Test du MacBook Pro Retina 15" mi-2012 Core i7 à 2,3 GHz

Anthony Nelzin-Santos |
Quelque part, le MacBook Pro Retina était attendu depuis 2005 : les travaux autour de l'indépendance de résolution avaient fait plus que suggérer qu'un jour, les Mac seraient dotés d'écrans haute résolution. L'iPhone, l'iPad et le MacBook Air ont progressivement dessiné ce que seraient ces Mac du futur, des machines fines, puissantes et increvables, à la faveur d'une optimisation en forme de fermeture. Le MacBook Pro Retina correspond parfaitement à ce portrait-robot, et doit aujourd'hui répondre aux attentes qui se sont formées autour de lui. À la croisée du MacBook Pro, du MacBook Air et de l'iPad, hérite-t-il des forces combinées des trois ? La réponse dans notre test.

MBP Retina

MacBook Pro + MacBook Air = MacBook Pro Retina
En tant que MacBook Pro, ce modèle Retina reprend les grandes lignes du design qui habille la gamme de portables « professionnels » d'Apple depuis 2008. Difficile donc d'être surpris par la coque monocorps en aluminium, le clavier « minitel » noir et l'écran cerclé de la même couleur. Il ne s'agit pourtant que d'un air de famille, tant la finesse de cette machine change totalement la perception de ce design. On a moins l'impression de faire face à un char d'assaut qu'à une Rolls-Royce : les deux sont encombrants, mais l'un est un tout petit peu plus pratique et luxueux que l'autre.

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Le MacBook Pro Retina mesure 6 mm de moins d'épaisseur que le MacBook Pro 15" qu'il finira par remplacer : cela peut paraître peu, mais lorsque l'on se rend compte qu'il est à peine plus épais que le MacBook Air alors qu'il embarque un processeur quadricœur et une carte graphique à 1 Go de VRAM, on comprend l'importance du coup de rabot. Épais de 1,8 cm donc, le MacBook Pro Retina mesure 35,59 sur 24,71 cm : il est donc un petit peu moins large et profond que le MacBook Pro 15". Pesant 2,02 kg, il est plus léger que le MacBook Pro… 13".

Le MacBook Pro Retina (à gauche) face au MacBook Pro 15" (image de gauche) et au MacBook Air (image de droite).


Fin et léger, le MacBook Pro Retina a été conçu comme un MacBook Air 15". Bien qu'il ne reprenne pas le design effilé du MacBook Air et ne possède plus de lecteur optique, le MacBook Pro Retina dispose d'un espace interne réduit : Apple a donc repris les mêmes recettes, et ce nouveau MacBook Pro est une machine aux composants personnalisés rentrés au chausse-pied et pour la plupart inamovibles.

L'intégration — la fermeture diront certains — est le principal compromis à faire pour obtenir des machines plus radicales en matière de design et de conception. Les MacBook Pro, comme la plupart des ordinateurs portables, n'ont jamais été des machines faciles à ouvrir, réparer et faire évoluer ; le MacBook Pro Retina doit être considéré comme une machine fermée devant passer au SAV en cas de problème, à la manière de l'iPhone, de l'iPad… ou des voitures les plus récentes.

Image (cc) iFixit.


Apple a fait en sorte que l'on ne puisse que difficilement lui reprocher ce choix de l'intégration extrême. Certes, la mémoire RAM est désormais soudée — mais elle en fournit 8 Go au moins (en DDR3L à 1 600 MHz), 16 Go en option. Certes, le SSD est dans un format barrette mSATA non standard — mais le plus petit offre 256 Go de stockage, Apple propose une option 768 Go, et les fabricants ne devraient pas tarder à proposer des modèles de tierce partie. Et oui, la batterie est carrément collée à l'intérieur de la machine — mais quand il faudra la changer dans trois ans, cela sera fait dans la journée pour 199 €, soit 10 € de plus seulement que pour la batterie du MacBook Pro 17". Et vous hériterez sans doute d'un topcase tout neuf dans l'opération.

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Certains déploreront cette approche « électroménager » de l'informatique, mais c'est la conclusion logique de l'approche d'Apple depuis 30 ans — et la firme de Cupertino fait tout pour minimiser les frictions. Certains déploreront aussi que cette machine qui se veut professionnelle fasse l'impasse sur l'Ethernet ou le FireWire : c'est vite oublier qu'elle dispose de deux ports Thunderbolt, de deux ports USB 3.0 et d'un port HDMI. Ces ports Thunderbolt pourront d'ailleurs servir de port Ethernet ou de port FireWire grâce à des adaptateurs fournis par Apple : c'est là-aussi 29 € de plus à dépenser et un objet de plus à avoir dans le sac à dos, mais au moins le cas est-il prévu.

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Plus de FireWire natif certes, mais un lecteur de carte SD sérieusement plus rapide.


L'adaptateur Ethernet / Thunderbolt requiert environ 20 à 50 % des ressources d'un cœur processeur lors d'un gros transfert de fichiers, soit 2,5 à 6,3 % des ressources de l'ordinateur, autant dire rien. Seuls ceux qui connaissent bien mal Apple seront étonnés qu'elle promeuve de façon si agressive de nouvelles technologies, et laisse au placard d'autres qui handicaperaient l'évolution de ses produits (ici au niveau de la finesse). Ceux qui connaissent bien Apple seront d'ailleurs les plus étonnés de la voir fournir des adaptateurs !

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Certains éléments ont néanmoins été sacrifiés sur l'autel de la finesse et de l'intégration sans forcément qu'Apple ne propose de remplacement. On peut comprendre que l'entrée son intégrée disparaisse : elle a toujours été de mauvaise qualité, et ceux qui en ont réellement besoin ont une carte externe USB ou FireWire. Au moins la sortie son combine entrée analogique et numérique, contrairement à ce qu'Apple indique d'ailleurs.

La disparition de l'indicateur du niveau de la batterie ne devrait pas faire verser beaucoup de larmes : sur certains modèles, il était situé en dessous de la machine, et le MacBook Air n'en a jamais disposé sans qu'on entende beaucoup de monde s'en plaindre.

La suppression de l'indicateur de veille devrait faire un peu plus jaser : non seulement il était un symbole de l'attention d'Apple pour les détails, mais il était particulièrement utile pour savoir d'un coup d'œil l'état de sa machine. Certes, le passage au SSD rend moins important ce témoin (plus besoin d'attendre la mise en veille pour soulever l'ordinateur), mais ouvrir le capot du MacBook Pro Retina pour savoir s'il est seulement en veille ou bien éteint est incontestablement moins simple que d'appuyer sur le bouton d'accueil de l'iPhone ou de l'iPad.

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On regrettera aussi la disparition du capteur infrarouge, paradoxalement plus important sur une machine portable que sur une machine fixe. Sur un Mac mini utilisé comme media-center par exemple, le capteur infrarouge est souvent offusqué, et on peut parfaitement utiliser un iPhone ou un iPad comme télécommande Wi-Fi. Comme avec le MacBook Air, on peut néanmoins être amené à utiliser le MacBook Pro Retina comme machine de présentation, dans des contextes où l'on ne peut pas forcément se connecter à un réseau, et ou une liaison directe avec la machine est donc nécessaire. Il faudra désormais penser à emporter une télécommande Bluetooth avec soi.

Enfin, on avait déjà abordé le cas de la nouvelle prise d'alimentation MagSafe 2 dont le dessin s'est effilé, rendant la prise incompatible avec les chargeurs que vous pourriez déjà avoir en votre possession (lire : Aperçu du MagSafe 2 et de l'adaptateur MagSafe vers MagSafe 2).

MacBook Pro Retina : la fiche technique d'un 17" dans le corps d'un 15"
Puisque l'on parle des évolutions internes, il est temps de mentionner les composants de ce MacBook Pro Retina. Le modèle que nous avons testé est celui d'entrée de gamme, construit autour d'une puce Intel Core i7-3615QM qui regroupe processeur, puce graphique, et contrôleur mémoire.

