Du rififi autour du multitouch

Nonoche |
Rien ne va plus au pays des écrans tactiles. Alors qu'Apple avait jusqu'ici réussi à protéger sa chasse gardée, la concurrence commence à faire montre d'un certain sans-gêne. Palm a été la première à tirer avec le Pré, qui, comble de l'insolence, utilise non seulement le multitouch à la sauce Apple, mais pire encore va jusqu'à utiliser iTunes pour se synchroniser avec l'ordinateur ! Jusqu'ici Apple s'est contentée de grogner (voir notre article le ton monte entre Apple et Palm) et d'entrer dans le jeu du chat et de la souris, profitant d'une mise à jour d'iTunes pour retirer la rustine que Palm avait appliquée.

Apple aboie, mais ne mord pas, ce qui semble-t-il aura suscité des vocations, puisque HTC emboîte le pas à Palm avec son Hero, lui aussi doué de multitouch (voir notre article Hero : enfin un smartphone Android convaincant). Microsoft s'apprête à en faire autant pour le Zune HD en septembre et pour Windows Mobile 7 (printemps 2010). En outre, impossible de dire de façon certaine si Android 2.0 fera figurer le multitouch ou non, les échos sur ce point se contredisant régulièrement (voir notre article Android à l'heure du multitouch), mais une chose est sûre, c'est à l'étude, et il est loin le temps où le département juridique d'Apple, en prince régnant, décidait du sort des fonctionnalités des concurrents de l'iPhone (voir notre article Google aurait bel et bien présenté le G1 à Apple). Alors qu'Eric Schmidt vient de quitter le conseil d'administration d'Apple, certains se demandent déjà si la concurrence entre Apple et Google ne va pas devenir plus vive et si cette dernière ne va pas désormais en avoir les coudées d'autant plus franches.

Ceci étant dit, on a déjà vu des smartphones multitouch sans que ça ne prête à polémique (comme ceux de Garmin ou de Research in Motion), car là où les choses se compliquent, c'est qu'Apple ne possède pas le multitouch en tant que tel (ni au niveau de la technologie de l'écran capacitif, ni au niveau du concept même). Cependant, Apple dispose de brevets sur certaines applications du multitouch, dans certains contextes. Par exemple la façon dont l'iPhone détermine s'il doit bloquer le défilement d'une fenêtre sur l'axe vertical, s'il doit permettre le défilement sur les deux axes, ou s'il doit le bloquer sur l'axe horizontal, en fonction des impulsions reçues sur l'écran tactile et du contexte dans lequel elles se produisent. Libre aux concurrents de faire exactement la même chose pour peu qu'ils n'utilisent pas les moyens protégés précisément par le brevet (voir notre article Apple brevète les bases de l'iPhone).

Par conséquent, les concurrents d'Apple peuvent faire du multitouch dans la mesure où ils ne le font pas exactement comme l'iPhone. Le cas n'est donc pas si évident à trancher, et représente un certain aléa judiciaire à considérer sérieusement avant d'attaquer : si Apple venait à être défaite lors d'un tel procès elle aurait beaucoup plus à perdre que si elle se contente de montrer les crocs et de jouer sur l'intimidation. Ce qui limite malgré tout la casse, du moins jusqu'à un certain point. On peut donc voir le brevet comme une arme de dissuasion, le but du jeu consistant à ne jamais s'en servir. En revanche, si d'aucuns tentent le coup sans qu'Apple ne réagisse, ça ne pourra que pousser d'autres à leur emboîter le pas, et passé un certain seuil le seul moyen pour Apple d'endiguer la voie d'eau sera de frapper. Encore faut-il que le risque encouru en vaille la peine.

D'autant que les quelques 200 brevets dont dispose Apple sur l'iPhone font l'objet de controverses : certains considèrent que l'office américain des brevets aurait été quelque peu léger en les octroyant, dans la mesure où il existe nombre de cas pré-existants (ou «prior art»), en citant les exemples de Bell, de l'université du Delaware, et d'autres. Mais également dans les termes particulièrement vagues qui sont utilisés dans ces brevets. Sans compter qu'Apple fait déjà l'objet d'une procédure de la part d'un autre dépositaire de brevets sur le multitouch (voir notre article Apple accusée de violer des brevets sur le multitouch). Autant de points d'attaque que les avocats de Palm ne manqueraient pas de soulever en cas de conflit judiciaire. Nombre d'experts et d'analystes se sont émus des menaces d'Apple en soulignant ces éléments (se contredisant parfois les uns les autres) mais à la vérité il est bien difficile de tirer tout ça au clair tant le domaine est vaste et complexe. D'où la nécessité parfois de faire appel à un juge pour trancher dans le vif.

