Prise en main des nouveautés 2017 d'iWork

Nicolas Furno |

Les trois apps qui composent la suite bureautique iWork ont été mises à jour hier en même temps qu’iOS 10 et macOS Sierra. Et une fois n’est pas coutume, il y a de vraies nouveautés à se mettre sous la dent pour le traitement de texte Pages (macOS / iOS), le tableur Numbers (macOS / iOS) et l’outil de présentation Keynote (macOS / iOS). On fait le point sur les changements, sur iOS comme sur macOS !

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Certaines nouveautés sont communes aux trois applications et à tous les appareils, iOS ou macOS. Nous allons commencer par ce qui rassemble tous les logiciels, avant d’aborder les nouveautés spécifiques à chaque application.

Touch ID pour déverrouiller les documents

Touch ID peut désormais servir à accéder à un document iWork protégé par un mot de passe. Vous pouviez déjà protéger un tableur, un fichier texte ou bien une présentation avec un mot de passe. Sur les appareils iOS et les Mac équipés du capteur digital, vous pouvez débloquer ces documents sans avoir à saisir le mot de passe.

Définition d’un mot de passe pour protéger une présentation Keynote et déverrouillage avec Touch ID sur un iPhone. Cliquer pour agrandir

Naturellement, le mot de passe défini indépendamment pour chaque document reste indispensable dans tous les cas où il n’y a pas de Touch ID. Par ailleurs, les apps vous proposeront systématiquement de saisir le mot de passe en cas d’échec de reconnaissance de l’empreinte.

Les appareils iOS et les MacBook Pro 2016 affichent une option pour activer Touch ID sur l’écran qui sert à définir le mot de passe. Sur les Mac, une option dans le premier panneau de réglage de chaque app permet aussi de désactiver la reconnaissance digitale globalement. Si Touch ID est configuré sur votre appareil, il sera activé par défaut partout.

Définition d’un mot de passe pour protéger un document Pages en arrière-plan, déverrouillage avec Touch ID sur un Mac équipé du capteur au premier plan. Cliquer pour agrandir

Changement de région par document

L’autre nouveauté transversale intéressera tous ceux qui travaillent dans des pays différents, ou avec des collaborateurs de pays différents. Jusque-là, iWork utilisait la région de l’ordinateur ou de l’appareil pour tous ses formats de date et heure, de nombres et de monnaie. Avec les mises à jour, vous pouvez choisir une région différente par document.

Pour changer la région et le format d’un document, passez par le menu Fichier > Avancé > Langue et région… sur macOS ; touchez l’icône avec trois points en haut à droite de l’écran, puis Langue et région sur iOS. Par défaut, le réglage du système sera toujours sélectionné, mais vous pouvez opter pour une autre langue et un autre pays.

Choix d’une autre langue et d’une autre région, ici dans Numbers sur macOS. Cliquer pour agrandir

À partir du moment où vous changez la région de référence, les dates saisies respecteront le nouveau format de la région. Pareil pour la mise en forme des monnaies (avant ou après la valeur) ou bien les longs chiffres (séparateur des milliers). Selon les cas, les valeurs déjà insérées changeront aussi dans le document en cours, mais ce n’est pas systématique. Dans Numbers par exemple, la mise en forme des nombres et monnaies change bien en fonction du choix, mais pas les dates bizarrement.

Néanmoins, à partir du moment où la région est changée, vous pouvez facilement écraser ce qui existe par le nouveau réglage. Pour rester dans Numbers avec l’exemple des dates, sélectionnez la colonne qui contient les dates formatées à la française, affichez la mise en forme de la cellule et choisissez dans la liste une date dans la nouvelle région. Les dates ne changeront pas, leur mise en forme s’adaptera.

Ce document est passé en langue anglaise et région États-Unis. Le sélecteur de format pour les dates affiche ainsi les formes américaines, avec le mois affiché avant le jour. Dans le tableau existant, il est possible de remplacer les dates saisies dans le format français. Cliquer pour agrandir

Remplacement des polices

Quelques améliorations aussi dans la gestion des polices. Sur macOS, un menu permet de changer les polices d’un document par d’autres polices. Dans le menu Format > Police, choisissez la commande Remplacer les polices… pour afficher la nouvelle interface. Vous verrez alors la liste de polices utilisées dans le fichier en cours et vous pourrez choisir une autre police à chaque fois.