Ce système-sur-puce fait partie de la famille des Core iX de troisième génération, aussi connue sous le nom d'« Ivy Bridge » ; gravé en 22 nm, il est relativement économe avec un TDP de seulement 45 W. On le retrouve dans le MacBook Pro 15" d'entrée de gamme : vous pouvez donc, pour encore quelques mois, faire le choix entre les deux modèles à dotation équivalente. Notez cependant qu'à configuration équivalente (8 Go de RAM, 256 Go de SSD), le MacBook Pro 15" classique coûtera 200 € de plus que le MacBook Pro Retina, et disposera de deux fois moins de mémoire vidéo — on voit dans quel sens Apple compte pousser les clients…



La puce Core i7-3615QM est dotée d'un processeur quadricœur accompagné de 6 Mo de cache de troisième niveau. L'HyperThreading fait apparaître ces quatre cœurs physiques comme huit cœurs logiques. Le Turbo Boost, quant à lui, augmente la cadence des cœurs en cas de besoins : si une application utilise quatre cœurs physiques, ceux-ci sont utilisés à leur cadence de base, 2,3 GHz ; si trois cœurs sont utilisés, ceux-ci tournent à 3,1 GHz ; sur deux cœurs, la machine passera à 3,2 GHz ; enfin sur un seul cœur, c'est la fréquence maximale de 3,3 GHz qui sera utilisée. L'idée est qu'en toutes circonstances, le processeur puisse délivrer un maximum de puissance : beaucoup de cœurs à leur cadence nominale avec les applications multi-threadées, un seul cœur poussé dans ses derniers retranchements pour les applications qui n'ont pas été adaptées.

La face pile de la carte-mère du MacBook Pro Retina. En orange, l'Intel Core i7-3715QM intégrant le processeur et la puce graphique Intel Graphics HD 4000. En rouge, la puce Nvidia Geforce GT 650M. En jaune, le PCH et en bleu, le contrôleur Thunderbolt. Enfin en vert, la RAM soudée.


Les plateformes Core iX embarquent, c'est une habitude, une puce graphique, ici l'Intel Graphics HD 4000. Disposant d'une cadence de base de 650 MHz, elle peut atteindre 1,2 GHz en charge : elle est censée être utilisée pour la plupart des tâches de base, où elle est relativement économe, mais nous avons remarqué que c'était souvent l'autre carte graphique du MacBook Pro Retina qui était à l'œuvre.

Cette autre carte, c'est une Nvidia Geforce GT 650M avec 1 Go de VRAM, une puce récente située dans le haut du panier du segment milieu de gamme. Pour une fois, Apple s'en est tenue à l'implémentation de base et n'a pas castré la carte pour en diminuer la consommation : on retrouve les 384 cœurs du core GK107, l'horloge processeur à 900 MHz, et l'horloge mémoire à 1 254 MHz. Soit les spécifications « de base » de la GT 650M, telles que Nvidia les a conçues — on aura l'occasion de revenir sur ce point.



Enfin, la plateforme Ivy Bridge intègre un nouveau contrôleur Thunderbolt, nommé Cactus Ridge. Alors que la plupart des fabricants de PCs se sont rabattus sur la version d'entrée de gamme, Apple a choisi le modèle haut de gamme, le DSL3510 4C, qui prend en charge quatre canaux Thunderbolt, deux canaux et une entrée DisplayPort et quatre canaux PCI Express pour une consommation de 2,8 W. Ce sont les cartes graphiques qui limitent le nombre d'écrans externes que l'on peut relier au MacBook Pro Retina : quatre si l'on désactive l'écran interne, trois sinon. Dans tous les cas, c'est bien la présence de deux ports Thunderbolt et d'un port HDMI qui permet de placer le MacBook Pro Retina au centre d'une véritable station de travail polyvalente.

Ainsi, nous avons sans problème relié cette machine à un écran Thunderbolt 27", un iMac 27" en mode cible écran, et un téléviseur en HDMI, avec l'écran interne réglé en 1920x1080 : l'affichage de 11,5 millions de pixels n'a pas posé de grands problèmes à la carte Nvidia, tant que l'on s'en tenait à des choses simples comme la lecture de vidéos HD.

Sur cette vidéo, nous avons relié un MacBook Pro Retina à trois écrans externes, et joué quatre vidéos HD 720p. On peut brancher un quatrième écran externe en mettant un écran en bout de chaîne Thunderbolt, mais l'écran interne s'éteint alors.


Au final, la configuration du MacBook Pro Retina est en tous points comparable à celle des autres modèles 15", et même à celles des iMac : placer tous ces composants dans une machine si fine est une petite prouesse d'ingénierie.

On a déjà évoqué l'impossibilité de la réaliser sans un grand degré d'intégration, ce qu'un coup d'œil sous le capot confirme : tous les éléments sont assemblés au dixième de millimètre près. La principale nouveauté est sans doute le système de ventilation, passablement renforcé : les puces Ivy Bridge ont un TDP bas, mais elles dégagent quand même. Traditionnellement, l'air nécessaire à la ventilation des Mac était aspiré au travers du clavier, puis rejeté sous la charnière. Le MacBook Pro Retina est le premier Mac portable à processeur Intel doté d'évents d'aération clairement visibles, ici sur le côté de la machine.



Ces évents, ainsi que la partie centrale sous la charnière, sont chargés d'alimenter la machine en air frais, mais jouent aussi le rôle d'éléments rigidificateurs grâce à de petites poutrelles. L'air, une fois aspiré, est conduit par le biais de deux rigoles vers les ventilateurs, la barrette de SSD étant d'ailleurs située sur le passage du côté droit du MacBook Pro Retina.

Les ventilateurs utilisent une nouvelle construction et sont dotés de pales asymétriques, espacées irrégulièrement d'environ 2,8 à 3,6 mm : lorsqu'ils tournent à fond, le volume n'est pas inférieur à celui des ventilateurs d'un MacBook Pro 15" classique, mais le son est différent. Plus sourd, plus diffus, il est incontestablement moins désagréable et moins dérangeant. Mais si l'on entend moins les ventilateurs, c'est d'abord et surtout parce qu'ils tournent moins souvent à fond : ils accélèrent beaucoup plus tard qu'avant, montent plus lentement en régime, et redescendent très rapidement à leur niveau normal une fois la charge terminée.

Ainsi, il faut que le processeur passe les 75° pour que les ventilateurs daignent dépasser leur vitesse normale de 2000 TPM : après 45 minutes de jeu avec les options graphiques maximales, ils tournent à 6000 TPM pour maintenir le processeur et la carte graphique à environ 70°. À la fin de la partie, ils repassent très rapidement à 2000 TPM (lire : Le MacBook Pro Retina n'est pas une poêle à frire).

Après 45 minutes de Starcraft II.


En utilisation normale, la coque du MacBook Pro Retina ne dépasse pas les 30° : c'est froid, et les ventilateurs sont inaudibles. La lecture d'un film HD 1080p fait à peine broncher les composants : la coque peut atteindre les 40° et les ventilateurs sont toujours aussi silencieux — on commence néanmoins à remarquer que la chaleur est localisée près de la charnière, qui offre désormais un plus grand dégagement et contient les grilles d'aération. Jouer pendant quelques minutes ou exporter une vidéo pendant 15 minutes ne suffisent pas à pousser l'ordinateur dans ses retranchements : il faut jouer à des jeux exigeants ou exporter des vidéos lourdes pendant au moins une demi-heure pour commencer à le faire chauffer.

MacBook Pro chauffe

Cette fois, la coque peut atteindre 50 à 55° : la zone au-dessus du clavier devient si chaude qu'il est gênant d'y poser les doigts, et on localise parfaitement un point de chaleur sous les touches 7 et 8, à l'emplacement du processeur. On peut bien sûr avoir le portable sur les genoux à ce moment-là, mais on le déconseillera vu la chaleur de l'air expulsé. Au final donc, et malgré sa finesse, le MacBook Pro Retina maîtrise très bien ses éléments — inaudible et froid dans les opérations quotidiennes comme dans certaines tâches un peu plus lourdes, il ne prend un coup de chaud que dans les tâches les plus exigeantes. Les souvenirs des premiers MacBook Pro Intel Core Duo sont bien loin…

Écran Retina : 2880 x 1800 pixels… en théorie
Mais bien sûr, la star de ce MacBook Pro Retina, c'est précisément l'écran Retina. Pour bien comprendre comment il fonctionne, il faut remonter à 2005 et Mac OS X Tiger. À l'époque, les écrans n'ont quasiment pas évolué depuis vingt ans et toutes les applications sont adaptées à des écrans d'une résolution de 80 à 120 ppp. Mais alors que l'on commence à parler d'écrans de 200, voire 300 ppp, certains se posent des questions. En effet, à dimensions constantes, plus la résolution augmente, plus les pixels sont petits ; les interfaces étant le plus souvent construites de pixels, l'augmentation de la résolution signifie une réduction de leur taille, jusqu'à les rendre difficilement lisibles et manipulables. Il faut donc trouver un moyen de bénéficier des avantages de la montée en résolution (disparition progressive du crénelage à mesure que les pixels rapetissent) tout en évitant les inconvénients (diminution de la taille des éléments d'interface).



