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Nokia annonce l’abandon immédiat de RapidAPI pour Mac (ex Paw)

Nicolas Furno

mercredi 16 septembre à 17:46

Logiciels

RapidAPI for Mac est officiellement abandonné, comme Nokia (oui, le même que les 3310) l’a discrètement annoncé sur le site officiel du projet. Ce client HTTP né en 2013 sous le nom de Paw était pourtant encore très populaire dans le monde du développement web. Cette interface graphique native pour macOS améliorait l’utilisation d’un outil comme cURL pour interroger des API et tester différentes configurations. L’app sert au quotidien au sein de l’équipe technique de MacGeneration… qui va devoir trouver une alternative à terme.

RapidAPI en action, ici pour tester l’API de l’iTunes Store. Image MacGeneration.

Pour le moment, RapidAPI fonctionne encore normalement, y compris sous macOS 27 qui vient de sortir. Néanmoins, ses propriétaires indiquent déjà que Golden Gate ne fait pas partie des versions officiellement prises en charge, ce qui signifie qu’il ne faut pas s’attendre à des correctifs ou améliorations si c’était nécessaire. Pour continuer à recevoir de l’aide de la part de Nokia, il faut rester sur une version gérée, c’est-à-dire macOS 26 au maximum.

Au-delà de l’assistance, cela signifie surtout que le développement de l’app est déjà plus ou moins interrompu, ce qui la condamne forcément sur la durée. Même si RapidAPI reste fonctionnel aujourd’hui et devrait encore s’ouvrir normalement dans les mois qui viennent, les mises à jour de macOS finiront par ajouter des bugs qui rendront l’app de plus en plus inutilisable. Si ses utilisateurs n’ont pas été informés directement de la décision, ils devront toutefois se faire une raison et commencer à chercher une alternative.

Image MacGeneration, photo de base Julia Kadel sur Unsplash.

L’option la plus connue est sans doute Postman, même si ce n’est plus une app native aussi légère. En faisant quelques recherches rapides, mais sans avoir testé (je ne suis pas développeur, après tout), j’ai repéré Bruno et Insomnia qui présentent l’avantage d’être open source. Si vous avez de meilleurs conseils à proposer, n’hésitez pas à recommander vos alternatives dans les commentaires.

Les Xserve de l’IA : Apple envisagerait des serveurs M8 Ultra pour les entreprises

Stéphane Moussie

mercredi 16 septembre à 16:17

Matériel

Les palettes entières de Mac mini et de Mac Studio écoulées auprès des spécialistes de l’IA donnent des idées à Apple. D’après The Information, la Pomme travaille sur un projet de serveurs maison destinés aux entreprises.

Des Xserve G5 en activité en 2008. Image Christopher Bowns (CC BY).

Deux formats seraient à l’étude. Le plus petit regrouperait deux futures puces M8 Ultra, tandis qu’un modèle plus imposant en embarquerait quatre. Les puces Ultra constituent aujourd’hui le sommet de la gamme Apple Silicon : elles associent deux puces Max pour former un ensemble beaucoup plus puissant. La dernière en date, la M5 Ultra, équipera le nouveau Mac Studio disponible à partir de la semaine prochaine.

Pour faire travailler plusieurs puces Ultra ensemble, Apple envisagerait d’utiliser NVLink Fusion, un ensemble de technologies de Nvidia comprenant notamment des commutateurs, des chiplets et des logiciels destinés à accélérer les échanges entre puces dans les centres de données.

Ces serveurs professionnels ne seraient pas commercialisés avant 2029, si le projet arrive bien jusqu’au bout. Il bénéficie néanmoins d’un soutien de poids, puisque John Ternus aurait encouragé son développement il y a un an environ, lorsqu’il dirigeait encore l’ingénierie matérielle. Il y verrait une occasion d’étendre les puces maison à un marché en pleine effervescence.

