Mac Pro 2019 : premiers tests

Anthony Nelzin-Santos |

Chez MacGeneration, c'est Noël aussi, puisque notre premier Mac Pro est arrivé depuis quelques jours. Mais justement, c'est Noël, et nous comptons bien le passer en famille. Sitôt la machine déballée, nous avons commencé nos mesures habituelles. L'occasion de vous fournir un premier aperçu des performances du Mac Pro 2019.

Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous…

Pour commencer, nous testerons une configuration intermédiaire à 10 579 € :

  • Intel Xeon W-3235 douze cœurs à 3,3 GHz ;
  • 32 Go de mémoire DDR4 ECC à 2 933 MHz ;
  • AMD Radeon Pro Vega II avec 32 Go de mémoire HBM2 ;
  • 256 Go de stockage.

Pour référence, nous avons réalisé quelques mesures synthétiques sur la configuration d’entrée de gamme à 6 499 € :

  • Intel Xeon W-3223 huit cœurs à 3,5 GHz ;
  • 32 Go de mémoire DDR4 ECC à 2 933 MHz ;
  • AMD Radeon Pro 580X avec 8 Go de mémoire GDDR5 ;
  • 256 Go de stockage.

Nous comparerons ces deux modèles à trois machines de bureau adressées aux professionnels :

  • Mac mini 2018 Core i7 six cœurs à 3,2 GHz (2 689 €) ;
  • iMac Pro 2017 Xeon W huit cœurs à 3,2 GHz (5 499 €) ;
  • iMac Pro 2017 Xeon W 18 cœurs à 2,3 GHz (9 039 €).

Par ailleurs, nous avons utilisé un Mac Pro 2013 pendant quelques semaines au printemps, afin de pouvoir comparer le comportement de cette machine à sa successeure.

Les machines que nous comparerons.

Des processeurs Intel Xeon W de classe supérieure

Le Mac Pro embarque des processeurs Intel Xeon W, conçus pour les « professionnels créatifs », entre les processeurs Core des produits grand public et les processeurs Xeon Scalable des fermes de données. Les utilitaires de test relèvent les références suivantes :

  • Intel Xeon W-3275M 28 cœurs à 2,5 GHz ;
  • Intel Xeon W-3265M 24 cœurs à 2,7 GHz ;
  • Intel Xeon W-3245 16 cœurs à 3,2 GHz ;
  • Intel Xeon W-3235 12 cœurs à 3,3 GHz ;
  • Intel Xeon W-3223 8 cœurs à 3,5 GHz.

Les puces du Mac Pro possèdent beaucoup de mémoire cache. Le Xeon W-3223 embarque 24,5 Mo de cache, et le Xeon W-3275M trois fois plus ! Nous aurons l'occasion de revenir en détail sur l'importance du cache, avec des tests spécifiques, mais disons déjà qu’il s’agit de minimiser la latence et maximiser la bande-passante des communications internes.

Les processeurs du Mac Pro sont originaux : s’ils sont toujours gravés à 14 nm et utilisent toujours l’architecture Skylake-SP1, ils sont désormais montés sur le socket FCLGA-3647 des processeurs Xeon Scalable. Ils peuvent gérer jusqu’à 64 lignes PCIe, alors que les processeurs Xeon W de l’iMac Pro n’en géraient que 48.

Le score Geekbench CPU, qui donne une bonne idée des performances brutes du processeur, sur un seul (Single) ou l’ensemble (Multi) des cœurs.

Voilà qui permet de concevoir une station de travail ne possédant qu'un seul processeur, mais jusqu'à 56 cœurs logiques grâce à l’Hyper-Threading, ainsi que neuf emplacements PCIe et quelques ports Thunderbolt. Bref, voilà qui permet de concevoir le Mac Pro. Nos premières mesures sont sans grande surprise :

  • les scores sur un cœur progressent aussi lentement que la fréquence de base du processeur, mais l'intérêt du Mac Pro est ailleurs ;
  • les scores sur l’ensemble des cœurs sont en droite ligne des attentes : le Xeon W 8 cœurs à 3,5 GHz du Mac Pro offre un niveau de performances similaire au Xeon W 8 cœurs à 3,2 GHz de l’iMac Pro, le Xeon W 12 cœurs à 3,3 GHz possède 50 % plus de cœurs… et offre presque 50 % plus de performances ;
  • ces premiers scores donnent une idée des performances brutes à l'instant t, mais ne disent rien des performances soutenues. Or on peut rapidement taper contre les limites thermiques de l’iMac Pro, et le Mac Pro a précisément été conçu pour assurer le parfait refroidissement des composants.