Fonction remplacer les polices, ici dans Keynote. Par exemple, elle peut servir à remplacer Helvetica par la nouvelle police d’Apple, San Francisco. Cliquer pour agrandir

Cet outil n’a pas été adapté à iOS malheureusement, mais les trois apps mobiles gèrent mieux les polices, elles aussi. En particulier, dans le cas où vous ouvrez un document qui exploite une police absente de la plateforme mobile d’Apple. Auparavant, iWork vous signalait le changement et vous obligeait à changer pour Helvetica, le choix par défaut. Les mises à jour affichent un simple avertissement en haut à droite de l’écran lors de l’ouverture.

iWork iOS gère mieux les polices absentes : avant la mise à jour (gauche), l’utilisateur n’a pas d’autre choix que de modifier le document. Avec la nouvelle version (droite), un avertissement est affiché et les polices sont maintenues dans le document original, même si l’affichage ne les présente pas. Cliquer pour agrandir

Tant que vous ne modifiez pas le texte qui exploite une police introuvable sur iOS, les trois apps conservent la référence à la police dans le document original. Il est ensuite possible de « corriger » le problème, mais malheureusement, ce n’est pas plus intelligent qu’avant, puisque Helvetica est systématiquement sélectionné, sans autre option.

S’il manque une police sur votre Mac, la suite iWork le signale aussi avec une petite notification discrète. Et cette fois, le changement ne se fait pas obligatoirement avec Helvetica, vous pouvez choisir une autre police similaire dans le menu dédié.

Ce document Pages contient deux polices introuvables sur le Mac : Consolas et Cambria. Par défaut, le logiciel propose des alternatives (Courier et Times New Roman), mais vous pouvez également choisir une autre police, si vous le souhaitez. Cliquer pour agrandir

Nouveautés spécifiques à Keynote

Plusieurs nouveautés sont réservées à Keynote, et même à sa version macOS. Le logiciel dédié à la création de présentations s’enrichit ainsi avec une nouvelle liste d’objets. Pour l’afficher, cliquez sur le bouton Présentation puis Afficher la liste d’objets. Vous pouvez également passer par le menu Présentation, ou encore utiliser le raccourci clavier par défaut : ⌘⇧L.

Keynote 7.1 et sa liste d’objets, calée entre la liste de diapositives à gauche et la diapositive en cours à droite. Cliquer pour agrandir

À l’intérieur de cette liste, vous retrouverez tous les éléments qui composent la diapositive en cours, qu’il s’agisse de photos ou de graphiques, de titres ou de tableaux ou encore de formes géométriques. Vous pouvez filtrer la liste pour n’afficher qu’une partie des éléments en cliquant sur l’icône située en bas à droite de la liste. Ce sera bien utile pour les diapositives les plus complexes, pour retrouver plus simplement une vidéo par exemple.

Comme dans Mail, cette icône permet de trier la liste des objets pour n’afficher que certains éléments.

Cette liste d’objets a de nombreux avantages, surtout pour les présentations les plus complexes. Pour commencer, elle permet de gérer visuellement l’ordre des objets placés sur chaque diapositive. Auparavant, Keynote proposait une série de commandes dans ses menus contextuels, mais cette méthode similaire aux calques d’une app créative est bien supérieure.

Vous pouvez ainsi sélectionner un ou plusieurs éléments et les placer en tête de liste pour qu’ils recouvrent les autres objets, ou bien en bas de la liste pour qu’ils soient recouverts. En proposant cette interface, Keynote simplifie l’animation des diapositives composées de plusieurs dizaines d’objets. On peut aussi sélectionner plusieurs éléments dans la liste pour les (dé)grouper, ou bien (dé)verrouiller un objet avec le cadenas placé sur la droite.

Côté Mac encore, les notes du présentateur peuvent désormais (enfin) être affichées en lettres blanches sur fond noir. Le reste de l’écran de contrôle étant assez sombre, c’est un choix assez logique, mais vous conservez le contrôle à tout moment, ainsi que sur la taille du texte. Rappelons que cet écran de contrôle n’est affiché que si un deuxième écran est connecté pour la projection.

Le présentateur dispose désormais d’une option pour passer ses notes en couleurs sombres, moins agressives lors d’une présentation. Cliquer pour agrandir

Bizarrement, la version iOS ne propose pas de notes sur fond noir comme sur macOS, mais une nouveauté quand même à noter pour la présentation : une option à activer en touchant l’icône avec trois points en haut à droite permet de répéter la présentation. Vous aurez alors la même interface que lors du jour J, ce qui permet de réviser ses diapositives et notes.

Sur iOS encore, Keynote permet enfin de modifier l’un des thèmes fournis par défaut, une opération réservée jusque-là au Mac. Sélectionnez une diapositive, touchez l’icône en forme de pinceau en haut et vous aurez alors un panneau en bas de l’écran. Trois choix sont proposés : le modèle de base, une couleur de fond et enfin l’affichage de quelques éléments de base (titre, numéro de diapo). La version macOS conserve l’avantage si vous voulez créer un thème vraiment différent.

