Cloud Computing : un avenir sans nuage ?

Arnaud de la Grandière |


Imaginez un avenir où tous vos "contenus" (livres, musique, vidéos, logiciels) sont accessibles sur tous les écrans connectés qui vous entourent, où que vous soyez dans le monde. Où les capacités matérielles de votre machine, sa mémoire vive, sa mémoire de masse, la vitesse de son processeur, la puissance de sa carte graphique, n'ont plus la moindre espèce d'importance, au point qu'elle pourrait faire fonctionner les logiciels les plus gourmands à plein régime sans sourciller, voire même exécuter en temps réel des algorithmes qui auraient été impensables sur l'ordinateur le plus puissant du marché.

Cet avenir radieux, le fameux "cloud" en tient la promesse, et il est en train de se mettre en place dès maintenant.

Voilà plusieurs mois maintenant que des rumeurs insistantes annoncent l'arrivée d'un MobileMe revu et corrigé, dont la principale nouvelle fonctionnalité permet de stocker en ligne les contenus achetés sur iTunes. Ainsi vous pourriez y accéder en streaming sans "gaspiller" de place sur votre disque dur, à partir de toute machine connectée à Internet. Cette fonction de "casier virtuel" paraît l'évidence même, à plusieurs égards : elle permettrait par exemple à l'Apple TV de s'affranchir d'un ordinateur pour pouvoir consulter les vidéos achetées sur iTunes. À l'heure actuelle, la set-top-box d'Apple ne permet que de consulter des vidéos louées sur l'iTunes Store, à moins d'avoir un ordinateur sur le même réseau qui stockera et diffusera les contenus achetés.

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Apple permet d'ores et déjà de re-télécharger les Apps (que ce soit pour iOS comme pour Mac OS X), sans avoir à ouvrir le porte-monnaie une deuxième fois. Il serait particulièrement confortable de ne plus avoir à se faire de souci pour la sauvegarde de ces contenus, et même de pouvoir les supprimer à l'occasion pour gagner de la place, tout en se disant qu'ils seront toujours accessibles via le compte iTunes. De même, un tel espace de stockage en ligne permettrait à tous les appareils compatibles iOS de s'affranchir du prix coûteux de la mémoire flash. Les effets s'en sont fait sentir en passant de la première à la seconde génération de l'Apple TV : son prix et son volume se sont littéralement effondrés.

Les différents mouvements de troupes de ces derniers mois mettent également tous les indicateurs dans le même sens : construction d'un gigantesque data-center en Caroline du Nord, acquisition de Lala.com, rumeurs de négociations avec les ayants droit, disparition de la version boîte de MobileMe… et même la montée au créneau des concurrents d'Apple. On pense évidemment aux différentes offres qui permettent d'ores et déjà de streamer de la musique (Deezer, Spotify, Rhapsody…), mais on prête également à Google les mêmes intentions d'offrir un casier virtuel avec son service Google Music. Mieux encore, Amazon a d'ores et déjà lancé les hostilités. Mais cette avance stratégique pourrait se retourner contre Amazon, qui joue ici les francs-tireurs : la société ne s'est guère encombrée de l'assentiment des maisons de disque.

D'épineuses questions de droit(s)

Car tous ces nouveaux services bouleversent les accords de licence et de distribution tels qu'on les a toujours connus. Et c'est un véritable casse-tête pour en défaire l'écheveau : un même artiste peut être distribué par différentes maisons de disques dans deux pays donnés. Les royalties n'iront donc pas aux mêmes prestataires en fonction du pays si l'on tient à faire les choses correctement. C'est la raison pour laquelle l'iTunes Store a mis tant de temps à s'ouvrir dans de nouveaux pays, d'abord pour la musique, puis pour la vidéo : les accords de licence incluent nécessairement une clause territoriale. C'est également la raison qui justifie que les services de rattrapage pour la télévision soient limités à des adresses IP nationales : obtenir une licence de diffusion mondiale coûterait bien plus cher (pour autant qu'elle soit même disponible), et les diffuseurs n'auraient guère de moyens de les rentabiliser en l'absence d'une régie publicitaire mondiale pour financer ces services, sans même parler de leur portée respective à l'international.

