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MacBook Neo A19 Pro : Apple préparerait une évolution en douceur, mais attention à la RAMpocalypse

Nadim Lefebvre

dimanche 06 septembre à 12:31

Mac

Lancé en mars 2026, le MacBook Neo a rencontré un accueil favorable comme porte d'entrée abordable dans l'écosystème Mac. Selon les dernières informations de Mark Gurman de Bloomberg, Apple prépare déjà une suite pour 2027: une puce A19 Pro, davantage de mémoire vive et de nouvelles couleurs sont au programme. Rien qui ne bouleverse la formule initiale, et c'est bien là que réside l'enseignement principal de la stratégie d’Apple.

Image MacGeneration

Une logique calquée sur l'iPhone e

Ce futur MacBook Neo ne devrait pas changer de nature. Pas de puce Apple Silicon de la famille M, pas de MagSafe, encore moins d'écran tactile OLED : ces évolutions restent réservées aux MacBook Pro et Air, dans le cadre du grand chantier de refonte de la gamme Mac que Gurman évoque à partir de la fin 2026 et en 2027. Le Neo garde sa mission d'origine, un ordinateur d'entrée de gamme sous macOS taillé pour concurrencer les Chromebook et les PC Windows premier prix.

La logique rappelle celle déjà éprouvée sur iPhone avec la gamme « e ». Plutôt que de révolutionner le produit chaque année, Apple laisse simplement filtrer vers l’entrée de gamme des composants auparavant réservés au haut de gamme. L'actuel modèle Neo embarque une puce A18 Pro accompagnée de 8 Go de mémoire unifiée ; le suivant passerait à l'A19 Pro, un processeur qui équipe aujourd'hui les iPhone 17 Pro, épaulé par 12 Go de RAM. De quoi améliorer la gestion du multitâche et donner un peu plus d'air aux fonctions d'Apple Intelligence exécutées localement sur macOS27, sans pour autant changer la philosophie de l'appareil.

Apple évoque subtilement un MacBook Neo avec plus de RAM

Apple évoque subtilement un MacBook Neo avec plus de RAM

Ce positionnement n'a rien d'anecdotique pour Apple. Le MacBook Neo sert de porte d'entrée vers l'écosystème Mac pour les publics les plus sensibles au prix : élèves et étudiants équipés via les programmes éducation, familles qui basculent depuis un PC Windows, ou utilisateurs qui n'avaient encore jamais possédé de Mac. Chaque amélioration progressive, aussi modeste soit-elle, prolonge la durée de vie de cet argument commercial sans nécessiter le moindre changement industriel.

La difficulté de la RAMpocalypse

Ce scénario se heurte cependant à un contexte industriel particulièrement défavorable. Le marché de la DRAM et de la NAND traverse depuis fin 2025 une crise inédite, alimentée par la demande massive des centres de données dédiés à l'intelligence artificielle.

Apple n'a pas été épargnée : le prix de départ du MacBook Neo est déjà passé de 699 à 799 euros quelques mois seulement après son lancement, directement lié à cette inflation des composants. Faire passer la mémoire de 8 à 12 Go dans un contexte pareil ne relève donc d’un effort financier certain : chaque gigaoctet supplémentaire coûte aujourd'hui nettement plus cher à produire qu'il y a un an. Certaines rumeurs évoquent même la suppression pure et simple de la configuration d'entrée à 256 Go de stockage, ce qui reviendrait à sacrifier le point d'accès le plus abordable de la gamme pour préserver les marges.

L’équation reste malgré tout délicate pour Apple. La marque doit maintenir l'attrait tarifaire qui a fait le succès du Neo auprès des écoles et des nouveaux venus sur Mac, tout en absorbant des coûts de composants en hausse constante. Une nouvelle augmentation de prix semble difficile à éviter, même si l'appareil devrait rester, de loin, le MacBook le moins cher du catalogue.

Le prochain MacBook Neo à puce A19 Pro se cache-t-il dans macOS 26.6 ?

Le prochain MacBook Neo à puce A19 Pro se cache-t-il dans macOS 26.6 ?