Personnalisation d’une diapositive dans Keynote iOS. Cliquer pour agrandir

Keynote bénéficie aussi de quelques nouveautés issues de Pages (ligatures, exposants et indices sur iOS) et Numbers (graphiques avec traits, actions), mais nous les évoquerons dans les parties dédiées à chaque app.

Avant cela, Apple a fait tout son possible pour éviter de laisser des utilisateurs derrière et Keynote peut ouvrir les fichiers créés avec la toute première version de l’app. C’est le cas sur macOS comme sur iOS, les fichiers créés avec Keynote 1.0 peuvent à nouveau être ouverts et convertis dans le nouveau format. Au fil des années, Apple a souvent multiplié le format de fichier de son logiciel, mais il faut saluer l’effort. Pour référence, Keynote 1.0 est sorti en 2003 et la 2.0 remonte à 2005.

Keynote 1.0.

Pour finir, Keynote est capable d’exporter une présentation dynamique sur les blogs WordPress et Medium, ou sur d’autres sites. Cette nouveauté est bien cachée : le document doit être stocké sur iCloud, il faut ensuite le partager pour collaboration (menu Partager puis Collaborer…), choisir l’option Copier le lien, sélectionner un accès pour tout le monde dans Options de partage et copier/coller le lien généré dans Medium ou sur un blog WordPress.

Cela fonctionne, mais vous perdrez toutes les animations, ce qui empêche de faire des diapositives trop complexes, comme celle à la fin de cet exemple (voir l’original). C’est dommage, parce que Keynote intégrait déjà une fonction d’export web et celle-ci conservait la majorité des animations. Néanmoins, cette nouvelle fonction d’export web a un gros avantage : les modifications apportées au document sur votre Mac ou votre appareil iOS seront transférées automatiquement dans la version intégrée.

Présentation Keynote dans un article Medium. Cliquer pour agrandir

Les ajouts dans Numbers

Numbers, le tableur à la sauce Apple, gagne sur toutes les plateformes une intégration assez poussée avec la bourse. N’importe quelle cellule peut désormais inclure le cours d’une action et la valeur sera mise à jour régulièrement. La cellule est alors associée à un panneau qui affiche toutes les valeurs associées à l’action.

Cellule avec le cours de l’action Apple. Dans le tableau, seule la valeur est affichée, mais vous pouvez avoir d’autres informations avec un double clic sur macOS, en touchant la cellule sur iOS. Cliquer pour agrandir

Pour insérer le cours d’une action sur Mac, sélectionnez une cellule, puis cliquez sur Insérer et choisissez Cotation. Côté iOS, touchez une cellule, affichez les trois icônes au-dessus du menu puis touchez celle en forme d’éclair, et choisissez également Cotation.

Ajout d’une action sur un iPhone. Touchez l’icône en forme d’éclair pour obtenir le menu de droite et choisissez alors l’option Cotation. Cliquer pour agrandir

Dans les deux cas, vous pourrez alors chercher le nom de l’action et sélectionner la valeur à insérer au tableau. Par défaut, ce sera le prix de l’action, mais vous pouvez choisir l’évolution du cours, la valeur à l’ouverture, le volume ou n’importe quelle autre valeur fournie par Yahoo, puisqu’Apple utilise ses services.

Toujours sur l’iPhone, sélection de l’action à gauche, puis de la valeur insérée à droite. Cliquer pour agrandir

L’intérêt de cet ajout, naturellement, c’est qu’il s’intègre à tous les calculs avancés d’un tableur. Vous pouvez utiliser une valeur dans une autre formule, ou bien plusieurs valeurs différentes pour un calcul complexe. Mieux, l’affichage dans le tableau est associé à une nouvelle formule nommée ACTION que vous pourrez ensuite modifier selon vos besoins. Une autre formule, nommée ACTIONH permet de connaître la valeur d’une action à une date donnée, ce qui peut être très pratique pour créer un historique.

Outre les actions, Numbers intègre quelques fonctions liées aux devises. La formule ECHDEVISE permet de connaître le taux de change entre deux monnaies. En combinant taux de change et valeur d’une action, vous pourriez obtenir la valeur d’une action dans une autre devise que celle d’origine, et avoir un tableau complet en dollars ou en euros, par exemple.

