Pour ou contre la location d’apps

Christophe Laporte |

Les grands éditeurs proposent de plus en plus d’offres de locations de leurs logiciels. Dans certains cas, le client n’a d’ailleurs plus le choix. Adobe est « en pointe » dans le domaine avec son Creative Cloud fort de ses 1,8 million d'abonnés en exactement deux ans. Outre les considérations financières que nous avons évoquées (lire : Office 365 et Creative Cloud, des nuages qui peuvent coûter cher), que faut-il penser de la philosophie de ces offres ?

Le système de location est vieux comme le monde, mais cela ne fait que quelques années qu’il commence vraiment à se démocratiser dans l’industrie du logiciel. Si la question se pose aujourd’hui avec les apps, cette problématique est déjà présente depuis un certain temps dans le domaine de la musique numérique. D’un côté, vous avez des boutiques comme iTunes qui vous permettent d’acheter de la musique. De l’autre, des services comme Spotify qui, moyennant 10 € par mois environ, vous donnent accès à un catalogue de plusieurs millions de morceaux…

Des avantages évidents

Les avantages de la location d’apps sont évidents : plus besoin de faire un gros chèque pour utiliser un logiciel. Mais, et nous le verrons un peu plus tard, vous faites également un joli chèque en blanc à celui-ci sans savoir si cela le vaudra vraiment.

Passées ces considérations mercantiles, ce système possède d’autres atouts. Dans les commentaires [de notre précédent article sur la question], plusieurs d’entre vous ont insisté sur le fait que cela facilitait la gestion et le déploiement de licences. Un exemple tout bête : Office 365 marche aussi bien sous Mac que sous PC. Si lors de votre changement d’ordinateur, vous passez d’un PC à un Mac (ou le contraire), vous n’avez plus à vous poser de question en terme de licences.

Autre exemple cité : cela permet de mieux répondre aux besoins d’une entreprise à un temps T. Notre lecteur greggorynque prend l’exemple d’un stagiaire ou d’une personne avec un CDD que l’on peut équiper sur une courte période sans avoir à se retrouver avec la licence sur les bras à la fin…

En théorie, ce type d’offres est également intéressant si vous avez des besoins ponctuels… Imaginez que vous devez utiliser pour seulement trois mois un logiciel spécifique pour un travail donné, c'est un cas de figure à considérer. Petit bémol cependant, non seulement les offres ne sont pas toujours d’une grande lisibilité, mais comme les opérateurs de téléphonie mobile, on fait tout pour vous engager sur une période d’un an.

Plus de sous, plus de logiciels

Si certains avantages pour les services de location sont évidents, les inconvénients le sont tout autant. Un gros coup dur financier ? Vos applications se transformeront dans le meilleur des cas en visionneuse. Vous aurez toujours vos documents sur le disque dur, mais seulement capables d'être ouverts et imprimés. Vous n’êtes plus « propriétaire » de vos outils, une notion qui de manière générale a tendance à se faire de plus en plus rare dans l’informatique.

En agissant ainsi, Microsoft et Adobe pour ne citer qu’eux, cherchent à cadenasser les utilisateurs dans leur écosystème. Passer d’une application à une autre sera forcément plus contraignant. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Adobe et Microsoft sont en pointe sur le sujet. Ils sont en capacité de le faire, car la plupart de leurs outils sont des références et des leaders dans leurs domaines : Word, Excel, Photoshop et Illustrator, pour n’en citer que quelques-uns, dominent leurs catégories respectives.

L’idée de la location d’apps a germé avec l’émergence du cloud. Microsoft et Adobe tentent d’imbriquer des services maison au cœur de leurs logiciels. C’est là précisément où se situe la valeur ajoutée. Avec Microsoft, cela a un côté salade niçoise. Redmond propose du stockage en ligne, une adresse e-mail, et même une heure d’appel avec Skype (lire aussi Nouvelle formule d'abonnement Office 365 à 69€ par an). Mais le véritable intérêt sans doute, est de faciliter le travail collaboratif. La chose est possible sans passer par le serveur de Microsoft, mais elle est coûteuse et difficile à mettre en œuvre. Adobe, cherche également à simplifier la vie des créatifs en proposant en plus des « services en ligne facilitant le partage de fichiers, la collaboration et la publication d'applications et de sites web ».

