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justice

Samsung pourrait compter sur Google en cas de défaite devant Apple 23/04/2014 | 06:30 | Florian Innocente | 21 commentaires

Samsung serait-il reconnu coupable d'enfreindre certains brevets d'Apple que Google serait tenu de lui porter assistance, juridique comme financière. Dans le cadre du procès qui oppose Apple à Samsung, la Pomme a fait témoigner un avocat de Google, James Mccoun.

Celui-ci, explique Re/code, a confirmé qu'en vertu de l'accord de distribution des applications de Google sur les terminaux de Samsung, le père d'Android devrait prendre à sa charge la défense de son partenaire. Cela veut dire lui donner des éléments pour contester les arguments de la partie adverse et cela comprend également un volet financier. Google rembourserait partiellement ou totalement Samsung si le groupe sud-coréen perdait devant les tribunaux.

Cependant, quatre brevets précis sont concernés par cet accord. Un représentant de Samsung n'a pu dire de quelles inventions il s'agissait, et a fortiori si elles figurent parmi les cinq brevets défendus actuellement par Apple. D'après l'avocat en revanche, il y a au moins la fonction de recherche rapide dans Android qu'Apple estime copiée sur son Spotlight pour iOS, employé par Siri.

Il y a quelques jours, Samsung a justement appelé comme témoin le responsable de l'ingénierie d'Android chez Google (lire aussi Apple v Samsung : l'ombre de Google). Apple réclame 2,2 milliards de dommages et intérêts.

Apple et Samsung diamétralement opposés sur la valeur des brevets 22/04/2014 | 14:54 | Stéphane Moussie | 20 commentaires

Dans le nouveau procès débuté ce mois-ci, Apple réclame à Samsung 2 milliards de dollars pour avoir présumément enfreint cinq de ses brevets, soit 33 à 40 $ pour chacun des terminaux incriminés qui ont été vendus.

Le fabricant sud-coréen a fait connaitre à son tour son estimation en cas de violation avérée. La somme est considérablement inférieure : 38,4 millions de dollars, soit 1,75 $ par appareil. Pour parvenir à ce résultat, l'experte de Samsung, Judith Chevalier, professeure de finance et d'économie à l'université de Yale, a utilisé une méthode de calcul différente de son homologue d'Apple.

Photo David Woo

L'expert embauché par Cupertino avait réalisé deux sondages en ligne dont la conclusion était que les consommateurs interrogés seraient prêts à payer de 32 à 102 $ pour des fonctions comme la recherche universelle, la correction automatique des mots ou le glisser pour déverrouiller — des fonctions couvertes par les brevets au centre des débats (lire : Apple v Samsung : d'où viennent les 2 milliards demandés par Apple ?).

Judith Chevalier a cherché à démonter cette évaluation en soulignant que les smartphones mis en cause n'avaient pas tous rencontré le même succès, et que, de fait, la présence des fonctions supposément copiées n'était pas un critère d'achat.

Pour parvenir à un 1,75 $ de royalties par smartphone, l'experte a analysé des critiques de consommateurs et de médias sur les terminaux iOS. D'après elle, 1 % de l'ensemble de ce corpus concerne les cinq fonctions en jeu, et plus particulièrement la recherche universelle et le glisser pour déverrouiller. « La valeur créée par ces brevets est...

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Le décès de Steve Jobs vu par Samsung 16/04/2014 | 12:52 | Stéphane Moussie | 54 commentaires

Les pièces du procès entre Apple et Samsung permettent de revivre de l'intérieur les événements qui ont jalonné la confrontation entre ces deux entreprises. Le Wall Street Journal a publié les emails de responsable de Samsung réfléchissant à la stratégie marketing à adopter pour contrer l'iPhone 4s qui venait d'être annoncé.

