquer un autre mode de paiement ou de mettre un lien vers son site alors qu’il suffit de passer directement par le site de Qobuz pour s’abonner.

Qui est le dindon de la farce ? Le client.

avatar Lestat1886 | 

@Freitag

Oui j’ai pas dit qu’il n’y avait pas d’abus :)
Ils devraient laisser le choix du mode de paiement

avatar byte_order | 

@Lestat1886
> je ne sais pas si tu as remarqué mais tu dois donner ton accord à des conditions
> d’utilisation à chaque installation (et c’est le cas pour mac os windows android,
> bref tous les logiciels...)

Et encore une fois le fait d'accepter un contrat ne rend pas valide juridiquement toutes les clauses qu'il contient. Ce n'est pas la signature entre 2 parties qui fait la loi, c'est le législateur.

> les développeurs paient apple pour un service en contrepartie : apparaître sur
> leur store

Encore heureux !
Ce store leur est imposé, mais il pourrait ne pas faire apparaitre dessus leurs apps quand même !?

Et expliquez-nous comment un store alternatif pourrait faire payer des développeurs tout en ne faisant pas apparaitre leurs apps sur le store !?!

On ne paye pas pour apparaitre, on paye pour être distribuer. La distribution *implique* la disponibilité dans le magasin, de facto.

> et aussi utiliser tous les api et outils qu’apple développe et qu’ils peuvent
> utiliser dans leurs apps

Ca, c'est l'objet des $99€/an !
Vous êtes en train de dire que pour avoir le droit de développer une app pour iOS, il faut non seulement payer l'accès à l'environnement de développement chaque année mais également rétrocéder 30% des recettes !?

Apple est déjà payé pour les API qui peuvent être utilisé par les apps : ce prix est payé par l'acheteur du terminal iOS, qui ne l'acheterait surement pas si aucune app complémentaire que celle fourni à l'achat n'était possible faute d'API publique.

avatar Lestat1886 | 

@byte_order

Il y a peut-être quelques clauses spécifiques qui pourraient être revues car jugées abusives mais le principe restera le même et n’est en lui-même pas abusif.
Tu auras toujours une licence d’utilisation et tu ne posséderas pas le logiciel. Et pas que les logiciels: c’est pareil pour les blu rays, dvd cds...

avatar Lestat1886 | 

@byte_order

Pour le store, le premier iPhone n’en avait meme pas... donc oui les développeurs auraient pu ne pas avoir accès à iOS en dehors du web! C’est une relation d’ailleurs qui va dans les deux sens, apple a aussi besoin des développeurs...
Oui vous avez raison pour les api je me suis trompé c’est lie à l’abonnement mais la commission implique le fait qu’ils engendrent des ventes sur le store (avec ce que ca implique comme developpement, soutien,etc)
Encore une fois, comme n’importe quel magasin: quand vous allez a la fnac ou dans un supermarché, il y a plusieurs produits de marques différentes et ils ne sont pas exposés et vendus la bas gratuitement... Après on peut toujours dire que 30% , qui est la norme pour ailleurs, est exagérée mais sur le principe je trouve que c’est normal

avatar byte_order | 

@Lestat1886
> Pour le store, le premier iPhone n’en avait meme pas... donc oui les
> développeurs auraient pu ne pas avoir accès à iOS en dehors du web!

Et ?
On aurait que des webapps aujourd'hui, mais les développeurs auraient quand même du boulot.

> C’est une relation d’ailleurs qui va dans les deux sens, apple a aussi besoin
> des développeurs...

Non, elle a besoin d'eux bien plus.

Aucune plateforme logicielle ne survit longtemps sans un catalogue d'apps.
Tandis que les développeurs, eux, peuvent survivre à un changement de plateforme logicielle.

Cette croyance que des millions de développeurs existent grace à Apple c'est n'importe quoi. Ils développeraient juste pour une autre plateforme qui aurait rempli la place prise actuellement par celle de iOS, c'est tout.

Ce que demande l'utilisateur c'est pas d'avoir des app iOS natives. Ce qu'il demande ce sont des nouvelles fonctionnalités lui permettant certains nouveaux usages. Tant que la plateforme logiciel le permet, il n'en change pas, mais si une autre ou nouvelle plateforme le permet mieux, il en change. Sans AppStore, les iphones ne se seraient pas vendus très longtemps, et d'ailleurs les ventes du tout premier iPhone sans AppStore est là pour le rappeler.

C'est "y'a une app pour ça" qui fait vendre des iphones, et d'une manière générale les smartphones, et d'une manière encore plus générale toute plateforme logicielle.

Une plateforme logicielle sans logicielle n'a aucun intérêt pour l'utilisateur final.
Et les développeurs de logiciels développent des logiciels avant tout chose. Ils développent d'ailleurs de plus en plus des logiciels multiplateformes, justement, pour moins dépendre des aléas d'une plateforme en particulier.

Concernant la commission, cela ne me gène pas "en soit" et cela ne peut pas être 0% de bonne fois, évidement.

