La version finale d'Acorn 7 abandonne les palettes au profit d’une fenêtre unique 🆕

Nicolas Furno |

Mise à jour 17/03 — Acorn 7 est disponible dans sa version finale ! Le logiciel est proposé à 19,99 $, prix de lancement (ensuite, il coûtera deux fois plus cher), une démo de 14 jours est aussi proposée et on peut même l'acheter sur le Mac App Store à 21,99 €. Acorn 7, dont on retrouvera la longue liste des nouveautés à cette adresse, est un binaire universel pour les Mac M1.


Article original, 01/02 — Acorn 7 est disponible dans une première bêta à cette adresse. C’est une mise à jour majeure de cet éditeur d’images sorti à l’origine en 2007 et cette nouvelle version abandonne à son tour le concept de palettes flottantes, décidément passé de mode. À la place, l’interface est entièrement regroupée dans une fenêtre unique, avec l’image au centre et les outils répartis de part et d’autre.

Acorn 7 en action, avec sa fenêtre unique. L’ancienne palette d’outils devient une barre latérale à gauche, les calques sont glissés en bas à droite et la zone au-dessus contient soit l’inspecteur de l’outil en cours, soit les effets, soit les fonctions intégrées, comme ici le générateur de formes.

C’est le même parcours suivi par la majorité des éditeurs d’images sur macOS, à l’image de Pixelmator qui a opté pour une fenêtre unique avec la version Pro. Les avantages de cette solution sont bien connus : tous les outils sont toujours au même endroit, vous n’avez pas besoin de chercher une palette sur l’écran, ce qui est un problème aggravé si vous utilisez plusieurs écrans. C’est aussi une meilleure option pour les petits moniteurs, comme ceux des ordinateurs portables. Enfin, les outils ne recouvrent pas l’image, chaque élément a sa zone bien définie.

En revanche, cette disposition est moins pratique si vous avez un grand écran et que vous aimiez disposer les outils librement autour de l’image. La bêta d’Acorn 7 ne propose aucune option pour organiser différemment sa fenêtre, il est uniquement possible de masquer les sections de droite ou de gauche pour n’afficher que le document. Cela étant, des paramètres seront peut-être ajoutés ultérieurement et Pixelmator Pro, justement, prouve bien que l’on peut avoir une fenêtre unique et de la souplesse.

L’interface revue n’est pas la seule nouveauté d’Acorn 7, qui comptera sur une longue liste de nouvelles fonctions et d’améliorations. Le processus d’export a été amélioré, il est capable d’enregistrer une image au format WebP et il permet de spécifier le profil colorimétrique utilisé. Les calques d’une image peuvent aussi être exportés sous la forme d’un GIF animé. Une palette de commandes, à activer avec le raccourci ⌘⇧O permet de trouver plus rapidement un outil. Le sélecteur de couleurs a été entièrement revu et il sait gérer les couleurs P3.

L’outil d’export amélioré d’Acorn 7.

La liste est encore longue, mais il faut encore signaler un travail d’optimisation sous le capot, avec à la clé des performances en hausse. Ce travail permet aussi à Acorn 7 d’être fourni sous la forme d’un binaire universel, optimisé à la fois pour les Mac Intel et pour ceux qui reposent sur l’architecture Apple Silicon.

La version finale d’Acorn 7 est prévue pour le début de l’année, sans plus de précision à ce stade. On sait que cette version nécessitera au minimum macOS 10.14. Acorn 6 gérait jusqu’à macOS 10.11, mais cette mise à jour revoit trop significativement ses bases pour garder cette large compatibilité. Notez enfin que ce sera une mise à jour payante, à un tarif qui reste à déterminer, sachant que le développeur envisage d’augmenter le prix de son app pour la première fois de son histoire). Acorn est actuellement vendue 33 €.

La bêta n’est pas traduite en français, il est probable que la version finale se contente aussi de l’anglais, comme Acorn 6.


avatar 7X | 

je suis démodé : j'aime avoir l'image ou le plan de travail en grand dans l'écran principal et les palettes dans l'écran secondaire.
Avec un seul écran, les palettes de Photoshop et d'autres logiciels peuvent être ordonnées à notre guise sur le côté.