Une carte graphique AMD très puissante… pour certains usages

Lisez la présentation du Mac Pro, et vous croirez qu'il est fourni avec une carte AMD Radeon Pro Vega II Duo, « la carte graphique la plus puissante au monde ». Sauf qu'il s'agit d'une option, qui double le prix du Mac Pro. De série, le Mac Pro est fourni avec une carte beaucoup plus banale, la carte AMD Radeon Pro 580X :

  • 36 unités de calcul ;
  • 2 304 processeurs de flux ;
  • 8 Go de mémoire GDDR5 ;
  • deux ports HDMI 2.0.

Vous avez un iMac 27" Retina 5K au printemps ? Vous utilisez une variante de cette carte. Pourquoi diable la retrouve-t-on dans le Mac Pro ? Mais parce qu'une partie de la clientèle de cette machine se fiche des performances graphiques, pardi. Même si cette carte se débrouille plutôt bien, certains ne l'utiliseront jamais que pour brancher deux écrans 5K. Le budget économisé sur la carte graphique sera consacré à l'augmentation de la mémoire ou le choix d'un processeur plus puissant.

Le test Geekbench GPU, qui donne une bonne idée des performances de la carte graphique dans les usages GPGPU avec Metal.

D'autres clients, au contraire, accordent une importance primordiale aux ressources graphiques. Apple propose donc une option plus particulièrement dédiée à l'accélération graphique, la carte AMD Radeon Pro Vega II :

  • 64 unités de calcul ;
  • 4 096 processeurs de flux ;
  • 32 Go de mémoire HBM2 ;
  • quatre ports Thunderbolt 3 et un port HDMI 2.0.

L'intérêt de la mémoire HBM2 est désormais connu : deux fois plus rapide que la mémoire HBM, sept fois plus rapide que la mémoire GDDR5, elle peut transférer des données jusqu'à 1 To/s au sein du Mac Pro. Là encore, il s’agit de maximiser la bande passante pour réduire la latence et accélérer le plus possible les applications les plus exigeantes.

Si cela ne suffit pas, deux cartes AMD Radeon Pro Vega II peuvent être installées dans le Mac Pro, et reliées avec un connecteur Infinity Fabric Link. Les cartes peuvent communiquer à 84 Go/s. Enfin, la carte AMD Radeon Pro Vega II Duo réunit deux processeurs Vega II sur le même circuit intégré2, pour un total de 128 unités de calcul et 64 Go de mémoire graphique.

Plutôt que de cartes, il faudrait d'ailleurs parler de modules, en l'occurrence des modules MPX. Avec le Mac Pro 2013, Apple avait parié sur l'expansion externe au travers du Thunderbolt. Avec le Mac Pro 2019, Apple revient aux possibilités d'expansion interne, mais n'abandonne pas le Thunderbolt pour autant. Ainsi les modules MXP utilisent une ligne PCIe x16 pour les graphismes et une ligne PCIe x8 pour une interface Thunderbolt.

Le test GFXBench Metal, qui donne une bonne idée des performances de la carte graphique dans un usage ludique, toujours avec Metal.

La carte AMD Radeon Pro 580X prend place dans un module MPX demi-hauteur, qui ne bloque qu'un seul emplacement PCIe. Les cartes AMD Radeon Pro Vega II, et la future carte AMD Radeon Pro W7500X, prennent place dans un module pleine hauteur, qui bloque deux emplacements PCIe. Car outre ces modules propriétaires, le Mac Pro peut accueillir des cartes PCIe — il tire ses ports USB-A, Thunderbolt 3, et 10 Gbe d'une carte d'entrées/sorties au format PCIe x4.