Les éditeurs : ces nouveaux rentiers…

Mais qu’en est-il pour les éditeurs ? Ce type d’offres change en profondeur leur business modèle : les voici devenus rentiers. Finis les risques pris lors de la sortie d’une mise à jour majeure qui a nécessité deux ans de travail et qui doit impérativement porter ses fruits, alors que les clients, eux, préfèreront peut-être sauter cette révision.

D’ailleurs, il est intéressant de noter que ce changement de pratique a commencé à modifier la façon dont Adobe développe. Au lieu de proposer des révisions plus ou moins majeures parmi les composants de sa Creative Suite tous les 18/24 mois, l’éditeur de San Jose offre désormais des mises à jour très rapprochées. Une nouvelle fonction qui est prête n'a plus à attendre la fin du cycle de développement de la suite pour être proposée.

Après, comme nous l’indiquions plus haut, louer un logiciel revient également à faire un chèque en blanc à l’éditeur. Non seulement il ne vous appartient pas, mais vous ignorez si celui-ci va continuer à s’améliorer. Entre d’une part l’argent qui tombe la fin du mois et de l’autre le fait que vous êtes confortablement enfermé dans un écosystème, l’éditeur peut avoir la tentation de lever le pied sur l’accélérateur. Toutefois, pour prendre l’exemple d’Adobe, tout dépend du logiciel. Certains d’entre eux notamment dans la vidéo sont exposés à une forte concurrence.

Au final, tout dépend de l’utilisation que l’on a de ces outils. Qu’attend-on d’un traitement de texte ? Nombre d’utilisateurs vous diront qu’une bonne vieille version de Word leur suffit. C’est ce qui explique d’ailleurs en partie (outre sa gratuité) le succès de LibreOffice.

Autrement dit, si c’est pour une utilisation basique, ce genre d’offres n’est sans doute pas adapté. Si c’est pour une utilisation intensive ou dans un champ d’applications où les choses évoluent rapidement, cela peut convenir.

Le cas Apple

Apple n’a pas cédé à cette mode pour le moment, sauf quand elle offre du service. Et chez Apple, le service, c’est avant tout iCloud. Comme souvent, la firme de Cupertino a une vision bien à elle des choses.

Contrairement à ses « concurrents », Apple tend de plus en plus à « offrir » le logiciel afin que vous consommiez dans son nuage. Pour être exacte, elle ne l’offre pas, elle l’inclut dans le prix des appareils qu’elle vend. Ce n’est pas un hasard si Apple propose désormais gratuitement au téléchargement les grandes mises à jour d’OS X et si les applications de la suite iWork sont offertes aux personnes achetant un Mac ou un terminal iOS.

L’idée est simple : faire en sorte que vous utilisiez le plus possible iCloud et que vous passiez sur des comptes Premium. Le concept était clairement expliqué par Steve Jobs dans [sa feuille de route pour l’année 2011] : « lier tous nos produits ensemble, ce qui nous permettra de verrouiller nos clients dans notre écosystème ». L’objectif est le même, mais la démarche est malgré tout assez différente.

Sur ses plates-formes de téléchargement, Apple est à mille lieues de tout cela… Même si elle encourage les développeurs à utiliser le plus possible iCloud pour les raisons que l’on sait.

Pour le reste, ses App Store sont sur le papier une aubaine pour le consommateur qui achète des logiciels à des prix relativement peu élevés avec des mises à jour gratuites à vie… quand ils ne sont pas abandonnés en cours de route. On l’a vu encore avec le client RSS Caffeinated (lire : Caffeinated met la clé sous la porte).

