Hackintosh : passer à une carte graphique AMD a simplifié ma vie

Nicolas Furno |

Cet article fait suite à une série sur le hackintosh que j’ai monté il y a deux ans et demi et qui me sert de Mac principal depuis. Si vous voulez en savoir plus, vous retrouverez tous les articles précédents à cette adresse.

Quand j’ai choisi les composants pour monter mon hackintosh, à l’été 2016, une carte graphique Nvidia s’imposait. Apple n’utilisait déjà plus que des puces AMD dans ses Mac et il fallait des pilotes supplémentaires conçus par Nvidia, mais ce choix offrait de meilleures performances à prix égal, et surtout une meilleure compatibilité.

Tous les composants qui ont servi à monter le hackintosh, dont la carte graphique de Nvidia en bas à droite du carton du boitier.

Les utilisateurs de hackintosh avec carte AMD se plaignaient alors de multiples bugs, parfois impossibles à résoudre, liés à la gestion des écrans, à la veille et à toutes sortes de problèmes. C’est pourquoi j’avais opté pour une GeForce GTX 960, un modèle milieu de gamme qui tenait dans le budget et offrait des performances correctes, sachant que ce hackintosh n’allait jamais me servir à jouer.

Deux ans et demi après, je ne regrette pas ce choix initial, mais la situation a changé. Apple utilise toujours exclusivement des cartes fournies par AMD et tout est optimisé pour elles. Et puis Nvidia n’a toujours pas publié ses pilotes pour macOS Mojave et même si on ne sait pas exactement qui est responsable, le résultat est le même. Les utilisateurs de hackintosh avec une carte Nvidia sont bloqués à High Sierra pour le moment, sauf à bricoler et au prix de performances réduites.

Et puis en face, utiliser une carte graphique AMD n’a jamais été aussi simple. Les bugs ont été réglés en deux ans et demi, si bien que l’on peut obtenir une expérience aussi bonne qu’avec une carte Nvidia. Que dis-je, meilleure même, puisqu’il n’y a pas à gérer les pilotes ! Ils sont intégrés directement à macOS et pris en charge officiellement par Apple et il suffit d’ajuster un ou deux paramètres pour bénéficier d’une expérience aussi bonne que sur un Mac officiel.

Enfin ça, c’est la théorie et pour vérifier ce que cela donne en pratique, j’ai testé sur mon hackintosh. Cela fait quelques mois que j’utilise une carte AMD en lieu et place de la carte Nvidia d’origine. Et autant le dire tout de suite : je suis ravi et je recommande ce choix à tous ceux qui veulent monter un hackintosh.

Installation et configuration

J’ai reçu en juillet dernier une carte graphique AMD, une Radeon RX 580 conçue par Asus et qui dispose de 4 Go de mémoire vive dédiée. Je voulais une RX 580 pour coller au plus près de ce que fait Apple, même si ce n’est pas exactement un modèle utilisé par le constructeur. Les iMac Retina et les MacBook Pro 15 pouces intègrent par défaut des puces graphiques Radeon Pro qui sont assez similaires. En tout cas c’est la même génération et ce sont des cartes suffisamment proches pour assurer un bon fonctionnement côté macOS.

C’est cette carte qui est installée dans mon hackintosh depuis quelques mois.

Pour passer d’une carte Nvidia à un modèle AMD, le plus gros du travail se fait côté logiciel, mais la transition a été nettement plus simple que ce que j’imaginais. Naturellement, pensez à vérifier au préalable que vous avez une sauvegarde du hackintosh et tout particulièrement de sa partition EFI, celle qui contient tous les paramètres essentiels à son démarrage. Pour ma part, une sauvegarde quotidienne est générée grâce à ce script.

J’ai modifié la configuration de Clover, le logiciel qui permet à macOS de démarrer sur un ordinateur qui n’est pas vendu par Apple, pour supprimer toute trace de Nvidia. À la place, j’ai activé les paramètres nécessaires pour que la carte graphique d’AMD soit correctement reconnue et prise en charge par macOS. Il y a quelques changements simples à effectuer, comme de décocher le paramètre « Inject NVidia » au profit de « Inject ATI ».