Ne repoussons pas nos premières conclusions plus longtemps, les performances de la carte AMD Radeon Pro Vega II sont décoiffantes :

  • dans le test Geekbench assez représentatif des usages GPGPU, elle dépasse non seulement toutes les cartes jamais utilisées par Apple, dont la carte AMD Radeon Pro Vega 64X de l'iMac Pro, mais aussi toutes les cartes Nvidia jamais testées ;
  • mais on parle d’un test qui utilise Metal : utilisez OpenCL, et les cartes Nvidia Geforce RTX et Titan RTX/V repassent (nettement) devant. Final Cut Pro et DaVinci Resolve utilisent Metal, les applications professionnelles de Serif aussi, mais l'adoption de l'API graphique d'Apple reste encore lente. Adobe s'y met très progressivement dans Photoshop, Camera Raw, Premiere Pro, ainsi qu'After Effects. La suite de création 3D Substance, qu'elle vient d'acheter à Allegorithmic, devrait être réécrite pour Metal. Otoy a porté son moteur de rendu Octane X vers Metal spécifiquement pour le Mac Pro. Reste AutoDesk, qui traine un peu des pieds, mais dont le soutien annoncé de Metal devrait mécaniquement entrainer l'adhésion de ses principaux concurrents ;
  • au cas où vous vous le demanderiez : oui, le Mac Pro est parfaitement capable de faire tourner les jeux les plus exigeants de manière parfaitement fluide en 4K. D'ici à le recommander comme console de jeux… 

Un refroidissement visiblement parfait

Si nous sommes encore loin d'avoir terminé nos mesures, nous pouvons déjà saluer l'efficacité du système de refroidissement du Mac Pro. Le Mac Pro 2019 est la première machine que nous testons qui reste parfaitement silencieuse pendant l'ensemble de nos tests synthétiques. Même en posant la machine sur le bureau, même en tendant l'oreille, les ventilateurs sont inaudibles, alors même que le processeur ou la carte graphique tourne à fond.

Après 24 heures d'effort continu, le capot est toujours froid, et il faut coller l’oreille aux grilles pour entendre les trois ventilateurs frontaux tourner. Ils brassent pourtant un sacré volume : on sent une colonne d'air entrer à l'avant de la machine, et l'on peut repérer l'emplacement du ventilateur d'extraction en passant la main à l'arrière, puisque l'air sort plus chaud en bas de la machine.

Pour entendre franchement les ventilateurs, il faut… essayer d'ouvrir la machine en marche ! Le témoin d'alimentation vire à l'orange, les ventilateurs atteignent leur régime maximal après quelques secondes, puis se stabilisent à un rythme de croisière. Le volume atteint alors 50 dB à un mètre, mais le bruit n'est ni particulièrement aigu ni particulièrement grave, mais plutôt équilibré. A priori, on ne devrait pas souvent l'entendre à ce niveau.

Pendant les premières secondes de cet enregistrement, vous n'entendez quasiment rien, alors que le micro est positionné à deux centimètres de la façade, et que le processeur tourne à fond depuis 24 heures. Au moment de l'ouverture de la poignée (le premier « clic »), les ventilateurs montent rapidement en régime, puis se stabilisent. Au plus fort, on croirait presque entendre du bruit rouge : Apple a particulièrement travaillé l'acoustique des ventilateurs. Après avoir refermé la poignée (le deuxième « clic »), tout rentre dans l’ordre.

Reste une question cruciale, celle de l'encrassement, qui diminue progressivement l'efficacité du système de refroidissement. Apple est fière du « motif en treillis » de la façade, qui « s'inspire d'un phénomène naturel se produisant au sein des structures de cristaux moléculaires ». Tellement fière qu'elle ne montre pas la grille métallique qui tapisse l’intérieur du boitier, et que l'on distingue clairement à travers les larges hémisphères percées dans l’aluminium.

Cette grille joue-t-elle un rôle dans la maitrise du flux d'air et de poussières ? Allez savoir ! Mais John Ternus, vice-président d'Apple en charge de l'ingénierie matérielle, assure que le Mac Pro peut se passer d'un filtre à débris. Après avoir réalisé nos principaux tests, nous mettrons ses dires à l'épreuve, et verrons combien de poussière le Mac Pro peut avaler avant de s'étouffer.

Des questions ?