Mais la donne a d'ores et déjà changé avec iTunes : de manière effective, le territoire concerné n'est plus vraiment prépondérant puisque seule la domiciliation du compte en banque (ou de la carte iTunes) fait foi : ainsi il est possible de faire des achats sur l'iTunes Store français depuis l'étranger. Un vrai soulagement pour tous les expatriés qui peuvent ainsi conserver un lien culturel avec leur mère patrie. Apple a réussi le tour de force de s'affranchir de cette contrainte : de manière effective, elle vend des contenus à des ressortissants qui ne devraient même pas y avoir accès, en toute légalité.

Mais en proposant un casier virtuel, Apple changerait de statut qui passerait de celui de vendeur à celui de diffuseur, au même titre qu'une station de radio ou une chaîne de télévision. Ce sont deux statuts bien différents régis par des licences qui n'ont rien à voir. Et il faut trouver un financement à tout cela, sachant que les ayants droit tiennent toutes les clés, et qu'ils peuvent légitimement escompter percevoir des royalties sur chaque exploitation qui est faite de leur propriété intellectuelle. Aucune société ne saurait tirer profit, directement ou indirectement, de ces contenus sans rétribuer les détenteurs de leurs droits d'exploitation. Précisément, Amazon prête pouvoir en faire l'économie : interrogée par PaidContent, la société botte en touche : « Nous n'avons pas besoin de licence pour entreposer la musique sur Cloud Drive. La fonctionnalité permettant de sauvegarder des MP3 sur Cloud Drive est la même que si un utilisateur enregistrait sa musique sur un disque externe ou même iTunes ». C'est une manière de voir les choses, mais il n'en reste pas moins qu'Amazon diffuse de la musique sans autorisation. C'est exactement le même argument que le site Wizzgo avait avancé pour son système de magnétoscope en ligne, avec les résultats que l'on sait : le service a du fermer pour cause de violation de droits (lire Wizzgo se vide de son contenu). Pire encore, le service Cloud Player permet de partager votre casier virtuel avec cinq utilisateurs… Et de fait, Sony Music n'a pas manqué de faire savoir son étonnement et a annoncé prendre toutes les mesures judiciaires nécessaires (lire Sony Music surpris par le lancement d'Amazon Cloud Player).

Bref, il est manifeste que la mise en place de ces services n'a rien d'une sinécure. Et si Apple s'est bien donné la peine de négocier des accords comme les rumeurs le disent, ça n'est pas pour que les ayants droit laissent passer les francs-tireurs. L'affaire aura forcément des répercussions judiciaires si Amazon s'entête. Le cloud a beau promettre bien des avantages, il n'en faudra pas moins passer d'abord par bien des difficultés.

Gigahertz et vapeur d'eau

Mais au-delà du stockage en ligne et de la diffusion en streaming, un autre avantage non négligeable du cloud, c'est bien le "cloud computing", c'est à dire l'exécution de code côté serveur. On en a déjà vu un avant-goût avec le très prometteur OnLive, qui permet de jouer aux jeux les plus exigeants sur le matériel le plus modeste, en calculant les images côté serveur et en les "streamant" vers votre machine, qui se contente de les afficher comme une simple vidéo et d'envoyer au serveur les commandes du joueur. Les avantages d'un tel procédé sont assez nombreux : fin du piratage et du marché de l'occasion pour les éditeurs, et différentes offres avantageuses pour l'utilisateur comme un pass mensuel qui permet de jouer à une vingtaine de jeux pour dix dollars par mois par exemple, la possibilité de jouer aux tout derniers jeux sans avoir à acheter une machine plus puissante, ni même à télécharger quoi que ce soit, n'étant pas les moindres.