Le 4 octobre, le jour de la présentation de l'iPhone 4s, Michael Pennington, alors vice-président des ventes de Samsung, envoie un email à Todd Pendleton (responsable marketing de Samsung Telecommunications America (STA)) et Dale Sohn (président de STA), pour leur faire part de sa stratégie résumée dans l'objet du courriel « Utiliser Google pour attaquer Apple ? ».

Pennington se dit bridé par la position de Samsung qui est de ne pas attaquer Apple car il s'agit de l'un de ses gros clients, et suggère alors qu'il faudrait demander à Google de lancer une campagne marketing visant Cupertino.

Trois jours plus tard, le 7 octobre, Pennington revient à la charge et soulève un problème inattendu, le décès de Steve Jobs intervenu le lendemain de l'annonce de l'iPhone 4s :

Malheureusement, la mort de Steve Jobs a entraîné une énorme couverture médiatique sur la "supériorité" d'Apple et de l'iPhone, tous créés par le "passionné, insatiable, perfectionniste..." Tout cela est fortuitement bénéfique à Apple, car tous les messages de tierce partie soulignent ou renforcent la perception du consommateur que les produits Apple sont meilleurs, puisque Jobs était si visionnaire et perfectionniste. Les consommateurs peuvent s'enthousiasmer à l'idée d'acheter un appareil conçu par une telle personne.

Et Pennington poursuit :

Désolé de continuer à mettre en...

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Apple v Samsung : la stratégie de survie de Samsung 15/04/2014 | 21:36 | Mickaël Bazoge | 84 commentaires

La semaine dernière a été l'occasion pour Apple de présenter ses arguments au jury du tribunal de San José, théâtre du second procès qui l'oppose à Samsung (lire le résumé de la semaine : Apple v Samsung : l'ombre de Google). Pour mémoire, Apple réclame 2,2 milliards de dollars de dommages et intérêts à son concurrent, accusé d'avoir enfreint cinq brevets. C'était désormais au tour du constructeur coréen de faire comparaître à la barre ses témoins, après une mise en bouche vendredi dernier; celle-ci a été l'occasion de voir un VP de Google expliquer que l'équipe en charge du développement d'Android n'avait pas été influencée par l'iPhone.

La mémoire à trou d'un ancien dirigeant de Samsung

Lundi, Samsung a fait venir un nouveau témoin, à savoir Dale Sohn, président et PDG de Samsung Telecommunications America jusqu'en août 2013. Cet ancien dirigeant, qui continue de conseiller Samsung, est présent au sein de l'entreprise depuis les années 90. Un poste d'observation privilégiée qui lui a permis de voir le constructeur passer de simple distributeur de téléphones rebadgés à celui de Mogul des smartphones. De son propre aveu, « Samsung partait de très loin, nous étions loin derrière ». Le statut du fabricant a véritablement évolué en 2011, au moment du lancement de la campagne « The Next Big Thing » (celle-là même qui a fait enrager Phil Schiller).

Dale Sohn a assuré n'avoir jamais entendu...

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Apple et son auditeur Bromwich remettent les compteurs à zéro 15/04/2014 | 11:30 | Stéphane Moussie | 8 commentaires

La relation houleuse entre Apple et son auditeur Michael Bromwich est du passé, a déclaré ce dernier dans un rapport remis hier au tribunal. Chargé de surveiller l'activité de l'iBook Store à la suite de la condamnation d'Apple pour entente illégale, l'auditeur a très vite accusé la société de bloquer son enquête. Cupertino a répliqué immédiatement en dénonçant ses frais jugés exorbitants et en demandant sa révocation, en vain.

Michael R. Bromwich

Finalement, les deux parties se sont rabibochées récemment. Bromwich écrit dans son rapport que « la relation entre Apple et l'équipe chargée de l'audit s'est sensiblement améliorée au cours des six dernières semaines ». L'auditeur met cela sur le compte de la désignation par Apple d'un nouveau référent interne et de changements effectués avec l'avocat externe.