Après ce premier aperçu sommaire, dans les jours et les semaines qui viennent, nous étudierons cette machine sous toutes ses coutures. Processeur, graphismes, architecture intérieure, stockage, dissipation thermique, ports… Si vous voulez que nous testions certains points en particulier, n'hésitez pas à nous le faire savoir dans les commentaires.

Si vous êtes un professionnel et que vous voulez nous envoyer des fichiers et des applications à tester, n'hésitez pas à nous contacter à l'adresse anthony@macgeneration.com. Enfin si vous avez reçu votre propre Mac Pro, contactez-nous ! Nous aimerions réaliser une série de reportages sur les utilisateurs et les usages de cette machine.


  1. Avec des corrections pour les failles Meltdown et Spectre héritées de l’architecture Cascade Lake.  ↩

  2. Reliées par le biais d'un pont Infinity Fabric Link intégré.  ↩


avatar BLM | 

@bouh
«Le Larousse accepte aussi auteure d’ailleurs.»
Le Larousse n’est pas un dictionnaire de référence, en ceci qu’il entérine l’usage sans se poser la question de sa pertinence.

avatar BLM | 

@bouh
«les trois formes écrivaine, auteure et autrice sont utilisées et acceptées.» L’Académie ne peut pas faire autrement que de signaler l’usage de la forme "auteure", mais elle ne l’accepte pas : il est écrit noir sur blanc que "autrice" est la forme qui correspond à l’esprit de la langue. D’autre part l’Académie insiste dans le préambule sur le fait que l’usage ne saurait s’abstraire des règles de la langue.

avatar Bigdidou | 

@bouh

C’est pas facile de s’y retrouver, quand même.
Pourquoi la doctrice ne serait-elle pas une bonne autoresse ?

avatar BLM | 

@Bigdidou
C'est vrai que c'est le bordel.
Le problème est que s'il n'est pas possible de décréter une liste de mots acceptables dans le foisonnement de l'usage, il faut bien instaurer des garde-fous pour garder à la langue sa caractéristique d'outil de communication codifié pour que les échanges restent compréhensibles par tous.

• Pour doctoresse et autres féminins en -esse, l'Académie propose une explication : cette flexion extrêmement marquée pourrait être (et dans certains cas a été) utilisé pour déprécier le métier exercé par une femme (après tout, alors que "gonze" est argotique mais pas péjoratif, "gonzesse" l'est voire est utilisé comme une insulte).
• L'Académie suggère que la féminisation par l'ajout d'un "e" muet en fin de mot pourrait être un usage répondant à la volonté d'indiquer que le métier est exercé par une femme… sans user d'un suffixe potentiellement dépréciateur (ex: professeurE plutôt que professeuresse)
• note perso: en même temps, on dit bien prophète/prophétesse sans aucune intention de dénigrement. Donc c'est pas simple.
• Pour les substantifs masculins
– en "-ier" le féminin est "-ière",
– Pour "-ien", c'est "-ienne"
– en "-eur"
correspondant à un verbe (carreleur / carreler), la bonne flexion est en "-euse" (carreleuse)
si il n'y a pas de verbe… c'est problématique
– en "-deur/-teur", c'est "-drice/-trice" (rédacteur/rédactrice, réalisateur/réalisatrice, détenteur/détentrice, acteur/actrice, etc.) et le féminin de "auteur" devrait être formé en suivant le même modèle: "autrice"
• mais il y a d'autres problèmes !
– chauffeur —> chauffeuse? (Aïe ! Ça désigne un fauteuil. Bon, c'est pas grave: un homonyme dans la compréhension sera dictée par le contexte)
– ambassadeur/ambassadrice ? Là c'est plus embêtant : le mot ambassadrice a longtemps été utilisé pour désigner la femme de l'ambassadeur, sans aucune fonction.
– il ne doit pas être bien compliqué de trouver d'autres exemples problématiques.
– et comment désigne-t-on un homme exerçant le métier de sage-femme ? Un sage-homme ? ;->

Bref, oui c'est tout sauf simple (La lecture du rapport de février 2019 par l'Académie est très instructive)
Ce qui n'est pas un argument pour former des féminins à la va-comme-j'te-pousse et dans des situations qui ne le demandent pas.
Féminisons mais pas n'importe comment.