Il faut toutefois relativiser cette hausse des coûts. Apple ne devrait pas fabriquer une puce A19 Pro spécifiquement pour le MacBook Neo : comme pour l'A18 Pro du modèle actuel, le constructeur peut très bien réutiliser des puces issues de la production des iPhone 17 Pro (Max) et iPhone Air qui ne correspondent pas aux critères de qualité d’Apple, voire certaines puces légèrement défectueuses dont une partie des blocs peut être désactivée. Le coût industriel supplémentaire reste donc limité, tandis que la fabrication du Neo bénéficie déjà de chaînes de production largement optimisées. Même avec 12 Go de mémoire vive, le surcoût pourrait ainsi rester relativement contenu.

Le chip binning, c

Le chip binning, c'est bien plus que de vous vendre des puces défectueuses

Apple dispose par ailleurs d'une autre marge de manœuvre : accepter de rogner légèrement sa marge sur le produit. Le MacBook Neo n'a pas seulement vocation à générer des bénéfices sur chaque machine vendue, mais aussi à attirer un nouveau public vers macOS et, à terme, vers les autres produits et services de la marque. Dans cette optique, Apple peut considérer une partie du coût comme un investissement commercial. D'autant que le Neo de deuxième génération ne devrait quasiment rien changer à la formule actuelle : même châssis, même écran, même architecture générale et probablement une grande partie des composants déjà industrialisés. Une hausse de la mémoire ne suffit donc pas, à elle seule, à transformer radicalement son coût de fabrication.

Difficile, dans ces conditions, de prédire si le prochain MacBook Neo parviendra à préserver l'équilibre qui a fait son intérêt de la gamme. La date de sortie n'a pour l'instant pas filtré, mais le premier semestre 2027 reste l'hypothèse la plus fréquemment avancée, même si les choses peuvent encore changer.

Test du MacBook Neo : le portable pour le reste d’entre nous

Test du MacBook Neo : le portable pour le reste d’entre nous

Que cache le « double Neural Engine 16 cœurs » de la puce M6 ?

Pierre Dandumont

dimanche 06 septembre à 08:00

Mac

Depuis les débuts des puces Apple Silicon, et dans les puces des iPhone un peu avant, Apple intègre un Neural Engine, alias NPU. Cette partie du système sur puce est dédiée aux calculs liés aux IA au sens large, et elle offre des performances correctes avec une consommation extrêmement faible, sans devoir passer par le processeur central (CPU) ou la partie graphique (GPU). Avec la puce M6, Apple a mis en avant un changement assez intéressant, mais expliqué de façon un peu vague : la marque parle d'un « double Neural Engine 16 cœurs » (Dual 16-core Neural Engine).

Deux nouvelles puces chez Apple. Image Apple.

La formulation est un peu surprenante : les puces de la famille M ont toutes un NPU avec 16 cœurs. Pour les puces M Ultra, qui combinent dans les faits deux puces M Max, Apple ne parle pas d'un double NPU 16 cœurs mais bien d'un NPU doté de 32 cœurs.

Deux NPU séparés

Nos sources nous ont bien indiqué que la puce M6 intègre deux NPU distincts et a priori présentés de cette façon au système d'exploitation. De façon très concrète, les apps devraient voir deux moteurs neuronaux différents et Apple le sous-entend dans son communiqué de presse : « Les frameworks système peuvent exploiter automatiquement les deux moteurs simultanément, ce qui permet aux applications …

Promo : le MacBook Air M5 avec 24 Go de RAM et 1 To de SSD à 1 699 €

Christophe Laporte

samedi 05 septembre à 21:15

Mac

Avec des stocks globalement restreints en cette période de rentrée, trouver un portable Apple dans la configuration souhaitée n’est pas toujours simple. Joybuy propose le MacBook Air 13 pouces M5 avec 24 Go de mémoire vive et un SSD de 1 To à 1 699 €. L’offre concerne le coloris bleu ciel. C’est 100 € de moins que sur Amazon et surtout 250 € que son prix public.