Numbers est capable de récupérer les cours des actions (colonne de gauche) et aussi les cours des monnaie. En combinant tout cela, on peut obtenir convertir les valeurs dans leur monnaie d’origine vers une seule et même monnaie (colonne de droite). Cliquer pour agrandir

Point important à noter, les valeurs sont mises à jour en permanence et si vous ouvrez un document sans connexion internet, les cases resteront vides. D’autres informations sont disponibles à cette adresse, mais uniquement en anglais pour le moment. Ajoutons qu’un modèle a été ajouté avec de nombreux exemples qui exploitent ces fonctions, mais il n’est proposé que si votre Mac ou appareil iOS est configuré en anglais.

Côté iOS uniquement, Apple a largement revu l’interface pour ajouter des valeurs ou des formules dans des cellules. Un nouveau « menu d’action » placé en permanence en bas à droite de l’écran rassemble toutes les options possibles : saisir une formule, la valeur d’une action, la date ou l’heure, ou bien encore accéder à quelques formules rapides. En haut, les boutons pour utiliser le presse-papier sont présents. Si vous sélectionnez plusieurs cellules, vous pourrez les fusionner avec ce même menu.

Menu d’action rapide de Numbers sur un iPad. Sur un iPhone, au lieu d’un pop-up sur la droite, l’interface s’affiche en bas de l’écran. Cliquer pour agrandir

Les graphiques circulaires créés dans Numbers gagnent une fonction qui améliore leur lisibilité. Vous pourrez désormais sortir une valeur du cercle et la relier par un trait à la portion correspondante dans le camembert. C’est ce trait qui a été ajouté dans Numbers sur macOS, mais aussi dans Keynote et Pages, si vous y créez un graphique de ce type. Ces traits seront visibles sur iOS, mais vous ne pourrez pas les créer sans Mac.

Sur les graphiques circulaires, un trait relie la valeur à sa portion quand on choisit de la placer à l’extérieur. Cliquer pour agrandir

Pour finir, Apple a complété la fonction de collaboration de Numbers. Alors qu’un tableur est partagé pour collaboration, vous pouvez toujours copier, couper, coller et dupliquer des feuilles.

Les nouveautés de Pages

Le traitement de texte Pages savait déjà créer des liens en interne, mais uniquement dans un cas très précis : lors de l’insertion d’une table des matières automatiques. Il a fallu attendre plus de douze ans pour que cette fonction soit généralisée, mais c’est enfin le cas ! Que ce soit sur macOS ou sur iOS, vous pouvez définir un signet n’importe où dans un document et créer ensuite un lien vers ce signet depuis n’importe où.

Un document Pages avec la liste de signets sur la droite et la modification d’un lien, ici vers un signet. Comme avant, vous pouvez aussi faire des liens vers une URL ou vers une adresse mail. Cliquer pour agrandir

Pour créer un signet, sélectionnez le mot, la phrase ou le paragraphe qui sert de référence, puis la méthode diffère selon la plateforme. Sur macOS, vous pouvez passer par le menu Insertion et choisir Signet dans la liste (aucun raccourci clavier par défaut, mais vous pourrez toujours en ajouter un dans les Préférences Système) ; ou alors, affichez l’inspecteur de document en cliquant sur l’icône du même nom en haut à droite de la fenêtre et choisissez l’onglet Signets. Sur iOS, le menu contextuel contient une commande dédiée aux signets et la liste est accessible via les trois points en haut à droite, puis Signets.

Ajout d’un signet dans Pages sur un iPhone à gauche. À droite, la liste des signets dans le document en cours. Cliquer pour agrandir

Pour insérer un lien vers un signet, la méthode est la même qu’avant (sélection du mot puis Lien dans le pop-up d’iOS ou clic secondaire et Ajouter un lien sur macOS). En plus de l’URL et du mail, une troisième option permet de créer un lien vers un signet. Le menu affiche à la fois ceux que vous avez ajouté manuellement, mais aussi tous les titres insérés dans le document, ce qui est pratique pour faire référence à une section précise. Ajoutons que vous pouvez choisir du niveau de titre à afficher dans les suggestions en cliquant sur la dernière option du menu.

Insertion d’un lien vers un signet sur macOS : le menu contextuel affiche non seulement les signets créés manuellement en haut, mais aussi les titres du document en bas.

Ces signets et les liens servent autant pendant la consultation du document dans Pages qu’à l’export. Au format PDF notamment, les liens pourront être suivis par l’utilisateur. Sur Mac, la barre dédiée aux signets est toujours visible sur le côté et elle peut ainsi servir pour se déplacer rapidement dans un long document. Un clic secondaire sur un signet permet aussi d’afficher le lien associé, mais cela ne fonctionne que si vous n’avez qu’un seul lien pointé vers un signet.