Pour revenir à l'origine des échanges sur ce thème : successeur n'admet pas de féminin (inutile donc de se demander comment il doit être formé) pour une raison d'étymologie d'une part, et –c'est une suggestion de ma part– parce que être "successeur" n'est pas une qualité propre associée donc au genre mais le fait de "venir après"; je verrais ça un peu comme un titre (or les titres ne devraient pas être féminisés – Cf rapport de l'académie 2e partie).

avatar Bigdidou | 

@BLM

C’est complètement hors sujet ;), mais c’est vraiment intéressant.
Ça répond bien à une question que je me posais depuis bien longtemps à propos de ces féminins bizarres et de leur construction.
Ce n’est donc pas pour rien que la grande majorité de mes collègues femmes (et donc la grande majorité tout court;)) refuse intuitivement « doctoresse » (très peu usité et avec une connotation très populaire) et maintiennent « docteur » que très peu féminisent en « docteure » avec un refus exprimé de façon explicite.
Bon, c’est un milieu très conservateur.

avatar Abd Salam | 

@BLM

Le français est une langue qui implique d’accorder en genre (et en nombre) sauf exceptions (comme une sentinelle, la personne).

Beaucoup de normes de politesse bourgeoises et de conventions professionnelles (on ne met pas d’accents sur les majuscules) passent pour des règles de français.

Sans oublier des règles voulues par les misogynes (suppression du féminin et suppression de la règle de proximité) finissent par devenir la norme...

Évitons de parler de bien-pensance... pour désigner des initiatives qui s’attaquent justement à la bien-pensance.

avatar Toinouco | 

@BLM

Bravo pour votre commentaire.

avatar menton67 | 

@BLM

Bien dit ! 👍

avatar BingoBob | 

@BLM

Merci pour vos post. Je trouve cela très intéressant, surtout dans un article de MacG - quand on voit les commentaires... - ces remarques sur la langue et la féminisation forcée des noms de métier.

Une langue doit se faire comprendre. C’est la base de tout. Et ce n’est pas parce qu’une certaine idéologie nous oblige à utiliser des termes qui piquent les yeux et percent les oreilles, que l’on doit jouer aux sourires forcés pour se donner bonne conscience, ou prouver qu’on est plus moderne et progressiste que son voisin.

Pour un site dont la base est à 99% un travail de rédaction, le plaisir de lecture est une nécessité. En tout cas pour moi. Combien de fois je me suis dit, surtout dans les titres de Michael, comme c’est bien vu, comme c’est malin, comme ça sonne bien. Ça me donne tout de suite envie de lire l’article.

Le plaisir de lecture se trouve dans la tournure des phrases, jeux de mots, comparaisons humoristiques douteuses, etc. Voir le film Ridicule qui malgré ses dialogues d’un autre siècle, sonne tellement moderne et juste. Du coup, ces néo-barbarismes ne sont pour moi aucunement la preuve qu’une langue est vivante. Plutôt la preuve d’un militantisme que je trouve assez mortifère, et qui au nom du supposé progrès, force des usages, provoque volontairement les clash, et voudrait nous emmener vers le summum de la modernité linguistique avec la généralisation des points médians. Quelle époque formidable !

avatar BLM | 

@BingoBob
«Pour un site dont la base est à 99% un travail de rédaction, le plaisir de lecture est une nécessité.»
Bien que je puisse paraître pisse-froid, MacG est un site dont les articles sont intéressants, fouillés et en général particulièrement bien rédigés (et il est probable que pris dans le feu de l'action, si je devais les saisir, je laisserais passer un paquet d'impropriétés).
J'ai un vrai plaisir à le lire, ce qui n'est pas le cas d'un autre "grand" site (établi en Suisse) dont les articles souvent rédigés à la truelle piquent alors vraiment les yeux : "franglismes", impropriétés, accords fautifs, formes verbales vérolées (ex: la chienne s'est faite mordre) et j'en passe. (Plus publi-reportages plus ou moins déclarés, et utilisation de cookies quasi impossibles à désactiver, en contradiction avec le RGPD. Mais c'est un autre sujet)

avatar abalem | 

@BLM

Merci pour cet éclairage ! C’est rare de tomber sur autant d’acuité sur ce sujet, en plus j’ai appris quelque chose :) 🙏

avatar GtnDns | 

Que signifient les valeurs en ordonnée sur vos graphiques de performance ? Quelle est l’unité de mesure ?