Comme d'autres, Apple imagine un système permettant aux applications d'adapter la taille de leurs ressources selon la taille de l'écran : c'est le principe de l'indépendance de résolution, qui utilise non des pixels pour les coordonnées de l'écran, mais des points, avec un ratio entre les pixels et les points.

Un élément de 10x10 pixels sur un écran de 100 ppp (ratio 1:1) doit être tracé en 15x15 pixels sur un écran de 150 ppp (ratio 1.5:1), et en 20x20 pixels sur un écran de 200 ppp (ratio 2:1) pour conserver la même taille : non seulement sa lisibilité ne sera pas réduite, mais elle augmentera même puisqu'une même surface en points sera tracée avec plus de pixels, diminuant ainsi le crénelage et augmentant la clarté. Mac OS X 10.4 Tiger inclut ainsi un nouveau débogueur Quartz qui facilite la tâche aux développeurs : ceux-ci peuvent simuler diverses résolutions d'écran et ainsi vérifier le comportement de leurs applications. La plupart des API système, notamment celle traçant le texte, s'adaptent automatiquement, seules les ressources bitmap posant problème.



En 2007, Coda gagne un Apple Design Award en partie parce qu'elle prend parfaitement en charge la mise à l'échelle et est donc indépendante de la résolution de l'écran — Mac OS X 10.5 Leopard intègre d'ailleurs un mode HiDPI. Deux ans plus tard, Mac OS X 10.6 Snow Leopard fait pourtant un pas en arrière : les coefficients libres de mise à l'échelle disparaissent — OS X Lion ne prend d'ailleurs en charge qu'un seul coefficient, le doublement dans chaque dimension.

Entretemps, iOS est passé par là. L'iPhone 4 a conservé la même taille d'écran que l'iPhone 3GS, mais sa résolution a doublé, passant de 163 ppp à 326 ppp. Cela signifie qu'il possède quatre fois plus de pixels : en théorie donc, il aurait pu afficher quatre fois plus d'éléments à l'écran, mais des éléments beaucoup plus petits. En pratique pourtant, les éléments des applications prennent exactement la même place sur l'écran : au lieu qu'un point soit constitué d'un pixel (1:1), il est constitué de deux pixels horizontaux et deux pixels verticaux (2:1 ou mode @2x). Les éléments semblent ainsi quatre fois plus définis.

Avec le Retina (à droite), les éléments sont tracés avec quatre fois plus de pixels en mode @2x. Dans notre exemple, les coins arrondis sont ainsi moins crénelés.


Avec cette approche, Apple a privilégié la lisibilité au détriment de la « surface » utilisable. Elle facilite aussi le travail des développeurs : au lieu de leur demander de travailler à des interfaces vraiment indépendantes de la résolution via des éléments vectoriels et une mise à l'échelle avec des coefficients qui ne sont pas toujours entiers, elle leur a simplement demandé de doubler les dimensions de leurs ressources bitmap, le système prenant la charge du reste.

Apple a procédé de même avec le MacBook Pro Retina : en théorie, un écran 15" de 1920 x 1080 pixels aurait suffit pour répondre à la définition d'un écran Retina — mais le coefficient de mise à l'échelle aurait alors été de 4/3, qui n'est pas un nombre entier, mais un nombre rationnel, et aurait donc requis un travail complexe de mise à l'échelle. Le plus simple était donc de doubler la résolution, comme avec l'iPhone ou l'iPad, et d'utiliser les pixels supplémentaires pour tracer les éléments de manière plus fine.



Ainsi, l'écran du MacBook Pro Retina compte bien 5,2 millions de pixels avec une définition horizontale de 2880 pixels et une définition verticale de 1800 pixels. Mais vous aurez compris que sa définition utile n'est pas de 2880x1800 pixels, car tous les éléments auraient alors été bien trop petits — d'ailleurs, si cette option est activable, elle n'est pas accessible en interface graphique.

Non, sa définition utile et nominale est toujours de 1400x900, mais il s'agit ici en fait de points composés de quatre pixels. Tous les éléments sont désormais tracés avec quatre fois plus de pixels, comme sur iOS, et apparaissent donc beaucoup plus fins. Vous trouvez que cela est compliqué ? Ce n'est pas que la partie immergée de l'iceberg, et le fonctionnement de l'écran Retina est en fait encore plus subtil.



Si vous ouvrez les préférences Moniteur du MacBook Pro Retina, vous constatez que par défaut, le mode Retina est activé : c'est le mode @2x ou ratio 2:1, ou échelle 2.0, selon le vocable employé. Dans ce mode, l'affichage est généré à une définition de 2880x1800 pixels, puis mis à l'échelle pour s'afficher sur l'écran à 1440x900 : le coefficient de mise à l'échelle et correspondance entre points et pixels étant un entier, le rendu est assez léger et permet cette grande finesse dans l'affichage.

Cette approche a des avantages : tous les éléments d'interface standards, les éléments vectoriels et les rendus graphiques et textuels utilisant les API d'OS X apparaissent ainsi à la « résolution Retina » et sont parfaitement nets. Elle a aussi des inconvénients : tous les éléments non-standard utilisant leur propre moteur de rendu doivent être adaptés, et apparaissent pour le moment sérieusement flous. Les ressources bitmap trop petites sont aussi upscalées avec une interpolation linéaire.

À l'avant-plan, Safari, qui rend le texte en mode Retina. À l'arrière-plan, Chrome, qui n'est pas encore adapté. La comparaison est cruelle.


Les choses deviennent amusantes lorsqu'on se rend compte que la mise à l'échelle ne se fait pas au niveau de l'écran, mais élément par élément. Ainsi dans Aperture ou Final Cut Pro X, deux applications compatibles avec le mode Retina, l'interface est mise à l'échelle avec le coefficient 2:1, et apparaît parfaitement détaillée en 1440x900. Mais l'image et les vidéos, elles, ne sont pas mises à l'échelle et sont rendues avec un coefficient 1:1 : il n'y a donc pas d'interpolation, et vous affichez une vidéo en HD 1080p pixel par pixel en mode Retina, ou pouvez voir 3 ou 4 millions de pixels d'une image.

Dès lors, si vous passez Aperture en plein écran, vous ne voyez pas une zone de 1400x900 d'une image dont les pixels auraient été interpolés, mais bien 2880x1800 d'une image au pixel près. On obtient ainsi le meilleur des deux mondes : OS X utilise quatre pixels pour tracer un point d'interface afin qu'il soit le plus défini possible, mais un pixel extrêmement fin pour tracer un pixel d'image ou de vidéo afin qu'elles soient les plus définies possibles. De ce point de vue, la gestion logicielle de l'écran Retina est une réussite incontestable.

L'interface d'Aperture est rendue en 2:1 (quatre pixels pour tracer un point), l'image est rendue en 1:1 (un pixel pour tracer un pixel). Les pixels de l'écran Retina étant très fins, le rendu de l'image est superbe.


Si vous arrivez toujours à suivre à ce degré de subtilité, vous vous demanderez sans doute comment sont générées les autres définitions accessibles dans les Préférences système. Les définitions supérieures équivalent à des définitions de 1680x1050 (celle du MacBook Pro 15" avec option HD) et 1920x1200 (la définition horizontale du MacBook Pro 17" avec option HD). Elles sont en fait d'abord rendues à respectivement 3360x2100 et 3840x2400, mises à l'échelle avec un coefficient de 2:1, puis conformées à l'écran 2880x1800.

On obtient donc une définition utile de 1680x1050 ou 1920x1200, avec l'apparence d'un système à 1680x1050 ou 1920x1200, tout en gardant une grande définition des éléments d'interface puisque la mise à l'échelle reste limitée. Ces définitions sont un peu moins fines que le mode Retina natif, mais incomparablement plus fines que les définitions équivalentes sur un MacBook Pro 15" ou 17" avec l'option HD, les pixels de l'écran Retina étant bien plus petits.

Le bureau en 1440 (cliquez pour agrandir).


Le même en 1680 (cliquez pour agrandir). C'est le mode dans lequel nous avons passé le plus de temps : il est extrêmement clair, mais offre un peu plus d'espace que le mode natif. Il correspond à la définition d'un MacBook Pro 15" HD, avec l'avantage de la résolution en plus.