Est-ce que l’un des modèles finira par prendre définitivement l’ascendant sur l’autre ? Tout dépendra des consommateurs, sachant que techniquement on peut aller encore plus loin dans la dématérialisation. Le streaming de logiciels pourrait dans les années à venir révolutionner notre rapport à l’informatique…

Pour aller plus loin :
avatar iBatman5s | 

Contre ! C'est clair, je trouve mieux qu'il faille acheter la nouvelle version de l'appli qui sort (comme pour tweetbot récemment passé en version 3) plutôt que de payer une location

avatar Hypo2 | 

Je suis contre ce système dans des logiciels de travail que l'on sait qu'on va utiliser longtemps, voir pour toujours. Mais ce serait pas mal dans des jeux que l'on fini en 1 ou 2 semaines.

avatar Dredd67 | 

Ben justement, quand tu vas l'utiliser super longtemps, avoir toujours un soft à jour en "lissant" le cout de l'upgrade c'est pas plus mal. Par contre, pour un usage occasionnel, ou pour un truc qui fait le job et tu sais que tu n'auras en principe pas besoin de plus que ce qu'il y a déjà comme features (photoshop + lightroom, suivez mon regard...), ben je trouve qu'une offre d'achat "a vie", enfin comme c'était avant, est bien plus logique. T'achètes un truc une fois et t'en change que si t'en a vraiment besoin, comme ça tu payes pas pour des updates qui t'intéressent pas.

Pour les jeux, je suis bien d'accord, mais c'est justement pour ça que ça n'arrivera pas: ça rapporte bien plus de faire claquer 60 boules à quelqu'un pour un jeu qui dure 6 heures, que de le louer 5 ou 10 euros par mois: les éditeurs ne rentreraient jamais dans leurs frais (ou bénèfs hein, au choix)...

avatar BenUp | 

Le problème est de taille...

Je prends à l'époque un G3 blanc/bleu acheté en 1998 (il me semble) avec écran etc. et PowerCadd soit 3500 + 1500 euros. Durée de vie jusqu'en 2012 soit un coût de 30 euros par mois.

Aujourd'hui, Mac Pro plus écran à 3500 euros + Autocad LT sur 14 ans, soit par mois : 46 euros

Sur 14 ans on prend 16 euros dans les dents par mois. En gros je perds un MacBook Pro si je loue ?

Ben non car au final j'ai changé, l'alim, la ram, des disques, fait une update du logiciel à 700 euros.

Au final le prix est plutôt bien calculé pour les entreprises, car mes prix sont TTC donc nous pouvons déduire la TVA.

Mais pour le particulier... un peu hardcore je pense.

avatar quentinmasson57 | 

Contre, je préfère la bonne boîte de Microsoft office à acheter à la FNAC !

avatar jb18v | 

largement contre ! surtout pour office par exemple.
M'enfin ça permet un usage ponctuel sur 1 mois ou 2 pas trop cher d'un autre côte.

Bref on veut surtout avoir le choix, c'est toujours pareil :)

avatar jeantro | 

Ça va inciter au jailbeak pour pouvoir pirater l'application

Je préfère de loin l'achat d'une application surtout depuis la création de l'app store qui proposait des prix enfin abordable

avatar iRobot 5S | 

Contre ! Tant que ça ne reviendra pas à la même chose voir moins cher que la version "boite".

avatar babgond | 

Du côté Éditeur, on ne peut être que pour... Un rentrée argent frais mensuelle ou annuelle ...

Du côté entreprise/client non spécialisé dans édition pour CC et non spécialisé dans la bureautique pour office contre... Dépenser chaque année alors qu'il y a des mise à jour majeur tout les 3-4 ans ... (Qui ne sont pas obligatoire en sus)

avatar lewax | 

Dans le cas d'adobe, je serais pour si ils proposaient un abonnement "CS design standard" ou "CS design premium" comme on pouvait l'avoir en boîte. Mais la, payer le prix fort pour avoir toutes les appli, je trouve ça trop cher pour des soft que je n'utilise pas (première, aftereffects et d'autres).

avatar toto160 | 

"Vous n’êtes plus « propriétaire » de vos outils, une notion qui de manière générale a tendance à se faire de plus en plus rare dans l’informatique."

Personnellement, j'ai horreur de ça. Tout ce que j'utilise (jeux, musique, vidéo, software...) faut qu'ils se trouvent sur mon DD et qu'ils m'appartiennent 24H/24 7/7 et ce sans contrainte d'un abonnement quelconque.
La musique par exemple, je préfère l'acheter sur Beatport en 320Kbps et l'écouter où je veux et quand je veux plutôt de claquer 10€ tout les mois pour Spotify...