L'autre question à prendre en considération c'est ce qui a pu pousser Palm à passer outre la menace d'un conflit ouvert. Plusieurs scénarios se présentent :

Primo, Palm est sûre de son fait et a trouvé une faille dans les brevets d'Apple, soit qui permet de contourner ce qu'ils protègent, soit qui les invalide totalement (à noter que certains gestes pour manipuler le Pré se font sur une surface tactile en dessous de l'écran).

Deuxio, Palm dispose de brevets portant sur des technologies exploitées par l'iPhone, et pourrait donc jouer à un échange de bons procédés (je te laisse utiliser mon brevet dans l'iPhone et tu me laisses utiliser le tien dans le Pré).

Tertio, Palm a joué son va-tout sur le Pré dans la mesure où c'était l'opération de la dernière chance : risquer de se confronter à Apple représente une menace à plus long terme que la faillite pure et simple si elle n'avait pas osé monter au front.

Ou encore une combinaison de chacune de ces possibilités… Toujours est-il qu'au train où vont les choses, Apple devra tôt ou tard sortir de sa réserve si elle veut que la menace conserve un semblant de crédibilité, quitte à faire un exemple. Une telle procédure sera nécessairement lourde de conséquences, quelle qu'en soit l'issue.

Il faut dire que le marché subit une pression naturelle pour aller vers le multitouch, et que les différents acteurs ne pourront pas en faire indéfiniment l'économie : c'est l'interface qui est la plus censée, la plus simple, la plus ergonomique, et la plus efficace, dans le domaine des écrans tactiles. À mesure que le grand public apprend à l'utiliser et à en réaliser les bénéfices, il deviendra un argument commercial imparable. Les concurrents d'Apple ont donc une quasi-obligation à aller se frotter à l'iPhone sur ce domaine, ce qui entraînera inéluctablement la firme de Cupertino à sortir de sa réserve. Le reste se décidera en justice, mais ça ne se fera pas sans douleur.

