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Tim Cook justifie sa rencontre avec Donald Trump

Stéphane Moussie | | 10:30 |  70

Tim Cook ne s’est pas débiné en rencontrant Donald Trump avec les autres grands patrons de la high-tech américaine la semaine dernière.

Mais pourquoi avoir participé à cette rencontre alors qu’il est de notoriété publique que le CEO d’Apple ne partage pas beaucoup de points communs avec le président élu ? Parce qu’il n’y aura d’autre choix que de composer avec lui dans les années à venir, d’une part, et parce que la confrontation fait plus avancer les choses que l’évitement, d’autre part.

Crédits : Reuters

C’est ce deuxième point que Tim Cook explique dans une note interne publiée par TechCrunch :

Personnellement, je ne pense pas que rester à l’écart permette de réussir. La seule manière d’avoir une influence est de prendre part au débat. Que ce soit dans ce pays, dans l’Union européenne, en Chine ou en Amérique du sud, nous nous engageons. Je crois que c’est vraiment important de le faire parce que vous ne pouvez pas changer les choses simplement en pestant. Vous changez les choses en montrant à tout le monde pourquoi votre chemin est le meilleur. À bien des égards, c’est un débat d’idées.

De quelles « choses » le dirigeant parle-t-il en particulier ? De la confidentialité et de la sécurité, alors que Trump voulait « ouvrir » l’iPhone du terroriste de San Bernardino, des droits de l’Homme, alors que Trump a multiplié les propos xénophobes et sexistes, du respect de l’environnement, alors que Trump veut suspendre les aides fédérales à destination des énergies renouvelables.

Le prochain président des États-Unis avait eu un discours rassurant et entreprenant lors de la réunion :

Je suis là pour vous aider à ce que les choses aillent bien pour vous, et ça marche bien pour vous en ce moment et je suis très honoré par le rebond [sous-entendu des cotations boursières de ces entreprises après son élection, ndlr] — ils parlent tous du rebond et je sais que tout le monde dans cette salle va devoir m’apprécier un peu, mais nous allons essayer de faire en sorte que le rebond se poursuive.

Plus important peut-être encore, nous voulons que vous continuiez dans la voie d’une incroyable innovation. Il n’y a personne comme les gens dans cette salle et nous ferons tout ce que nous pouvons pour aider ce processus, nous allons être là pour vous et vous pourrez appeler mon équipe, vous pourrez aussi m’appeler. Ça ne fait aucune différence; nous n’avons pas ici de chaîne de commandement formelle.

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70 Commentaires Signaler un abus dans les commentaires

avatar fredseg 20/12/2016 - 10:37 via iGeneration pour iOS

Les discours de Trump peuvent bien être "rassurants", les actes en revanche sont inquiétants. Les quatre prochaines années vont être très longues.

avatar 20/12/2016 - 10:51 via iGeneration pour iOS

@fredseg
Quels actes ?

avatar J'en_crois Pas_... 20/12/2016 - 13:51

@
le choix de son équipe présidentiel est déjà un acte qui ne laisse aucun doute au cauchemar qui nous attend, tu rajoutes ses interventions en politique étrangères.



avatar pslauver 20/12/2016 - 17:32

Moi je pense exactement le contraire

avatar J'en_crois Pas_... 20/12/2016 - 18:21

@pslauver
Je nous souhaite que le futur te donne raison, même si la réflexion me pousse à penser le contraire;

avatar C1rc3@0rc 20/12/2016 - 11:15

@fredseg

Quels actes?
Inquietants pour qui?

Le fait qu'il ait la majorité des media et la majorité de la classe politique installée contre lui est la seule nouveauté et certitude qui soit presente.

Et que vaut il mieux, un president-voyou qui dissimule les pires actes derriere un sourire eclatant et des discours "poitiquement corrects" ou un president grossier mais qui agit avec pragmatisme dans l'interet de son pays?

On peut juger du bilan de Obama au bout de 8 ans comme de celui de Bush et de Clinton... mais c'est a posteriori.
La on condamne Trump avant qu'il ait fait quoi que ce soit, simplement parce qu'il ne respecte pas l'etiquette et les pratiques de faux-cul de ses predecesseurs...

Et puis les americains ont elu un president, en toute conscience et contre un mur de media hostile et partisans. C'est le choix des americains, il est respectable en tant que tel. S'il y a des critiques a lancer c'est donc sur les electeurs qui l'ont elu!
Et puis les americains ont aussi le droit de se tromper, et en cours de mandat ils auront la possibilité de bloquer le president... ou a l'inverse de lui donner plus de pouvoir.