Puis en 1920 (cliquez pour agrandir).


Enfin en 2880. Ce mode ne peut pas être activé avec l'interface graphique, mais peut l'être avec la ligne de commande. Une manière simple de le faire est d'utiliser l'utilitaire SetRes.


Cerise sur le gâteau : dans ces modes, OS X sait toujours mettre à différentes échelles différents contenus. Ainsi, en 1920x1200, Aperture est tracé en 3360x2100 avec des éléments mis à l'échelle pour qu'ils ne soient pas miniatures. Mais l'image, elle, n'est pas mise à l'échelle : si vous passez en plein écran, vous pourrez utiliser les 5,1 millions de pixels de l'écran Retina, et si votre image est plus petite, elle devra être interpolée.

Dans Final Cut Pro X, vous mettrez ainsi à l'écran plusieurs vidéos en HD 1080p côte à côte, sans interpolation, avec un rendu au pixel. Là encore, le fonctionnement de l'écran Retina est tout simplement redoutable : le casse-tête de l'indépendance de résolution est aujourd'hui résolu, et d'une manière d'ailleurs plus complète et complexe que sur iOS — bref, d'une manière adaptée aux besoins d'OS X.

Écran Retina : le meilleur comme le pire
Ce fonctionnement assez particulier de l'écran Retina, on l'a dit, présente quelques inconvénients — mais les avantages sont francs. Ainsi, la plupart des jeux « voient » les définitions utiles et les définitions « Retina ». Starcraft II, pour n'en citer qu'un, liste ainsi toutes les définitions standards (1024x768, 1280x800, 1440x900, 1680x1050 et 1920x1200), mais si vous les choisissez, le jeu apparaîtra alors flou. Mais il liste aussi les cibles offscreen d'OS X, ces « écrans virtuels » utilisés pour le calcul avant mise à l'échelle : 2048x1280, 2560x1600 et 2880x1800.

En choisissant ces définitions, vous utiliserez en fait le mode Retina avec un jeu en 1024x640, 1280x800, et 1440x900. À part quelques éléments comme la console qui apparaitront miniatures, car ils ne sont pas mis à l'échelle, tous les autres seront bien plus définis, un régal lorsque l'on pousse un peu les graphismes, ce que permet la carte Nvidia Geforce GT 650M. Sans le moindre patch donc, la plupart des jeux bénéficient déjà des avantages du Retina ; une petite mise à jour permettra de mettre à l'échelle les quelques éléments qui échappent encore aux mécanismes d'OS X.

Starcraft II en 2560x1600.


Les applications parfaitement compatibles avec le MacBook Pro Retina sont encore rares : il s'agit des applications fournies avec OS X, ainsi que de quelques logiciels n'utilisant que des éléments d'interface parfaitement standard. Safari est sans doute le meilleur exemple de l'impact du Retina.


À gauche en Retina, à droite sans. Cliquez pour agrandir.


Ces captures ont été réalisées avec une nouvelle option permettant de lancer les applications en basse résolution (Cmd + I sur l'icône de l'application). Cette option est cochée par défaut sur la plupart des applications qui ne sont pas adaptées, mais sur les applications de la suite iWork par exemple, la décocher permet d'obtenir un texte un peu moins flou, même s'il reste peu défini.

Le plus gros problème vient des applications utilisant assez peu voire pas du tout les API standard d'OS X. Ainsi, Google Chrome utilise le rendu textuel d'OS X, mais passe par un tampon externe : le texte des pages web est flou, alors qu'il est net sur Safari. Une version bêta prend néanmoins en charge les écrans Retina. Photoshop souffre du même problème : bien que beaucoup d'éléments d'interface soient vectoriels, il faudra attendre une mise à jour pour que le mode Retina soit parfaitement pris en compte.



Le plus gros problème viendra néanmoins du web : certes, le texte est rendu par le système et est donc toujours net, mais la plupart des images ne supportent pas l'interpolation et apparaissent particulièrement peu définies. On connaît ce problème avec l'iPad et dans une moindre mesure l'iPhone, mais l'écran bien plus grand du MacBook Pro Retina ne fait que l'accentuer.

Si l'on peut espérer que la plupart des applications seront bientôt adaptées, c'est peine perdue que d'attendre que le web se conforme aux écrans d'Apple. Ce sera sans doute le cas des logos, de quelques éléments des chartes graphiques (les sites dont le thème est du pur CSS étant déjà parfaitement rendus), mais ce ne sera sans doute pas le cas du reste des images avant de longues années, le temps que les écrans de plus de 200 ppp deviennent la norme. Le Retina Display est donc une éclatante réussite technique et logicielle, mais il va falloir encore un peu de temps pour l'exploiter à son plein potentiel.

Écran Retina : quelques chiffres pour conclure
Pour être parfaitement complet sur l'écran Retina, parce qu'il est nouveau, il reste encore à mentionner quelques détails qui ont leur importance. Nous avons mesuré sur banc son contraste à 800:1, un taux élevé dû à la profondeur de ses noirs (0,4 cd/m2) — le rendu est infiniment plus flatteur que ses prédécesseurs, ce qui participe à l'impression de grande finesse de l'écran. La luminosité a été mesurée à 300 cd/m2, et on doit concéder qu'à son maximum, elle est un peu trop forte (nous avons constamment travaillé à moins de la moitié de la luminosité).

Au-delà du nombre de pixels de cette dalle, il faut noter sa construction d'un genre nouveau pour Apple : la dalle de verre qui surmontait tous les écrans des MacBook Pro monocorps a disparu, et c'est désormais la couche supérieure de l'écran qui fait office de cadre. Ce changement est moins anodin qu'il n'y paraît : il nécessite de couper la dernière couche à une dimension différente des autres, afin qu'elle recouvre l'électronique embarquée. De plus, le capot de l'ordinateur est désormais une partie intégrante du châssis de l'écran : c'est la condition sine qua non pour que l'ensemble soit à la fois fin (3 mm) et résistant.



Conséquence bienheureuse de la suppression de la glace, l'écran est bien moins brillant — Apple annonce une réduction de 75 % des reflets. Les reflets sont toujours présents, et cet écran est loin d'être mat. Lorsqu'on est en face de l'écran néanmoins, les sources lumineuses doivent avoir un angle d'incidence élevé et une grande puissance pour générer des reflets : Apple a semble-t-il particulièrement travaillé sur les filtres polarisants. Dès que l'on passe sur les côtés, les reflets sont plus présents : l'écran du MacBook Pro Retina rappelle alors celui des MacBook Air, qui brille un peu, mais beaucoup moins que ceux recouverts d'une couche de verre.

Sur les côtés, d'ailleurs, les couleurs ne virent plus : le MacBook Pro Retina est le premier Mac portable à disposer d'un écran IPS. Les angles de vision atteignent désormais 178°, ce qui est particulièrement pratique lorsque l'on veut regarder un film ou lorsque l'on travaille dans des conditions peu idéales (dans le train par exemple, où l'on surplombe l'écran). L'arrivée de l'IPS est une excellente nouvelle, et elle explique en grande partie l'augmentation drastique de la qualité de cette dalle. Apple a fait un véritable effort de ce côté, et le MacBook Pro Retina est sans doute le premier Mac portable depuis les premiers PowerBook à disposer d'une dalle réellement à la hauteur des prétentions de la firme de Cupertino.

Ce déluge de compliments doit néanmoins être tempéré : oui, l'écran Retina est un écran de qualité, oui, sa gestion par OS X est particulièrement subtile et intelligente, mais au-delà des problèmes de contenus non adaptés, on remarque aussi, parfois, des problèmes de performance. Dans sa plus haute définition, le MacBook Pro Retina calcule un affichage de 3360x2100 — c'est la limite de ce que prend en charge la carte Nvidia Geforce GT 650M. Apple n'a pas modifié cette carte pour une bonne raison : elle a besoin de toute sa puissance pour gérer le Retina Display, et parfois ce n'est tout simplement pas suffisant. Même en 1440x900 Retina, le défilement dans Safari ou dans le Finder semble parfois manquer de fluidité : lorsque Craig Federighi expliquait que Safari 6 dans Mountain Lion utiliserait Core Animation, il expliquait en fait qu'avec Mountain Lion, le MacBook Pro Retina serait plus facile à gérer…

Le comble : la webcam FaceTime HD est loin, très loin d'égaler la qualité de l'écran. Si sa colorimétrie n'est pas mauvaise, son piqué est à peine passable. Celle du dernier MacBook Air fait mieux !


