OpenCore et Big Sur : mon hackintosh à jour, pour la dernière fois ?

Nicolas Furno |
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J’ai failli craquer après avoir testé l’excellent Mac mini M1 pendant deux mois, mais je n’ai pas encore tout à fait abandonné mon hackintosh. Profitant d’avoir deux Mac sous la main [enfin, un vrai Mac et un faux, ndlr], je l’ai mis à jour pour lui permettre de remplir son rôle de Mac principal pour quelques mois encore. Si vous avez raté les épisodes précédents, vous pouvez tout savoir sur mon hackintosh depuis sa création à cette adresse.

La partie visible du hackintosh, l’ordinateur lui-même est caché sous le bureau.

Par rapport à la tour que j’ai montée en plein mois de juillet 2016, peu de composants ont changé. Le processeur est toujours un Core i5 de la génération Skylake, la plus récente à l’époque. Deux ans après, j’ai remplacé la carte graphique Nvidia par un modèle AMD pour me rapprocher des Mac en bénéficiant des pilotes fournis par Apple. Et il y a un petit peu plus d’un an, j’ai opté pour un SSD NVMe pour me rapprocher des performances des Mac récents.

Depuis, il ronronne gentiment sous mon bureau et ne me pose aucun problème majeur, mais j’ai choisi de profiter du passage à macOS Big Sur pour toucher à ses fondations en changeant de bootloader. Pourquoi et comment ? On voit ça ensemble !

Pourquoi abandonner Clover au profit d’OpenCore ?

Un hackintosh, c’est un ordinateur qui n’est pas vendu par Apple sur lequel on installe macOS. Cette possibilité a été ouverte quand le constructeur est passé sur des processeurs Intel en 2006, ce qui a considérablement rapproché les Mac des ordinateurs sous Windows, en tout cas sur le plan matériel. macOS n’est adapté que pour les composants utilisés dans les Mac et le système ne peut pas être installé comme son concurrent sur n’importe quelle machine x86.

Le bootloader est une app de bas niveau qui se charge de faire l’intermédiaire entre le matériel et le logiciel. Dans un hackintosh, c’est lui qui simule un Mac à partir de pièces qu’Apple n’a pas choisies et c’est ainsi lui qui permet à macOS de s’installer puis de démarrer. Plusieurs solutions ont existé pour assurer ce rôle, mais Clover a longtemps été le standard et c’est lui que j’utilisais depuis le montage de mon hackintosh.

Clover est simple d’accès, c’est sa plus grande qualité, mais il a aussi des défauts. Je ne vais pas les détailler tous ici, mais sachez que sa logique est différente de celle du bootloader d’Apple, ce qui complique son fonctionnement et peut introduire des instabilités. J’ai pu le constater moi-même après avoir ajouté un SSD NVMe à mon hackintosh, j’avais de temps en temps un kernel panic lié aux pilotes gérés par Clover, problème qui a entièrement disparu suite à cette opération de maintenance.

De Clover (gauche) à OpenCore (droite).

OpenCore est un bootloader en développement depuis 2019 qui est appelé à remplacer Clover à terme. Il respecte la philosophie de celui d’Apple et opte pour une configuration plus stricte. Cette approche a de nombreux avantages, listés à cette adresse : il est plus rapide au démarrage, plus stable, plus sûr et plus complet, puisqu’il peut aussi fonctionner avec le chiffrement FileVault 2 et sans désactiver SIP. Tout n’est pas rose toutefois, car ce nouveau-venu est plus complexe à configurer initialement et il est aussi en développement constant, si bien que chaque mise à jour nécessite plus de soin et d’attention.

Cela dit, Clover n’est pas épargné par les mises à jour qui cassent les hackintosh, j’en ai fait les frais moi-même. Mais ce qui a fini de me convaincre de passer à OpenCore, c’est que ce dernier est indispensable pour macOS Big Sur. À tel point que son moteur a été intégré à Clover cet automne et c’est lui qui se charge de démarrer le système. Dans ces conditions, autant basculer entièrement sur le nouveau bootloader, mais je savais que la tâche allait être complexe et me demander du temps.

En effet, Clover s’est accompagné au fil des années de multiples guides et outils pour faciliter son installation et sa gestion. En utilisant une app comme Clover Configurator, on peut tout faire avec des interfaces graphiques rassurantes. Cette app configure le bootloader, elle gère les numéros de série essentiels au bon fonctionnement de macOS et de multiples apps et elle peut même installer, puis mettre à jour les extensions du noyau et autres pilotes tout aussi indispensables.

Quand j’ai ajouté un SSD NVMe à mon hackintosh, j’ai eu besoin d’installer des pilotes pour le gérer. J’ai pu le faire d’un clic dans Clover Configurator.

Face à cette approche grand public, celle d’OpenCore va en refroidir plus d’un. Ses créateurs refusent au contraire que leur outil soit simple à utiliser, leur objectif est plutôt de faire de la pédagogie en forçant les utilisateurs à comprendre ce qu’ils font et même à chercher de l’aide par eux-mêmes. De ce fait, ils mettent en garde contre l’utilisation d’outils clés en main, tel qu’OpenCore Configurator, du même développeur que Clover Configurator. Ce type d’outils n’est pas toujours adapté à la dernière version du bootloader et ils incitent fermement sur la nécessité de configurer à la main son hackintosh.