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D'autres services promettent d'étendre ces capacités à tout type de logiciels, par exemple OTOY qui permet d'exécuter SolidWorks sur un simple netbook (lire GDC : le streaming de jeux en force). Naturellement pour que de tels services puissent être utilisés avec le maximum de confort, encore faut-il que les infrastructures soient à la hauteur, car ils exigent non seulement une large bande passante (OnLive nécessite 5 mégabits par seconde), et des serveurs disposés dans le monde entier, mais surtout un temps de réponse le plus bref possible (un ping inférieur à 100 ms pour OnLive) pour que rien n'y paraisse pour l'utilisateur final. Si le service OnLive est accessible à certaines connexions en France, il est encore loin d'être optimisé comme aux États-Unis, ne vous fiez donc pas à votre expérience telle qu'elle.

Une chose est sûre, avec les accords de routage et le déploiement de réseaux à haut débit, c'est là qu'est l'avenir. Lors d'une conférence au Media Summit d'Abu Dhabi, Jules Urbach, PDG d'OTOY, a fait la démonstration de Crysis 2 sur iPad, ou encore du rendu d'un modèle 3D issu tout droit du film Transformers en temps réel et en path tracing (une technique de rendu ultraréaliste qui nécessite d'ordinaire des temps de calcul très longs), à 60 images par seconde sur un simple iPhone.


(note : le son est de mauvaise qualité durant les cinq premières minutes de la vidéo)


Mais si ces services offriront de nouvelles possibilités, ils soulèvent également diverses questions. Sur la confidentialité et la sécurité, notamment, puisque chaque utilisateur offre les clés de ses données à une société tierce, mais également sur la pérennité des données, les sociétés les plus réputées n'ayant à ce jour pas été exempte de perdre des données sans possibilité de sauvegarde (Google elle-même en a fait l'amère expérience avec pas moins de 40.000 comptes Gmail qui se sont volatilisés suite à un problème technique), sans même parler du fait que bien des sociétés finissent par faire faillite. Ces risques devront être évalués par chacun de nous à l'avenir, à l'aune des avantages obtenus en contrepartie.

Ces questions se posent dès aujourd'hui, à l'heure où nous stockons nos emails ou nos photos en ligne. Qu'adviendra-t-il de nos données sur le long terme ? Peu y songent sur le moment. D'autres en revanche sont allergiques à la notion même de confier leurs données à des tiers. Le cloud remportera-t-il l'adhésion du public ? Sur le long terme, cela ne fait guère de doute : bientôt viendra l'heure où nous n'aurons plus même le choix, après une période de transition. Jules Urbach estime que 100% des logiciels seront disponibles dans le cloud d'ici 2014, et il y a fort à parier qu'à partir de là les éditeurs tendront à ne plus proposer de version hors ligne par la suite, à mesure que les zones non desservies en haut débit se réduiront.

[photo: flickr/vsz]