Cook est un bon politicien et un pragmatique et la il fait son travail. Son propos est coherent et adapté. Maintenant on aimerait qu'il soit aussi pragmatique et efficace sur la reorganisation de la conception chez Apple...

avatar occam 20/12/2016 - 12:07 via iGeneration pour iOS

@C1rc3@0rc

Puis-je vous rappeler que ce ne sont pas « les Américains » qui ont élu Donald Trump, mais une minorité d'entre eux, même une minorité parmi ceux qui ont voté ?
Trump a reçu 2.8 millions de voix de moins que sa concurrente.

Il ne doit sa victoire qu'au système du collège électoral, système qui, il faut le rappeler, fut instauré à l'origine pour protéger les intérêts des états esclavagistes, qui voulaient que les esclaves fussent comptabilisés à la proportionnelle électorale, mais occultés dans le census fiscal.

C'est l'archaïsme qui a permis la victoire électorale de Trump malgré sa défaite dans le vote populaire.
On peut respecter le principe du résultat en tant que processus constitutionnel. Mais il inexact de dire que « les Américains » l'ont élu : DES Américains, une minorité des votants, l'ont élu.

avatar philfamb 20/12/2016 - 12:45 via iGeneration pour iOS

@occam

C'est toujours très simple de venir expliquera qui veut l'entendre que le système américain est révolu !

Quand Obama ou Clinton avant lui a gagné, ce système ne posait pas de problème ! Aujourd'hui un républicain gagne, et c'est l'insurrection !

Le système électoral est ce qu'il est et comme Trump, Clinton a délaissé les états où elle n'avait aucune chance de gagner (le Texas par exemple) !

Et qui sommes nous pour expliquer aux américains quel est le meilleur système électoral !

avatar occam 20/12/2016 - 14:25

« The electoral college is a disaster for a democracy. »

Qui l’a dit ?

Donald Trump.

Après l’élection de Barrack Obama.
https://twitter.com/realdonaldtrump/status/266038556504494082?lang=en&la...

Maintenant qu’il en profite, son opinion a peut-être varié.

Pour le reste, si vous vous donnez la peine de relire ce fil, (pour autant que vous ayez envie de répondre à ce qui est écrit concrètement, au lieu de projeter des chimères), vous verrez que qu’il ne s’agit nullement d’expliquer aux Américains quel est le meilleur système électoral, mais de constater précisément quelle est l’ampleur du mandat populaire du président-élu. Notamment au regard des décisions graves, vitales et potentiellement funestes pour tous les Américains qu’il sera appelé à prendre, quelle est la proportion d’entre eux qui a décidé effectivement de lui confier leur sort.

À ce titre, il n’est pas inutile d’observer que M. Trump ne regroupe même pas une majorité relative des votants derrière lui. Son mandat populaire est le plus faible de l’histoire contemporaine de la présidence américaine.

avatar stemou75 20/12/2016 - 13:06 via iGeneration pour iOS

@occam
C'est bien la réaction d'une vision française de l'état centralisé.
Kennedy a été élu en 1960 avec une minorité des voix.
Les Américains sont massivement favorables au système du collège électoral car les États Unis sont un état fédéral. Personne ne veut que la Californie et New York soient les seuls à décider.

avatar occam 20/12/2016 - 14:09 (edité)

@stemou75

Faux à tous les niveaux :

1—Kennedy : JFK fut élu en 1960 à la majorité relative du vote populaire, en plus de la majorité absolue du collège électoral.
34220984 voix pour JFK (49.72% du vote populaire) contre 34108157 (49.55%) pour Richard Nixon.

2—Les Américains sont majoritairement favorables à l’abolition du collège électoral. Même le dernier sondage Gallup à ce sujet (en date du 2 décembre 2016), suite à la mobilisation massive des électeurs républicains et à la prise de conscience de ceux-ci du fait que leur candidat a gagné uniquement grâce au système du collège électoral, donne encore une majorité favorable à l’abolition de ce système, par 49% contre 47%.
Historiquement, depuis 49 ans que cette question est posée par Gallup après chaque élection présidentielle, une majorité opte pour l’abolition du collège électoral.

3—Quant à votre supputation d’une « vision française de l’état centralisé », elle est erronée tant au niveau institutionnel que personnel. Fausse au niveau institutionnel, car le système du collège électoral — tel qu’il est à présent — a été institué pour gonfler la représentation électorale des états esclavagistes. Il n’est en rien inhérent à un système fédéraliste. D’autres pays à structure fédéraliste, comme la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, pratiquent des systèmes à proportionnelle pondérée beaucoup plus représentatifs. Le problème est que le président américain est le seul magistrat élu au niveau national, mais que son mode d’élection n’a pas été adapté à l’évolution de la réalité politique américaine.