Si cela ne suffisait pas, ils précisent bien que le projet est en bêta, que son développement est encore actif et qu’une mise à jour peut nécessiter des ajustements conséquents de la configuration. Toutes ces mises en garde n’ont pas suffi à me décourager, mais j’insiste sur le fait que ce n’est pas une mince affaire et qu’il vaut mieux avoir du temps devant soi pour le faire. Pour vous donner une idée, il m’a fallu une bonne journée de travail pour convertir mon installation de Clover à OpenCore.

La page d’accueil d’OpenCore met en garde : ce n’est pas un outil aussi simple à installer et configurer que Clover. Soyez prévenu.

Comment passer de Clover à OpenCore

Je ne vais pas détailler ce que j’ai fait, car ça n’aurait pas d’intérêt pour votre hackintosh, sauf si vous avez exactement la même configuration que moi. Je vais rapidement évoquer les différentes étapes du processus, en glissant ce que j’ai appris au passage. Mais vous n’y couperez pas, une lecture attentive du guide d’installation sera un passage obligé pour adopter OpenCore. Prenez votre temps et soyez attentif à toutes les informations qu’il contient, sous peine d’obtenir un hackintosh hors service.

Formater une clé USB pour démarrer sur OpenCore sans risque

N’allez pas modifier directement le volume EFI de votre hackintosh pour supprimer Clover, ce serait la recette parfaite pour un désastre. À la place, dépoussiérez une clé USB pour créer une configuration OpenCore à part et pour démarrer l’ordinateur sur cette clé dans un premier temps. C’est un bon conseil d’ailleurs, gardez toujours sous la main une clé USB avec un bootloader fonctionnel, cela vous donnera une voie de sortie en cas de problème.

Le formatage d’une clé USB ne change pas entre Clover et OpenCore. Vous devez la formater avec l’Utilitaire de disque de macOS en choisissant le format « Mac OS étendu (journalisé) » et le schéma « Table de partition GUID ».

Les paramètres nécessaires pour formater la clé USB dans l’Utilitaire de disque. Notez que ce modèle de 2 Go ne convient pas, il faut une clé de 4 Go au minimum.

Deux remarques à ce sujet, car je me fais toujours avoir :

  • L’Utilitaire de disque affiche désormais les volumes et non plus les appareils dans sa barre latérale. Pour formater la clé USB elle-même, vous devez cliquer sur la commande « Afficher tous les appareils » dans le menu « Présentation », ou utiliser le raccourci ⌘é. Son nom devrait alors apparaître dans la barre, cliquez dessus et choisissez l’option « Effacer ».
  • Même si vous n’avez pas besoin d’une grosse clé USB, prenez-en une de 4 Go au minimum, sinon la partition EFI indispensable ne sera pas créée. Pour ma part, j’ai acheté un modèle de 32 Go car il ne coûte que 6 €, mais n’importe quelle clé d’au moins 4 Go de stockage fera l’affaire.

Une fois la clé formatée, vous devez monter sa partition EFI, par exemple grâce à l’utilitaire en ligne de commande MountEFI proposé par corpnewt, auteur de plusieurs outils recommandés dans la documentation d’OpenCore. Les instructions sur la page du projet sont assez claires, mais sachez qu’il faudra passer par le terminal. Si vous ne vous en sentez pas capable, mieux vaut éviter OpenCore pour le moment, c’est quasiment impossible de faire sans.

La commande MountEFI permet de monter la partition EFI de n’importe quel disque dur, SSD ou clé USB reliés au Mac. Dans mon exemple, je choisirais l’option 5 pour monter la partition EFI de la clé USB nommée « OpenCore ».

Installer et configurer OpenCore sur la clé USB

Le guide officiel d’OpenCore explique comment créer une clé USB pour installer macOS et transformer un PC vierge en hackintosh. Si vous voulez passer votre hackintosh existant à OpenCore, vous n’avez pas besoin de suivre les instructions liées à l’installateur de macOS, vous pouvez uniquement installer et configurer le bootloader.

Le guide est assez bien détaillé pour s’en sortir facilement. Cette section explique comment télécharger les fichiers de base et surtout comment les nettoyer ensuite pour avoir une configuration de base correcte. Vous devrez ensuite récupérer plusieurs éléments importants, notamment les extensions de noyau sans lesquelles macOS ne démarrera pas. Tous ces fichiers sont accessibles via des liens listés sur cette page. Même si ces fichiers sont identiques entre Clover et OpenCore, je vous recommande de repartir de zéro, à la fois pour les mettre à jour et parce que certains éléments ne sont plus nécessaires.

Le dossier « OC » configuré pour mon hackintosh.

L’étape la plus complexe vient ensuite : la création du fichier de configuration config.plist. Il existe aussi avec Clover, mais OpenCore est nettement plus exigeant parce que seuls les éléments qui y sont listés seront chargés pendant la procédure de démarrage. Il faut bien retenir cette différence fondamentale : avec Clover, il suffit d’ajouter une extension du noyau dans le bon dossier pour qu’elle soit chargée au lancement de macOS. Avec OpenCore, il faut non seulement l’ajouter au dossier, mais en plus la renseigner dans le fichier de configuration.