avatar momolerobot | 
VA FALLOIR REVOIR SERIEUSEMENT LES VITESSES EN UPLOAD, NE PARLONS MÊME PAS DE LA 3G MÊME PAS FIABLE EN VILLE, SINON VIVE LE CLOUD... ENFIN MOI J'APPELLERAIS ÇA PLÛTOT LE FOG COMPUTING POUR L'INSTANT
avatar momolerobot | 
HEUREUSEMENT EN CAMPAGNE IL Y A DU VRAI BROUILLARD ET DES VRAIS NUAGES SINON LES PAUVRES... ET VIVE LE FOG COMPUTING
avatar Rigat0n | 
@ momolerobot : NE CRIE PAS, on s'en fout !
avatar 8enoit | 
Des avantages, oui sans doute, mais beaucoup beaucoup de questions : sécurité, santé (rayonnements), prix, dépendance à la qualité du réseau, etc
avatar Liam128 | 
Imaginez un avenir où tous vos "contenus" (livres, musique, vidéos, logiciels) ne vous appartiennent plus, où plus aucun de vos documents personnels ne se trouve chez vous, mais confiés directement à des sociétés étrangères sur lesquels vous n'avez aucun contrôle. Où plus aucun programme ne vous appartient, où vous n'avez plus de puissance et donc plus de contrôle sur ce que vous pouvez faire ou ne pas faire en informatique. Où vous n'avez plus de vie privée, ni de liberté d'agir avec un ordinateur. Bienvenue dans le Cloud…
avatar lecoeur | 
Big Brother s'en frotte déjà les mains : réduction de l'offre entre les mains d'un oligopole (petit nombre d'entreprises), barrière à l'entrée infranchissable pour les nouveaux entrants sur le marché (à cause des investissements de départ à consentir), affaiblissement des Etats régulateurs face aux multinationales (américaines, comme par hasard) et qu'on ne dise pas que "C'est du marketing, stupide", car le marketing c'est de l'humain avant tout, vous, moi, la société dans laquelle on veut vivre.
avatar Mark Twang | 
Le Cloud est fantastique pour le travail collaboratif et pour la synchro en ligne des documents de travail. Mais alors pour conserver ses contenus, non merci. C'est une aberration écologique (les data center sont des monstres énergivores) et un danger politique sans précédent pour les libertés individuelles.
avatar USB09 | 
Vite Marty, la Dolorean ! Ça sent le roussi ici !
avatar Jimmy_ | 
Apple a beaucoup aidé au rétrécissement des droits et usages avec ses produits, sous les applaudissements du public avec le porte-feuille grand ouvert, après faudra pas venir pleurer.
avatar rom54 | 
Le cloud c'est une invention du marketting, soutenu par des volontés hégémoniques et antidémocratiques: c'est dangereux et, espérons, sans avenir. L'idée de stockage centralisée comme celle de calcul centralisé sont des serpents de mer dans l'histoire de l'informatique. Si dans certaines situations un système serveur central a son intérêt -restant sous le controle de son utilisateur-, ce n'est pas le cas du cloud. L'histoire nous a appris a maintes reprises qu'il vaut mieux disposer d'ordinateurs indépendants capablent de stoker l'information que l'on doit traiter plutot que de faire appel a un systéme de traitement et de stockage déporté qui serait accessible a travers un terminal basic. L'informatique et a fortiori les réseaux informatiques se sont toujours réorientés vers le modèle décentralisé car il est sur, résistant et indépendant. Si vous disposez d'une machine raisonnablement puissante (ce qui est systématiquement le cas aujourd'hui) c'est vous qui avez la maitrise de son activité et vous avez la propriété des données qui sont présentes sur votre machine. A vous aprés de faire des sauvegardes et des archives (sur des supports sécurisés et entreposés en sécurité) Avec le "cloud" vous n'avez pas de contrôle sur le traitement et vous perdez la propriété de vos données. Vous étes inféodé à un opérateur, sans aucune garantie, et vous étes dépendant d'une infrastructure invisible et surtout invérifiable. Hormis cet affaiblissement de la nature individuelle, il y a aussi: - la surconsommation de ressources (energie, traffic reseau) - l'exploitation de vos activité et données (vous en etes dépossédé) - l'insécurité globale Justement au niveau consommation, on peut faire le parallèle avec la production énergétique: la politique énergétique actuelle se base sur des systèmes centraux (centrales électriques thermique (nucléaire ou autre combustibles)) desservis jusque chez le consommateurs par des kilomètres de câbles et contrôlés par des firmes opaques et intouchables. Or lorsqu'un courant passe dans un câble métallique une partie de la puissance se transforme en chaleur et une autre se disperse en radiation électromagnétique (amusez vous a aller sous une ligne haute tension à la tombée de la nuit avec un tube neon en