J’utilise Clover Configurator pour modifier la configuration de Clover plutôt que de le faire à la main, mais cela revient au même.

Pour le reste, la configuration exacte dépend de chaque carte graphique et j’ai utilisé le guide de compatibilité publié sur les forums de Tonymacx86 pour connaître les bons paramètres pour mon modèle. En particulier, vous devrez sans doute modifier paramètre « FB Name » (pour « nom du Framebuffer »), même si la prise en charge par défaut peut aussi convenir. Vous trouverez des tableaux dans le forum pour indiquer quel nom choisir pour chaque famille de carte.

Sachez à ce sujet qu’il n’y a pas une seule réponse universelle. En fonction du modèle précis de carte graphique que vous choisissez, un nom de Framebuffer différent peut être préférable. Dans mon cas, la famille des RX580 est associée au nom « Orinoco », mais mes trois écrans n’étaient pas toujours reconnus au démarrage. En choisissant « Dayman », ils fonctionnent systématiquement. Je ne sais plus exactement comment j’étais tombé sur cette suggestion, mais c’est le jeu avec les hackintosh, il faut parfois expérimenter un petit peu à tâtons.

Tableau fourni sur les forums de Tonymacx86.

Pour les modèles les plus récents, l’option « RadeonDeInit » doit être activée dans Clover. Sans elle, les écrans resteront noirs pendant l’allumage, jusqu’au lancement complet de macOS. Sur mon hackintosh, cela fonctionne très bien pour les démarrages et pour les mises à jour mineures de macOS High Sierra, mais pas pour la mise à jour de Mojave, pour une raison qui m’échappe.

Tout ceci étant effectué, il était temps d’ouvrir le hackintosh pour échanger la carte graphique. L’installation elle-même n’appelle pas vraiment de commentaire. La carte graphique est l’un des éléments les plus simples à gérer : déconnecter tous les câbles, ouvrir le boîtier, retirer la vis qui maintenait l’ancienne carte graphique, retirer aussi le câble d’alimentation, puis la carte elle-même, et tout refaire dans l’autre sens. Les connecteurs sont identiques sur les deux modèles, un DVI-D, deux DisplayPort et deux HDMI, j’ai ainsi pu rebrancher mes trois écrans sans difficulté.

La carte AMD en place dans le hackintosh.

Dès le redémarrage, les écrans se sont allumés et j’avais à nouveau un hackintosh fonctionnel. La transition pouvait difficilement être plus simple, mais qu’est-ce que ce changement m’a apporté ?

Des performances en hausse

Même si ce n’était pas du tout l’objectif, j’ai effectué des mesures de performance avant et après le changement, et la Radeon RX580 est plus puissante que la GeForce GTX 960 que j’utilisais jusque-là. Le doublement de la mémoire vive dédiée, de 2 à 4 Go, joue certainement, et puis c’est un modèle plus récent et plus haut de gamme chez AMD.

La différence théorique est spectaculaire, près de deux fois mieux d’après Geekbench, que ce soit avec Metal ou OpenCL. En pratique, les écarts constatés étaient nettement plus faibles dans les jeux que j’ai testés. Dans Tomb Raider, j’ai gagné une poignée d’images par seconde (52,8 fps avec l’ancienne carte, 59,4 avec la nouvelle). Dans Fortnite, j’ai pu passer des réglages de graphisme élevés au niveau « Ultra » tout en maintenant des performances similaires. Et un jeu comme The Witness, pas très exigeant à la base, était peut-être légèrement plus fluide, mais c’est sûrement psychologique.

Mesures théoriques de la puissance de la carte graphique, réalisées avec Geekbench 4 sous macOS High Sierra.