La supputation est tout aussi fausse en ce qui me concerne : ayant vécu toute ma vie active dans des républiques à structure fortement fédéraliste (dont l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche), et ayant acquis la nationalité de l’un d’eux, je ne suis nullement partisan du centralisme français, qu’il soit de sensibilité jacobine, bonapartiste ou d’Ancien Régime.

avatar C1rc3@0rc 20/12/2016 - 14:00

@occam

2 millions et quelques de voix sur presque 130 millions de votants, c'est en dessous de la marge signifiante en stats! Avec de tels chiffres il n'y a pas de contestation qui tienne, ce que la justice a confirmé.

Et aux 130 millions de votants se rajoutent les abstentionistes qui par defaut votent pour celui qui gagne.
Tout ça en comptant que Trump a subit une campagne de denigrement et incroyablement hostile de la part de plus de 200 "journaux" et de la majorité des reseaux de TV, sans parler des "media sociaux" et des "analystes" politiques...
Situation a laquelle se rajoute le denigrement et les declarations assasines envers Trump dans le camp républicain, celui qui l'avait adoubé...

Clinton avait un financement massif - une des plus cheres campagnes jamais vue, voire un record - et l'appui d'une bonne partie des media nationaux et internationaux et des predictions de victoire a gogo de la majorité des instituts de sondages...

Alors on peut critiquer le systeme electorale americain, mais depuis Roosevelt (reforme) c'est celui qui a fait elire tous les presidents des USA comme Clinton, Bush et Obama.

Quand aux allegations de certains, president compris, des interventions russes ou des manipulations du FBI,... l'un reste a prouver et le second, ben c'est Obama qui la mis en place!

Et il faut aussi rappeler que les grand electeurs peuvent voter pour qui ils veulent meme s'ils se prennent une amende s'ils ne votent pas envers le candidat qu'ils avaient choisi avant l'election. C'est d'ailleurs le cas d'au moins 4 grands electeurs cette fois...

La consequence c'est que Trump est totalement legitime et il est le choix du peuple americain, c'est incontestable. Et le peuple americain est souverain et responsable!

Je ne comprend pas cette volonté de dire que Trump est un accident, qu'il n'est pas legitime, et que ce ne sont pas les americains qui l'ont elu.

A quoi cela sert ce contester cette realité?

Et sinon, on voit ou est le pragmatisme: Cook!

avatar pslauver 20/12/2016 - 17:37

+100

Je rajouterai 2 choses :

1 - lors du vote des grands électeurs, Clinton a perdu plus de voix que Trump...
2 - Quand tous les médias (90 %) sont pour un candidat, je pense que l'autre est meilleur pour moi

avatar C1rc3@0rc 20/12/2016 - 23:31

@pslauver

J'irai pas dans l'affirmation systematique du point nº2, mais en l'occurence la situation presente demontre qu'aux USA le peuple est encore souverain et que les manipulations mediatiques ne sont pas encore efficaces a 100%.

Le probleme des USA c'est que, comme dans beaucoup d'autres democraties, une "artistocratie" s'est (re)constitutée qui vise par des ententes et magouilles a imposer systematiquement un des siens au pouvoir.
C'est le principe meme d'avoir deux partis politiques qui sont les seuls a pouvoir mettre un candidat au pouvoir. En Suisse, qui est un des rares a echapper a cette malediction, on est dans un vrai multipartisme democratique.

Et on voit bien le cas en France avec les mega concentrations que sont le PS et les Republicains (terme des plus impropres): non seulement ce sont des aggregas grumeleux de tendances politiques totalement incompatibles, mais en plus les "pivots" et piliers de ces "blob" sont tous issus des memes cercles et formations. C'est typiquement des aristocraties qui ne tolerent nulle alternative!

Si on voulait reformer les systemes electoraux pour qu'ils deviennent plus representatifs, il y aurait plusieurs solutions, mais une des plus simple serait de mettre la limite de victoire a 10%.

Il faudrait donc que pour etre elu un candidat receuille 10% de plus de votes que ses concurrents, et faire un systeme par balotage jusqu'a obtention de ces 10%...

Parce qu'avec moins de 3% sur 130 milions de votants, autant Trump que Clinton aurait ete legitime et personne ne peut trancher: ils sont exequo en compte!
En l'occurence, face a cette marge non signifiante, c'est bel et bien le systeme qui a decidé, faute de mieux, qui est le president, comme ça a ete tres souvent le cas au USA.
Le seul probleme, c'est que l'aristocratie americaine pensait "tenir" le systeme et ne pensait pas que quelqu'un n'appartenant pas a cette caste pouvait emerger. Trump l'a fait, porté par le peuple americain.

avatar Maitre muqueux 21/12/2016 - 22:35 via iGeneration pour iOS

@occam

Ca n'en reste pas une minorité à 48 pour-cent ça commence à peser mec

avatar Eyquem 20/12/2016 - 13:38 via iGeneration pour iOS

@C1rc3@0rc

J'aurais pas mieux dit. Marre de ce politiquement correct moribond qui met sur le ban ceux qui ne pensent pas comme cette étiquette bien-pensante ridicule l'exige !