Image : MacGeneration

L’intérêt de cette configuration tient surtout à sa marge de manœuvre : beaucoup de mémoire, pas mal de stockage… De quoi envisager l’avenir avec sérénité.

Dans notre test, nous avions apprécié les performances et l’autonomie de cette machine. Les réserves restent les mêmes : une connectique limitée à deux ports Thunderbolt 4, en complément du MagSafe et de la prise casque, et un écran qui évolue peu.

Test du MacBook Air M5 : meilleur que le M4, mais jusqu

Test du MacBook Air M5 : meilleur que le M4, mais jusqu'à quel point ?

Il convient de rappeler que l'adaptateur secteur n'est pas fourni dans la boîte et constituera une dépense annexe obligatoire si vous ne disposez pas déjà d'un chargeur USB-C adéquat. Si cette enveloppe de mémoire vive et de stockage correspond à vos usages, ce MacBook Air M5 bleu ciel à 1 699 € constitue une option très solide sur le marché actuel, notamment grâce aux 250 € d'économie immédiate qu'il permet de dégager.

Les voitures hybrides rechargeables émettent bien plus de CO2 que promis, selon une étude

Nadim Lefebvre

samedi 05 septembre à 17:04

Mobilités

Vendue par certains comme la solution de transition idéale vers l'électrique depuis une décennie, la voiture hybride rechargeable doit désormais composer avec des chiffres qui ne lui sont pas favorables. Une étude publiée cette semaine par l'ICCT, l'ONG à l'origine des révélations sur le Dieselgate, montre que les émissions réelles de CO2 de ces véhicules s'éloignent chaque année un peu plus des valeurs affichées lors de leur homologation.

Image Markus Spiske (Unsplash)

Un décalage qui s'aggrave d'année en année

Le constat porte sur les véhicules hybrides rechargeables (PHEV) immatriculés en Europe entre 2021 et 2023. Sur le terrain, leurs émissions moyennes de CO2 dépassaient de 3,5 fois les valeurs homologuées en 2021, un rapport qui grimpe à 4,6 fois pour le millésime 2023. Autrement dit, l'écart entre le laboratoire et la route ne se résorbe pas, il s'amplifie.

La cause identifiée par l'ICCT n'a rien d'un dysfonctionnement technique caché : elle tient au comportement des conducteurs. Ces véhicules sont rechargés moins souvent et roulent moins fréquemment en mode tout électrique que ne le présupposent les protocoles de calcul européens. Un paradoxe souligné par Peter Mock, directeur de l'ICCT Europe, qui note que l'allongement de l'autonomie électrique des modèles récents ne s'est pas traduit par un usage plus systématique du moteur électrique. Plus la batterie promet de kilomètres, moins elle semble effectivement sollicitée. Les cycles de test standardisés peinent structurellement à refléter des habitudes d'utilisation très hétérogènes, que ce soit dans l’automobile ou n’importe quel autre secteur.

Les voitures électriques en forte croissance en Europe, avant de devenir obligatoires en 2035

Les voitures électriques en forte croissance en Europe, avant de devenir obligatoires en 2035

Il ne faut toutefois pas en déduire que les hybrides rechargeables sont systématiquement plus émetteurs que ce que leur conception laisse espérer. Leur bilan dépend largement de la façon dont ils sont utilisés : lorsqu'ils sont rechargés régulièrement et que les trajets quotidiens sont suffisamment courts pour être effectués en électrique, leurs émissions peuvent se rapprocher des valeurs annoncées. Le problème soulevé par l'ICCT est plutôt celui du décalage entre cette utilisation idéale, implicitement privilégiée par les méthodes d'homologation, et les usages beaucoup plus variés observés dans la réalité.

Un dossier qui tombe en pleine négociation sur l'avenir du thermique

La Commission européenne a proposé en décembre de revenir sur l'interdiction de vente des voitures thermiques neuves prévue pour 2035. Une évolution notamment poussée par l'Allemagne, qui souhaite conserver une place importante aux hybrides rechargeables dans la trajectoire de décarbonation du secteur. En échange, les constructeurs devraient réduire de 90 % leurs émissions par rapport aux niveaux de 2021 et compenser les 10 % restants.