De ce point de vue, le MacBook Pro Retina semble être une machine légèrement en avance sur son temps, et Apple attend sans doute avec impatience la prochaine génération de processeurs Intel et de puces graphiques AMD ou Nvidia. Certes, le logiciel peut encore s'améliorer, et il le fera, mais le matériel est d'ores et déjà largement exploité. Le MacBook Pro Retina est une Rev. A solide, mais une Rev. A tout de même, un élément à garder à l'esprit lorsqu'il s'agira de l'acheter.

Performances : le MacBook Pro le plus puissant de l'histoire
Si néanmoins vous avez besoin d'une machine portable et puissante, vous n'hésiterez sans doute pas une seconde à acheter le MacBook Pro Retina : c'est un des portables parmi les plus puissants que nous ayons eu à tester. Geekbench est un test brut qui met à l'épreuve plusieurs cœurs de processeur et la mémoire. Sans surprise, le MacBook Pro Retina survole les débats, surclassant le MacBook Pro 17" qu'il remplace de facto et se permettant même d'enfoncer un iMac quadricœur de milieu de gamme.



Cinebench confirme que le MacBook Pro Retina n'a rien à envier dans le domaine de la puissance du processeur : il peut parvenir au niveau d'un iMac 27" haut de gamme gonflé. Les performances graphiques brutes offrent néanmoins une conclusion différente, et le MacBook Pro Retina peine à dépasser feu le MacBook Pro 17" et les iMac. On sent ici l'impact de l'écran Retina : la carte graphique Nvidia est puissante, mais le gain de puissance est absorbé par la définition quadruplée. Au moins ne recule-t-on pas.



Au delà de ces tests bruts, nous avons aussi mené notre batterie habituelle de tests d'applications : elle permet de mieux juger des performances réelles du MacBook Pro Retina dans des tâches quotidiennes. C'est la première fois qu'un MacBook Pro n'est pas battu à plate couture par un MacBook Air dans les tâches faisant appel au disque : le SSD fait son effet et permet à toutes les opérations d'être extrêmement fluides. Ajoutez-y une configuration moins étriquée, et vous obtenez d'excellents scores.



À propos du SSD, on rappellera qu'il est désormais relié en SATA III : il peut donc s'exprimer à son plein potentiel. Apple se fournit, pour le MacBook Air comme pour le MacBook Pro Retina, chez Samsung et chez Toshiba. Alors que notre MacBook Air était doté d'un SSD Toshiba, notre MacBook Pro Retina était équipé en Samsung. Peu importe, les résultats sont similaires : on dépasse allègrement les 350 MB/s. en lecture comme en écriture, et l'on peut atteindre les 400 MB/s.



Le MacBook Pro combine le double avantage du SSD et de la grosse configuration matérielle : il l'emporte donc dans tous les tests ou presque, et on aurait pu glisser un Mac Pro dans le lot, que cela n'aurait pas changé grand-chose. De manière générale, cette machine est à l'aise dans tous les domaines, sa puce quadricœur lui permettant d'affronter les exportations d'image, les compressions vidéo et les rendus 3D. Dans des applications 3D ou de calcul très optimisées, le Mac Pro restera évidemment un grand cran au-dessus grâce à son nombre de cœurs, et il s'agit d'une machine bien différente. Mais il n'y a plus aujourd'hui le fossé qu'il y avait entre les machines portables et les machines de bureau : on peut aujourd'hui dire sans hésiter et sans travestir la réalité que le MacBook Pro est un iMac à emporter.

Huit cœurs saturés après 30 minutes de rendu vidéo, et la température du processeur reste sous les 60°. Les ventilateurs tournent alors à 4000 TPM et sont audibles certes, mais plutôt discrets.


Le test de Starcraft II a été mené avec des définitions Retina : on remarquera donc la belle performance de la Nvidia GT 650M en 2880x1800, où elle affiche 10 à 20 FPS de plus que l'AMD Radeon HD 6750M du MacBook Pro 17" ou de l'iMac à des définitions inférieures. Ce qui semble être une contre-performance en 1280 est en fait un nouvel exemple de l'exigence du fonctionnement de l'écran Retina : au lieu de 1280x800, c'est en fait en 2560x1600 que l'on joue, toujours avec des réglages plutôt poussées. Cette contre-performance est en fait une preuve de la puissance de la puce Nvidia choisie par Apple, mais aussi de sa nécessité dans le MacBook Pro Retina.

Autonomie : l'excellente surprise
Après ce déluge de performances et de pixels, on peut évidemment se demander si le MacBook Pro Retina a conservé l'autonomie remarquable de ses prédécesseurs. La réponse est globalement positive : le MacBook Pro Retina est un peu moins indépendant du secteur que le MacBook Pro 17", la faute à une batterie plus petite et de moindre capacité ; malgré son écran et son surplus de puissance, il possède néanmoins une meilleure autonomie que les MacBook Pro 15" de précédente génération, sans doute grâce à Ivy Bridge.



Dans notre traditionnel test de lecture de film HD (HD 1080p H.264 MKV avec VLC, luminosité à 80 % et son à 50 %) avec Mail ouvert et réglé pour des relèves toutes les minutes, le MacBook Pro Retina a rendu l'âme après 4h44. Ce n'est pas le record absolu, mais pas loin, et c'est en tout cas un excellent score — surtout si l'on considère que ce test aurait en théorie dû montrer la consommation de l'écran dense et lumineux du MacBook Pro Retina.

Dans le test « web en musique », où le film est remplacé par iTunes jouant de la musique en boucle et Safari rafraîchissant notre page d'accueil toutes les 30 secondes avec Flash installé, on atteint 6h40. Ce test est assez comparable à celui d'Apple, qui annonce 7h d'autonomie : on est un peu en dessous, pour un score qui n'est pas particulièrement éblouissant, mais n'est pas mauvais non plus, et est en tout cas à la hauteur du MacBook Pro 17".

Notre test plus empirique a quant à lui été une véritable surprise. Il consiste à utiliser la machine comme on l'utiliserait pendant une journée normale chez MacG, ici avec iA Writer, Numbers, iCal, Mail, le client Twitter Osfoora, Safari, et Dropbox, l'écran à 80 % et le son à 50 %. Et lorsqu'on dit journée, on ne ment pas : le MacBook Pro Retina a tenu 8h 45. Un deuxième test un peu plus exigeant, avec une partie de 35 minutes de Starcraft II et pas mal de lecture vidéo, notamment en Flash, a donné tout juste 6h d'autonomie. Bref, on pourra sans peine oublier le chargeur MagSafe à la maison et travailler avec le MacBook Pro Retina toute la journée.

Pour conclure
Le MacBook Pro Retina est sans conteste une franche réussite : il est fin, mais puissant, avec un écran de qualité, mais une excellente autonomie.

Cela ne veut pas dire qu'il est sans défauts. Il signe la fin programmée de l'intervention de l'utilisateur dans les entrailles de sa machine, alors que les portables d'Apple étaient déjà parmi les moins évolutifs du marché. Difficile néanmoins de prendre en compte ce point, qui tient plus de la réflexion au long cours sur l'évolution de la société et de l'informatique qu'autre chose. S'il fallait au contraire le prendre en compte du point de vue de l'utilisateur moyen, qui ne mettait de toute manière que très exceptionnellement les mains dans sa machine, on dirait que c'est une bonne chose : le plus grand degré d'intégration permet l'existence même de cette machine, et la disparition des pièces mobiles minimise le risque de pannes. Apple fait d'ailleurs tout ce qu'elle peut, du remplacement de la batterie aux adaptateurs, pour répondre préventivement aux critiques. On ne peut au final regretter que la disparition de quelques témoins qui étaient fort utiles.

L'écran Retina est un accomplissement à la fois matériel et logiciel. Pour la première fois, un MacBook Pro dispose non seulement d'un écran à la hauteur de la facture, mais même d'un écran bien meilleur que ce que propose la concurrence au même prix. Cette dalle IPS disposant d'un excellent contraste et de beaux noirs est d'une finesse remarquable, et le traitement logiciel est d'une subtilité qui ne peut que faire sourire d'admiration. En mode Retina comme en mode à l'échelle, Apple a fait en sorte de faire disparaître tous les inconvénients de la montée en résolution, et de magnifier les avantages avec son mécanisme ingénieux de mise à l'échelle selon le contenu. Néanmoins, cet écran est exigeant, et il ne laisse passer aucun défaut des dits contenus — et ils sont pour le moment nombreux — et ne ménage pas le processeur et la carte graphique.