L’autre gros morceau intéressera les scientifiques et mathématiciens : Pages intègre un moteur d’équations qui repose sur LaTeX ou MathML. Pour insérer une équation dans un document, vous pouvez passer par le bouton Insérer dans la barre d’outils du Mac, par le menu contextuel d’un iPhone ou par le menu d’insertion en haut à droite du clavier de l’iPad. Dans tous les cas, vous pourrez saisir l’équation ou bien la coller et vous verrez un aperçu immédiat en dessous.

Moteur d’équation de Pages macOS sur un exemple très simple. En haut, le champ de saisie où vous pouvez écrire ou coller l’équation en syntaxe LaTeX ou MathML. En bas, le rendu final. Cliquer pour agrandir

Sur les appareils iOS, Apple a ajouté une ligne au-dessus du clavier pour ne pas avoir à saisir la syntaxe parfois complexe de LaTeX. Sur l’iPad, le clavier tout entier est pensé pour simplifier la saisie des équations, avec la possibilité de glisser vers le bas sur chaque touche pour insérer un autre caractère.

Création d’une équation avec un iPad et son clavier spécifique. Chaque touche est associée au moins à un autre caractère, accessible en glissant vers le bas. Au-dessus, la rangée de touches spécifique. Cliquer pour agrandir

L’équation est ensuite insérée directement dans le document, au cœur d’un paragraphe si vous le souhaitez. La taille d’affichage dépend de la taille du texte du paragraphe. La police est celle par défaut de LaTeX, Latin Modern, ce qui permet de bien distinguer les équations du reste du document.

Deux choses encore à noter au sujet des équations : d’une part, tout LaTeX ou MathML n’est pas disponible, seulement une partie de ses innombrables fonctions. Ce sont les mêmes que pour iBooks Author et la liste, conséquente déjà, est disponible à cette adresse. Ensuite, si vous utilisez un Mac, vous pouvez écrire les équations avec MathType, un éditeur d’équations qui s’intégrait auparavant dans Microsoft Office. S’il est installé sur l’ordinateur, Pages vous demandera la première fois que vous ajoutez une équation si vous voulez l’utiliser à la place du système interne.

Toujours côté chiffres, Pages reprend les fonctions de Numbers pour les valeurs de la bourse dans les tableaux insérés dans un document. Si vous utilisez des graphiques circulaires, vous pourrez aussi éloigner une valeur et la lier d’un trait à la portion correspondante.

Pages intègre une partie des fonctions de Numbers, notamment pour les graphiques. Ici, un graphique circulaire avec une valeur à l’extérieur et un trait vers la portion. Cliquer pour agrandir

Plus spécifique au traitement de texte, Pages peut importer et exporter des documents au format RTF, que ce soit sur Mac ou sur un iPad ou iPhone. C’est un standard historique qui reste utilisé par quelques apps, notamment TextEdit ou le traitement de texte de Nisus sur macOS. Si votre document contient certains éléments, comme des images, Pages créera un fichier RTFD, variante spécifique à Apple.

Sur les appareils iOS, Pages ajoute plusieurs fonctions avancées pour mettre en forme le texte. En exposant ou en indice, gestion des majuscules et des ligatures ou encore couleur de fond derrière le texte : les appareils mobiles gagnent plusieurs options réservées jusque-là aux Mac.

Options de texte avancées sur un iPad. Cliquer pour agrandir

Pour afficher ces options avancées, sélectionnez le texte à modifier, puis le pinceau en haut à droite de l’écran. Sous la ligne police, au niveau des options de base (gras, italique, souligné et barré), un bouton composé de trois points a été ajouté à droite. Touchez-le pour afficher les options avancées, que ce soit dans le pop-up de l’iPad ou bien dans le menu du bas sur l’iPhone.

Accès au menu de mise en forme avancée de texte sur un iPhone : à gauche, il faut toucher les trois petits points sur la droite de l’écran. Cliquer pour agrandir
avatar Quentin | 

ENFIN la possibilité de changer la langue et la région, quelque chose de si simple! Je travaille avec un ami allemand sur quelques docs et c'était vraiment une cata

avatar en ballade | 

@Nitneuqq

Solution MS office

avatar macoupc | 

Réponse très constructive.

avatar sarks | 

Perso, j'attends depuis toujours sur iOS la fonction de dessin main libre (comme dans notes) mais en tout intégré. Ne pas être obligé d'aller dessiner dans une autre app et réimporter l'image... mais sinon, bien cool ces updates!

avatar iPop | 

@sarks

En général , même sur mac , les applications de mise en page se contentent de...mettre en page.
Je doute que ça arrive un' jour.

avatar Florian Innocente | 

Test.