main...), moralité plus la distance entre la centrale et le consommateur est grande plus la déperdition est importante ce qui oblige évidemment à produire plus. De même il suffit qu'il y ait un incident sur la centrale pour qu'un nombre considérable de clients soit privés d'énergie. Il est évident que des systémes répartis et localisés de microproduction énergétique seraient plus efficaces et sur. Exemple manifeste: un pavillon dont la surface de toit est équipé en solaire couvre sa consommation énergétique, voir plus. Meme conclusion avec les micro-centrales hydrolelectrique... Ceci pour dire que l'industrie a tout intérêt à orienter le marché sur des solutions centrales car elle permettent de centraliser les bénéfices et de maintenir un contrôle pesant sur le marché, même si cela est au détriment de l'efficacité, de la sécurité et de l'environnement... L'idée du "cloud" est aussi dans la ligne actuelle des organisations/états désirant reprendre le controle de l'internet en le substituant de maniére sournoise pour un systéme central flanqué d'une gouvernance verticale: -l' internet est un systéme reparti organisé en modules indépendants sans gouvernance. -les systèmes centraux sont gouvernés selon une hierarchie pyramidale centralisée et monolithique. Les révolutions récentes au proche orient ont démontrées ces volontés de soustraire l'internet ou de le controler. Cela a échoué car pour l'instant internet reste une infrastructure et un ensemble de protocoles décentralisés, mais si demain internet est infesté par du "tout cloud" ou un modéle parasitaire a la Facebook, les Etats auront alors toutes les possibilités de controler l'information, la connaissance et vos propres données. On reviendra alors a la situation d'avant 1945 ou seuls les Etats (et leurs versions en dérive dictatoriale) décidaient de la diffusion de l'information et de la viabilité de l'information ou de la connaissance ( a ceci prêt que faire disparaître un fichier d'un système central est simple et définitif a la différence du livre: on pouvait bien bruler des livres, du moment que quelqu'un dans le monde en conservait un exemplaire la connaissance survivait)...
avatar Gaolinn | 
Dans un monde idéal oui ce serait merveilleux car dans ce monde là l'illimité vrai existerait. Maintenant dans notre monde, en moins d'un jour le fair use ne le permet pas.
avatar Rigat0n | 
@ Jimmy_ : Ils ont le bon dos, Apple, hein... Les plus portés sur le cloud, c'est Apple, bien sûr. Pas Google, par exemple, non non. Apple.
avatar Mr Deckard | 
Tout savoir sur tout le monde... Rise of the machines. Toute résistance est inutile. Bienvenue chez Cyberdyne.
avatar Mr Deckard | 
Remarquez, une bonne tempête solaire et pffui... données supprimées.
avatar loustic | 
"acheter sur iTune" et encore "acheter sur iTune", acheter, acheter, acheter...
avatar sekaijin | 
le could c'est surtout la confiscation vous aves des doc écrit dans une vieille appli cela à un coup mais vous pouvez toujours conserver le nécessaire pour pouvoir les relire 30ans après et on ne rit pas il est des cas où l'obligation légale est bien audelà. demain avec le could vous n'aurez plus d'appli vous louerez le service et lorsque le fournisseur décidera que vous devez jeter votre travail au orties vous n'y pourrez rien. Mieux hier j'achetais un CD audio ou un DVD je pouvais le regarder où l'écouter et si l'envie me prenait le prêter voir le donner. Avec le could j'achète un droit nominatif de lire ou écouter. si je veux le donner le prêter impossible. s'il me prend l'idée saugrenue de réécouter le même CD 100 fois voir plus comme je le fait aujourd'hui. il me faudra m'acquitter d'un nouveau droit. hier j'achetais mon journal le matin. et tous pouvait le lire. quant à la sécurité j'adore l'argument que jamais chez moi je n'aurais une meilleur sécurité que sur le could. Je mets au défi tout les plus grands hackeur de la planète de pirater la machine que j'ai chez-moi et qui n'est reliée à rien don personne sauf moi ne connait le modèle et l'OS. et don les softs sont fait maison. J'imagine le casse tête pour un centre de recherche qui va devoir accepter de laisser trainer sur internet le contenu de ses document ultra-secret juste parce qu'on ne trouvera plus de traitement de texte ailleurs que sur le could. quant à l'écologie j'imagine aussi la titanesque consommation d'électricité pour conserver en permanence accessible les milliard e milliard de document de tout un chacun. car pour que je puisse accéder à tout moment et de partout mes documents il faudra que les serveur tournent 24/24 7/7 alors que mon disque dur (même portable) lui ne tourne que lorsque j'en ai besoin. le pose client lui continuera à s'allumer au besoin. Mais ça se fera il suffit de voir la mutation de la musique en ligne. des abonnement au journaux sur le net. etc. A+JYT