Pour une première génération d'une toute nouvelle gamme chez Apple et d'un tout nouveau segment dans l'informatique générale, ce MacBook Pro Retina est sans conteste une excellente machine à laquelle on peut reprocher bien peu. Si vous n'en avez néanmoins pas absolument besoin, on ne saurait trop vous conseiller… que d'attendre la prochaine génération.
avatar zoncou | 
Haaa enfin le test que j'attendais. Merci beaucoup. Dès que j'ai suffisamment de coté, je le remplace par mon MBP 13 de fin 2008!
avatar macinside | 
ce t-shirt bleu ...
avatar FloMo | 
J'ai lu le test en 22 minutes, et après 2 minutes de réflexion, voici mon avis. 2 options : - soit c'est une rev. a, il vaut mieux attendre la prochaine version en effet - soit l'OS doit être mis à jour, il suffit d'attendre juillet pour voir :-) Sinon, ça a l'air d'être malgré tout une bonne machine.
avatar Sebastos | 
Super ce test !! Conclusion : je vais donc prendre le MacBook Pro 15" "classique" ! Cette superbe machine rétina étant une v1, ses petits défauts seront gommés dans les prochaines versions !
avatar Hellix06 | 
Les MacBook Pro, comme la plupart des ordinateurs portables, n'ont jamais été des machines faciles à ouvrir, réparer et faire évoluer. C'est une belle connerie. Les macbook pro depuis la génération 2009 sont sans doute les machines les plus faciles à ouvrir, avec un accès direct à tous les composants: - RAM - Disque Dur - Batterie (même si non supporté par Apple, mais loin du collage dégueulasse des MacBook Pro retina) - Ventilateurs (utile pour ceux qui bossent dans un endroit poussiéreux) Seuls le processeur et la carte graphique sont soudés, mais ça, c'est chez tout le monde pareil. Quel autre portable peut se targuer d'avoir un accès aussi simple à ses composants, mis à part les MacBok Pro? Regardez chez la concurrence, vous comprendrez. Regardez même sur les premiers MacBook pro quelle galère c'était, quand il fallait démonter le clavier pour accéder au HDD... Personnellement, quand je vois le prix d'une telle machine, et ce, sans prendre en compte tous ces autres avantages, je me dis que si jamais j'ai une couille hors garantie, que je veux entretenir ou faire évoluer ma machine, j'aimerais autant ne pas avoir à racheter une nouvelle bête.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Confirmation d'un vendeur, Le top case est remplacé dans l'opération de changement de batterie.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
L'indicateur de veille ne serre plus à rien puisque l'autonomie en veille est de 30 jours. Et le démarrage, s'il se trouvait éteint, se déroule en 10 secondes.
avatar zoncou | 
J'ai lu entièrement le test. Bravo, très complet. Une question cependant. La RAM est soudé, donc mieux vaut prendre 16Go si on veut garder longtemps la machine. Mais le SSD, c'est comme pour le MBA, il est possible de le changer avec des fabricants tierces?
avatar bgood | 
Quel sont les modèles huit coeur? Tous ou le plus haut de gamme?
avatar macbookintel | 
Ce que je fais le plus souvent : web Alors j'ai noté :"Même en 1440x900 Retina, le défilement dans Safari ou dans le Finder semble parfois manquer de fluidité" Le MBP le plus puissant manque donc de fluidité...(phrase à répéter plusieurs fois histoire que ça rentre) La gestion de rétina est une superposition de patchs pour offrir une résolution qui n'existe pas. C'est actuellement un non-sens. On reverra dans qq années.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Merci pour ce test complet, et qui plus est vraiment agréable a lire... Ca donne envie, mais on pense la même chose, j'attend la prochaine génération avant de faire le pas !
avatar Tfzero | 
Je trouve le teste conforme à la réalité. Ma précédente bécane était un MacBook Pro 2007. J'utilise cette machine depuis une semaine... Un vrai bonheur ! Seule ombre au tableau : Pages, pas encore optimisée retina. J'attends avec impatience sa mise à jour.
avatar Anthony Nelzin-Santos | 
[b]@macinside : …est magnifique ? :) @Hellix06 : c'est peut-être parce que je côtoie parfois des gens qui ne sont pas versés dans l'informatique, mais je considère une machine nécessitant un tournevis pour être ouverte comme compliquée à ouvrir. Paradoxalement, la seule machine facile à ouvrir chez Apple, c'est le Mac Pro (un nombre incalculables de PC sont tout aussi faciles à ouvrir, y compris côté portables — j'ai longtemps croisé un Asus dont le disque se démontait avec une pièce de monnaie). Le MacBook Pro 2009, il y a suffisamment de résistance pour que je sois absolument sûr et certain que la majorité des utilisateurs n'aient jamais au grand jamais changé la batterie et démonté les ventilateurs pour les dépoussiérer (alors que perso, c'est le genre de trucs qui vont me manquer vu la direction que prend le marché). @zoncou : comme dit dans le test, c'est une barrette, et des vendeurs sont sans doute déjà sur le coup pour proposer des modèles compatibles.[/b]
avatar pn10000 | 
Pas de comparo de perf avec un macpro d'entrée de gamme. Dommage...
avatar Anthony Nelzin-Santos | 
[b]@pn10000 : suffit d'ouvrir les tests des Mac Pro et de comparer les chiffres : https://www.macg.co/labo/voir/127391/test-des-mac-pro-2010-4-et-8-c-urs & https://www.macg.co/labo/voir/127411/test-du-mac-pro-12-core[/b]
avatar bgood | 
Quelqu'un pour m'aider ? Quel sont les processeur qui atteignent 8 coeurs en hyperthreading ?
avatar Juliomacba | 
Merci très bon test comme toujours. Mon macbook alu late 2008 me dit ACHETE ACHETE ACHETE ! Du coup j'attends une dispo 24h sur le site et je vais faire un tour chez nos copain de LCLG histoire d'être vraiment sûr. La part dieu ça pue comme disent les kids...
avatar havox79 | 
la mention pro devient un peu limite avec ce macbook malheureusement, il pourrait convenir pour la photo et le design avec son écran retina mais pour le montage vidéo, ne pas pouvoir toucher à la RAM sera un sérieux frein, les standards de qualité vidéo évoluant tellement vite et demandant toujours plus de mémoire... ( et de puissance mais les machines sont maintenant bien assez puissantes pour espérer tenir un moment ) Après les portables sont rarement les machines de prédilection pour le montage vidéo mais ça arrive, reste à voir si l'imac va pouvoir avoir une cure d'amaigrissement et un écran retina tout en gardant au moins la RAM changeable, ce serait tip top, l'écran retina étant en soi quand même super pratique pour la vidéo.
avatar Vaudoux | 
Aura-t-on droit à un test du Macbook Air 13' ? Sinon bon test pour ce Pro !
avatar daito | 
"Le MacBook Pro Retina est une Rev. A solide, mais une Rev. A tout de même, un élément à garder à l'esprit lorsqu'il s'agira de l'acheter." Et ??? Pac compris l'argument/le mythe de la Rev A. "Si vous n'en avez néanmoins pas absolument besoin, on ne saurait trop vous conseiller… que d'attendre la prochaine génération." Pourquoi ? Pourquoi attendre la génération suivante alors que "l'on peut reprocher bien peu" à cette "excellente" machine ?
avatar daito | 
J'aime bien aussi l'un des points négatifs. Alors quand on ne sait pas trop quoi écrire, on écrit : "Machine un peu en avance sur son temps"
avatar robertodino | 
Merci pour ce magnifique test Anthony. Tu m'as convaincu comme je te le disais hier :-)
avatar Anthony Nelzin-Santos | 
[b]@bgood : tous. @Vaudoux : oui. @daito : fidèle à ta réputation.[/b]
avatar Hello. | 
MOINS : "Machine un peu en avance sur son temps" C'est une blague ?!
avatar violonisme | 
une machine en avance sur son temps, c'est une machine trop performante pour afficher des pages web qui bavent. c est comme avoir une ferrari et rouler sur des chemins en terre. je pense que ça reste un point négatif, pasqu'avec ma mobylette de macbook, le web est pas flou. ou ne me permet pas de me rendre compte que les photos sont pas de bonnes qualités.
avatar bgood | 
Merci ;-)
avatar PECourtejoie | 
Le Kensington aussi a disparu; pour les DJ/VJ, c'etait bienvenu...
avatar daito | 