avatar macoupc | 

OK

avatar Sindre | 

IWorks est à la productivité ce que la voiture de Oui-Oui est à la formule 1. C'est joli, c'est sympa, c'est coloré mais cela n'avance pas. Quand les TCD seront possibles dans Numbers pas exemple on en reparlera.

avatar curly bear | 

@Sindre

Je ne partage pas cet avis pour Keynote qui à mon sens est supérieur à Powerpiint.

avatar pocketalex | 

@curly bear

il est supérieur à Powerpoint MAIS il n'est pas possible de personnaliser la barre de fenêtre pour y ajouter ses actions

Ainsi, si l'on veut mettre des raccourcis pour aligner, centrer, caler en haut, en bas, à gauche, à droite, répartir en largeur ou en hauteur .... ce n'est pas possible
Il faut encore et toujours aller dans l'inspecteur et choisir dans un menu déroulant.

C'est juste "pain in the ass" au maximum pour l'utilisateur, là ou dans Powerpoint, une fois les raccourcis installés, c'est du "1 clic" et on avance comme un avion

Et comme faire un document de présentation, c'est majoritairement poser des objets et les aligner... tout est dit

avatar BeePotato | 

@ pocketalex : « MAIS il n'est pas possible de personnaliser la barre de fenêtre pour y ajouter ses actions
Ainsi, si l'on veut mettre des raccourcis pour aligner, centrer, caler en haut, en bas, à gauche, à droite, répartir en largeur ou en hauteur .... ce n'est pas possible »

Précision : il est évidemment possible de personnaliser la barre d’outils dans Keynote pour y mettre les boutons qu’on souhaite.
Malheureusement, il est vrai que la version actuelle ne propose pas de boutons pour les fonctions d’alignement et de répartition d’objets.

« Il faut encore et toujours aller dans l'inspecteur et choisir dans un menu déroulant. »

Non, heureusement. Le passage par un menu déroulant est certes obligatoire, mais pas le passage par l’inspecteur.
L’accès à ces fonctions est aussi, fort logiquement, disponible via le menu Disposition, ainsi que via le menu contextuel. De plus, il est possible, via le menu Présentation, d’afficher en permanence une fenêtre flottante dédiée aux fonction de disposition des objets (mais il faut bien sûr avoir un écran d’une taille suffisante pour que ce ne soit pas une gêne).

« Et comme faire un document de présentation, c'est majoritairement poser des objets et les aligner...

Ça doit être pour ça que Keynote a inauguré, lors de son arrivée il y a bientôt 15 ans, les guides automatiques lors du déplacement d’objets, qui permettent d’aligner un objet comme on le veut au moment où on le déplace, plutôt que de le placer de manière approximative avant de cliquer sur un bouton pour l’aligner avec d’autres objets… puis de s’arracher les cheveux parce qu’on avait oublié de verrouiller ces derniers au préalable et que du coup ils ont été déplacés dans l’opération et qu’on est bon pour annuler et refaire. :-)

Le gain apportés par cette approche en termes d’efficacité et de confort était énorme par rapport à l’épreuve pour les nerfs que constituait la mise en page dans PowerPoint.
Microsoft a d’ailleurs, depuis, repris cette fonction dans PowerPoint (mais la dernière fois que j’ai testé, ce n’était pas encore à la hauteur de ce que fait Keynote).

« tout est dit »

Maintenant, oui. ;-)

avatar patrick86 | 

"IWorks est à la productivité ce que la voiture de Oui-Oui est à la formule 1. C'est joli, c'est sympa, c'est coloré mais cela n'avance pas. Quand les TCD seront possibles dans Numbers pas exemple on en reparlera."

Nombrilisme. 🙄

iWork, qui répond la plupart du temps à mon usage, me permet de produire rapidement et assez efficacement des documents propres.

Bref. Il existe différents outils adaptés à différents travaux, différents niveaux d'exigences, et c'est très bien ainsi. 🙌 Le premier intérêt d'iWork est justement de NE PAS ÊTRE un Microsoft Office ou un Libre Office, mais d'être plus simple, léger et abordable, tout en étant assez fourni pour satisfaire bien des usages. 👍

Enfin, pour reprendre votre comparaison, les tableaux croisés dynamiques d'Excel sont à la base de données "ce que la voiture de Oui-Oui est à la formule 1". 😏

avatar Rankmaster | 

Il existe différents outils adaptés à différents travaux, différents niveaux d'exigences, et c'est très bien ainsi. +1

Je crois que c'est une façon claire et nette d'arrêter le débat sur "le mien est meilleur que le tien". Chacun ses besoins, chacun ses usages et pour ça ils y a plusieurs solutions à différents prix. Que demander de plus ?