C’est pour cette raison qu’il est préférable d’utiliser ProperTree, un outil graphique développé en Python qui ne gagnera aucun concours de beauté, mais qui dispose d’une fonction bien utile. Il est capable de lire le dossier d’OpenCore et d’insérer dans la configuration les fichiers que vous avez téléchargés à l’étape précédente avec la bonne syntaxe, au bon endroit et dans le bon ordre. En soi, vous pourriez vous en passer et faire tout à la main, mais c’est le meilleur moyen de faire des erreurs.

Mon fichier de configuration ouvert dans ProperTree.

La procédure est détaillée sur le site officiel : vous partirez du fichier d’exemple fourni avec OpenCore, puis vous chargerez toutes les extensions et pilotes nécessaires avec ProperTree et il vous restera ensuite à modifier la configuration selon la génération de votre processeur. J’ai un CPU Skylake, j’ai suivi les consignes données sur cette page. Chaque génération a des instructions spécifiques, ne vous trompez pas de guide.

Un point important si vous mettez à jour un hackintosh : vous n’avez pas besoin de générer de nouveaux numéros de série pour OpenCore. Au contraire, vous avez tout intérêt à reprendre ceux utilisés avec Clover pour éviter de perdre du temps ensuite à configurer à nouveau iCloud et gérer les problèmes de licences pour toutes les apps qui reposent sur cette information.

Quand vous pensez avoir un fichier de configuration complet, redémarrez votre hackintosh en sélectionnant la clé USB comme partition de démarrage et croisez les doigts ! 🤞

Tester et corriger tous les problèmes rencontrés

Si tout va bien, votre hackintosh démarrera normalement à partir de la clé USB. C’est le signe que vous pouvez alors monter la partition EFI de l’ordinateur, sauvegarder son contenu une toute dernière fois par sécurité, puis supprimer la configuration de Clover et installer celle d’OpenCore à la place. Redémarrez cette fois sans la clé USB, vérifiez que tout fonctionne encore et vous pouvez passer à la suite ! Un scénario idéal, qui n’est pas forcément celui que vous connaîtrez…

Pas de chance, il va falloir bricoler… 😢

Dans mon cas, je n’ai pas pu démarrer immédiatement sur la clé USB configurée avec OpenCore et il m’a fallu passer un petit peu de temps pour tout débloquer. La configuration préconisée par le guide active un mode verbeux qui affiche en détail ce qui se passe au démarrage. Grâce à ces informations, il est assez facile de s’en sortir, même s’il faut taper à l’aveugle.

Faites des recherches avec les termes des derniers messages affichés à l’écran. La difficulté, c’est que ce n’est pas nécessairement le dernier message qui contient l’information sur l’erreur, c’est parfois plusieurs lignes au-dessus que vous trouverez l’élément qui pose problème. Sur la photo donnée en exemple plus haut, le plus important est le message « AppleNVME Assert failed », ce qui indique que l’erreur est lié à la gestion des SSD NVMe, pour vous donner un exemple.

Il m’a fallu plusieurs recherches pour éliminer toutes mes erreurs. J’ai notamment corrigé des valeurs mal renseignées dans le guide de Skylake et signalées dans ce sujet Reddit. Impossible de prévoir ce que vous pourriez avoir, mais tant que le Mac ne redémarre pas normalement sur la clé USB, continuez vos recherches pour modifier la configuration d’OpenCore et trouver la bonne.

Post-installation simplifiée depuis Clover

Comme avec Clover, une « post-installation » est nécessaire une fois que la configuration initiale est correcte. Les créateurs d’OpenCore proposent à nouveau un guide très complet, mais vous n’aurez pas besoin de tout refaire si vous aviez un hackintosh fonctionnel. Je vous recommande de suivre les étapes pour alléger le démarrage et éliminer l’affichage de tous les messages. Vous pouvez aussi configurer l’interface graphique, absente par défaut, pour que ce soit plus agréable.

En installant OpenCanopy, on peut avoir un démarrage graphique comme avec Clover, ce qui est tout de même plus agréable.

OpenCore essaie de rester aussi proche d’Apple, ce qui se retrouve aussi sur cette interface de démarrage et son fonctionnement. Ainsi, le volume de démarrage sélectionné par défaut est défini dans macOS, dans les Préférences système, puis le panneau « Disque de démarrage ». Cela simplifie aussi les procédures de mise à jour, les redémarrages se font toujours correctement, contrairement à Clover qui pouvait parfois s’emmêler les pinceaux.

Si voulez reproduire l’expérience du démarrage d’un Mac officiel, il est même possible de définir un son de démarrage avec OpenCore. Clover le permet aussi depuis quelques versions et je dois dire que je ne me suis pas embêté à le configurer, déjà parce que je n’éteins jamais mon hackintosh et ensuite parce que je l’utilise toujours avec un casque que je ne porte pas quand il démarre. Mais si cela vous intéresse, suivez les instructions données ici.