Pour autant, tout n'est pas rose et Browmich relève que son équipe « manque encore d'une quantité importante d'informations pour mener à bien son travail. » Mais après un départ mouvementé, l'enquête est maintenant sur de bons rails, conclut celui qui surveillera Apple jusqu'à la fin de l'année prochaine.

Apple v Samsung : l'ombre de Google 12/04/2014 | 10:48 | Mickaël Bazoge | 37 commentaires

La première semaine du procès Apple à Samsung s'est achevée hier sur la fin de la présentation des arguments du constructeur californien, qui accuse le géant de l'électronique d'avoir copié cinq de ses brevets logiciels pour plusieurs smartphones et tablettes. En réparation du préjudice subi, Apple réclame des dommages et intérêts de près de 2,2 milliards de dollars.

Crédit Tim Wimborne/Reuters

Hier a été l'occasion pour les avocats de Samsung de passer Chris Vellturo à la question; cet économiste a établi le montant de la somme qu'Apple serait en droit de réclamer (lire : Apple v Samsung : d'où viennent les 2 milliards demandés par Apple ?). John Quinn, principal représentant du groupe coréen, a passé une heure à interroger le témoin, en tentant de faire valoir que le succès de Samsung dans l'industrie du smartphone n'avait rien à voir avec les brevets d'Apple. Vellturo a également expliqué que les royalties réclamées par Cupertino s'établissaient entre 1,61$ et 15,03$ par fonction copiée, soit un total de 40,10$ pour chaque terminal incriminé (dont le Galaxy Nexus, les Galaxy Note et Note 2, le Galaxy S3 et le Galaxy Tab 2 10.1). Durant la période visée (d'août 2011 à décembre 2013), la demande porte sur 37,36 millions d'appareils.

Cette semaine, Apple a appelé à la barre Greg Christie, l'ingénieur qui a fait partie de la première équipe de développement de l'iPhone, et à qui...

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Un groupe suisse poursuit Apple pour violation de brevets 10/04/2014 | 22:15 | Pierrick Aubert | 25 commentaires

La firme de Cupertino est une fois de plus attaquée sur le terrain des brevets. OpenTV et Nagravision, deux sociétés du groupe suisse Kudelski, ont déposé une plainte devant la Cour de justice du District nord de Californie.

Les deux entreprises informatiques estiment que cinq de leurs brevets ont été violés par la Pomme. MultiChannel News précise quels brevets sont mis en jeu :

  • 5,689,799 : dispositif pour le routage d'informations confidentielles
  • 5,884,033 : système de filtrage de données sur Internet
  • 5,566,287 : procédé d'affichage asynchrone d'une image
  • 6,985,586 : système distribué de stockage d'informations
  • 7,900,229 : convergence de technologies sans fil de télévision interactive

La plupart des produits Apple sont visés par cette plainte. Sont concernés les terminaux iOS, mais aussi l'Apple TV, l'App Store, iTunes, iAd, Safari et aussi les Mac.

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Apple v Samsung : d'où viennent les 2 milliards demandés par Apple ? 09/04/2014 | 18:30 | Mickaël Bazoge | 24 commentaires

D'où viennent les 2 milliards de dollars réclamés par Apple dans le cadre de son nouveau procès contre Samsung ? Le constructeur de Cupertino a fait témoigner deux experts. Il y a Christopher Vellturo, économiste au MIT, qui a justement planché pour Apple sur le dédommagement que l'entreprise peut demander pour l'infraction aux cinq brevets reprochée à Samsung. Puis John Hauser, un vieux routier de la justice américaine (plus de 50 procès en qualité d'expert), qui avait déjà témoigné en 2012.

Le Galaxy SIII fait partie des smartphones Samsung qu'Apple accuse d'infraction à ses brevets.