En usage pro j'affectionne plus Microsoft Word / Excel et PPT. En mode perso, la suite IWorks pourrait pleinement me satisfaire.

avatar scribe | 

« Plus spécifique au traitement de texte, Pages peut importer et exporter des documents au format RTF, que ce soit sur Mac ou sur un iPad ou iPhone. C’est un standard historique qui reste utilisé par quelques apps, notamment TextEdit ou le traitement de texte de Nisus sur macOS. Si votre document contient certains éléments, comme des images, Pages créera un fichier RTFD, variante spécifique à Apple. »
Enfin !!!!
Hosanna, hosanna au plus haut des cieux !!!!

avatar occam | 

@scribe

Malgré toute l'admiration que j'ai pour Nicolas Furno, et dont je manque rarement de faire état, il faut corriger deux imprécisions :

1--Rich Text Format (RTF) n'est malheureusement pas un standard, mais bien un format propriétaire appartenant à Microsoft, développé entre autres par Richard Brodie et Charles Simonyi (excusez du peu !). Il s'inspire de la syntaxe de TEX, est directement lisible et éditable, et il assure depuis 30 ans l'interopérabilité entre traitements de texte partiellement ou entièrement incompatibles, comme par exemple des versions successives de MS Word (sic !) 😗. Malgré tous ses efforts, Microsoft n'a pas réussi à l'enterrer.

Et RTF n'a rien d'historique, puisqu'il continue de faire le bonheur des utilisateurs de traitements de texte intelligents, comme Nisus Writer Pro ou Mellel. À l'époque où Pages était encore utile, RTF en était le format d'échange par défaut.

2--RTFD n'est, à proprement parler, pas un format de fichier, mais un type spécifique de dossier, plus précisément un bundle, qui permet d'associer des fichiers graphiques scalables (!!!) à des fichiers de texte RTF.
Encore une solution maison, extrêmement pratique et intelligente, don l'abandon imposé à Pages n'était rien moins qu'un crime par négligence.

avatar Nicolas Furno | 

@occam

J'aurais dû écrire standard de fait, je vais corriger d'ailleurs. Sinon, il sert vraiment aujourd'hui ? À part dans les quelques softs qui l'exploitent encore ?

Mellel par exemple, ils ont leur propre format. Donc y a bien Nisus et TextEdit, certes.

Quant au RTFD, c'est un paquet, certes mais sur macOS, c'est un fichier. Malheureusement, ça ne passe pas très bien sur iOS, je n'ai pas su qu'en faire.

avatar iPop | 

@scribe

Le RTF n'est plus supporté par Microsoft ...ah les vilains.

avatar pocketalex | 

"Hosanna, hosanna au plus haut des cieux !!!!"

Hosanna ? Barack Hosanna ???

avatar Abudah (non vérifié) | 

Merci Nicolas pour ce récapitulatif très complet ! :)

avatar Apollo11 | 

Mouais.

Pour ce qui est de Pages, c'est pas encore ça, du moins pour mon utilisation.

La correction grammaticale est plutôt absente, comparée à Word. Dans Pages, si tu écris « La maison est bleu. », il ne signale aucune erreur... Sur Writer, on peut ajouter une extension comme Grammalecte. Pas aussi bien que sur Word, mais mieux que sur Pages.

Espace insécable après les signes de ponctuation ? ou !, par exemple : faut encore appuyer sur ALT et la barre d'espacement. Ce n’est pas si grave que ça, mais ça devrait être automatique, comme Word ou Writer.

Et ce n’est pas la faute à Antidote, mais le logiciel est quasi inutilisable dans Pages. La barre flottante ne fonctionne que pour le Correcteur. Si on sélectionne un mot et qu'on appelle un des dictionnaires, Antidote s'ouvre, mais c'est tout, comme si le mot n'avait jamais été sélectionné. Antidote se défend en disant que c'est la faute à Apple et son restrictif SIP. Dans Word, la palette flottante fonctionne. Mais on regrette l'époque où d'un simple clic droit on pouvait appeler les dictionnaires et le correcteur. Cette palette flottante m'énerve. Le clic droit ne fonctionne bien comme avant que dans LibreOffice/Writer.

avatar noxx09 | 

C'est vrai Pages a les défauts que tu dis. Mais, pour moi, c'est la relation calamiteuse entres les documents graphiques et les textes qui fait que j'évite d'utiliser Word.
La version de Pages m'apporte enfin la solution à un problème qui me gonfle depuis des années : les polices absentes. Jusqu'ici impossible d'éviter le message d'erreur lorsque je lisais un document sur iOS, la faute à une police non utilisée mais présente dans mon modèle et que iOS n'a pas. J'ai enfin pu les virer du doc.
Pfou...