"@daito : fidèle à ta réputation." J'ai une réputation ? LOL Non mais c'est globalement du bon boulot mais voilà il y a des passages qui sont nettement moins pertinents ou qui donnent l'impression qu'à l'écriture du test vous avez pensé "il ne faut pas que l'on soit trop complaisant, il faut donc trouver quelques défauts coûte que coûte"
avatar HoulaHup | 
Les photos sont, comme d'habitude, plutôt pas mal. Dommage toutefois que vous forciez une profondeur de champ aussi faible. J'ai du mal à comprendre l'intérêt.
avatar kurtism | 
@daito Je pense que ce qu'ils veulent dire c'est que pour l'instant le retina c'est cool, mais peu de choses sont encore adaptés et qu'il faudra attendre quelques mois. Ce macbook nest exempt de défault!Mais bon moi meme , j'ai finalement craqué :) !
avatar Bungie | 
*ding-dong* LE PAPA DU PETIT ADAMO EST DEMANDE AU RAYON QUINCAILLERIE JE REPETE, LE PAPA DU PETIT ADAMO EST DEMANDE AU RAYON QUINCAILLERIE *ding-dong*
avatar Anthony Nelzin-Santos | 
[b]@PECourtejoie : tiens, c'est quelque chose que j'ai oublié de mentionner. Il y a quelques bonnes solutions utilisant le port USB, mais c'est toujours moins bien que le Kensington. @daito : c'est quand même drôle que tu te sentes obligé de te mettre dans notre tête — je m'en tape d'être complaisant, quand j'aime un produit, je le dis, et sans réserves (regarde donc le 9.5 du MacBook Air). Mais visiblement le complot tu aimes ça. Non, cette machine n'est pas parfaite, et Apple l'a a mon sens sortie trop tôt : avec les puces de l'an prochain, elle sera sans doute pas loin d'être parfaite. Ce n'est pas le cas pour le moment, mais il ne faut visiblement pas du tout égratigner Apple pour avoir ta sanction… C'est si caricatural que ça en devient comique, et que je suis capable de savoir quelles phrases vont te faire réagir…[/b]
avatar skilopt | 
Xplane en 2880, mais c'est du teuton ! Enfin, cela a l'air de le faire ! http://video.golem.de/games/8448/x-plane-10-auf-dem-macbook-pro-retina.html
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Toutes mes félicitations pour ce test, que j'ai trouvé pour ma part très neutre, ni pro ni anti Apple. Ca valait une inscription sur le forum pour le souligner :) la Rev B, c'est pour Noël?
avatar daito | 
@anthony, Pas la peine de tout prendre mal. Apprenez donc à accepter la critique ! Une machine parfaite ou pas parfaite sont des concepts bien flous (surtout sur MacG) et dire qu'Apple a sorti cette machine trop tôt n'a aucun sens surtout que vous n'avancer aucun argument. Je me souviens que vous bouillonniez à l'annonce d'un MacBook Pro réinventé dont on savait la présence d'un écran Retina, dont on savait la composante processeur. Maintenant vous êtes entrain de m'expliquez que la machine est sortie trop tôt ? C'est une blague !! Et qu'auriez vous dit si Apple n'avait pas sorti de MacBook Pro Retina ? Donc redescendez un peu et stop à la mauvaise foi. C'est quand même pas vous, rédacteur de MacG qui va apprendre à Apple quand sortir une machine ou un produit. Encore une fois, dire que ce MacBook Pro est sorti trop tôt n'a aucune valeur intellectuelle, c'est juste trouver un faux point négatif pour remplir la case points négatifs. Par ailleurs, vous feriez mieux de relever vos propres contradictions : vous évoquez une machine excellente à laquelle on peut reprocher bien peu.....mais la machine est sorti trop tôt.....va comprendre. Vous pouvez égratigner Apple comme vous voulez mais faites le au moins avec de bons arguments et des vrais critiques....pas des "machines sorties trop tôt" ou"faites attention c'est une révision A".
avatar daito | 
"Je pense que ce qu'ils veulent dire c'est que pour l'instant le retina c'est cool, mais peu de choses sont encore adaptés et qu'il faudra attendre quelques mois. " Si Apple avait retardé la sortie, les choses auraient été adaptées encore plus tardivement. Ce qui fait bouger les choses, c'est du concret....en l'occurrence la sortie de ce MacBook Pro Retina.
avatar afficiomacos | 
J'utilise cette machine depuis deux semaines, c'est un vrai plaisir. Puissante, économe en batterie, et écran magnifique. Dépechez vous, éditeurs de logiciels de vite faire passer vos produits en une version compatible Retina. On voit la différence par exemple entre Safari et Chrome, pour la même page Web, c'est bluffant. Evidemment Windows 7 n'est pas compatible Retina, mais c'est vrai qu'utiliser une telle machine avec une telle daube est un crime. Mais dans un environnement professionnel, on est malheureusement parfois obligé. Ce test est honnête et fidèle, je partage tous les points de vue de cette revue complète. Mais de citer comme point négatif que cette machine est en avance sur son temps est assez curieux. En règle générale de toutes façons, un nouveau Mac est toujours en avance par rapport aux autres constructeurs! Je suis surtout bluffé par la vitesse de cette machine, combinaison de SSD et processeurs puissants, elle s'ouvre en quelques secondes, et par son autonomie. En utilisation bureautique, je tiens sans problème 5 heures et je suis arrivé à 6h30 l'autre jour.
avatar kurtism | 
Certe! Ca ne servait a rien de sortir la machine plus tard. Encore une fois je ne pense pas quils voulaient dire ca mais simplement qu'il faudra encore patienter quelques mois avant de voir des appli optimisées retina ce qui en soit n'est pas vraiment un point négatif tres important puisque ca disparaitra par la suite. J'aurais rajouté personnellement comme point negatif le fait qu Apple ait augmenté ses tarifs de pret de 100 euros en pretextant la conversion en euros. Les machines sont deja assez chere lol!!
avatar Che | 
C'est vrai que mentionner comme défaut le fait que cette machine est un peu en avance sur son temps est étrange, même si j'ai compris la logique de l'argumentation. Pour moi, cela mériterait au moins d'être aussi intégré aux avantages. Enfin une machine dont on se dit qu'elle ne sera à priori pas démodée par les générations suivantes avant un moment. La précédente gamme MBP m'a tellement donné l'impression inverse quand elle a été annoncée... Merci pour ce long test cependant !
avatar Anthony Nelzin-Santos | 
[b]@daito : bizarrement, il n'y a que de vous que la critique ne passe pas. Un rapport sans doute avec la manière dont elle est formulée. M'enfin, passons. @kurtism : pour cette machine là, la conversion en euros, on ne peut pas encore la prendre en défaut :) Pour toutes les autres cependant, c'est vrai que l'augmentation fait un peu mal.[/b]
avatar Topaloff | 
Certains ont du mal à accepter et comprendre les critiques. Ce n'est pas parce qu'on est sur MacGé qu'il faut faire les louanges de tous les produits Apple, jugeons avant tout d'un oeil critique car cette machine est réellement nouvelle. Par exemple, lorsque les TV full HD sont sorties et qu'aucunes chaines TV ne diffusait en 720p ou 1080p, ca vous faisait une belle jambe de regarder vos programmes de manière upscalé (ou informatiquement agrandit) pour obtenir un résultat qui au final, était moins joli que sur votre TV cathodique... Oui l'écran rétina est beau, mais pour l'instant on manque de CONTENU qui va avec le CONTENANT. Et à l'allure où va le web, ce n'est pas demain la veille qu'on trouvera toutes les images en qualité réina sur internet... Deuxièmement, Apple n'est pas exempt de défauts sur les premières séries de machines. On commence déjà à parler d'images persistantes et de dalles qui virent au jaune sur les premiers modèles de rétina alors qu'il n'a que 2 semaine d'existence... Là où je m'interroge le plus, c'est ca longévité. Non pas en terme de configuration mais en terme de fiabilité de matériel. Il n'y a qu'a voir le problème récurrent des GeForce qui tombent toutes en rade 2,5 ans après l'achat sur les anciens macbook pro... Apple a fait un énorme travail pour entasser tout ce matériel haut de gamme et qui consomme beaucoup dans si peu de place. C'est à la fois une prouesse technique mais aussi un risque. A tous les nouveaux acheteurs, je ne saurai que conseiller l'AppleCare pour être tranquille. Apple a lancé un pavé dans une nouvelle direction qui est la très très haute résolution, et c'est louable. Cette machine préfigure les avancées de demain. Les fans apprécieront, les autres patienteront.