La gestion des ports USB n’est pas simplifiée par OpenCore, mais vous pouvez reprendre ce que vous aviez avec Clover. Dans mon cas, j’ai gardé l’extension de noyau que j’avais créée en 2016, optimisée spécialement pour ma carte-mère et mes besoins. Si vous n’avez pas fait ce travail, il vous reste comme toujours deux options :

Si vous venez d’un hackintosh avec Clover, vous devriez rapidement trouver un hackintosh fonctionnel avec OpenCore. Le son, le Wi-Fi, le Bluetooth et même iMessage devraient toujours fonctionner comme avant, ce qui accélérera la post-installation. De mon côté, j’ai surtout pris le temps de configurer l’interface graphique au démarrage et j’ai tenté d’activer la prise en charge des DRM vidéo, mais j’ai vite abandonné, n’en ayant jamais l’utilité. L’accélération graphique fournie par le GPU Intel fonctionne correctement, ce qui est plus important pour de bonnes performances.

Des mises à jour de macOS aussi faciles que sur un Mac

Configurer OpenCore n’est pas une partie de plaisir, je ne vais pas dire le contraire. Clover conserve l’avantage de la simplicité, mais la contrepartie est évidente à l’usage. Avec OpenCore, une fois que tout est configuré, un hackintosh se comporte encore davantage comme un Mac officiel, notamment pour ses mises à jour. J’ai pu le vérifier avec macOS Big Sur.

Après avoir configuré OpenCore et vérifié que tout fonctionnait normalement, j’ai lancé la procédure comme n’importe quel Mac, depuis les Préférences système. Après un long moment et plusieurs redémarrages, mon hackintosh était sous Big Sur, sans histoire. Pendant l’écriture de cet article, c’est macOS 11.2 qui est sorti et j’ai pu l’installer de la même manière, sans le moindre souci. Avant cela, l’ordinateur tournait depuis une vingtaine de jours sans aucun plantage, ce qui prouve que mes problèmes liés au NVMe ont bien été réglés.

J’ai bêtement oublié de refaire une capture le lendemain, juste avant l’installation de macOS 11.2. Toujours est-il que je peux redémarrer mon hackintosh uniquement pour effectuer les mises à jour du système, ce qui est aussi bien qu’avec un vrai Mac.

Au passage, macOS Big Sur ne pose aucun problème à un hackintosh bien configuré. J’ai eu quelques bugs, mais ils sont tous liés au système lui-même, pas à ma configuration atypique. Apple continue de renforcer la sécurité de son système d’exploitation, mais sans poser problème à cet univers, en tout cas pas jusqu'à maintenant.

En parlant de mises à jour, celles de macOS se font sans encombre, mais je peux aussi témoigner que celles d’OpenCore ne sont pas aussi simples et transparentes. À ce stade, l’outil continue d’évoluer de manière significative tous les mois et il faut être prêt à modifier sa configuration à chaque fois, ou presque. Pour vous donner un exemple, j’ai installé à l’origine la version 0.6.4 sortie début décembre 2020. En faisant cet article, je me suis dit que j’allais passer à la version 0.6.6 sortie début février, mais c’était nettement plus de travail qu’escompté.

La procédure est détaillée à cette adresse et elle commence de façon simple. Il faut télécharger la dernière version d’OpenCore, puis remplacer les fichiers principaux du bootloader. Il faut bien penser à tous les remplacer en même temps d’ailleurs, le programme ne tolère pas des variations internes de versions. C’est ensuite que ça se corse : il faut comparer son fichier de configuration avec celui fourni et compléter ce qui manque, mais aussi retirer les éléments supprimés par les développeurs.

Comparaison de mon fichier de configuration avec la référence mise à jour.

L’outil fourni dédié à cette tâche, OOConfigCompare, fonctionne bien et il est assez simple à exploiter. Il met en avant les différences, mais c’est à vous de les éliminer, en choisissant d’ajouter les clés manquantes et en supprimant celles qui sont désormais en trop. Sachant qu’il ne faut pas le faire à l’aveugle, vous avez ajouté pendant la configuration initiale des éléments spécifiques à votre hackintosh qu’il faut conserver.

Mon conseil : ne mettez pas à jour OpenCore tant que vous n’avez pas besoin de le faire et tant que le projet ne sera pas stabilisé. Ce n’est sans doute pas nécessaire pour les mises à jour mineures de macOS, mais il faut malgré tout garder un œil, au cas où un changement effectué par Apple oblige le bootloader à évoluer. C’est pour cette raison que je fais un clone régulier de mon hackintosh et je vous encourage à en faire de même, par sécurité.

Pour conclure : bientôt la fin de mon aventure avec les hackintosh ?

Après quatre ans et demi de fonctionnement, mon hackintosh tourne désormais sur la toute dernière version de macOS et sans problème à signaler. Pour être honnête, je ne m’attendais pas à une telle longévité quand j’ai lancé l’idée de monter un hackintosh à l’été 2016. Je pensais que ce serait une expérience enrichissante et que ça ferait une série d’articles intéressants, mais pas que ce serait mon Mac principal pendant tant d'années.