Des images volées d

Des images volées d'un « Xserve 2026 » à base de puces Apple M5

Apple conçoit déjà ses propres serveurs pour le Private Cloud Compute, son infrastructure chargée d’exécuter dans le cloud les traitements d’IA trop lourds pour les iPhone et les Mac. Mais selon The Information, la technologie de connexion développée en interne pour ces machines est encore trop lente et trop coûteuse pour être déployée à grande échelle. Plusieurs partenaires auraient demandé à pouvoir accéder à ces serveurs, sans succès jusqu’ici.

Ce nouveau projet permettrait à Apple de répondre à une demande qu’elle n’avait pas anticipée. Depuis un an, les Mac mini et Mac Studio rencontrent un énorme succès auprès des développeurs et entreprises travaillant dans l’IA, au point de provoquer des pénuries.

Mac mini et IA : un succès foudroyant auquel Apple n

Mac mini et IA : un succès foudroyant auquel Apple n'était pas préparé

Le matériel ne suffira pas

Apple a déjà fait une incursion dans le monde des serveurs qui n’a pas laissé un souvenir impérissable. Entre 2002 et 2011, elle commercialisait les Xserve, d’abord équipés de processeurs IBM, puis Intel. La gamme n’a jamais vraiment trouvé son public, notamment parce qu’Apple n’a jamais fait du marché professionnel une priorité stratégique.

C’est toujours l’un des principaux obstacles au projet actuel. Même si l’efficacité de ses puces est aujourd’hui reconnue dans le monde de l’IA, cela ne suffit pas à bâtir une offre de serveurs compétitive. Apple ne dispose pas d’une organisation comparable à celles de Nvidia ou d’autres spécialistes des centres de données : pas de grande équipe d’ingénieurs dédiée aux besoins des entreprises, ni de véritable structure de relations développeurs spécialisée dans ce secteur.

Il faudrait donc renforcer fortement les équipes, mais aussi les outils logiciels. Nvidia ne vend pas seulement des puces, une grande partie de son avance repose sur CUDA, son environnement logiciel devenu incontournable pour les développeurs. Apple dispose bien de MLX, un framework conçu pour exécuter efficacement des modèles sur ses puces, mais son équipe reste petite. Son responsable, Awni Hannun, a d’ailleurs quitté Cupertino récemment pour rejoindre Anthropic.

Apple perd le co-créateur de MLX, une brique essentielle dans l’IA

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Et puis le marché avance à toute vitesse. OpenAI prévoit de déployer sa propre puce, Jalapeno, dès cette année, tandis que Nvidia continue d’adapter rapidement son offre. Si Apple veut vraiment revenir sur le marché des serveurs, elle n’aura donc pas seulement besoin de bonnes puces, il faudra aussi construire tout l’écosystème qui va avec.

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OpenAI présente Jalapeño, sa première puce d'IA maison pour ChatGPT

Entre Apple et Nvidia, une vieille relation houleuse

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Réseaux sociaux : l’Union européenne prépare des restrictions pour les moins de 15 ans

Stéphane Moussie

mercredi 16 septembre à 14:36

Ailleurs

L’Union européenne prépare un encadrement strict des réseaux sociaux pour les mineurs. La présidente de la Commission européenne a annoncé un nouveau texte, le Kids Act, qui doit fixer des règles communes à l’échelle du continent pour l’accès des plus jeunes à TikTok, Instagram et compagnie.

Ursula von der Leyen. Image Union européenne.

Le projet prévoit d’interdire l’accès aux réseaux sociaux avant 13 ans et de fixer à 15 ans l’âge à partir duquel un mineur pourrait créer et gérer seul son compte. Entre les deux, l’accès resterait possible sous certaines conditions et avec l’intervention des parents. Cette barre des 15 ans correspond aussi à celle défendue par la France et d’autres pays. Lors de son discours annuel sur l’état de l’Union, Ursula von der Leyen a justifié cette initiative par les risques liés à un usage excessif des écrans chez les jeunes, en citant notamment les troubles du sommeil, l’anxiété ou encore les comportements d’automutilation.