Comme je l’indiquais précédemment, je ne joue pas sur cet ordinateur. Les performances de la carte graphique ne sont pas une priorité, et la carte que j’avais choisie initialement était loin d’être utilisée à son maximum de capacité. Et c’était d’ailleurs bien le souci : même si Nvidia offre de bien meilleures performances brutes, elles ne sont pas exploitées dans l’écosystème Apple. La firme a choisi AMD et elle concentre tous ses efforts sur ces cartes graphiques et son système d’exploitation ainsi que ses logiciels sont optimisés pour ces modèles.

J’utilise de temps en temps Final Cut Pro pour monter des vidéos et la carte de Nvidia ne servait quasiment à rien dans ce contexte. C’est le processeur qui faisait tout le travail seul, et les performances étaient ainsi assez moyennes. Pour mesurer la différence en changeant de carte, j’ai utilisé le projet BruceX, un benchmark standard que nous utilisons régulièrement pour tester des Mac. Il consiste en un export d’une vidéo courte, mais en 5K et avec des effets complexes. J’ai utilisé deux réglages : en définition originale et en ProRes, le codec vidéo d’Apple utilisé par le logiciel pour le montage ; en 1080p et optimisé pour les appareils Apple, c'est-à-dire en utilisant du h264.

L’export du projet BruceX dans Final Cut Pro, un excellent test de performances d’une carte graphique dans un usage réel.

Dans les deux cas, les gains sont très nets, puisque la Radeon RX580 a besoin d’une minute de moins à l’export. À titre de comparaison, on est au niveau d’un MacBook Pro 15 pouces de 2018 d’entrée de gamme, alors que le hackintosh était plus proche d’un 13 pouces d’ancienne génération avec la GTX 960.

Final Cut Pro n’est pas le seul exemple des gains apportés par la carte AMD. Elle a activé un encodage matériel nettement plus rapide pour les exports de ScreenFlow, logiciel de montage vidéo que j’utilise aussi aussi régulièrement. Dans les deux cas, le processeur reste sollicité pendant l’export, mais la carte graphique est exploitée au maximum de sa capacité et c’est bien elle qui fait l’essentiel du travail.

ScreenFlow propose un export accéléré par le matériel, une option qui n’était pas présente avec la carte graphique de Nvidia.

Un hackintosh plus proche d’un vrai Mac

Côté performances, rien à dire, le contrat est largement rempli. Mais pour dire la vérité, c’est quasiment du bonus à mes yeux. Avant toute chose, je voulais me simplifier la vie en réduisant les problèmes lors des mises à jour du système. C’est en effet l’un des points les plus pénibles dans l’utilisation d’un hackintosh avec une carte Nvidia : à chaque mise à jour du système, il faut attendre que le constructeur de cartes graphiques sorte aussi une nouvelle version de ses pilotes.

Cela vaut pour une mise à jour mineure de macOS, par exemple de 10.14.1 à 10.14.2, mais aussi pour une simple mise à jour de sécurité. Dès que le numéro de build de macOS change, il faut de nouveaux pilotes graphiques, même si on peut en général modifier les anciens pour les rendre compatibles. Je me suis fait avoir quasiment dans les premiers jours, et plusieurs fois par la suite. Je suis peut-être particulièrement tête en l’air, mais il est facile de se faire avoir par une mise à jour de sécurité, surtout quand elle est du niveau de sévérité de celles qui ont touché les processeurs en début d’année.

Et même si les pilotes de Nvidia étaient prêts au moment de faire l’installation, je devais à chaque fois démarrer le hackintosh une première fois sans pilote, installer la mise à jour et redémarrer. Entre les deux, un seul écran est disponible, dans une définition digne des années 1990, ce qui n’est franchement pas très agréable (en plus de susciter quelques remarques de la part des collègues…). Et si j’oubliais d’appliquer un patch spécifique, nécessaire à ma configuration1, il fallait un deuxième redémarrage à chaque fois.

Pendant une mise à jour du hackintosh, avec un écran 30 pouces qui fonctionnait en 1024 x 768 pixels… pas très pratique.