A voir également :
Interview : l'impact des brevets d'Apple
avatar CocoaPower | 
Il y deux facteurs important dans ces conneries de brevet sur le multitouch. Premièrement Apple a violé un gros paquet de brevets dans l'iPhone. Les grosses entreprises de Téléphone/PDA ne risquent pas grand chose à utiliser des brevets Apple (brevet croisé etc). Secondo, les brevets d'Apple ne sont que des ajouts à des brevets existant. Sans posséder les brevets d'origines, Apple n'a pas beaucoup d'influence. Finalement, les brevets de l'iPhone sont avant tout une arme de FUD pour ralentir les concurrents. En pratique Apple risque plus gros avec les brevets qu'ils ont violé sur l'unité radio, la gestion de la batterie, etc
avatar lukasmars | 
Incroyable quand même qu'une boite s'octroie une technologie alors que ses contributions sont marginales . Bref ces brevets à la con freinent tous le monde. Apple aka le Orange des constructeurs de materiels informatique.
avatar cedcrow | 
Le multitouch pour tous, c'est l'assurance d'un renouveau dans la compétition des smart_touch_phone. ça ne peut être que bon pour nous, moins pour apple forcément :)
avatar Marvin_R | 
@Cocoapower tu as des preuves qu'Apple a effectivement violé des brevets ? Un gros paquet en plus. Dans l'article, c'est à la justice de trancher.
avatar Nicolas_D | 
Pour faire très simple, le brevet est là pour protéger les technologies mises au point par telle ou telle entreprise et encourager ses concurrents à innover en trouvant d'autres façons de répondre à un problème donné. Le brevet c'est le bien ! Malheureusement, il y a un gros flou au niveau international en ce qui concerne le domaine de l'informatique qui fait beaucoup appelle à des concepts qui ne peuvent être brevetés par définition (au moins en Europe). H.S. : bravo l'équipe MacGé pour le choix de l'image : Palm Pré sur fond de dessins de Brevet de l'iPhone
avatar pacou | 
Je revendique être fan de Apple. Cependant le peu de lucidité que j'ai encore à son sujet me font remarquer une chose : Apple a toujours suscité un intérêt morbide. Quand cette société rencontre le succès, certains n'ont qu'une idée en tête, la voire s'effondrer (il est incroyable de voir comment tout sujet est bon pour trouver un défaut, une erreur, un manque ...). Quand enfin elle s'écroule ou même un simple chiffre commence à frémir vers le bas, alors ça y est, elle est bonne pour la casse. C'est assez pitoyable. Quand à ce sujet des brevets ... j'ai presque honte de dire que c'est de bonne guerre. Cette société a failli mourir à cause des brevets, et aujourd'hui elle s'en sert pour survivre. Cette idée de brevet est peut être nulle d'un point de vue humaniste, mais malheureusement c'est vital. Imaginez un instant le point de vue de l'entreprise (et pas celui du consommateur) : - je dépense 1 milliard d'une monnaie quelconque pour faire de la recherche et/ou du développement de technologie. - j'utilise cette technologie dans mes produits, sans poser de brevet - mon (mes) concurrent(s) achète une dizaine de produits pour disons pour l'exemple 6000 unités de la même monnaie - ils décortiquent le produit et l'étudient (c'est interdit ??? ben voyons). Disons que ça leur prend 1000 heures et un budget global de 1 million d'unité de la même monnaie pour comprendre et reproduire les process - Ils peuvent sortir un produit équivalent, avec en gros mille fois moins de frais de recherche et développement que "l'inventeur" et donc à un prix de vente inférieur, mais pas trop, et une marge bien plus élevé. Si un brevet protège l'invention, les détails de l'invention sont connus dans ses grands principes, mais ils sont aussi protégés. Moralité, il semble malheureusement que les brevets sont incontournables dans le domaine industriel.
avatar CocoaPower | 
@pacou Tu as raison pour les brevets industriel mais ça ne s'applique pas dans ce cas ci. Quand tu regardes les brevets logiciels, c'est des trucs sans recherche ni investissement. Apple et IBM ont la palme d'or des brevets à la con.
avatar melaure | 
Le multitouch devrait être comme la souris. Utilisable pour tous comme ils l'entendent. Dans cet exemple ces brevet ne défendent absolument pas de la recherche, Apple n'a fait qu'adapter de l'existant, ce n'est PAS une innovation (toute comme la table tactile de Microsoft).
avatar arcanomancer | 
On est pas obligé non plus de breveter. Le savoir-faire ça existe.
avatar Nicolas_D | 