Ce qui me gène c'est l'absence de concurrence des stores et donc l'absence de concurrence sur les conditions commerciales et techniques de la distribution des apps.

avatar Lestat1886 | 

@byte_order

Certains prédisaient la fin des apps au profit des web apps , on peut considérer le web comme une plateforme aussi. Je trouve que si Apple a voulu faire un système contrôlé et fermé, c’est un choix qu’elle a le droit de faire, elle sera sanctionné par les ventes au final. En termes de concurrence, il y a un autre modèle qui est google qui propose la concurrence des stores (ce qui n’empêche pas le play store d’être dominant...).

Et pour les développeurs, comme tu dis ils sont essentiels, ils ont donc un rapport de force à faire valoir dans leurs relations commerciales avec Apple.

Le législateur peut être là pour éviter les abus (concentration, clauses abusives, etc.). Mais est-ce que le législateur doit carrément interdire de pré-installer un store ? Ca peut se défendre mais je trouve personnellement que ça risque au contraire de rendre le système plus complexe (quelles apps dans quel store ? Quid de la sécurité ou des apps piratées ?)
La concurrence parfaite serait d’acheter le téléphone et de n’avoir carrément aucune app installée dessus... je ne sais pas si ca serait aussi bien au final

avatar byte_order | 

@Lestat1886
> Certains prédisaient la fin des apps au profit des web apps ,

On prédisait aussi qu'en 2020 on coderait "graphiquement" ;-)

> on peut considérer le web comme une plateforme aussi

Assurément.

> Je trouve que si Apple a voulu faire un système contrôlé et fermé,
> c’est un choix qu’elle a le droit de faire

Tout dépend du modèle économique. Si c'est un "service" vendu sous forme d'abonnement incluant l'accès aux outils techniques et aux fonctions, oui.
Si y'a vente d'une partie, par contre, le droit de la propriété peut parfaitement entrer en conflit avec ce qu'elle s'estime en droit de pouvoir faire.

Mais cela ne concerne pas que Apple effectivement, cela concerne toutes les plateformes actuellement fermées mais pourtant "vendues" plutôt que louées.

Vous noterez que Microsoft expérimente un modèle de "leasing" pour la "vente" de sa nouvelle console Xbox Serie X, incluant un abonnement Game Pass. De là a basculer complètement sur un modèle purement d'abonnement où la console est louée, plus vendu...

> Et pour les développeurs, comme tu dis ils sont essentiels,
> ils ont donc un rapport de force à faire valoir dans leurs relations
> commerciales avec Apple.

Collectivement, toute plateforme confondue, oui.

Mais individuellement, non. D'un coté *un* développeur de l'autre *un* acteur Apple des milliards de fois plus armé, et là, non, le rapport de force est clairement que d'un côté.
Chaque développeur est en concurrence avec potentiellement pleins d'autres, tandis qu'en face l'acteur de distribution lui ne peut être mis en concurrence.

C'est le même problème que pour les agriculteurs vs la grande distribution : collectivement et uniquement en théorie, oui, mais en pratique, chaque agriculteur est en concurrence avec tous les autres tandis qu'en face y'a que quelques acteurs, qui s'entendent plus ou moins tacitement de toute façon, et cela abouti à la moins-disance en défaveur des agriculteurs.

> Mais est-ce que le législateur doit carrément interdire de pré-installer un store ?

Ca j'en sais rien, à lui de voir.
Perso, je séparerais les activités "vente de plateforme" des activités "distribution d'apps pour telle plateforme", déjà. Ensuite, je séparerais également la "certification qualité" de la "distribution" également. Je vois pas pourquoi un label de qualité ou de conformité devrait être associé à l'obligation d'utiliser un canal de distribution particulier.

> Ca peut se défendre mais je trouve personnellement que ça risque au contraire de
> rendre le système plus complexe (quelles apps dans quel store ?

Une app ou unn site de meta-recherche dans tout plein de stores d'app et hop.
Cela existe déjà dans pleins de secteurs. Y'a des sites web de comparaison de prix, par exemple.
Les apps stores qui supporteront la mise en concurrence accepteront d'être référencer par ce type de moteur meta-recherche d'apps, les autres bénéficieront d'une exposition moindre auprès des clients qui cherche via ce type de moteur, point barre.

> Quid de la sécurité

Rien n'interdit des labels de sécurité via des certifications "app contrôlée par Apple", "app contrôlée par tel organisme agrée par Apple" etc.
Les aliments et médicaments vendus en magasin et pharmacie ne sont pas sûrs parce qu'ils sont vendus uniquement dans un seul magasin unique imposé mais parce que des organismes de contrôle qualité, indépendants, pas juge et partie, apportent l'information de sécurité.

> ou des apps piratées ?)

Est-ce que les sites distribuant du contenu piratés sont laissés libres d'agir !? Ils sont tenus responsables, d'autant plus s'ils font commerce.
Je vois pas pourquoi un store d'apps distribuant des apps piratées échapperaient à la règle.