Ce n’était pas insurmontable, mais à la longue, c’était un petit peu fatiguant. La bonne nouvelle, c’est que le passage à AMD élimine totalement toutes ces contraintes. Si une mise à jour mineure de macOS est disponible, ou si une mise à jour de sécurité est proposée par Apple, je peux l’installer dans la foulée, sans réfléchir, comme je le ferais avec un vrai Mac.

Naturellement les mises à jour majeures peuvent poser davantage de problème, mais j’ai installé macOS Mojave récemment, et tout s’est passé aussi simplement que sur un Mac. J’ai perdu du temps parce que je pensais qu’il y avait un problème, mais tout le processus de mise à jour s’est fait écran éteint, pour une raison ou une autre. Si j’avais su cela avant, la mise à jour aurait été aussi rapide que sur n’importe quel Mac, mais j’ai passé quelques heures à essayer de comprendre ce qui se passait et à redémarrer l’ordinateur, au lieu d’attendre la fin du processus. Maintenant que je le sais, je ne m’inquiéterai pas à l’avenir, même si j’espère bien trouver une explication et un correctif à l’occasion.

Pour être complet, je dois aussi signaler que j’ai un bug mineur avec mon installation actuelle. Si j’éteins les écrans sans mettre en veille au préalable le hackintosh, j’ai parfois un écran qui clignote en le rallumant. C’est très pénible quand cela arrive et je n’ai pas encore trouvé de bonne solution, si ce n’est de ne pas éteindre les écrans (ils se mettent en veille après quelques minutes, ce n’est donc pas trop gênant). Je ne sais pas si c’est lié au modèle précis de carte graphique que j’utilise, mais le bug n’est pas très courant si j’en juge à mes recherches.

Si je voulais, je pourrais jouer à Fortnite sur le hackintosh, ça tourne plutôt bien avec la carte graphique d’AMD, même sur un écran 30 pouces.

Pour conclure

Entre l’accélération graphique et les mises à jour simplifiées, j’ai un hackintosh plus performant et surtout plus proche d’un Mac standard. Je ne regrette pas d’avoir changé de carte graphique et je recommande sans hésiter à tous ceux qui veulent monter leur hackintosh d’opter pour une carte graphique AMD. Les modèles de Nvidia restent intéressants si vous utilisez une app optimisée, comme celles d’Adobe, ou si vous jouez également. Dans tous les autres cas, mieux vaut opter pour du matériel AMD à mon avis.

En fonction de votre budget, voici quelques conseils de carte graphique que vous pouvez installer dans un hackintosh et qui devraient fonctionner sans trop de problème :

  • Radeon RX560 : moins de 200 €, parfait pour les petits budgets, « seulement » trois sorties écran2 ;
  • Radeon RX570 : entre 200 et 250 €, bon équilibre avec cinq sorties écran et des performances très correctes ;
  • Radeon RX580 : entre 240 et 350 €, version légèrement plus performante, consomme et chauffe plus ;
  • Radeon RX Vega 56 : entre 450 et 500 €, carte de dernière génération, nettement plus performante ;
  • Radeon RX Vega 64 : autour de 600 € : modèle encore plus puissant.

Vous pouvez également tenter votre chance avec un modèle plus ancien en occasion, comme une Radeon RX480 ou même une R9 380X, mais attention alors à la compatibilité avec macOS. Mieux vaut s’en tenir aux modèles intégrés à un instant donné aux Mac, la configuration n’en sera que plus simple.

De mon côté, la carte graphique envoyée par le service presse d’AMD va repartir prochainement, mais j’ai d’ores et déjà commandé une Radeon RX 570 pour la remplacer. Je n’ai pas besoin de la puissance supplémentaire apportée par la RX 580, et ce modèle moins cher et plus discret — elle devrait moins chauffer et donc activer ses ventilateurs moins souvent — devrait faire parfaitement l’affaire.

Le hackintosh, sous son bureau.