Les brevets sont humanistes d'une certaine façon. Laquelle ? Les labos de R&D publics ou privés dans le cadre de recherche peuvent utiliser tout ou partie d'un brevet sans nécessité de demander des autorisations, ça permet de faire progresser la Recherche. Si tu veux utiliser l'invention décrite par un brevet pour ton propre usage et strictement ton propre usage, tu peux. De ces deux façons les brevets sont humanistes. Quant au savoir-faire, ça dépend ce qu'on entend par là. Exemple lors d'un dépôt de brevet la question du caractère inventif/innovant de l'invention se pose. Si l'objet du dépôt de brevet n'illustre qu'une connaissance (qui peut-être un savoir-faire) établie par les pairs (appelé l'état de la technique dans la jargon officiel) alors il n'y a pas de caractère inventif. Mais par contre si on appelle savoir-faire: la réponse, spécifique à une entreprise, à un problème technique alors il y a possibilité de breveter (à condition d'avoir fait signer un NDA à l'ensemble des employés, sinon le caractère nouveau disparaît et donc pas de brevet). Le brevet n'est pas inutile, il est juste mal vu/intégré dans la culture d'entreprise (au moins en France).
avatar Un Vrai Type | 
Apple brevette surtout pour : 'Rappeler à tout le monde qu'elle fût la première à' (elle a donc innové, n'en déplaise aux obtus qui confondent invention et innovation...) 'Ne pas se faire attaquer sur les brevets' De mémoire, Apple n'a jamais attaqué à l'aveugle surtout lorsqu'elle a innové pour créer un marché. Elle a attaqué plusieurs fois sur l'apparence (l'identité de la marque), mais sur le fond... Par contre, je pense que le reste de l'industrie AVAIT BEAUCOUP DE RETARD et qu'il ne l'on PAS ENCORE rattrapé. Qui a investi autant qu'Apple dans le domaine ? Comme par hasard, le concurrent Palm avait émis des rumeurs aux développeurs il y a PLUS DE 3 ANS ! Croire que Microsoft peut créer sa propre solution en 6 mois, là où Apple clame avoir eu besoin de 5 ans et où Palm aurait eu besoin de 3, c'est un peu facile. On l'oublie souvent, mais Apple a pris toute l'industrie sauf Palm de court. Il est logique que nous soyons au début de la concurrence donc.
avatar JFL27 | 
Il y a un quatrième scénario. Apple rappelle solennellement à ses concurrents qu'il est propriétaire de brevets et que pour s'en servir, il faut passer à la caisse, juste histoire de récupérer ce qu'il peut perdre par le jeu de la concurrence..
avatar saladisiac | 
Pour le consommateur il est plus avantageux que tout les acteurs du marché puissent profiter du multitouch (y compris Microsoft), dans le sens où une amélioration globale de la qualité d'utilisation des smartphone nous permettrai d'avoir un choix plus large. Je trouve très bien que le Palm Pré puisse être synchronisé avec iTunes. Il serait dommage qu'Apple se prive de vendre de la musique au possesseurs de Blackberry ou de baladeurs Sony. Je tient aussi à signaler que les baladeurs Bang & Olufsen sont depuis toujours compatibles avec iTunes.
avatar softjo | 
Le brevet du multitouch, c'est comme breuveté l'ordinateur muni d'un écran... Breveté la manière donc le multitouch, c'est bien, pour que les autres se lance également non pas à la copie, mais d'une autre gestion. C'est comme certaines entreprises qui ont réussi à breveté l'idée de la fenêtre qui affiche des icones, des lecteurs de musique portables. Je trouve pas normal qu'il soit possible de breveté n'importe quoi aux USA. Sinon, moi je vais poser un brevet sur l'utilisation de l'électricité par l'électronique. Et après, je pourrai faire plier toutes les entreprises... Bon, c'est pas pire que des brevet posé au bol qui sont juste une simple idée et lorsqu'une futur entreprise développe concretement une technologie qui entre dans cette idée, paf, le detenteur demande des indémnisation... Rappelons qu'Apple innove énormément et ose se lancer dans des secteurs ou d'autres n'osent pas. Citons microsoft qui n'innove pas beaucoup mais qui s'inspire trèèès fortement des autres. En tout cas, même si apple a violé plein de brevet, c'est bien, car elle a enfin lancé le tactile à grande échelle et l'arrivée du vrai internet sur les mobiles. Et de toute façon, il est impossible de ne pas violé de brevet, tellement il y en a et tellement certains sont vagues...
avatar Anonyme (non vérifié) | 