avatar BLM | 

@GtnDns
En ordonnée, c’est le score Geekbench. Une valeur en unité arbitraire.
Plus exactement «Geekbench 5 scores are calibrated against a baseline score of 1000 (which is the score of an Intel Core i3-8100). Higher scores are better, with double the score indicating double the performance.»
ce qui signifie que le score en question est un rapport de la performance de la machine pour un test donné comparé au score pour le même test d’une machine dont le processeur serait un core i3–8100 (ce qui explique pourquoi le score en question est sans unité, puisqu’il s’agit d’un rapport de 2 grandeurs de même type… Ça c’est pour emmerder les bineurones astables qui disent que je raconte un ramassis de conneries. Ça les fera réfléchir, ou pas…)

avatar haioun | 

Si j’ose : en quoi une carte Vega II (simple) se distingue d’une W5700XT, et pour un amateur éclairé qui traite du flux 4K 60i/s, un Mac mini 6 cœurs +egpu tient-il la route en usage quotidien ou le Mac Pro 12 cœurs/1 Vega II est-il préférable ?

avatar kelkun | 

@haioun

Un Mac Mini 6 cœurs avec une bonne eGpu gère du montage 4K 60fps sans difficulté, en particulier sur des logiciels performants (Final Cut Pro X ou DaVinci Resolve)

La comparaison avec un Mac Pro 12 cœurs et une Vega II est assez démesurée en revanche, ce que tu pourras faire en 4K sur le mini, tu le ferais en 8K avec à peu près le même confort sur ce type de Mac Pro.

Jamais vu fonctionner une Radeon RX 5700 XT, elle affiche de très bonnes performances haut de gamme d’après les chiffres d’AMD mais reste tout de même en-dessous de la Vega II sur beaucoup de critères.

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@haioun : je reviendrai sur la question dans un papier, parce que j'aimerais voir si j'arrive à faire ressortir des différences avec des tests, mais sans même parler de la différence de puissance brute liée au nombre d'unités de calcul, la vitesse de la mémoire HBM2 doit jouer son petit rôle dans certains workflows TRÈS spécifiques.
avatar Madalvée | 

Des tests de plusieurs semaines ? Vous n'allez pas renvoyer la machine ?

avatar Rifilou | 

@Madalvée

Si mais en ce moment, on a jusqu’à la mi janvier à peu près pour rendre des produits Apple grâce aux fêtes

avatar kelkun | 

@Rifilou

8 janvier précisément

avatar raoolito | 

@kelkun

pendant une seconde j’ai cru que vous les aviez acheté :D

avatar macbook60 | 

Bonsoir

Quel est le cadeau 🎁 du jour de l’Apple store?

avatar GaspardNic92 | 

Merci pour cet article bien écrit, informatif et didactique: on comprend mieux l’origine des coûts de cette superbe machine... et on se reprends à rêver d’une version plus abordable pour plus tard ... joyeux noël !

avatar frankm | 

En toute simplicité :
« Pour commencer, nous testerons une configuration intermédiaire à 10 579 € »

avatar 0MiguelAnge0 | 

2 commentaires:
1) Pour le Mac Mini, il est possible pour un budget total plus faible d’acheter la version standard, de lui accoler de la DDR4 et une SSD PCIE, et avec l’économie, lui greffer un eGPU avec une Vega 64 qui lui donne un tout autre score aux tests GPU

2) Ayant un Mac Pro 2012, il faut se méfier des réglages assez optmistes d’Apple sur les ventilos qui privilégient d’abord le silence par rapport à la thermique. Mon Mac Pro était aussi silencieux en charge jusqu’à ce que son Nothbridge ne rende l’âme, et je pense plutôt ses soudures. Une nouvelle carte mère plus tard, j’ai overdrivé tous les réglages d’usines afin de maintenir les parties critiques dans des gammes de températures plus raisonnables. Alors oui, dès que je lance mes 24 coeurs logiques, les ventilos partent dans les tours (c’est progressif et calqué sur sonde des Xéons) mais au moins il travaille dans une zone thermique optimale.
Le soucis c’est la puce T2 qui bloque l’accés aux capteurs et drivers bas niveaux sur les Mac récents. Alors oui votre Mac Pro ne va pas lâcher demain mails ils serait important d’avoir accés à toutes les capteurs thermiques pour voir si Apple a fait correctement son job...