Pour finir, un mot plus général sur ce projet hackintosh. Cela fait plus de deux ans que cet ordinateur est mon Mac principal au travail et je n’ai jamais regretté mon choix. Au quotidien, je ne m’aperçois quasiment jamais que je n’utilise pas un Mac, il tourne gentiment sous le bureau et je n’ai au fond aucune interaction avec le matériel. Tout se passe sur le bureau, où j’ai un clavier et un trackpad Apple et une série d’écrans, comme s’il s’agissait d’un Mac mini et non d’un hackintosh. Les performances sont excellentes pour mes besoins, surtout avec la carte AMD, et je n’ai eu aucun problème majeur à signaler depuis des mois et des mois.

Si je devais me lancer aujourd'hui, j’hésiterais certainement, non pas parce que la voie hackintosh ne me convient plus, mais parce qu’Apple a considérablement amélioré son Mac mini. Ce hackintosh a coûté autour de 1 300 €, sans compter les écrans et autres périphériques. Pour le même prix, j’aurais un Core i5 de base, avec un SSD de 256 Go qui serait trop juste. Il me faudrait au moins l’option au-dessus, ce qui porte le prix juste sous la barre des 1 500 €. Je n’aurais que 8 Go de mémoire vive, mais avec la possibilité de changer cela dans un deuxième temps, et je pourrais toujours utiliser du stockage externe à la place de l’interne.

Je perdrais en matière de graphismes, mais je suis sûr que ça ne serait pas un problème et que ce Mac mini serait bien assez puissant pour mon usage, d’autant que le SSD serait bien plus rapide. Il serait aussi nettement plus petit, même si ce n’est pas un problème dans mon cas, et il consommerait sans doute nettement moins. Naturellement, j’aurais l’assurance d’avoir un Mac officiel, pris en charge par Apple.

Ce serait sans doute la voie plus raisonnable, mais en même temps, je ne suis pas sûr que je la suivrais au bout du compte. Une tour « à l’ancienne » a aussi des avantages : le fait de tout avoir en interne est plaisant et surtout je peux changer n’importe quel composant. Je sais qu’une mise à jour de la carte-mère me permettrait de passer du processeur Skylake que j’ai installé à l’origine à un Kaby Lake, et pourquoi pas un Core i7 si je voulais. La carte graphique pourra toujours être mise à jour, je peux modifier le stockage interne pour augmenter sa capacité ou même passer à un SSD NVMe pour bénéficier de performances en hausse.

Sous le capot du Mac mini.

Alors qu’un Mac mini resterait tel qu’il a été commandé toute son existence, si ce n’est pour la mémoire vive. C’est son principal avantage — une machine parfaitement assemblée et d’une fiabilité incontestable — et aussi son inconvénient pour l’utilisateur. En somme, tout est affaire de compromis et au bout du compte, c’est à vous de voir si le bricolage inhérent à l’utilisation quotidienne d’un hackintosh est un problème qui justifie une somme de départ plus élevée et l’impossibilité par la suite de toucher à quoi que ce soit.


  1. Pour mémoire, j’ai détaillé l’installation de macOS sur mon hackintosh dans cet article, vous y trouverez aussi les explications sur la nécessité de cette étape supplémentaire. ↩︎

  2. Trois connecteurs, c’est déjà beaucoup, mais il y en a général une prise DVI-D, une HDMI et une DisplayPort, ce qui peut poser problème pour brancher deux écrans identiques. ↩︎

avatar corben | 

Ce qui me rebute de passer le cap c’est l’install, les bugs et quelques incompatibilités résiduelles et surtout la plaie des mises à jour

Finalement heureusement que le dernier Mac mini est sorti

avatar rikki finefleur | 

corben
L’intérêt est d'avoir une machine très puissante avec une bonne carte graphique et une évolutivité facile comme celle de rajouter un ssd en un clic.
3 éléments que le mini ne possède pas. Pas du tout les memes machines.
Ici on parle de puissance graphique et d’évolutivité.
Ne pas oublier non plus que courant 1er trimestre AMD va sortir de nouvelles cartes graphiques.

avatar corben | 

@rikki finefleur

C’est pour ça qu’il y a les eGPU tout en restant sur des Mac véritables

C’est l’avantage du nouveau Mac mini

avatar flux_capacitor | 

Je ne vois aucun "avantage" à avoir un ordimini comme le Mac mini sur son bureau si c'est pour lui ajouter un énorme boîtier eGPU qui fait 10× sa taille (et la forêt de câbles qui va avec).