Pour ce qui est de Adobe CC, heureusement que j'ai trouvé une solution magique pour celui-ci... :-)

avatar phantoom | 

"Tout ce que j'utilise (jeux, musique, vidéo, software...) faut qu'ils se trouvent sur mon DD et qu'ils m'appartiennent 24H/24 7/7 et ce sans contrainte d'un abonnement quelconque."

Relis tes CGU... Rien de tout cela ne t'appartient. Quand bien même c'est sur ton disque dur...

En payant une boite pour un jeu / logiciel / musique / film - tu n'obtiens que le droit de l'utiliser / visionner / écouter.

Rien de plus. Il ne t'appartiens jamais en réalité.

"La musique par exemple, je préfère l'acheter sur Beatport en 320Kbps et l'écouter où je veux et quand je veux plutôt de claquer 10€ tout les mois pour Spotify..."

Mauvais exemple - tu peux écouter les musique hors ligne si tu es abonné - donc où tu veux et quand tu veux...

avatar toto160 | 

"Relis tes CGU... Rien de tout cela ne t'appartient. Quand bien même c'est sur ton disque dur..."

Depuis quand on lit ou on respecte les conditions générales d'utilisation ?

"En payant une boite pour un jeu / logiciel / musique / film - tu n'obtiens que le droit de l'utiliser / visionner / écouter."

Oui et je peux le continuer à le faire jusque la fin des temps et ce sans payer d'abonnement, et même les prêter à des potes si je veux.

"Mauvais exemple - tu peux écouter les musique hors ligne si tu es abonné - donc où tu veux et quand tu veux..."

"si tu es abonné"

Fin de la discussion.

avatar iMakSe | 

Je suis pour : des logiciels toujours a jour et une concurrence accrue car la migration est moins critique !

avatar Alcime | 

En qualité de travailleur indépendant, j'utilise le Creative Cloud, mais j'utilise encore Office Mac 2011 en version boîte achetée il y a quelques années.

Je suis très partagé sur cette question de l'abonnement ou de la licence perpétuelle. Tout d'abord de je trouve assez frustrant de devoir payer à vie pour utiliser mes propres fichiers. Ensuite, j'estime que cela peut devenir assez lourd financièrement, en additionnant tous les abonnements à payer pour utiliser l'ensemble des logiciels utiles à une activité professionnelle donnée.

Je regrette que certains gros éditeurs, en situation de quasi-monopole, n'aient pas donné plus de choix à leurs clients, en proposant à la fois une version en licence perpétuelle, et une version par abonnement, ou encore plus de choix dans les abonnements.

L'exemple le plus criant est celui d'Adobe, qui propose presque un "tout ou rien". Un webdesigner qui utilise Photshop, Illustrator, InDesign et Acrobat Pro doit payer l'abonnement plein tarif. Pourquoi ne pas proposer une grille tarifaire plus large? Parce-que Adobe est une société qui doit faire des bénéfices me direz-vous... certes, mais selon moi c'est caractéristique d'un abus de position dominante.

J'aime beaucoup travailler avec ces logiciels que je trouve très performants, mais j'ai l'impression de le payer au prix fort...

avatar zearnal | 

Pour un usage ponctuel ou de durée relativement courte, pourquoi pas. Mais pour un usage récurent, ces solutions, techniquement très bien, représentent une augmentation de la facture très très significative.

Apres pour une petite structure, c'est a voir suivant le besoin, mais si on prend l'exemple d'office, c'est 140€ une fois, sinon c'est 100€ par an. Au bout de 2 ans la location est plus cher que la version "boite".
Si une mise a jour majeure arrive tout les 3 ans, on a une version à 300€ en location contre 140€ sur l'achat d'une licence (ou boite).

