C'est tout le drame de Safari. En septembre il a toujours fière allure avec sa toute nouvelle version, sortie en même temps que les logiciels système d'Apple. Mais le temps, ensuite, ne joue pas en sa faveur avec la concurrence, et notamment Chrome, qui reçoit une mise à jour toutes les 2 semaines. Alors autant profiter de ce mois d'octobre pour lancer une campagne de promotion de son navigateur et expliquer pourquoi il est meilleur que Chrome.
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Apple a donc mis en ligne une page sobrement baptisée « Switch to Safari », accompagnée d'une série de vidéos pour démontrer la supériorité de sa solution face à celle de Google. L'objectif est limpide : convertir les indécis en piochant dans un argumentaire historique et bien rôdé.
L'énergie et la vélocité
Sur son nouveau portail, la Pomme décline les avantages de son butineur autour de l'autonomie, de la protection de la vie privée et des performances brutes. L'argument matériel reste souvent le plus frappant pour les utilisateurs de portables : Safari offrirait jusqu'à cinq heures supplémentaires de lecture vidéo en continu sur un Mac en comparaison directe avec Chrome. La vitesse d'exécution n'est pas oubliée, le constructeur affirmant que son logiciel se montre jusqu'à 35 % plus rapide lors du chargement des sites les plus fréquemment visités.
Pour épaissir le trait, la page web intègre un tableau comparatif détaillé opposant les deux navigateurs. Apple en profite pour mettre en avant l'intégration profonde de son écosystème, en listant des fonctions spécifiques comme le mode Lecteur, le système de notifications, les Profils ou encore Apple Pay.
Le nerf de la confidentialité
L'autre grand classique de Cupertino consiste à attaquer frontalement le modèle économique de son adversaire. Le message se veut sans équivoque : « Chrome laisse davantage de traqueurs tiers vous suivre sur le web, collecter vos données et les vendre aux annonceurs ». La firme en remet une couche sur le confort de navigation, en pointant du doigt les lacunes de son concurrent face à l'une des nouveautés de macOS Sequoia. Apple souligne ainsi que « Chrome ne mémorise pas les distractions que vous souhaitez garder masquées ».
Enfin, pour appuyer cette communication, deux courtes publicités ont fait leur apparition sur YouTube. Celles-les illustrent très concrètement le fonctionnement de la prévention intelligente du suivi et de ce fameux contrôle des distractions.
Si la charge d'Apple est de bonne guerre, elle feint toutefois d'ignorer les progrès récurrents de son rival. À force de marteler un discours un brin éculé, Cupertino oublie que Google n'est pas resté les bras croisés. On adorerait voir une version optimisée de Chrome sur iOS pour voir si Apple a effectivement le meilleur logiciel. Ça, ce serait du courage.