Le mini seul (si pas besoin de GPU correct ou puissant), ou même un hackintosh : OK
Ou un iMac (pro) ; ou bien encore un Mac pro, qui en ont sous le capot sans les incompatibilités du hackintosh.

Mais un Mac mini i7 + upgrade RAM + upgrade SSD (ou un ou des SSD externes, allez encore d'autres câbles) + écran 4K ou 5K + clavier + souris + eGPU Thunderbolt bridant d'ailleurs la carte graphique à ~50 % de ses capacités (quel intérêt ?) : à la rigueur en environnement professionnel en photographie ou vidéo, pour ceux qui ne veulent pas d'un iMac tout-en-un. Pour tout le reste : c'est encombrant et très cher, bref c'est un non-sens.

avatar melaure | 

Le eGPU est une grosse blague quand tu veux utiliser la carte au maximum de ses perfs. Et c'est plus que normal, rien qu'électriquement comment veux-tu qu'un boitier derrière un câble soit aussi rapide qu'un slot directement sur la carte mère. Les distances sont cruciales en électronique.

On dirait que pour certains le eGPU est un lot de consolation, alors que le problème c'est qu'Apple n'est pas capable de sortir une machine upgradable digne de ce nom, car le seul critère c'est de faire un max de fric en bridant/verrouillant tout ....

avatar Pipes Chapman | 

melaure toujours aussi désinformateur, menteur, prêt à raconter n'importe quelle connerie du moment que ses postillons corrosifs de hater ulcéreux arrosent tout azimuts ! :)

des gens, qui EUX sont des professionnels, par exemple en matière de vidéo, et pas des retraités aigris et qui surtout ont des compétences et disposent du matériel, (ce qui n'est pas le cas de ce pauvre type), ont depuis longtemps exposé le contraire.

rien qu'un petit exemple :

http://www.fcp.co/final-cut-pro/news/2115-how-one-checkbox-just-might-ch...

avatar pocketalex | 

@melaure

Tu as bien évidemment raison sur le fait qu'un GPU directement sur la carte mère bénéficie du bus système bien plus rapide que le TB3, donc des performances non bridées

Maintenant ... faut que tu te calmes un peu aussi, le eGPU, c'est pas un truc inventé par Apple pour accélérer des machines naturellement castrées, c'est une solution que l'on trouve tout aussi bien sur PC, donc bon ... hein

Et, je l'ai déja dit plus haut, c'est une excellente solution pour les laptops. Tout le monde n'a pas envie de se trimballer un bousin de 4Kg qui siffle comme un train à vapeur tout ça pour avoir une "GTX 1080" dans son laptop.
Le concours de la plus grosse, c'était sympa il y a 20 ans, aujourd'hui il est préférable d'avoir un laptop fin et léger, agréable à transporter, avec une bonne autonomie, et au bureau de l'agrémenter avec une CG de Desktop

avatar pocketalex | 

@Corben

l'eGPU permet d'avoir pour plus cher, une carte graphique bridée (par le port TB3), ce n'est en aucun cas un "avantage" pour une machine desktop, et le Mini est un desktop

Pour un laptop en revanche, c'est une solution très intéressante

avatar rikki finefleur | 

@corben
Je te conseille de revoir le dernier on refait le mac (ORLM), et ce qu'il pense des egpu externes... :p

C'est une bonne idée sur le papier , mais une mauvaise solution en réalité....