Et pourtant, après tout ce temps, j’ai préféré garder mon hackintosh et renvoyer un Mac mini M1, alors même que ce dernier est une excellente machine, bien plus puissante et sans maintenance ni bricolage. J’ai fait ce choix en petite partie parce que j’aime bien avoir trois écrans et que le Mac mini ne permet d’en brancher que deux. Mais c’est surtout par curiosité pour la suite de la transition Apple Silicon : j’ai envie de voir ce qu’Apple nous réserve pour le bureau, que ce soit un nouvel iMac ou le fameux petit Mac Pro que la rumeur nous annonce, avant de me décider.

Le Mac mini Apple M1 pendant mon test de l’ordinateur, relié à ses deux moniteurs, le maximum sur cet ordinateur.

Je n’aurais pas fait ce choix si gérer le hackintosh était un enfer au quotidien. Mais ce n’est pas le cas et je peux toujours oublier la tour noire cachée sous le bureau pour me concentrer sur le même macOS que celui des Mac officiels. Certes, il m’a fallu l’équivalent d’un bon jour de travail pour passer de Clover à OpenCore, mais j’aurais pu m’en passer et n’oubliez pas ma position originale dans le sens où ce temps passé sur la mise à jour m’a aussi permis de produire cet article. Mon avis serait indéniablement différent si je devais consacrer mes soirées et week-ends à la maintenance.

Pour autant, je ne crois pas que cet ordinateur restera mon Mac principal pour encore longtemps. J’imagine que ma période hackintosh touchera à sa fin dans les mois qui viennent. À l’heure où j’écris ces lignes, j’envisage de le garder jusqu’à la sortie des prochains Mac de bureau avec Apple Silicon pour décider de la suite. Mon hackintosh devrait rester bloqué à macOS Big Sur, en tout cas en tant que machine professionnelle, sachant que cette machine qui fonctionne parfaitement pourra toujours être recyclée d’une manière ou d’une autre par la suite.

Cet abandon n’est pas obligatoire à court et même à moyen terme. Tant qu’Apple continue de prendre en charge les processeurs x86, les hackintosh devraient continuer de fonctionner sans encombre. Mais j’ai connu la transition de PowerPC à Intel en 2006 et je sais bien que rester sur l’ancienne architecture est une voie condamnée à l’échec. Une future version de macOS sera forcément incompatible avec Intel et dans l’intervalle des apps vont commencer à être codées uniquement pour Apple Silicon.

Le hackintosh sous mon bureau.

Choisir de créer un hackintosh avait sa logique en 2016 pour qui voulait un Mac de bureau performant sans être hors de prix. Le Mac mini d’alors était à la traîne sur les performances et pas si bon marché que ça. Les 1 300 € dépensés alors pour les composants de ma tour ont été amplement rentabilisés en plus de quatre ans d’utilisation quotidienne et à cet égard, cette expérience a été un succès indéniable.

La situation est toutefois différente en 2021, où la même somme permet d’avoir un Mac mini M1 puissant, silencieux et surtout pris en charge officiellement. À choisir aujourd’hui, je prendrais l’ordinateur vendu Apple au lieu d’un hackintosh. Et c’est aussi lui que je recommanderais presque systématiquement si l’on me posait la question.


avatar loupsolitaire97 | 

Excellent article merci :)
Je possède un Hackintosh que j’ai acheté tel quel, j’ai à la fois MacOS et Windows, quand je l’allume il est sous MacOS par défaut sauf si je maintiens F5, alors je peux choisir.

Comment changer et avoir Windows par défaut ?
Merci :)

avatar Nicolas Furno | 

@loupsolitaire97

A vue de nez, je dirais qu’il faut accéder au réglage du BIOS de la carte-mère et changer l’ordre de priorité au démarrage. En choisissant le volume avec Windows, ce dernier devrait démarrer par défaut.

avatar loupsolitaire97 | 

@nicolasf

Merci, pas sur d’avoir bien compris mais je vais essayer de mettre les mains dedans 😅

avatar loupsolitaire97 | 

@nicolasf

Et supprimer totalement MacOS ? C’est peut être plus simple ?

avatar Nicolas Furno | 

@loupsolitaire97

C’est une solution plus radicale mais au redémarrage, l’ordinateur sélectionnera toujours le volume avec macOS. Le mieux c’est de changer ce paramètre dans les réglages de la carte-mère.

Ça peut paraître effrayant comme ça, mais c’est une interface graphique pas si complexe que ça en a l’air. Par contre, ce n’est pas lieu pour expliquer comment exactement, les forums seraient plus appropriés pour ça. 🙂

avatar demolay | 

c'est openCore 0.6.6 pas 0.5.6 en fevrier 2021 ;)

avatar Nicolas Furno | 

@demolay

Ah oui, je corrige, merci !

avatar loupsolitaire97 | 

@nicolasf

Merci :)
Je vais essayer avec ces quelques explication et j’ouvrirais un thread si besoin :)

avatar weagt | 

Très intéressant !
Nicolas dans l'article vous dites que le Hackintosh est possible grâce aux processeurs X86 et que quand Apple ne proposera plus de MacOS pour cette architecture le Hackintosh ne sera plus possible.
mais ne peut-on pas imaginer pouvoir acquérir des processeurs ARM et construire un Hackintosh autour de cette architecture ? Tous les bricoleurs de talents qui ont pondu des utilitaires pour faciliter la construction d'un Hackintosh auront certainement l'envie de se pencher sur le sujet, ne pensez-vous pas ?

avatar Nicolas Furno | 

@weagt

C’est une possibilité, mais ce n’est pas aussi simple qu’avec l’architecture x86, qui était un standard créé par un tiers. Apple ne bascule pas sur ARM, mais sur Apple Silicon. C’est sa propre architecture et ils peuvent en faire ce qu’ils veulent.