avatar BeePotato | 

@ Apollo11 : « Espace insécable après les signes de ponctuation ? ou !, par exemple : faut encore appuyer sur ALT et la barre d'espacement. Ce n’est pas si grave que ça, mais ça devrait être automatique, comme Word ou Writer. »

?!?
Moi, quand je teste Pages sur ce point, je constate qu’il gère très bien les espaces insécables avant (et non après ;-)) les doubles signes de ponctuation.
Il gère même ça bien plus proprement que les concurrents cités : au lieu de remplacer l’espace par le caractère « espace insécable », il conserve le caractère standard (celui qu’on a saisi, donc) mais le traite comme insécable lors de la mise en page du texte — ce qui est la bonne façon de faire pour logiciel de traitement de texte.

avatar Apollo11 | 

Fais le test.

Affiche les caractères invisibles. Tape, par exemple : « Ça va ? » En appuyant sur ALT et la barre d'espacement, puis seulement sur la barre d'espacement avant le « ? ». Tu vas voir la différence. En édition, c'est capital.

avatar BeePotato | 

@ Apollo11 :
Fais le test : relis bien mon commentaire, notamment l’explication du comportement de Pages dans le deuxième paragraphe. Tu vas voir la différence avec une lecture en diagonale. En échange de commentaires, c’est capital. :-D

Bon, blague à part, je te réexplique la chose puisqu’apparemment ce n’était pas assez clair.
Je sais parfaitement ce qu’on obtient avec option (et non « ALT) + barre d’espace : un caractère qui s’appelle « espace insécable », dont le rôle est de permettre de spécifier manuellement qu’il ne faut pas de retour à la ligne à cet endroit. On peut effectivement distinguer ces espaces insécables des espaces normales en demandant l’affichage des caractères invisibles.

Mais le truc, c’est qu’il n’y a absoluement aucun besoin d’user d’espaces insécables pour qu’un moteur d’affichage de texte respecte les règles typographiques. Il suffit d’inclure ces règles dans la programmation dudit moteur.
C’est ce qui a été fait pour Pages : dans un texte en français, il traite l’espace avant les doubles signes de ponctuation comme insécable, sans qu’il y ait besoin d’utiliser un caractère spécial pour lui préciser de faire ça.

Word et ses clones utilisent une approche différente : ce n’est pas le moteur d’affichage qui intègre cette règle mais le moteur d’édition. Lorsqu’on saisit du texte supposé être en français, il remplace à la volée l’espace avant un double signe de ponctuation par le caractère spécial spécifiant une espace insécable. De cette façon, le moteur d’affichage n’a pas à se préoccuper de quoi que ce soit et se contente de suivre les indications insécable/sécable encodées dans le texte. Et bien sûr, ça offre à certains utilisateurs la satisfaction de pouvoir vérifier, via l’affichage des caractères invisibles, que telle ou telle espace sera bien considérée comme insécable. ;-)

Cependant, ce n’est pas parce que Word utilise cette approche qu’il s’agit de la seule, ni même de la meilleure, approche possible. Comme souvent avec ce logiciel, c’est même le contraire. :-)

En effet, un peu de réflexion permet de se rendre compte que l’approche retenue par les développeurs de Pages (mais pas seulement eux — ça n’a rien d’exclusif à Pages) est préférable.
Elle permet une meilleure compatibilité : si on importe un texte saisi dans un autre éditeur, qui n’a pas transformé les espaces avant les deux points en espaces insécables, l’affichage se fera tout de même correctement.
Cette approche permet aussi d’envisager d’aller plus loin dans le respect des règles typographiques (mais je crois que ce n’est pas le cas dans Pages), en réduisant à l’affichage la largeur des espaces avant les deux points — alors que le caractère « espace insécable », lui, n’est porteur d’aucune information indiquant qu’il faut faire ça.
Enfin, elle permet au caractère « espace insécable » de conserver son sens d’une information manuelle indiquant de rendre exceptionnellement insécable telle ou telle espace, en dehors des règles typographiques qui s’appliquent automatiquement. Ça permet, par exemple, de faire une recherche sur ce caractère dans un texte pour voir où on en a mis, sans que cette recherche soit polluée par des occurrences insérées automatiquement par un logiciel qui n’a de traitement de texte que le nom.

avatar Apollo11 | 

Ouf.

En édition, les gens ne travaillent pas avec Pages, mais avec Word. Puis inDesign pour la mise en pages. Donc, oui, ils ont besoin de véritables espaces insécables, pas de magie... Sinon, ils sont obligés de passer par un logiciel tiers pour corriger ces erreurs. Bref, tu auras beau écrire une réponse fleuve, ça ne changera pas la réalité.

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