Non le mac mini est fait pour les personnes qui veulent une machine simple, bridée, compacte, et peu performante graphiquement (car apple met une carte graphique à la ramasse).
Ce qui est à l'inverse des hackintosh ou là tu as l’évolutivité facile et la puissance, mais pas la compacité.

avatar iBaby | 

C’est rassurant qu’un rédacteur de MacG soit un hacker. Mais est-ce que Apple lui prête encore des machines de test ? That is the question.

avatar NestorK | 

Apple prête tellement de machines de test à MacG que...

Sinon, je t’en prie, je t’invite à revoir ta définition du “hacker”.

Mais merci pour la barre de rire.

avatar Dimemas | 

@ nestor :
C'est clair, c'est ça la communauté du mac actuelle ...
Des gars qui connaissent que dalle à l'informatique et qui croient à n'importe quoi
quelle misère

en tout cas, j'ai bien rigolé aussi avec cet article, comparer la RX 580 avec une 960 ... comment dire...
Essayez une 1060 voire une 1070 et là ça va être feu d'artifice XD

avatar ducati33 | 

@Dimemas

Je pense pas j’ai même vu des vidéo test processeur amd + rx580 face à Intel + gtx 1060 la plateforme amd est légèrement supérieur ou égal et voire un chouilla en dessous sur certains jeu et au final une sacrée différence de prix 400$.
Après effectivement au dessus Amd n’as pas d’équivalent des 1080 leur politique c’est le rapport prix performance si tu monte full Amd ça revient bien moins cher que Intel+Nvidia.

avatar Nicolas Furno | 

@Dimemas

Ce qui est intéressant, ce n’est pas la puissance brute des uns et des autres. C’est surtout l’utilisation possible qui change et une carte Nvidia de dernière génération serait indéniablement plus puissante qu’une carte AMD récente, mais macOS ou Final Cut Pro ne l’utiliseront pas plus.

Au bout du compte, toute cette puissance n’a aucun sens dans le cadre d’une utilisation strictement Apple, avec macOS et les logiciels du constructeur. Le raisonnement serait différent pour jouer sous Windows, ou pour utiliser des apps optimisées Cuda, comme celles d’Adobe.

avatar iBaby | 

@NestorK

HACKintosh, HACKer... logique. Sans jugement de valeur aucun.

avatar melaure | 

Perso je trouve ça intéressant qu'il essaye de faire ce qu'Apple ne veut plus faire ... et qu'il éclaire un peu les gens sur le chemin à suivre.

Tout le monde n'a pas forcément envie des configs officielles pour bobos, mais simplement de vrai matos comme avant avec les PowerMacs !

avatar pocketalex | 

@melaure

on est tous d'accord ici pour râler sur les tarifs d'Apple.

Alors Apple, ça a toujours été "cher", et souvent on s'en accommodait, et, aussi, on en avait pour souvent son argent.
Mais oui, les prix ont sérieusement augmenté depuis la sortie du MacBook Pro 2016, il y a donc un surcout au surcout, qui passe difficilement, et qui s'est appliqué ensuite sur les gammes Mini, Air, le MB 12" a toujours été cher et pas de souci la dessus, sauf qu'il baisse pas avec le temps comme l'a connu le MBA, bref à part l'iMac et l'iMac Pro, qui sont tout sauf des entrées de gamme, on en à moins "pour notre argent", en plus les options sont obligatoire et vendues au prix du caviar...

Moi je le répète encore et encore, le hackintosh est une alternative crédible pour qui cherche un mac desktop pas cher

De l'usage bureautique à la station de travail 'high end', il y a de quoi faire pour tous les budgets, stable, fiable, évolutif

Quand à la difficulté d'installer un hackintosh, elle dépend de la config que l'on veut se monter et de ses spécificités. Si l'on cherche une machine simple et facile, il suffit de suivre un tuto qui utilise du matos simple (carte mère bien connue, CPU Intel Core i, SSD en SATA, carte graphique AMD, ou pas de carte graphique) et en quelques clics c'est pilé

Si l'on cherche une machine avec du SSD nVme, un CPU spécifique (i9, etc), une carte graphique nVidia, le réseau 10 GbE, le Thunderbolt, j'en passe et des meilleurs, c'est sur, on peut y passer des nuits blanches. Ou alors, on est un expert dans le domaine, mais peu de gens le sont en vrai.