Concrètement, un tiers pourrait retro-ingénier l’Apple M1 et le reproduire pour le vendre, même si cela voudrait dire enfreindre de multiples brevets et copyrights et Apple ne laisserait sûrement pas passer. Mais admettons que ce soit possible.

L’Apple M2 pourrait tout changer et il faudrait alors repartir de zéro. J’exagère, mais c’est l’idée : désormais, les Mac peuvent évoluer comme Apple l’entend, puisqu’ils maîtrisent toute la chaîne. Jusque-là, ils étaient obligés d’adapter macOS aux processeurs d’Intel, qui étaient connus et très documentés.

Et on parle du processeur, mais c’est aussi vrai pour le GPU et tous les autres éléments sur le SoC. Tout d’un coup, l’idée même d’un hackintosh devient considérablement plus difficile à mener à bien.

Cela dit, je ne suis pas devin, peut-être que le logiciel pourra continuer de simuler le matériel d’Apple sur des PC ARM à l’avenir.

avatar J'en_crois Pas_mes yeux | 

@Nicolas Furno
Une solution bien plus simple (Apple nous l'a suggéré hier) faire comme Notre voleur mystérieux (Tim Cook) subtiliser quelques M1 et au lieu de le mettre dans un iPad Pro en faire profiter notre prochain hackintosh ! 😳

avatar Nicolas Furno | 

@J'en_crois Pas_mes yeux

#astuce 🙂

avatar Fennec72 | 

Merci pour ce très interessant article.

Un sujet connexe est celui d’OpenCore Legacy, la version d’OpenCore pour les Macs Legacy, c’est à dire les Macs qui ne font plus partie des Macs officiellement compatibles avec les dernière version de macOS.

Avec mon vieux Mac mini mid-2011, OpenCore Legacy est la seule solution qui m’a permis d’avoir un wifi fonctionnel ainsi qu’un Mac App Store capable de se connecter à mon compte Apple.

L’outil de configuration de l’EFI est très bien fait car si le Mac est listé sur la page GitHub d’OpenCore Legacy, l’EFI généré est une version spécifique au Mac choisi.

avatar Nicolas Furno | 

@Fennec72

C’est vrai que c’est une idée intéressante, je n’ai pas eu tellement l’occasion de me pencher dessus. C’est mieux que les patchers habituels ? J’ai déjà quelques soucis, graphique notamment, sur mon Mac mini aussi de 2011.

Il est sous Catalina pour le moment, mais c’est vrai que l’expérience est pas top. Je devrais peut-être essayer avec OpenCore.

avatar frankynov | 

Article parfait ! Bravo !
J’avais aussi fait le grand saut pour opencore lorsque j’ai monté mon hack AMD. Et il n’a jamais été aussi stable.
Mettre a jour opencore une fois qu’on a les quelques outils nécessaires est finalement assez rapide ( notamment https://opencore.slowgeek.com qui se charge de vérifier si le fichier de config est valide et cohérent )
Ce sera sans doute mon dernier hack également. D’ici 2-3 ans je prendrai très certainement un Mac mini :)

Par rapport à clover, je trouve que les guides de OC sont nettement plus rigoureux et précis, et surtout, à jour.

C’est un chouette hobby, et le jour où le dernier macOS compatible Intel sortira, ça sera la fin d’une époque.

avatar demolay | 

bonsoir et avant tout merci pour ce feuilleton, j'ai fais mon hack en partie grace à vos vidéos.
je l'ai toujours il est parfait multiboot linux/windows/sierra/catalina/bigsur.
big sur fonctionne sous Clover 5129 (qui a fraichement résolu son seul problème : le mode recovery) et sous openCore 0.6.6 et non 0.5.6 comme vous avez écrit. d'ailleurs ce dernier ne se mêle plus des autres OS, il n'injecte plus rien dans windows par exemple (ce qui était un problème).

pour le futur du hack il faudrait qu'un processeur ARM tourne sous metal .... à voir.

je ne suis pas pret de quitter mon hack pour plusieurs raisons:

Big sur et le respect de la vie privée on oublie fortement malgré les annonces mensongères de Tim ou en est l'Europe et le RGPD (feuilleton d'article à venir :)) pour les fuites organisées non sécurisées et l'impossibilité d'utiliser un vpn etc...

pouvoir changer des composants

plus de puissance pour quoi faire ? une carte graphique plus puissant oui pour le reste qui a besoin de plus de puissance ?

pouvoir jouer c'est sans comparaison

la puissance graphique d'un M1 c'est une rx 580 sortie en ?

