Apple a 50 ans, vous n'avez pas pu le rater. Et pour l'occasion, nous avons décidé de nous intéresser à un appareil mythique : l'Apple I. Nous n'avons évidemment pas dépensé l'argent de la journée MacGeneration pour acheter un véritable Apple I, mais bien une réplique : l'A-One dans sa version Extended (il vaut 190 € sans les accessoires). Nous allons le faire gagner à une des personnes qui a participé et vous pourrez le voir durant notre journée MacG du 18 avril. Mais d'abord, nous vous proposons une prise en main.

L'Apple I
L'Apple I, c'est un ordinateur construit à la main par Steve Wozniak et Steve Jobs en 1976. Lancé à l'époque pour 666 $ (Wozniak aimait les répétitions, et c'est l'équivalent de 3 500 € à 4 000 $ actuels avec l'inflation), c'était un microordinateur en kit pour ce qu'on appelle les hobbyistes.
Un Apple-1 vendu aux enchères pour 375 000 dollars
La version d'origine était équipée d'un processeur MOS 6502 à un peu plus de 1 MHz (une puce 8 bits très efficace pour l'époque) et de 4 ko de RAM. Il n'y avait pas de boîtier, ce qui explique les différents modèles qui existent dans les musées et chez les collectionneurs. Il stockait les données sur un lecteur de cassette — optionnel, comme la carte d'interface —, ce qui était la norme à l'époque. L'interpréteur BASIC dépendait de ce dernier, et n'était donc pas intégré en ROM comme dans pas mal d'appareils qui ont suivi.

Le clavier n'était pas fourni et l'ordinateur pouvait afficher une image sur un moniteur en composite ou sur un téléviseur, avec un modulateur RF. C'était une des solutions géniales de Steve Wozniak : l'Apple I pouvait générer un signal NTSC (la norme américaine) pour un moniteur standard. Il était restreint à 40 x 24 caractères de type ASCII, sans mode graphique, et il se limitait à l'alphabet latin en lettres capitales, aux chiffres et à quelques caractères spéciaux.

Nous n'allons pas nous étendre sur l'Apple I : c'est une sorte de prototype pour l'Apple II et s'il est devenu important d'un point de vue historique, il n'a pas trouvé le succès. Officiellement, il a été produit à environ 200 exemplaires et il en existe encore entre 60 et 80 en 2026.
La réplique A-One
Il existe de nombreuses répliques d'Apple I, pour ceux qui veulent s'amuser un peu. S’amuser n'est pas un vain mot : un appareil comme l'Apple I n'est pas un ordinateur utile tel qu'a pu l'être l'Apple II dans les entreprises dès la fin des années 70. Conçu en 2006 par les Néerlandais d’Achatz Electronics, l'A-One simplifie un peu les choses pour les personnes qui désirent tester l'Apple I. La carte a l'avantage d'être très documentée sur le plan technique.

Il est basé sur le même processeur, évidemment, le 6502. Pour la mémoire, il comprend soit la configuration d'origine (4 Ko) soit une dotation légèrement plus importante (32 Ko), avec quelques outils en ROM, comme le BASIC. C'est nettement plus pratique : il n'y a pas besoin d'un lecteur de cassettes pour charger le BASIC. Un cavalier sur la carte permet de passer d'une configuration à une autre. La société commercialise aussi un adaptateur pour un lecteur de cassettes, si vous en avez besoin.

Au lieu d'attendre un clavier spécifique, la réplique propose une prise PS/2, vue dans les PC depuis des dizaines d'années. Pour simplifier les choses, vous aurez donc besoin d'un clavier PS/2, idéalement en QWERTY américain, ce qui se trouve encore assez facilement. Vous pouvez aussi passer par un clavier francophone, même si l'agencement ne correspond pas. Dans ce cas, il vaut mieux connaître la position de certaines touches, notamment les caractères spéciaux.

Une puce ATmega32 a été ajoutée pour gérer la sortie vidéo composite. Il est possible de rester en NTSC (60 Hz) mais aussi de passer en PAL (50 Hz). Pour en profiter, il y a plusieurs solutions en 2026. La première, c'est de trouver un moniteur cathodique de l'époque, ce qui n'est pas si évident. La seconde, c'est de brancher un téléviseur cathodique : ce n'est généralement pas aussi net, mais suffisant pour de l'ASCII.