Cette mode de la fenêtre unique ne serait-elle pas uniquement une mode ? ou de la fainéantise des développeurs ?

avatar Nicolas Furno | 

@7X

Je ne pense pas que ce soit de la fainéantise ou même une mode. À mon avis, ça répond à une vraie demande, sachant que l'écrasante majorité des utilisateurs de Mac ont un ordinateur portable et probablement un seul écran le plus souvent. Dans ce cadre, la fenêtre unique est un avantage, pas un inconvénient.

avatar 7X | 

@nicolasf

Je ne suis pas développeur, mais ne peut-on avoir les deux modes ?

avatar Nicolas Furno | 

@7X

Rien ne l'interdit, mais c'est ajouter une complexité telle au code que j'imagine que c'est préférable de l'éviter. Surtout pour une app comme Acorn qui n'est développée que par une seule personne.

avatar BeePotato | 

@ Nicolas Furno : « Rien ne l'interdit, mais c'est ajouter une complexité telle au code que j'imagine que c'est préférable de l’éviter. »

Ce ne serait pas complexe si Apple offrait les outils pour le faire. On trouve ça dans certains frameworks, comme Qt. Il n’y a alors aucun coût pour le développeur à proposer des palettes intégrées à la fenêtre mais que l’utilisateur peut détacher d’un coup de souris.

Mais Apple semble ne pas aimer cette approche.

avatar pat3 | 

@BeePotato

"Mais Apple semble ne pas aimer cette approche."

Ça pourrait être lié à la vente d’iMac comme machine Pro. Faut voir quand est-ce qu’Apple à amorcé ce virage.

Autant pour les MacBook Pro il est facile de caser un (voire deux) écran(s) secondaire(s) pour couvrir de gros besoin d’affichage, autant avec un iMac les problèmes de calibration et d’alignement des écrans se posent.

avatar Nicolas Furno | 

@BeePotato

Ça, c’est sûr. J’imagine d’ailleurs que le choix d’Apple en faveur d’une fenêtre unique pour ses propres apps a bien aidé à généraliser le mouvement chez les développeurs tiers.

avatar gwen | 

@nicolasf

Je fait partis de ces gens qui préfèrent ça. Les palettes flottantes de Photoshop ne sont jamais ou je les cherchent.

avatar BeePotato | 

@ Nicolas Furno : « Dans ce cadre, la fenêtre unique est un avantage, pas un inconvénient. »

Pour ma part, dans ce cas d’usage je préfère généralement pouvoir avoir des palettes flottant au-dessus de la fenêtre du document.

avatar oomu | 

Affinity photo/etc permet le meilleur des 3 mondes :

fenêtre unique
paletteS customisables
fenêtres séparées : outils, palettes, canevaS

très très pratique pour comparer deux documents en même temps et les outils par dessus. par exemple.

pour le reste, quand ça devient le monde dominant, oui je considère que c'est une "mode". Vivement qu'on me revende le contraire en "NouvO c'est ModAIrne"

avatar Nicolas Furno | 

@oomu

C’est vrai, c’est pas mal ce qu’ils font. Pas la même envergure qu’une app comme Acorn développée par une seule personne, cela dit.

Et je pense que la version 7 gagnera des options au fil du temps.

avatar BeePotato | 

@ 7X : « je suis démodé : j'aime avoir l'image ou le plan de travail en grand dans l'écran principal et les palettes dans l'écran secondaire. »

Je dois être démodé aussi, parce que je préfère également de mode de travail.

J’ai vu peu à peu plusieurs de mes logiciels préférés abandonner leurs palettes et inspecteurs séparés pour passer à cette mode de la fenêtre unique qui me donne l’impression de me retrouver face à un Windows : OmniGraffle, Pages/Keynote/Numbers, etc.

Heureusement, certains donnent le choix à l’utilisateur. Merci Serif ! :-)

avatar 7X | 

@BeePotato

Sans doute que "les gens" prennent l'habitude de travailler sur des téléphones et tablettes, avec un seul écran.

avatar oomu | 

Omnigraffle sur téléphone... hum

sur Tablette déjà c'est.. okay on peut, omnigraffle est vraiment puissant sur ipad, mais on est serré...

avatar occam | 

@7X

"Cette mode de la fenêtre unique ne serait-elle pas uniquement une mode ? ou de la fainéantise des développeurs ?"

