Google répond sur le fil à la Commission européenne
par Stéphane Moussie le 31.01.2013 à 23:06
Juste à temps. Joaquín Almunia, vice-président de la Commission et commissaire à la Concurrence, attendait ce mois-ci des propositions concrètes de la part de Google concernant l'enquête antitrust dont la firme fait l'objet. Elle les lui a livrées aujourd'hui.

Ces propositions n'ont pas encore été dévoilées publiquement, Google et Bruxelles ne les ayant pas révélées pour l'heure. Le géant du Net n’a pas souhaité non plus s'exprimer sur le sujet.
L'entreprise doit répondre à des accusations d'abus de position dominante : elle favoriserait ses propres services au détriment d'autres éditeurs. Sont attendues notamment des propositions concernant la portabilité des campagnes publicitaires sur des moteurs de recherche concurrents et la captation de trafic inéquitable — Google couperait une part du trafic de certains sites en s'appropriant leurs contenus.
Joaquín Almunia avait fait part au milieu du mois de son avis sur ce point : « Nous poursuivons notre enquête mais ma conviction est qu'ils [Google] détournent du trafic. Ils monétisent ce type de service, la position forte qu'ils ont sur le marché général de la recherche et ce n'est pas seulement une position dominante, je pense — je crains — qu'il y a un abus de position dominante. » Un moyen de maintenir la pression sur Google alors que la firme a été épargnée par la FTC, l'agence américaine de défense du consommateur, dans une enquête similaire, il y a peu de temps (lire : Accord antitrust : Google abandonne ses demandes d'injonctions).

Une autre échéance arrive à son terme aujourd'hui concernant Google, et, sauf surprise, le délai sera dépassé. Il s'agit de l'affaire qui oppose une partie de la presse française, représentée par l'Association de la presse d'information politique et générale (IPG) et le syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN), à la firme de Mountain View. Le SPQN et l'IPG militent depuis la rentrée 2012 pour que Google aide financièrement la presse française (lire : Google : fuite des résultats, des actionnaires... et des journaux ?).
Les éditeurs ont soumis un projet de loi au gouvernement qui consiste à faire payer à Google « une juste rémunération » — selon les mots de Nathalie Collin, présidente de l'IPG — quand le résultat d'une requête d'un internaute contient des liens qui pointent vers des sites de journaux. Projet de loi qui sert de menace pour faire sortir le carnet de chèques à l'entreprise américaine.
La ministre de la Culture et le président de la République ont récemment brandi ce projet de loi face à Google alors que les discussions font du surplace depuis plusieurs semaines. L'échéance des négociations était fixée à fin décembre puis a été repoussée à fin janvier. Selon l'AFP, des discussions se tenaient toujours aujourd'hui. Mais aucune des deux parties n'a fait d'annonce. Le gouvernement va-t-il mettre à exécution sa menace contre Google et légiférer dans le sens des éditeurs ?

Photo Amio Cajander CC BY
Ces propositions n'ont pas encore été dévoilées publiquement, Google et Bruxelles ne les ayant pas révélées pour l'heure. Le géant du Net n’a pas souhaité non plus s'exprimer sur le sujet.
L'entreprise doit répondre à des accusations d'abus de position dominante : elle favoriserait ses propres services au détriment d'autres éditeurs. Sont attendues notamment des propositions concernant la portabilité des campagnes publicitaires sur des moteurs de recherche concurrents et la captation de trafic inéquitable — Google couperait une part du trafic de certains sites en s'appropriant leurs contenus.
Joaquín Almunia avait fait part au milieu du mois de son avis sur ce point : « Nous poursuivons notre enquête mais ma conviction est qu'ils [Google] détournent du trafic. Ils monétisent ce type de service, la position forte qu'ils ont sur le marché général de la recherche et ce n'est pas seulement une position dominante, je pense — je crains — qu'il y a un abus de position dominante. » Un moyen de maintenir la pression sur Google alors que la firme a été épargnée par la FTC, l'agence américaine de défense du consommateur, dans une enquête similaire, il y a peu de temps (lire : Accord antitrust : Google abandonne ses demandes d'injonctions).

Photo Robert Scoble CC BY
Une autre échéance arrive à son terme aujourd'hui concernant Google, et, sauf surprise, le délai sera dépassé. Il s'agit de l'affaire qui oppose une partie de la presse française, représentée par l'Association de la presse d'information politique et générale (IPG) et le syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN), à la firme de Mountain View. Le SPQN et l'IPG militent depuis la rentrée 2012 pour que Google aide financièrement la presse française (lire : Google : fuite des résultats, des actionnaires... et des journaux ?).
Les éditeurs ont soumis un projet de loi au gouvernement qui consiste à faire payer à Google « une juste rémunération » — selon les mots de Nathalie Collin, présidente de l'IPG — quand le résultat d'une requête d'un internaute contient des liens qui pointent vers des sites de journaux. Projet de loi qui sert de menace pour faire sortir le carnet de chèques à l'entreprise américaine.
La ministre de la Culture et le président de la République ont récemment brandi ce projet de loi face à Google alors que les discussions font du surplace depuis plusieurs semaines. L'échéance des négociations était fixée à fin décembre puis a été repoussée à fin janvier. Selon l'AFP, des discussions se tenaient toujours aujourd'hui. Mais aucune des deux parties n'a fait d'annonce. Le gouvernement va-t-il mettre à exécution sa menace contre Google et légiférer dans le sens des éditeurs ?
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Mai 2013

Le pire c'est que Google observe les domaines qui marchent, crée ensuite sa filiale ou rachète un start up, promet la pseudo gratuité(financé par la pub) dans un premier temps, la favorise ensuite grâce à sa page d'accueil de résultat, et son moteur de recherche, et tue donc petit à petit toute la concurrence, rend les ulisateurs accros, avant de le rendre payant..
C'est le cas par exemple de google shopping , qui était soit disant gratuit et bien favorisé, qui est entrain de tuer les comparateurs en ligne qui existaient avant , et qui est maintenant payant aux Etats unis et bientôt en Europe
et bien d'autres services
Cette boite est vraiment pilleuse et maudite de vouloir s'accaparer, par tous les moyens, de tout le business sur internet et de faire ensuite son hypocrite de vierge effarouchée comme si de rien était..