avatar J'en_crois Pas_... 20/12/2016 - 13:54

@C1rc3@0rc
Il est détestable pour la démocratie qu'elle choisisse un individu qui s'affiche comme un salopard, plutôt qu'une personne qui affirme des valeurs.

avatar Eyquem 20/12/2016 - 16:50 via iGeneration pour iOS (edité)

@J'en_crois Pas_mes yeux

Quelles valeurs, et qui en avait lors de cette campagne ? Hillary ?

avatar C1rc3@0rc 21/12/2016 - 01:06 (edité)

Les valeurs en politique ne sont que des promesses electorales ou au mieux du marketing. Un politicien ne fonctionne pas avec des valeurs, ou alors c'est un dictateur...

Il suffit de chercher un peu pour trouver derriere tous les scandales, financiers, sexuels, d'abus de bien sociaux, etc,... et on trouve assez systematiquement des politiciens portant en etandard des "valeurs"...

Que penser de Clinton au discours officiel pro environnement et pro-etatiste, qui ecrit en off qu'il faut laisser les firmes s'autoreguler?

Une election c'est un contrat, c'est pas un acte de foi. Un candidat s'engage dans un programme et le peuple lui confere les pouvoir representatif et executif pour le realiser. Donc le candidat elu se doit de mettre tout en oeuvre pour appliquer les terme de ce contrat. Le probleme c'est que la sanction pour non respect de ce contrat n'est qu'electorale, ce qui permet a nombre de scelerats d'acceder en toute impunité a la tete de l'etat.

Si on veut des politiciens de "valeurs" faut retablir le systeme feodal et la monarchie, car ce sont les systemes qui ne fonctionnent que sur des valeurs et que par accidents par pragmatisme!

avatar 8enoit 21/12/2016 - 18:35 via iGeneration pour iOS

@J'en_crois Pas_mes yeux :
"Qui affirme ses valeurs"

Vous avez suivi l'actualité américaine ? Aidez-vous de Google.
Clinton a menti, est corrompue jusqu'à l'os, WikiLeaks a révélé plusieurs contenus d'emails révélant des projet de manipulation illicites, de noyautage de groupes d'influence…

Ses valeurs affichées sont juste une façade. Les américains détestent cela.

Nous on est capables d'élire une nouille mais qui a le grand mérite d'affirmer qu'elle est de gôche, vous comprenez? C'est généreux d'être de gôche, c'est Bien, c'est Juste, c'est le Sens de l'Histoire.
Référons-nous à la mémorable tirade "Moi Président de la République" du candidat Hollande en 2012. Son passé vierge de tout portefeuille ministériel n'a pas pesé un kopeck. Ce type sans épaisseur a été élu sur foi d'une image.

Alors la critique des électeurs américains et le portage aux nues d'un candidat parce qu'il parle Progrès, c'est juste risible.

avatar Almux 24/12/2016 - 12:35 (edité)

Ne pas considérer Trump comme un énorme danger pour la planète (ou, du moins pour l'humanité) est du pur déni… voire une forme aggravée de masochisme.
On est pas loin de la légalisation du KKK et d'un retour en arrière d'une bonne centaine d'années en terme de droit l'homme et de la conscience écologique.

avatar 8enoit 21/12/2016 - 18:14 via iGeneration pour iOS

@fredseg :
Vous vivez aux États Unis?
Ou bien vous vibrez à l'unisson de nos médias qui prédisent l'apocalypse trumpiste depuis des mois ?

Ce qui est symptomatique d'une époque qui tend à remplacer la pensée par l'émotion – la peur des "heures sombres" en l'occurrence – c'est que le patron d'une des plus grosses sociétés américaines soit contraint de se justifier de sa rencontre avec le président de son pays…
La faute au moralisme incessant pratiqué par le monde politico-médiatique (hors MacG bien sûr). "Ça c'est bien, ça c'est mal" tient lieu de leitmotiv. Quand je pense que la République a chassé les curés précisément par rejet de la morale… non mais allô

avatar Almux 24/12/2016 - 12:37 (edité)

Il croit que rendre plus grand, c'est rendre plus riche!
Comme il est riche, il se croit grand… Mais, il est surtout grandement cupide…

avatar fixb 20/12/2016 - 10:39 via iGeneration pour iOS

Let's make Apple great again.

avatar ckermo80Dqy 20/12/2016 - 14:28 via iGeneration pour iOS

@fixb

Bon, vous allez nous la ressortir combien de fois ? La "vanne" est déjà usée jusqu'à la corde, changez de disque.

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