S’agissant du travail sur l’image, tout ce qui réduit la surface de travail visible est un mal absolu. Tout.

DxO PhotoLab, pour ne citer qu’un exemple logiciel parmi de nombreux, offre des palettes encastrées, détachables en cas de besoin,que l’on peut désactiver si l’on n’en a pas un usage fréquent, et un mode optionnel de travail à l’image plein écran, sans bord à outils d’aucune sorte, afin de se concentrer sur l’opération en cours.

À parité de fonctions, et tant qu’un saut de paradigme n’intervient, tout ce qui tend à réduire la complexité apparente finit par augmenter la complication effective. La conséquence, bien souvent, en est que l’utilisateur fait moins, et se contente de moins faire. Mais comme nous sommes de plein pied dans une culture du ressenti, où le rejet des critères passe pour une vertu, il se contentera de son contentement.

avatar scribe | 

« Ce qui tend à réduire la complexité apparente finit par augmenter la complication effective. » Beau et utile principe, mais que tu devrais appliquer d'emblée à ce dont tu l'as fait précéder : la trop grande réduction de complexité (en bon français : le simplisme) de l'affirmation péremptoire que « s’agissant du travail sur l’image, tout ce qui réduit la surface de travail visible est un mal absolu. Tout. » ;)

avatar DahuLArthropode | 

@occam

"tout ce qui tend à réduire la complexité apparente finit par augmenter la complication effective"

Merci, merci, merci. Je me sens moins seul.
Mes clients veulent toujours des messages simples, des tableaux de bord simples, des solutions simples. Jamais des messages utiles, des indicateurs pertinents ou des solutions efficaces. Et je leur réponds qu’un vélo est plus simple qu’une fourgonnette, mais que ce sera plus compliqué de faire le déménagement avec.

avatar 7X | 

L'avenir est à ceux dont le bureau est le métro ou la selle de leur Harley Davidson.

avatar oomu | 

l'avenir appartient à ceux qui ont le véto

avatar Mike Mac | 

Si comme il est écrit dans l'article que l'avantage d'un bloc unifié écran de travail et outils sont que "tous les outils sont toujours au même endroit, vous n’avez pas besoin de chercher une palette sur l’écran"...

Il suffit que l'éditeur qui pratique les fenêtres flottantes propose des combinaisons fixes par défaut auxquelles peut revenir instantanément l'utilisateur égaré. C'est ce que proposent parfois les logiciels de montage vidéo : des palettes flottantes ou des combinaisons fixes de l'agencement du logiciel à l'écran: montage vidéo, effets spéciaux, traitement audio, export... Et enfin, la possibilité de mémoriser des compositions personnalisées de ces fameuses palettes. C'est cette formule qui est la plus professionnelle.

avatar oomu | 

Affinity permet de sauver, de réinitialiser les positions, de tout masquer d'un appui sur tab, etc.

c'est par-fait.

avatar Nouvoul | 

Et si on parlait plutôt du logiciel que de ses fenêtres (Acorn vs Pixelmator, Affinity etc) ?

avatar oomu | 

nAAAn, si on parlait plutôt du vide blanc virginal et des icônes fluo de l'interface de macOs plutôt que de son noyau, stabilité et fonctionnalités ?

avatar antoinej8 | 

Moi qui me félicitait que la dernière version Acorn était toujours compatible avec 10.13 contrairement à Pixelmator, ce ne sera plus le cas :/

avatar LaurentR | 

En ce qui concerne le prix, Acorn coûtait 49,99$, maj 29,99 $ jusqu’à la version 5 qui est passée à 29,99 $ pour tout le monde en raison de l’impossibilité des tarifs de mise à jour sur le MAS. Donc si ils appliquent un tarif de mise à jour avec une augmentation de prix pour les nouveaux utilisateurs, ce ne serait qu’un retour vers leurs anciens tarifs.

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