Plutôt qu’une interdiction uniforme jusqu’à 15 ans, Bruxelles s’oriente donc vers une réponse graduée. Entre 13 et 15 ans, les parents pourraient créer un compte pour leur enfant, mais l’expérience serait beaucoup plus encadrée, avec par exemple une limitation du temps d’écran, des restrictions sur les contacts ou la désactivation de certaines fonctions jugées susceptibles de favoriser un usage compulsif.

Pour faire respecter ces seuils, le futur texte doit s’appuyer sur des mécanismes de vérification de l’âge dès la création d’un compte. L’Union européenne travaille déjà sur ce type de dispositif, avec l’objectif de permettre aux plateformes de vérifier qu’un utilisateur a bien l’âge requis sans recueillir davantage de données personnelles que nécessaire.

Vérification de l’âge en ligne : l’app de la Commission européenne est « techniquement prête »

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L’Europe veut aussi agir sur le fonctionnement même des plateformes, avec une meilleure modération des contenus sensibles et moins de mécanismes favorisant l’usage compulsif. Dans le cadre du DSA, Meta a déjà été sommé de rendre Facebook et Instagram moins addictifs, mais le groupe ne semble pas vraiment prendre cette mise en garde au sérieux, car il entend s’inspirer davantage de TikTok… lui-même dans le viseur de Bruxelles pour des raisons similaires. Une nouvelle loi fera-t-elle plus d’effet ?

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La France suit en tout cas une logique assez proche. Après la censure de son premier texte par le Conseil constitutionnel, le gouvernement prépare un nouveau projet qui ne repose plus uniquement sur un âge minimal. Il prévoit de pouvoir restreindre l’accès des mineurs aux réseaux dont les fonctionnalités ou les pratiques commerciales sont jugées susceptibles de nuire à leur sécurité ou à leur développement.

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Des employés et ex-employés d’Apple appellent à manifester pour le lancement de l’iPhone Duo

Félix Cattafesta

mercredi 16 septembre à 12:32

AAPL

Le lancement de l'iPhone Duo risque d'être chahuté par des manifestants. Un collectif composé d’anciens et d’actuels employés d’Apple, baptisé Apples Against Apartheid, entend « attirer l’attention sur la complicité d’Apple dans le système d’apartheid israélien ». Dans le cadre de sa campagne « Say No to Blood Tech », des manifestations sont prévues devant des Apple Store le 23 octobre, jour de la commercialisation de l’iPhone Duo. L’appel a notamment été relayé par Greta Thunberg sur ses réseaux sociaux.

Un flyer de l’opération. Image Apples Against Apartheid

Le collectif avance plusieurs arguments pour justifier cette mobilisation pro-palestinienne, critiquant notamment les liens d’Apple avec Israël : le rachat de la startup israélienne Q.ai, certaines politiques internes et d’autres liens économiques avec le pays. La campagne élargit également ses revendications à la République démocratique du Congo : elle rappelle qu’Apple a été visée par des plaintes du pays au sujet de minerais qui auraient été « exploités illégalement ». Apple a « fermement » contesté ces accusations.

Les relations d’Apple avec l’administration Trump sont elles aussi critiquées. Le collectif souligne le fait que l’entreprise fait partie des sociétés ayant participé au financement de la nouvelle salle de bal de la Maison-Blanche. Il revient également sur le cadeau offert par Tim Cook à Donald Trump en août 2025 : un disque de verre gravé posé sur une base en or 24 carats, présenté à l’occasion de l’annonce de nouveaux investissements américains d’Apple. Le geste avait suscité moqueries et critiques, certains y voyant une manière pour le patron d’Apple de graisser la patte du président américain.

Le 23 octobre, jour du lancement de l’iPhone Duo, nous appelons toutes les communautés à manifester devant leurs Apple Store locaux. Nous vous fournirons les tracts et vous donnerons toutes les informations nécessaires. Venez simplement nous rejoindre pour nous aider à sensibiliser le monde entier, car cette injustice mérite d’être dénoncée. Venez vous mobiliser contre les géants de la tech. Venez soutenir les personnes plutôt que le profit. Venez vous battre pour le Congo ET la Palestine.