avatar malcolmZ07 | 

@0MiguelAnge0

Il est possible d'accéder à tous les capteurs de T et configurer les ventilons en conséquences ... je pense l'avoir vu maxtech (YT)

avatar raoolito | 

@malcolmZ07

je confirme que MacFanControl n’arrivait pas à acceder à la sonde thermique du premier coeur, puis, suite à une mise à jour 6 mois plus tard, il y est parvenu. Macmini 2018

avatar malcolmZ07 | 

@raoolito

Donc, plus un problème software que hardware (T2)

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@malcolmZ07 : je confirme, je n’ai jamais eu aucun problème d'accès aux sondes, en utilisant mes outils habituels, notamment ceux fournis par Intel. (Pour les toutes nouvelles machines, il faut souvent une mise à jour, mais ça n'a jamais posé problème jusqu'ici.)
avatar pocketalex | 

Impatient de voir la bête a l'œuvre

Pour ceux qui font du montage 4K, un iMac 5K ou un iMac Pro me semble une solution déjà parfaite, même un MBP

Ce Mac Pro se distingue pour des rendus 8K, des trucs qui ne fonctionneront tout simplement pas avec une config classique. C'est pour ça qu'il a été conçu, et nombreux sont ceux qui veulent le comparer sur des usages déjà existant, pour en tirer des conclusions farfelues

avatar ispeed | 

Fallait aussi mettre un iMac I9 2019 pour vos tests que de perde du temps avec un Mac mini .

avatar lulubotine | 

il faut être indulgent. Le 25 on est tous bourrés !

avatar ashurao | 

Les résultats du benchmark métal ne fait pas honneur à Apple.
Comment, dans un test de performances GPGPU, la Vega pro duo, qui est une carte bi-processeurs, peut-elle être moins performante que son équivalent mono processeur?

avatar ashurao | 

@ashurao

Excusez moi pour l’horrible faute

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@Emmanuel Robert : les tests synthétiques ne disent pas tout. Il n’est pas impossible que Geekbench ne soit pas capable d’exploiter les deux circuits en même temps, et qu’il doive être mis à jour pour l’être, par exemple.
avatar ashurao | 

@Anthony

Pas faux, mais est-ce que les applications professionnelles compatible métal savent profiter de la présence de plusieurs cartes graphiques?

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@Emmanuel ROBERT : je n'ai pas testé _toutes_ les applications. Pour ne prendre qu'un seul exemple : BlackMagic DaVinci Resolve possède un panneau de préférences entièrement dédié à la gestion des cartes graphiques, internes comme externes.
avatar ashurao | 

@Anthony

Merci pour ce retour. Donc DaVinci Resolve peu utiliser en même temps plusieurs processeurs graphiques. C’est une bonne nouvelle, et c’est très encourageant pour la futur version d’Octane Render pour Mac.
Mais je suis quand très surpris qu’Otoy passe octane sur Metal, car le marché potentiel est vraiment ultra limité, vu que la grande majorité des macs actuels sont équipés de carte médiocre à moins de mettre plus de 3k € dans sa machine.

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@Emmanuel ROBERT : « je suis quand très surpris qu’Otoy passe octane sur Metal » : cette version ayant été annoncée en même temps que le Mac Pro, je ne serais absolument pas étonné d’apprendre qu’Apple a subventionné son développement. (Idem pour justifier le soudain intérêt d'Adobe pour Metal : au bout d'un moment, si les applications d’Adobe tournent mieux sur Windows avec des cartes Nvidia, cela fait mal à Apple, qui a intérêt à faire en sorte qu'elle tournent tout aussi bien sur macOS avec des cartes AMD.)
avatar leo3d | 

