Nisus modernise (un peu) Writer Pro

Anthony Nelzin-Santos |

Des mois que Nisus préparait une nouvelle version de Writer Pro, qui n’avait pas été mis à jour depuis novembre 2013. La voici, enfin, avec une liste de changements longue comme le bras. Le premier ? Writer Pro ne tourne plus sous OS X 10.6 Snow Leopard. En échange, il prend (enfin) en charge des fonctions apparues il y a maintenant quelques années.

Non, l’interface de Writer Pro n’a pas changé d’un iota : Nisus est l’un des derniers éditeurs se reposant encore sur les « tiroirs ». Mais après tout, on ne change pas une équipe qui gagne.
Non, l’interface de Writer Pro n’a pas changé d’un iota : Nisus est l’un des derniers éditeurs se reposant encore sur les « tiroirs ». Mais après tout, on ne change pas une équipe qui gagne.

C’est notamment le cas de Versions, qui va de pair avec un enregistrement automatique, et d’iCloud. Pour rester dans le Mac App Store, Writer Pro est désormais compatible 64 bits, et évolue dans un bac à sable. Conséquence : vous devrez confirmer l’emplacement du Gestionnaire de documents au premier démarrage, ou bien le désactiver.

Writer Pro s’est toujours distingué par son puissant système de macros, qui permet d’automatiser la mise en forme et de manipuler le contenu des documents. Cette nouvelle version inaugure de nombreuses commandes, et permet entre autres choses de scinder une grosse macro en de plus petites macros grâce à un système d’inclusions.

Nisus a veillé à améliorer sa prise en charge des fichiers Word, ou à régler quelques bogues embêtants avec les bibliographies Bookends et les références croisées. Notons enfin que le thésaurus est désormais intégré à Writer Pro, sans être disponible dans une autre langue que l’anglais. Le logiciel de traitement de texte de Nisus vaut toujours 79 $ sur le site de l’éditeur, ou 79,99 € sur le Mac App Store (où cette nouvelle version n’est pas encore disponible).

avatar Apollo11 | 

Pour la gestion des commentaires, il était excellent, en séparant de chaque côté du texte les commentaires et de l'autre les changements. Mais sa pauvre importation de fichier Word un tantinet complexe et ses bordures visibles me l'ont fait abandonner.

avatar occam | 

"…pauvre importation de fichier Word…"

Quand cela?
Parce que la version actuelle de Nisus Writer Pro utilise l'outillage de conversion de LibreOffice pour la conversion des fichiers Word. Et il n'y a pas trop grand monde à se plaindre de cet aspect-là de LibreOffice, que je sache.

J'utilise NWP 2.x couramment pour lire et corriger les mémoires complexes et volumineux de mes étudiants, généralement au format Word .doc ou .docx, et je n'ai pas trop à me plaindre. Ni eux, pour lire mes retours.

(C'est d'ailleurs toute l'usine à gaz de LibreOffice qui gonfle la taille de Nisus:
342 MB, face au seul programme executable de Nisus "pur", qui fait juste 16 MB, plus quelques 30 MB pour des frameworks d'appoint.)

avatar Apollo11 | 

Juste la numérotation des pages d'un fichier Word qui passe, par exemple, de la droite à la gauche, c'est embêtant...

Sinon, j'ai vu qu'on pouvait, dans les préférences d'affichage, enlever les limites autour du texte.

« Et il n'y a pas trop grand monde à se plaindre de cet aspect-là de LibreOffice, que je sache. »

Au contraire... Beaucoup s'en plaignent.

Bref, je crois que comme dans LibreOffice, c'est souvent plus simple de partir d'un fichier créé dans LO, qui a ensuite été retravaillé dans Word, que l'inverse, si on veut conserver la mise en pages de façon optimale.

avatar occam | 

J'ai essayé de répliquer les problèmes que vous signalez à partir de documents générés dans les deux dernières versions de Word pour Windows.

Les dits documents on été importés soit directement dans NWP 2.1, soit via LibreOffice, avec une version de contrôle au format RTF.

Je n'ai pas réussi à reproduire le phénomène.

avatar Apollo11 | 

Vous êtes bien chanceux.

Je ne sais pas quelle version des outils de conversions de LibreOffice Nisus Writer utilise, mais j'ai ouvert 2 documents Word dans chacun des logiciels, et Nisus n'avait pas la bonne mise en pages (dans un cas, c'était catastrophique), alors que LibreOffice en version 4.4.1.2 les a ouverts sans problème. Il s'agissait de textes simples, avec des mises en page rudimentaires.

avatar Le docteur | 

Pour les tests avec Word, je n'ai jamais vu de mise en page déformée de façon "catastrophique" avec Nisus. Ça me semble honnête en général.
Et tu est allé un peu vite en besogne avec le coup des marqueurs de bordure de page.
A ce propos, je n'aime pas cela non plus, mais ça ne me chagrinait même pas, parfois de ne pas les enlever. A la limite, au niveau esthétique ce qui me dérange le plus, ce sont le icônes.
Mais franchement, quand on a truc avec quelques contraintes et qu'on veut le faire proprement et simplement, Nisus est Le logiciel sur lequel se jeter.

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