Cydia et le Jailbreak existe, ceux qui veulent des apps piratées peuvent déjà le faire. Cela semble représenté une minorité.

Par ailleurs, le modèle économique des apps se déplace de plus en plus vers l'abonnement, l'app n'étant plus que la plateforme logicielle d'un service payé à l'usage et non plus à l'acquisition. Et aussi parce que c'est plus rassurant pour le développeur comme modèle.
Pirater ce type d'apps est nettement plus difficile, car le contrôle se fait alors côté serveur, plus dans l'app.

> La concurrence parfaite serait d’acheter le téléphone et de n’avoir carrément
> aucune app installée dessus... je ne sais pas si ca serait aussi bien au final

Personne ne réclame ça. Ni le consommateur ni le développeur ni le législateur.
Ce qui est réclamé c'est la fin des verrous abusifs car exclusifs, c'est tout.

avatar CorbeilleNews | 

@Krysten2001

Oui mais pas en droit de faire de la concurrence faussée

Et vous n’y connaissez rien donc ...

avatar Krysten2001 | 

@CorbeilleNews

Elle a le droit de ne pas accepter tel catégorie d’apps.

avatar r e m y | 

@Krysten2001

A partir du moment où ça empêche les développeurs de cette catégorie d'apps de vendre leurs apps aux possesseurs d'iPhones (vu que l'AppStore est le seul moyen de toucher ces clients potentiels) ça fausse la concurrence.
(encore plus quand ce refus d'une catégorie d'apps apparaît justement quand Apple installe sa propre app de cette catégorie sur iOS, comme ce fut le cas pour les apps de contrôle parental qui se sont vus éjectées du store au moment où Temps d'écran est apparu)

avatar fte | 

@Krysten2001

"Elle a le droit de ne pas accepter tel catégorie d’apps."

Sur sa boutique, oui.

Sur mon téléphone, aucune raison non. C’est mon téléphone. D’ailleurs le Congrès et de nombreux régulateurs commencent à se dire qu’il n’y a en effet aucune raison.

avatar byte_order | 

@Krysten2001
> Elle a le droit de ne pas accepter tel catégorie d’apps.

Dès lors qu'elle dispose d'un monopole sur la distribution d'un type de bien, une entreprise à légalement, par le code de la distribution, plus de devoirs que si il existe d'autres canaux de distribution.

Donc, non, elle n'a pas le droit de faire ce qu'elle veut comme censure de certaines catégories d'apps iOS, justement parce qu'elle a le monopole de distribution des apps iOS.

Dès lors qu'il existera d'autres canaux de distribution d'apps iOS, alors là, oui, elle aura à nouveau ce droit. Mais tant qu'elle est en situation de monopole, non, elle a des devoirs spécifiques du fait de cette position.

avatar Krysten2001 | 

@byte_order

Vous êtes entrain de me dire qu’elle n’a pas le droit de protéger son business qu’est l’app store ? Complètement farfelue. Carrefour n’accepte pas toutes les catégories de nourriture et quoi, ça pose un problème ? Je ne pense pas.

avatar dvd | 

"enfermez moi dans une cage, fouettez moi, faites de moi ce que vous voulez.."
c'est la substance de ton message. il est effarant de lire une telle soumission, à une société, comme la tienne.
apple est juge et partie et décide ce qui est bon sur son store. en terme de liberté on a vu mieux...

avatar Krysten2001 | 

@dvd

C’est quoi cette remarque complètement idiote ?????? Donc elle ne peut pas choisir qui vient sur son store ni quel catégorie, comme le cloud gaming, elle peut accepter ou non ? Elle n’a pas le droit de défendre son business ? Bientôt on va dire que Carrefour est en monopole dans son magasin qu’elle a créée.

avatar byte_order | 

@Krysten2001
> Bientôt on va dire que Carrefour est en monopole dans son magasin qu’elle a créée.

Carrefour n'est pas en position de monopole. Les producteurs de biens vendus par Carrefour peuvent choisir d'être distribuer par d'autres magasins, voir tous en même temps.
Mais si Carrefour était le seul magasin possible, le droit de la distribution, que ce soit au niveau français mais également européen, lui imposerait en effet de ne pas pouvoir unilatéralement interdire certaines catégories de produits ou producteurs, en particulier si c'est pour mettre en avant ses propres produits.

Pourquoi croyez-vous que Apple a pris les devants pour faire un semblant d'ouverture au cloud gaming de tiers dans l'AppStore !? Par altruisme ?
Ou parce que son service juridique a remonté un risque élevé avec sa position intiale ?

Ce n'est pas parce que vous avez un magasin que vous avez le droit de tout faire dedans.
La loi est supérieure, ne vous en déplaise, à la libre entreprise.

avatar Krysten2001 | 

@byte_order

Apple n’est pas en monopole tout comme carrefour car comme vous le dites si bien, ils peuvent aller voir d’autres magasins. Ils l’ont fait au cas où il y aurait quelque chose et que pour les autres arrêtent de pleurer comme des bb.

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