C'est précisément ce compromis que l'étude de l'ICCT vient fragiliser. Une révision du mode de calcul est prévue l'an prochain pour mieux coller aux usages réels, ce qui devrait mécaniquement réduire l'attrait des voitures hybrides rechargeables comme outil permettant aux constructeurs d'atteindre leurs objectifs de CO2. Sept pays, dont la France, avaient déjà appelé en juin l'UE à ne pas dévier de sa trajectoire vers le tout électrique.

Voitures électriques : vers une taxe annuelle pour compenser la baisse des recettes sur les carburants ?

Voitures électriques : vers une taxe annuelle pour compenser la baisse des recettes sur les carburants ?

Pour l'instant, les chiffres du marché ne montrent pas encore de basculement : les hybrides rechargeables représentaient environ 10 % des immatriculations neuves en Europe entre janvier et juillet 2026, contre 9 % un an plus tôt, tandis que les véhicules 100 % électriques atteignaient 22 % sur la même période. Reste à voir si la révision annoncée des méthodes de calcul, qui doit mieux prendre en compte les émissions réellement observées sur la route, changera durablement l'équilibre entre hybrides rechargeables et voitures électriques.

Des traces de deux manettes de jeu Apple repérées dans macOS 26.7, puis effacées

Nadim Lefebvre

samedi 05 septembre à 08:53

Matériel

Alors qu'Apple s'appuie depuis des années sur le soutien des manettes tierces plutôt que sur du matériel maison (en particulier avec PlayStation), du code retrouvé dans macOS 26.7 relance l'hypothèse d'une manette signée Apple. La découverte reste toutefois fragile car les références en question ont disparu aussi vite qu'elles sont apparues.

Image Kryštof Zajíček (Unsplash)

C'est un habitué des forums de MacRumors, pdfu, qui a mis la main sur ces éléments en épluchant la première version candidate de macOS 26.7, publiée mi-août. Le système contenait un support complet pour deux appareils identifiés sous les noms de code T6502 et T1057 : reconnaissance matérielle, lecture des entrées et des capteurs, gestion des retours haptiques. Ces profils apparaissaient aussi bien dans macOS que dans sa couche de compatibilité avec les apps iPhone et iPad, et n'étaient pas cantonnés à un usage interne. L'ensemble a purement et simplement disparu dans la seconde version candidate.

Le détail le plus singulier concerne les vibrations. T6502 répartit son retour haptique en quatre canaux logiciels distincts pour ses deux zones de préhension. T1057 fonctionne différemment : plutôt que de présupposer les effets disponibles, macOS interroge directement le contrôleur pour découvrir dynamiquement les vibrations qu'il propose. Un fonctionnement qui évoque davantage un prototype dont les caractéristiques matérielles évoluent encore.

Apple a eu plusieurs occasions de se lancer sur ce terrain sans jamais franchir le pas, que ce soit à l'arrivée d'Apple Arcade ou du Vision Pro, pour lequel la firme a préféré s'associer à Sony afin de faire avec les manettes PS VR2 Sense plutôt que de concevoir les siennes. Le marché reste par ailleurs très encombré, entre les manettes Xbox, PlayStation et Nintendo (même si la prise en charge des manettes de Switch 2 fait encore défaut), déjà largement prises en charge par le système.

Vision Pro : les manettes de PS VR2 sont désormais en vente sur l’Apple Store américain

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Rien n'indique pour l'instant que ce code corresponde à un produit destiné à voir le jour plutôt qu'à du matériel de test interne, d'autant que ces références ont été retirées dès la version suivante. L'ensemble mérite d'être suivi avec prudence, mais l'idée d'une manette pensée pour l'écosystème Apple, avec par exemple un appairage instantané ou une intégration à Localiser, aurait de quoi se démarquer si elle devait un jour se concrétiser. Si une manette peut encourager Apple à mettre un coup d’accélérateur à sa stratégie gaming sur Mac, pourquoi pas.