La somme, qui est de précisément 2,191 milliards de dollars (1,58 milliard d'euros), a été calculée suivant deux sondages en ligne, réalisés par Hauser auprès de deux échantillons de consommateurs de produits Samsung : 507 utilisateurs de smartphones d'une part, 459 utilisateurs de tablettes de l'autre. Pour élaborer ces questionnaires, Hauser a utilisé une technique courante dans le milieu automobile, c'est à dire avec l'ajout de questions de « distraction » (21 en l'occurrence), portant sur des éléments techniques qui n'ont rien à voir avec ceux faisant l'objet des poursuites : modes de prises de vue pour les appareils photo, tailles d'écrans, fonction de conférence téléphonique…

Les résultats de ces sondages montrent que les consommateurs interrogés seraient prêts à payer de 32 à 102$ pour des fonctions comme la recherche universelle, la correction automatique des mots ou le glisser pour déverrouiller - ces trois fonctions sont justement au coeur des débats puisqu'ils font partie des brevets qu'Apple accuse Samsung d'enfreindre....

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Pacte de non agression : les négociations ont débuté 08/04/2014 | 20:30 | Mickaël Bazoge | 20 commentaires

Le pacte de non agression, qui a lié les mains de plusieurs grands groupes technologiques dans la Silicon Valley, risque de coûter très cher aux anciens partenaires qui s'étaient entendus pour ne pas débaucher les ingénieurs des uns et des autres - bloquant ainsi la mobilité des employés et réduisant leurs possibilités de faire carrière.

Les quelques 100 000 plaignants (ils étaient 60 000 en janvier), regroupés au sein d'un recours collectif, estiment que ce pacte les a privés de 9 milliards de dollars en rémunérations jamais perçues (lire : 60 000 plaignants contre l'ancien pacte de non agression entre Apple, Google et d'autres). Les différentes parties impliquées, dont Apple, Google, Intel et Adobe sont entrées en négociation afin d'éviter un procès, ce qui pourrait prendre quelques semaines.

D'après les entreprises visées, cette somme ressemble à de l'« extorsion » (cela représente 90 000 $ par employé); mais le collectif des plaignants est suffisamment persuadé de la nature embarrassante des faits pour exiger la somme la plus élevée possible. Les révélations se sont succédées dans ce dossier, comme on l'a vu encore récemment dans des documents qui ne font guère place au doute (lire : Nouveaux détails sur le pacte de non agression dans la Silicon Valley). D'ailleurs, plusieurs des entreprises en cause ont déjà signé un arrangement avec le Département américain de la justice en 2010, assorti d'amendes de plusieurs dizaines de millions de dollars (lire :...

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Apple v Samsung : quand Samsung copie le glisser pour déverrouiller 06/04/2014 | 20:45 | Mickaël Bazoge | 146 commentaires

Le second procès Apple contre Samsung est l'occasion de jeter un œil sur les coulisses des deux entreprises. En ce qui concerne Apple, on a déjà eu droit à la feuille de route de 2011, ainsi qu'à un appel de Steve Jobs à mener une « guerre sainte » contre Google. Mais le constructeur de Cupertino n'a pas manqué de répliquer avec un document étayé, censé prouver la « copie servile » de Samsung sur l'iPhone et les concepts d'interface développés par Apple.

Dans ce document Copy Cat dévoilé par AppleInsider, Apple révèle qu'en juin 2009, la branche Europe du design Samsung a planché sur une alternative à la fonction « glisser pour déverrouiller » - celle-là même qui a été au coeur du témoignage de l'ingénieur d'Apple Greg Christie vendredi (lire : Apple v Samsung : la peur d'Android). Les designers du constructeur coréen ont imaginé une manière plutôt intéressante de se démarquer du fameux mécanisme d'iOS : en faisant « glisser » la page de verrouillage à la manière d'un livre, qui révèle alors la page d'accueil. Cette alternative a été déclinée en deux versions (sur le « coin » de la feuille, ou de haut en bas). Samsung a décidé de ne rien en faire et s'est simplement contenté de copier/coller la fonction d'Apple… sans vraiment y parvenir.


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