"JFL27 [06/08/2009 18:40] (effacer) (editer) Il y a un quatrième scénario. Apple rappelle solennellement à ses concurrents qu'il est propriétaire de brevets et que pour s'en servir, il faut passer à la caisse, juste histoire de récupérer ce qu'il peut perdre par le jeu de la concurrence.." Il semblerait que les auteurs de l'article aient voulu mettre l'accent sur la pléthore de brevets que Palm possède et qui pourraient, éventuellement (hahaha, doux euphémisme) avoir été plus ou moins violé sciemment dans l'iphone/ipod touch. Et puis ces deux boites ont du passé en commun, après tout, Palm avait revendu son logiciel de reconnaissance d'écriture (amusant d'ailleurs qu'actuellement on en soit revenu au clavier tactile sans chercher à perfectionner la reconnaissance d'écriture naturelle) au début des 90's à Apple pour équiper le Newton 120... Honnêtement, vu sa situation actuelle (du déjà vu dans l'histoire de Palm), si Palm attaque Apple, c'est qu'ils ne doivent pas avoir trop peur d'une retombée négative pour eux. Et si Apple ne fait pour le moment rien de particulier, c'est sans doute qu'ils doivent être en train de cogiter pour savoir comment faire valoir leurs droits dans cet imbroglio qui leur est potentiellement défavorable...
avatar JayTouCon | 
j'aime bien lire ce genre d'article ca change des niouse ou la belle mère de la caissiére s'est fait braquée sa mighty mouse. jsuis désolé mais j'ai lu ici il y a un an que la pomme attaquait je ne sais qui (oh ca va c'est le soleil) qui utilisait le terme de big apple. C'est très juste de dire que 'la pomme montre les dents mais ne mords pas'. Il n'y a qu'a voir l'affaire Pear C et le célébre commentaire du porte parole de la pomme à propos de ce cloneur en europe 'nous n'avons pas de commentaire à faire à ce sujet'. Le jour ou des gens s'échangeront des appli iphone entre eux s'en passer par l'appstore ca commencera à être interessant. Juridiquement chez la pomme ca peut être très très amusant surtout en Europe de les titiller. Ca leure fera jamais perdre leur 25 milliards de dollars cash en bank de toute façon. :)
avatar JayTouCon | 
j'ai délaissé l'orthographe et les règles de conjugaison. Désolé ce sont les vacances.
avatar takamac | 
Le jour où il n'y a plus de brevet, les entreprises n'innoveront plus. Donc ce sera mauvais pour l'utilisateur. Et les brevets, ça ne concerne pas que les trucs super-compliqués. Ceux qui comprennent que les idées les plus simples sont les meilleurs, auront tout compris sur l'intérêt des brevets :) Simple no ?
avatar macbob | 
les brevets sur les interfaces et les façons d'utilisation de celles-ci sont du pur flan, uniquement faisable aux US et pas du tout défendable devant les tribunaux... le seul intérêt c'est: 1. d'empêcher les startups de faire des choses du même genre (le coût des procédures étant si élevés de les entreprises en démarrages ne peuvent se les permettre !). 2. de ralentir la concurrence en général car si procédure il y a, on peut empêcher la commercialisation d'un produit pendant un certain temps (pas forcément toute la durée de la procédure...) 3. éventuellement récolter des contreparties (le dit concurrent pouvant préférer dealer quelque chose pour éviter la procédure, ces frais et délais...)
avatar Totoleheros | 
@takamac "Ceux qui comprennent que les idées les plus simples sont les meilleurs, auront tout compris sur l'intérêt des brevets :)" t'as pensé à breveter cette idée?! :-)
avatar Yves SG | 
Qu'Apple ai ou non inventé le multitouch, j'en sais rien et à la limite je m'en tape, mais je trouve ahurissant que l'on puisse breveté un principe comme le multitouch. On a de la chance que le type qui a pensé le premier à retournr la terre pour y planter qqchose n'a pas breveté le principe de la charrue...
avatar Un Vrai Type | 
@ takamac : En fait non. Le droit d'auteur français est largement suffisant pour protéger une invention. Mais la mondialisation à choisi les brevets qui privilégient de facto les entreprises les plus importantes. (Un brevet est validé TANT qu'on a pas apporté la preuve contraire. Cette preuve peu être chère à produire. Une petite entreprise n'a pas forcément les moyens de faire valoir ses droits...)
avatar Patrick75 | 
[quote] saladisiac [06/08/2009 19:25] (effacer) (editer) Je trouve très bien que le Palm Pré puisse être synchronisé avec iTunes. [quote] Je te rappelle qu'Apple a ouvert le format de sa bibliothèque iTunes (format XML). Ce qu'on reproche à Palm et de n'avoir même pas eu le courage de mettre au point un logiciel de synchro entre son Pre et iTunes et de se servir de celui d'iTunes qui est propriétaire aux appareils Apple...
avatar ThurstonMoore | 
Bon a quand un moratoire sur la propriété intellectuelle, l'un des trucs les plus stupides jamais inventés??
avatar Sergio_bzh | 
n'oubliez pas que le premier Macintosh et son interface graphique révolutionnaire (à l'époque) est un concept venant du Xerox PARC et d'un certain Alan Kay. Z'ont du oublier de breveter. Vaut mieux éviter de faire de la morale pour défendre Apple qui a été le premier à aller se servir chez les autres.

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