M1 ou M2-3 pour écrire des mails et regarder netflix = c'est sans doute indispensable en effet.
avec de écrans externes qui fonctionnent mal pour MBP et MBA et pas plus de 2 écrans pour mac mini. c'est sur la zone de chalandise = Mail/netflix soyons fous iMovie....

je lorgne de plus en plus Linux comme beaucoup en vrai.

space X, les sous marins nucléaires, les supercalculateurs sont sous linux eux...

normal quand on voit les bugs et instabilités des mise à jours OS, mais j'aime mieux que windows faut être honnête.

bon j'arrête là.

mon hack a 4 ans il est tout jeune et reparable.

on verra

avatar tleveque | 

Je que je déplore par contre avec OpenCore, c’est le manque d’aide. Il n’y a pas de forum officiel. J’ai posé des questions à droite et à gauche (Redit entre autre) et ça va de aucune réponse à « aller lire la doc ». C’est à dire, les 1850 page de documentation….
Mais c’est vrai que quand ça fonctionne, c’est vraiment plaisant!

avatar Nicolas Furno | 

@tleveque

C'est leur philosophie en effet, il faut lire attentivement le guide et ils ne veulent pas que ce soit autrement. C'est bien pour apprendre, du côté positif des choses…

avatar demolay | 

bof, c'est pas trop vrai
il y a quand même beaucoup de forum en français, anglais, italien, allemand...
il y a le site web Dortania https://dortania.github.io/ qui décrit toutes les étapes intelligiblement.
il y a des serveurs discord qui répondent en temps réel pour aider.
après si vraiment vous n'y arrivez pas dites moi en mp ou ouvrez un topic dans ce forum sous l'onglet hackintosh.

avatar GilDev | 

Les gens du Discord officiel m’ont personnellement vraiment bien aidés ! 🙂

avatar Gwynpl@ine | 

OpenCore est très bien documenté, surtout en anglais. C'est peut-être la barrière de la langue mais absolument pas d'accord avec l'article. Avec mon HP Workstation de 2013 aucun souci, même plus simple à installer qu'avant.

Après, pour faire un Hackintosh, il suffit de ne pas acheter du matériel dépassant celui supporté par Apple à la fin des Mac Intel. Bientôt 9 ans sans encombre sur un Hackintosh, la seule barrière sera le passage à Mac OS full ARM. Mais le Mac mini fera l'affaire ^_^

avatar Elitius | 

@nicolasf quelle est la référence de votre écran à gauche et la barre de lumière qui y est accrochée ?
Merci :)

avatar Nicolas Furno | 

@Elitius

L'écran, c'est un Apple Cinema Display des années 2000.

La barre de LED : https://www.macg.co/tests/2020/10/test-de-la-screenbar-plus-de-benq-une-lampe-de-bureau-accrocher-sur-un-ecran-116803

avatar totoguile | 

pour info j'en ai trouvé une moins cher et très bien également si ca intéresse du monde : https://forums.macg.co/threads/vos-bureaux-de-confinement.1334555/page-6 dernier post.

avatar yon971 | 

Je vais être hors sujet mais c’est vraiment propre sous y’a tour lol ça sent le ménage pour prises de photos ahah
Sinon très intéressant comme article

avatar Nicolas Furno | 

@yon971

Comment ça, mais non ! C’est toujours parfaitement propre et rangé voyons.

#oupas 🙃

avatar Elitius | 

@nicolasf désolé je parlais de la dernière photo avec l’écran Dell ?

avatar Nicolas Furno | 

@Elitius

Oh ! Alors cet écran : https://amzn.to/2MFKjk8

avatar fmj | 

Bonjour,
Merci Nicolas pour cet article très précis dans la langue de Molière.
J'ai monté mon hackintoch avec le guide de Dortonia.

Pendant le premier confinement, j'avais tenté sous clover sans résultats car je ne comprenais absolument rien à ce que je faisais.

J'ai tenté sous OpenCore sans y croire. Mais quand j'ai réussi à installer Catalina.
J'ai approfondi réellement. Je précise que cet mon premier hachinstosh.
J'ai eu des petits soucis de post-installation que j'ai résolu avec des personnes très réactive sur sur ce site :
https://www.macos86.it/topic/3307-trx40-bare-metal-vanilla-patches-yes-it-worksbutproxmox-is-better/page/77/#comments.

Aujourd'hui, je suis sous OpenCore 0.6.6 et BigSur 11.2 (20D64).
J'ai tellement bossé sur ma config qu'à chaque mis à jour OpenCore, je préfère partir de zéro.
Je configure en 2h00 environ tout mon EFI comme ça je suis sûr que c'est pas bancal.

J'ai jamais entrepris le mappage des ports USB car sur ma carte mère et le boitier (14 ports physiques) un seul ne fonctionne pas.
J'ai même le luxe d’une carte Thunderbold 3 Titan Ridge que j’ai flashé pour Mac.
Mon Hachintosh me sert pour de la post-production video. il est très stable. J’oublie le gros boitier noir sous le bureau.