avatar thierry61 | 
Pas franchement d'accord avec la conclusion ("tendront à ne plus proposer..."). Cette phrase laisse à entendre que le cloud est susceptible d'apporter une réponse définitive à tous les besoins et problèmes informatiques de la planète entière. Hors nous ne somme encore que dans une phase d'extreme enthousiasme pour ce type de modèle sur lequel on ne dispose encore que de peu de retour d'expérience. Différents types de problèmes se posent (perf / temps de latence / disponibilité / modèles de tarification / redondance des réseaux / sécurité / qualité de service et fiabilité des opérateurs / modèles tarifaires / capacité et protection des data centers,; etc, etc) qui n'ont pas forcément de réponses toutes faites. Je sais bien que certains observateurs du marché ne jurent que par le cloud. Je n'ignore pas qu'une forme particulière de cloud, le locatif en mode ASP/SaS, a acquis ses lettres de noblesse dans certains domaines, je suis moi même utilisateur de mobileme et de services web et jeux en ligne, je constate que certaines boites, Citrix notamment, ont réinventé intelligemment certaines formes d'informatique centralisée. Pour autant, le cloud n'est que le "nième" modèle censé transformer de façon radicale le paysage informatique. La réalité a toujours été plus complexe que les battages marketing ont voulu le faire croire. Certes, avec le temps on a évolué vers toujours plus de "télé-informatique". Néanmoins on continue de vivre dans un monde très hétérogène, mixant moyens locaux, distribués, loués, centralisés, web et pas web. Il n'y a pas de raisons objectives à que cela change. Pourquoi l'informatique personnelle deviendrait-elle tout d'un coup ringarde ? pourquoi le fait de se rendre entièrement dépendant de l'internet et des opérateurs cloud serait-il le progrès ultime ? Il convient de se méfier de ces visions "normalisatrices". Rappelons nous Windows; on devait tous y aller ("car c'était là où le marché allait").
avatar Garfunkel | 
Et quand on est temporairement pas connecté à Internet on fait quoi ?
avatar jantiochus | 
C'est pas pour tout de suite, avec les lignes qu'on a aujourd'hii
avatar Thatoo | 
Vous savez à quoi ça me fait penser votre cloud, à un retour en arrière. Un bon gros serveur qui concentre tout, puissance et données (au passage de et sur tout le monde), et plein de terminaux débiles pour consulter... Ca vous rappelle rien : Vive le Minitel! Y-a pas, on était vachement en avance en France On se demande pourquoi on s'est fait chier à inventer le réseau décentralisé qu'est Internet.
avatar Weshouille | 
@Garfunkel Tu fais tes calculs à la calculette ! Ca s'appelle faire deux pas en avant, un pas en arrière. Plus sérieusement, à ce jour il y a quand même de gros inconvénients au cloud computing : Quid des problèmes de connexion, débits, maintenances, des crash servers ? Un autre abonnement à payer chaque mois en plus d'internet ? La puissance et l'espace de stockage des data center n'est pas illimitées. Faudra-t'il payer un abonnement plus cher pour plus de puissance/espace de stockage ? Est-ce "écolo" ? Qu’advient-il des données personnelles ? sont-elles vraiment en sécurité ? Que ce soit dans le data center lui même ou lors du transfert des données vers la machine client. Beaucoup de questions dont les réponses ne sont, à mon sens, pas en faveur du cloud computing.
avatar ezmac | 
alorsque vont devenir les constructeurs informatique... moi, le CLOUD COMPUTING je n'y crois, avec les connexions haut debit et les ordinateurs que nous avons deja.. je me fais mon propre et particulier NUAGE !! avec mac os c'est tres facile, avec moins de 60€ j'ai installe tous les services WEB 2.0 mail / web / blog / ftp / porquoi payer pour autre chose que l'acces internet ?
avatar Sonny972 | 
Apple, je t'aime beaucoup. Mais là c'est hors de question.
avatar Log_Boy | 
J'ai un nas de 10T à la maison pour stocker mes fichiers, il est à deux doigts d'être plein, ça m'étonne franchement que dans un avenir proche je puisse trouver cet espace disque à un prix intéressant. le jour ou ça arriveras je réfléchirais à la question, mais d'ici la je serais surement à la retraite. ^^

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