avatar Topaloff | 
Le point le plus critiquable reste pour moi le positionnement marketing qui pousse toujours à l'achat d'une configuration supérieure. Un pro n'optera jamais pour le modèle "d'entrée de gamme", les 256go de stockage sont bien trop insuffisant pour des besoins en photos ou vidéo. Problème : on ne peut pas augmenter l'espace disque sans opter directement pour la configuration la plus puissante. Conclusion : tu passes à la caisse. Et je ne rentre même pas dans la problématique de l'évolution du matériel. Impossible pour le moment de faire évoluer le stockage interne (espérons que des constructeurs sortiront des barrettes adaptées) et surtout d'augmenter la ram. Le macbook rétina, c'est comme un iPad : tu optes pour un stockage et une configuration non évolutive. Ou comment faire passer un avantage pour le consommateur (finesse, puissance, innovation) alors qu'il y a bien des inconvénient pour un produit à ce prix. Quand on observe la politique d'obsolescence programmée par Apple (plus de mise à jour pour les iPad 1, pas de Siri sur l'iPhone 4, pas de guidage GPS sur tous les modèles inférieurs aux 4S), il y a de quoi avoir peur...
avatar Jimmy_ | 
@daito : si Apple sortait une brosse à chiottes usagée et disait qu'il faut l’utiliser comme brosse à dents, tu dirais qu'il faut suivre le conseil de la firme :-)
avatar Francis Kuntz | 
"Machine un peu en avance sur son temps" Quand Apple vends des machines avec des technos éprouvées : ça gueule. Quand Apple vendes des machines avec des technos derniers cris: ça gueule. Les gens sont jamais content quoi. Mettre qu'une machine est en avance sur son temps en défaut, c'est juste hallucinant...
avatar Hasgarn | 
Une belle machine en guise d'amuse bouche. S'il est clair que de nombreuses personnes y trouveront leur compte, il y en a d'autres qui attendront que le "Retina" soit assez répandu pour y passer, pour cause de contenu comme le souligne Topaloff. Bref, c'est une très bonne chose qu'il soit sorti, va y avoir des acheteurs par caisse et tout le monde va suivre et dans 2 ans, quand je changerai mon MBP 17 pouces, y'aura du choix. Très bonne article, MacG !
avatar xander74 | 
@Topaloff : je suis d'accord avec toi mais en même temps non. C'est quoi un pro ? Si tu veux dire, un monteur video, etc ok mais alors précise. Si un avocat, un médecin, etc prend un MBP ce n'est pas un pro ? Moi, dans mon cas, qui bosse toute la journée sur mon MBP ce bijoux me tente bien, je reste un pro non ? ^^ Après, il y a aussi être réfractaire à la nouveauté. Un ami m'a encore sortie hier "ouais mais tu veux prendre le retina, mais tu vas pas pouvoir changer la RAM" etc. Ok ouais bien... mais combien de personnes (tout comme lui) changent leur ordinateurs, tous les 3 ans, sans l'avoir jamais ouvert. C'est un peu comme aller en camping pendant 20 ans au même endroit. MAIS on n'achète pas de maison parce qu'on moins si on veux on peut changer ;). Bref, je me rend bien compte que l'ordi, un pro (photographe, avocat, autres ;)) va investir dans une configuration qui lui plait sur le moment. L'amortir sur 3 ans et le changer. Oui, le PC à 2k jetable, ça trou un peu. Mais en même temps, c'est se mentir que de vouloir faire un investissement et faire de l'argent sur de la micro informatique. Attention, je ne suis pas troll, ou du style à faire la polémique. C'est juste une vision de la chose. Bien à moi certes, mais je pense que (malheureusement) la société va dans ce sens. Le "tout tout de suite" le "tout qui marche" et le "tout qui se jette" ;) Cependant, je posté parce que j'ai une question par rapport aux performances graphiques. C'est un peu flou pour moi. Je ne sais pas si j'ai compris, mais si on veux jouer dans une résolution moins faible que le natif, en fait on passe par une plus grande résolution mise à l'échelle ? Donc en gros, sur Starcraft, diablo ou BF3 (si on utilise windows beurk ^^) il vaut mieux jouer dans la résolution native et être raisonnable sur les opitons (ça me dérange pas) que de vouloir réduire la résolution ? Bonne journée les apple fan ;)
avatar Che | 
@xander74 Oui, c'est une bonne question ça : quelle résolution pour jouer (sous Windows) ? La native est-elle paradoxalement celle qui demande le moins d'efforts au GPU ? Anthony, pourrais-tu préciser ce point ? :o)
avatar Topaloff | 
@Xander74 : effectivement je faisais allusion aux professionnels de la photo et de la vidéo, des graphistes et des monteurs quoi ;) Pour les autres, 256go peuvent suffire. Mais je maintiens que 256go, c'est une hérésie sur une machine de ce type. La résolution des applications et des médias vont toutes doubler ou tripler de taille pour s'adapter au rétina et au final, c'est comme si vous aviez un disque de 128Go. Je comprends ton point de vue et en même temps quelque chose me dérange dans ton raisonnement. Pour beaucoup de personnes, passer sur mac c'est le synonyme d'un investissement. A configuration égale, un mac est beaucoup plus cher qu'un PC mais c'est un matériel qu'on garde plus longtemps. Pour ma part, j'ai un macbook blanc qui a 6 ans. Il est toujours très bien, je fais même du photoshop avec mais par moment il subit les affres du temps. Donc partir sur une logique d'obsolescence au bout de seulement 3 ans sur une machine à plus de 2000€, ca me fait mal quand même... Mais en même temps c'est le prix a payer pour le rétina. Je pense que d'ici 1 à 2 ans, il n'y aura plus que du rétina sur les macbook pro 13", la boucle sera bouclée. @xander74 : sur windows, pour limiter les dégats, il vaut mieux joueur sur une résolution 2x inférieure à celle du rétina. La native va demander énormément d'effort au GPU et ca va se sentir. Windows n'est pas optimisé pour le rétina et les mises à l'échelle. Donc pour limiter la casse et opter pour un rendu à la fois fluide et de qualité, il faut opter pour une résolution 2x moindre, ca facilitera la mise à l'échelle.
avatar Anthony Nelzin-Santos | 
[b]@Che @xander74 : de ce que j'ai pu constater, mieux vaut ne pas hésiter à jouer en 1280 ou en 1440 Retina avec des options en moyen ou élevé. La carte tient bien la charge dans ces cas là, et c'est plutôt joli à regarder. En dessous, c'est moche et tu atteins les caps à 120 FPS de pas mal de jeux.[/b]
avatar xander74 | 
@Topaloff : je suis tout à fait d'accord avec ton point de vue. Et d'ailleurs, j'ai à la maison un MBP de 2007 et D3 tourne dessus et il est toujours fonctionnel. Et une personne qui investi pour 5 ans ou plus dans un mac s'y retrouve (parce qu'un PC qui à 5 ans... Perso, je sais ce que ça donne ^^), ce qui ne va pas être le cas d'un pro (du graphisme et autre) qui a toujours besoin de plus ou un pro qui aime la stabilité et facilité d'apple. De plus, le pro, il amortie le matos, la TVA passe dans le bilan. bref, ce n'est plus du tout le même point de vue. Au passage, un WD 1TO auto alimenté a 120€ pour le stockage, en USB3... Pour ma part, ça règle le problème. (pour l'amateur j'entends. Je sais qu'au boulot, paf t'es sur le réseau et tu as pléthore de disques dur disponible. Pour moi 256GO pour le nomade et les logiciels ça me semble pas mal du tout) @anthony : ok merci pour le retour. Mais cela est valable que sur MAC ou même lorsqu'on lance un jeu via bootcamp ? Au passage, je ne sais pas si l'article est bon. Mais il m'a été très plaisant à lire. Bonne présentation de la machine, bravo et merci :) Au passage, pour le "-" polémique de l'avance sur le temps. Je ne sais pas si c'est voulu, mais je trouve que c'est un beau petit clin d'oeil à apple. bah oui, apple 1, le Macintosh, l'iphone, c'était TROP CHER, c'était TROP en avance donc oui un désavantage. Mais quel bonheur pour les geek que nous somme d'avoir l'ordinateur de demain. Je comprends le "-" dans le sens : c'est frustrant. Je pense d'ailleurs que c'est comme ça qu'il a été dit. En tout cas moi, ça ne me choque pas, mais ça m'amuse bien :)

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