Une fois monté et fonctionnel, un hackintosh peut tourner 10 ans de suite sans le moindre plantage, c'est très, très stable.
J'ai plus de bugs avec mon iMac Pro qu'avec mon ancien hackintosh (qui, au passage, tourne toujours comme une horloge depuis 2012...)

avatar nums45 | 

Hello, le hackintosh de base, c’est simple en effet. Mais, les ennuis commencent quand on veut une machine parfaitement fonctionnelle au niveau matériel et logiciel (Xcode, FaceTime, IBooks, iCloud),faire des mises à jour système... Il faut bidouiller et prendre du temps. Même pour l’installation modele, on peut se noyer, problème après problème.Les procédures sur le net ne vont pas toujours dans ton cas. Moi, je n’ai jamais résolu mon problème de boot, qui me rajoute une nouvelle partition macOS à chaque nouveau démarrage et quand un trop grand nombre de duplications est atteint, il faut que je débranche le disque macOS pour repartir de zéro.

avatar thierry37 | 

Merci de nous tenir au courant des changements de to hackintosh.

Pour la comparaison, il faudrait mettre des composants actuels (pour les 1300€) en face du nouveau Mac Mini.
Tu compares ton hack valant 1300€ en 2016. Les composants sont "vieux".

avatar Nicolas Furno | 

@thierry37

C’est évident, mais j’étais plus dans l’esprit « si je me lançais aujourd’hui ». Je pense que le hackintosh serait en gros identique à celui que j’avais fait en 2016, mais avec le dernier processeur Intel du moment.

Les performances n’entrent pas vraiment en ligne de compte en fait, c’est surtout tout le reste qui m’intéresse entre les deux.

Disons qu’en 2016, acheter un Mac mini n’avait pas de sens, il n’y avait aucun Mac fixe sans écran digne d’intérêt. Aujourd’hui, c’est très différent et on n’a même pas vu ce que le Mac Pro allait donner.

avatar larkhon | 

@thierry37: pour recréer la configuration du Mac Mini de base, cela revient environ à 500-550€ avec des composants de qualité (et encore on ne peut pas trouver un SSD aussi rapide avec seulement 128go, on aura 256go de base).
Et bien sûr plus on va rajouter de mémoire et de stockage, plus la différence va se creuser. Je pense que si on n'investit pas très souvent, et qu'on n'a pas besoin d'une grosse puissance, on peut partir sur un Mini histoire d'avoir une belle machine. Mais en tant que machine principale je serais un peu frustré pour mon utilisation.

avatar thierry37 | 

@larkhon

Oui.
Pour ma petite utilisation, j'avais monté mon HackMini pour 700-800€ et pour éviter les anciens Mini premier prix avec leur disque dur.

Même aujourd'hui, le nouveau Mini ne m'irait pas car je n'ai pas besoins du SSD super rapide.
Oui pour certains et leur utilisation. Mais pas pour le monsieur-tout-le-monde que je suis. (Un gars avec utilisation très basique. Mais un peu bricoleur 😉 )

avatar larkhon | 

Oui, entièrement d’accord, je ne comprends d’ailleurs pourquoi on colle des SSD hyper rapides dans un Macbook ou un Air. On gagne certes des perfs mais un cpu avec une vitesse plus élevée ou plus de RAM aiderait plus sur le long terme. Mais ils ont peut-être un bon deal sur le stockage vu les millions d’iPhones vendus...

avatar yurt | 

Mettre les termes « Hackintosh » et « simplifié » dans la même phrase, enfin 😜

avatar Espcustom | 

Article très intéressant. Mais toute cette bidouille pour économiser qq euros...et la revente t’oublies!

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