Ça ne me dis toujours si ce bousin est taillé pour la 3D pure et dure. Style C4D avec Corona. Est ce qu’il met un i9 extrême à la poubelle en calcul cpu ??
Parce que bon les softs optimisés métal and co ça cours pas les rues. Est ce que si l’on sort des sentiers battues il vaut vraiment son investissement ou un bon gros pc fera t’il l’affaire. ????

avatar marenostrum | 
avatar raoolito | 

@leo3d

il est taillé pour beaucoup de choses.. et finalement pas grand chose. C’est assez flou, meme si on peut cibler des travailleurs de l’image, lesquels? Comme cela a souvent ete dit, les grands studios d’hollywood (qui pourtant ont d’ailleurs eu de sérieux problemes de financements) semblent etre la cible: effets spéciaux, motion graphisme et montage

avatar dvd | 

Il serait intéressant de savoir quelles grosses structures à hollywood utilisent "encore" le mac pour les effets spéciaux /graphisme etc Les boîtes que je connais sur Paris ont basculé sur pc depuis longtemps. Pourtant c'est des macusers convaincus.

avatar raoolito | 

@dvd

Sauf que les gros budgets ne sont pas aussi fréquents en france qu'aux usa
Une boite la-bas peut se permettre sous certaines conditions de vivre avec 100% de mac
Lescouts d'entretien du parc sont une des justifications
Bon j'ai quand memedes doutes sur le 100% mac memea lunar anim

avatar sandalfo | 

La carte graphique Vega m'impressionne. Même si Navi est sorti depuis, 32Go de HBM2 ça fait une putain de bande passante. C'est sans doute pratique pour des rendus 3D sur des scènes riches.
Le GPU doit être similaire à celui de la Radeon VII : Vega, 7nm, 64 processeurs de flux (Vega II) au lieu de 60 (Radeon VII) et 32Go de HBM2 au lieu de 16. Vu que la Radeon VII est à 800€, la carte du Mac Pro devrait valoir environ 2000€. Mais bon l'inflation des produits Pro aidant ça peut s'envoler. En tout cas c'est une belle bête, dommage de ne pas compter sur les CPU Zen2 comme le 3950X ou 3960X, 3970X à 16, 24 et 32 coeurs et une IPC légèrement supérieure à leurs frères Intel. Plus les avantages du 7nm sur le 14+++ au niveau de la consommation et de l'échauffement.

avatar 1Er0ck | 

Moi j’aimerais savoir si on peut activer le mode HDR sur Windows avec Bootcamp dans la configuration 580X sur le moniteur XDR. Et voire même si on peut forcer ce mode avec un écran LG 5K thunderbolt 3.

avatar Trillot | 

OUlala les prises de têtes!!!!!!!!!!

Ça fait mal après le réveillon....

(ça s'adresse aux commentaires de beaucoup plus haut)

avatar quinzero | 

La question permanente est "quelle accélération pour quel logiciel" et donc quel rapport gain/prix entre les différents Mac, de l'iMac au Mac Pro en passant par l'ImacPro.
Donc, un test avec les principaux logiciels pro par catégorie (video, 3D, photo) serait top:
Photoshop, camera Raw, FCP, Premiere, Vectorworks, Autocad, Maya, Cinema 4D, Keyshot, sketchup,... par exemple.

avatar Anthony Nelzin-Santos | 
@quinzero : je ne vais pas pouvoir couvrir tous les cas parce que 1) nous n'avons pas des licences de tous les logiciels 2) je ne sais pas utiliser tous ces logiciels 3) je n'ai pas nécessairement le temps de tester tous ces logiciels, mais je vais essayer de couvrir un maximum de cas dans plusieurs domaines (photo, vidéo, audio, 3D/CAD).
avatar quinzero | 

oui, c'est sur !
Il faudrait prendre contact avec les fabricants pour savoir s'ils peuvent fournir des benchs.
Est-ce qu'il vaux mieux plus de coeurs ou une plus grosse carte graphique ou plus de mémoire avec Keyshot ou Vectorworks par exemple, c'est a chaque fois le dilemme mais plus encore avec le mac pro pour lequel chaque option se paye au prix fort!

avatar ashurao | 

@macg:
Otoy a « annoncé » Octane render compatible metal, mais il n’est toujours pas disponible.

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