En ce qui me concerne, étant donné ce calcul, je suis contre, mais je ne suis pas contre la rémunération du travail fourni.

avatar Lennart | 

Personnel, pas forcement nécessaire.
Professionnellement a étudier si le "parc" peut ère modulable au fil des besoins, ce qui permet d'étaler des dépenses sans immobiliser une grosse somme d'argent pour équiper tout un parc. Et voir aussi si fiscalement il n'y a pas quelques intérêts a l'abonnement plutôt qu'à l'achat.

avatar Philactere | 

Actuellement pour un projet perso j'utilise un logiciel hyper spécialisé à plus de 800€ la licence.
N'en ayant besoin qu'une fois (dans un cadre non professionnel de plus) je me contente de la version d'essais (complète avec enregistrement et impression actifs) utilisable seulement 10 jours.
Par contre passé ces 10 jours si j'en ai de nouveau besoin pour des modifs sur mon projet je serais emmerdé...
Pour le coup une version avec abonnement sur 6 ou 12 mois à quelque dizaines d'€ m'aurais bien convenu et j'aurais délié ma bourse sans trop de peine jusqu'à 40 ou 50 € pour 6 mois d'utilisation de ce soft.

Maintenant pour quelque chose qu'on utilise tous les jours c'est clair que le calcul doit être fait sur plusieurs années pour savoir quelle formule est la plus intéressante. Mais je soupçonne que si le modèle de la location se généralise c'est bien parce qu'au final c'est l'éditeur qui en sera gagnant.

L'avènement de ce modèle vient selon moi non pas de la maturité du cloud (même si ça aide) mais de la maturité de ces gros logiciels (suites CS, Office...).
Si autrefois les sauts qualitatifs et technologiques étaient importants d'une version à l'autre, ce qui incitait les clients à faire des mises à jour, c'est maintenant moins vrais. Beaucoup de cosmétique ou de changements mineurs d'une version à l'autre, moins de révolutions, les logiciels sont arrivés à maturité. Du coup les achats de mises à jour risquent de se faire moins systématiquement, la location devrait compenser logiquement ce manque à gagner à l'avenir chez les éditeurs.

avatar Mysterium | 

En fait théoriquement je suis Pour mais ça me fais tellement peur d'être dépossédé d'un bien que je suis contre.

Comme dit un commentaire plus haut j'ai besoin d'avoir tout stocké sur mon disque dur. C'est même pas un vrai besoin, c'est plus psychologique mais c'est très important quand même. L'idée de "louer" c'est comme si on tenait l'iPhone de quelqu'un d'autre entre ses mains qu'il nous prête simplement, l'idée de pas pouvoir en faire ce que l'on veut quand on veut ou on veut.

avatar kidulte | 

Contre
si on loue une version pendant 2 ans et que l'on produite régulierement avec, qu'ensuite l'éditeur fait un MAJ , supprime sa version précédente et triple son abonnement du fait de cette MAJ forcemment "extraordinaire", on est prisonnier, parceque ce que l'on a produit depuis deux ans n'est plus exploitable sauf à louer la nouvelle version trois fois plus chere.

avatar melaure | 

Le dématérialisé, le cloud, la location, tout c'est de la même came bien emballée pour nous rendre dépendant et prisonniers de systèmes commerciaux. Toute l'industrie se prend vraiment pour Sauron … Cependant, vu que les consommateurs sont de plus en plus des naïfs, mais surtout qu'ils acceptent sans broncher voire trouvent ça cool, pourquoi les industriels s'en priveraient-ils ? Un monde de bobos …

Quand un logiciel est bon, on a pas besoin de le changer tous les 3 ans …

avatar gui | 

Contre !!!
Le système peut paraitre intéressant pour un nouvel utilisateur qui peine à investir les 2500€ d'une suite Adobe d'un coup et préférer un investissement plus modeste (au début).
Pour un indépendant comme moi qui achète une version sur 2 (Adobe) ou 3 (Microsoft Office) c'est une augmentation folle du budget tout en ne devenant plus que locataire du logiciel ! Je conserve ma CS6 version boite bien précieusement.

avatar aldomoco | 

.... "Je suis pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour." (PD)

avatar DouceProp' | 

Je suis pour si c'est prélevé directement sur ma fiche de paie et que l'ordinateur est aussi en abonnement, ainsi que mes collègues, mon bureau, mon siège, l'air que je respire. J'aime les frais fixes, je n'y vois aucune entourloupe, aucune manière de me rendre dépendant des logiciels et de tout. Tout en location aller hop.

Peut-être que ça va faire exploser le nombre d'installations illégales. Et qu'ils réfléchiront.

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