En 2024, WIRED décrivait Apples Against Apartheid comme réunissant cinq employés d’Apple en poste et environ une douzaine d’anciens salariés, principalement issus des Apple Store. Ce ne sera pas la première fois qu’un lancement d’iPhone lui servira de caisse de résonance. En septembre 2024, il avait déjà organisé des manifestations le jour de la sortie de l’iPhone 16 dans dix pays et devant plus d’une douzaine d’Apple Store. Plus récemment, la WWDC 2025 avait elle aussi été brièvement perturbée par un manifestant portant un keffieh, évacué peu après le début de l’événement.

‌En raison du caractère éminemment sensible du sujet, les commentaires sont exceptionnellement fermés.

C&C France, l’un des principaux revendeurs Apple, placé en redressement judiciaire

Stéphane Moussie

mercredi 16 septembre à 11:50

AAPL

C&C France, l’un des principaux réseaux de revendeurs et centres de services agréés Apple dans l’Hexagone, a été placé en redressement judiciaire au début du mois. Cette procédure doit lui permettre de poursuivre son activité tout en préparant un plan de redressement et en tentant de préserver les emplois dans sa vingtaine de boutiques. La société pâtit des graves difficultés financières de sa maison mère italienne.

C&C Toulouse Capitole. Image C&C.

La crise a éclaté au printemps en Italie, où C&C exploite une cinquantaine de magasins. TD Synnex, l’un de ses principaux fournisseurs, a engagé une procédure de mise en faillite afin de récupérer plus de 4 millions d’euros d’impayés, comme le rapportait la Repubblica. Endetté à hauteur de 128 millions d’euros fin mars, le groupe a obtenu des mesures de protection vis-à-vis de ses créanciers dans le cadre d’une procédure de restructuration. Cela n’a toutefois pas suffi à enrayer la dégradation de sa situation, qui a fini par gagner la France.

Le groupe italien s’est installé dans l’Hexagone en 2022 avec le rachat d’iConcept, qui lui a apporté 11 boutiques et environ 150 salariés, principalement dans le Sud-Ouest. Il a ensuite enchaîné les acquisitions à un rythme soutenu : six magasins IP Store en novembre 2022, cinq Apple Premium Resellers de Symbiose Informatique en juin 2023, puis les quatre points de vente de MCS à l’automne 2024. En quelques années, C&C s’est imposé comme l’un des principaux réseaux agréés Apple en France. Selon ses derniers comptes publiés, C&C France a réalisé 100,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024 (+ 35 % sur un an), pour un résultat net de 108 000 € (- 74 %).

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Revendeurs Apple : C&C avale MCS et Inter-Actif inaugure à Reims

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Interrogée fin août, peu avant l’officialisation du redressement judiciaire, la direction de C&C France nous avait indiqué que « comme l’ensemble des acteurs du secteur, C&C France adapte son organisation aux évolutions du marché » et que ses équipes restaient « pleinement mobilisées sur l’activité quotidienne et la qualité du service rendu [aux] clients. » Recontactée après l’ouverture de la procédure, elle n’a pas répondu à notre nouvelle sollicitation.

Dans un communiqué interne partagé début septembre que nous avons pu consulter, C&C France explique à ses salariés que le redressement judiciaire ouvre une période d’observation de six mois, pendant laquelle l’activité doit se poursuivre normalement. Un plan doit être élaboré au cours de cette phase avec les deux mandataires judiciaires désignés par le tribunal. « L’objectif prioritaire de cette procédure est d’assurer la pérennité de l’entreprise, le maintien des contrats en cours et la sauvegarde des emplois », précise la société.

Cette crise vient assombrir un tableau déjà bien noir pour les partenaires d’Apple en France. MacWay a fermé progressivement l’ensemble de ses boutiques physiques ces dernières années, tandis que LDLC a également réduit la voilure de son réseau spécialisé Apple l’an dernier.