Tout ce que Nicolas à développer dans son article au sujet des mises à jour du système est réel.
J'ai fais des tests de mises à jour par " mise à des logiciels (préférence système), par AppStore, de la partition de secours (téléchargement par le net) et enfin par une clé USB et à chaque fois aucuns problèmes.

Je pense le garder 4 /5 ans car le prochain système sera probablement encore compatible avec les Macs Intel (MacPro 2019 et iMac 2020).

Ma configuration :
Gigabyte TRX40 Designare (Rev 1.1)
AMD Threadripper 3960x
Carte graphique : AMD Radeon Pro WX 9100
NVMe M.2 SSD Corsair MP 600 1T (WIndows 10)
NVMe M.2 SSD Corsair MP 600 1T (Big Sur) 11.1 [20D64]
NVMe M.2 SSD Corsair MP 600 2T (Free)
Carte Thunderbolt 3 : GC-Titan Ridge Rev 1.0 (Flash TitanRidgeNVM23-E64Fr) pour connecter l'Ultrastudio 4k mini & Promise Pegasus2 de 12 T
Open Core 0.6.6 Big Sur 11.2 (20D64)

avatar Nicolas Furno | 

@fmj

Pas mal ! 👍

Cela dit, repartir de zéro me semble inutilement compliqué, non ? Enfin si ça convient…

avatar pariscanal | 

@fmj

Génial haha , j ai un PC tout beau tout propre sans rien et j aimerais tenter.
Tu ne fais ça moyennant rémunération ?
A Paris ! :)

avatar fmj | 

@nicolasf😀
Je fonctionne de manière empirique, cela me permet de mémoriser et comprendre le fonctionnement.

avatar Danny Wilde | 

Super article as usual ...

Monter mon Hackintosh est une vraie aventure, je n’ai malheureusement plus le temps aujourd’hui.

Le M1 change la donne
J’attends les prochaines versions d’Apple

avatar Cric | 

Article très intéressant, merci Nicolas.

Bon, je vais attendre qu’OpenCore soit plus mâture, je vais rester sur Clover en attendant...

avatar aghez | 

Je suis aussi sur opencore et Big sur mais il y a deux choses que j’en’ ai pas réussi à faire :
Démarrer sur une fusion Drive (oui ça existe encore)
Faire fonctionner les DRM (Apple TV ne marche pas)
Sion Rien a signaler

avatar loufinmax63 | 

J'adore suivre les évolutions de ton hackintosh, car je fais de même avec le mien, d'autant plus que j'ai complètement changé de config pour un Ryzen 5 à la place de ce bon vieux i5 2500, et qu'OpenCore, me facilite grandement la tâche. Entièrement d'accord avec toi pour OpenCore, il est plus "complexe" à configurer et à comprendre, mais ça permet aussi de lire la doc et s'intéresser à son fonctionnement (sinon on achète un Mac et le tour est joué hein).
Truc super étrange cependant, chez moi je n'ai aucun problème avec les DRM, du moins Apple TV+ fonctionne, la musique Apple Music, Netflix, etc. Je ne sais pas ce qui est concerné par les DRM encore mais chez moi ça marche :)

avatar pariscanal | 

Je cherche un mec qui peut m’installer un Hackintosh !remunerantiô prévue :) à paris 20
Ieme

avatar FrDakota | 

J'ai fini par abandonner OpenCore pour installer Big Sur dans un HP EliteDesk 800 G1 DM, il refusait obstinément d'initialiser la puce graphique (HD 4400) du i3.

Clover avec l'a fait fonctionner sans problème.

avatar GilDev | 

Bel article !
J’utilise un Hackintosh en machine quotidienne depuis 2018 (https://www.reddit.com/r/hackintosh/comments/fb3erw/old_meets_new_my_vr_and_productivity_hackintosh), et quel plaisir !
D’abord sur Mojave avec Clover, en réutilisant la configuration de la personne dont je m’étais inspiré pour choisir mes composants, avec laquelle j’avais quelques soucis par ci par là (pas d’USB 3.0…).
Je suis ensuite passé à Catalina et j’ai tenté OpenCore avec la version 0.5.5, c’était génial, j’y ai passé une ou deux après-midi mais j’ai beaucoup appris, je sais maintenant comment ça fonctionne, je suis capable de me débrouiller avec la configuration et les kexts, et je n’ai pas eu un souci depuis le début (je n’ai d’ailleurs jamais mis à jour OpenCore, ni macOS toujours en version 10.15.3, mais ça viendra un jour bien entendu). C’est étonnamment stable et « natif », vraiment aucune différence avec un vrai Mac, si ce n’est que mon Hackintosh est plus puissant, moins cher, plus modulaire et évolutif, et capable de plus de choses (dual-boot Windows avec une RX 5700 XT pour le gaming, la réalité virtuelle et le streaming).
Bon avec l’arrivée d’Apple Silicon et les performances que ces puces proposent, surtout au vu du prix, la chose est pas mal remise en question, et le Hackintosh apporte surtout sur le plan éducatif, les capacités d’évolution et le fun (bricoler, c’est fun ! 🙂). Je suis triste à l’idée d’imaginer leur disparition dans les années à venir…

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