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Dix-sept ans après Apple, Linux se débarrasse de l'AppleTalk


En 1985, Apple lançait l'AppleTalk, une technologie qui — à l'époque — comprenait une partie physique et une partie logicielle (le protocole lui-même). La partie physique a ensuite été renommée LocalTalk, pour une raison simple : le protocole a commencé à être employé sur d'autres types de réseau, comme l'Ethernet (sous le nom EtherTalk). Apple a abandonné le LocalTalk à la fin des années 90 avec les Power Mac G31, mais le protocole réseau a continué sa vie jusqu'à Leopard. Chez Apple, Mac OS X Snow Leopard (2009) a sonné le glas de l'AppleTalk. Mais la technologie a continué sa vie sous GNU/Linux… jusqu'au prochain noyau, le 7.2.

Deux boîtiers LocalTalk. Image MacGeneration.

Le protocole peut être vu comme un concurrent du TCP/IP, avec des fonctions assez intéressantes. Il assigne automatiquement les adresses, permet à des appareils de s'identifier et s'annoncer sur le réseau et il a été utilisé dans de nombreux accessoires. Des routeurs, des imprimantes, des Mac (évidemment) et même des appareils comme l'Apple II ou des PC pouvaient être compatibles AppleTalk.

Une carte Localtalk pour PC. Image MacGeneration.

D'un point de vue pratique, le protocole a donc commencé sa vie sur ce qui est devenu le LocalTalk : une liaison entre deux ou plusieurs Mac à travers les prises séries de l'époque. Dans les faits, l'AppleTalk a fonctionné sur du PhoneNet (une variante pensée pour utiliser du simple câble téléphonique), de l'Ethernet (EtherTalk), du Token Ring (TokenTalk) et même de la fibre optique.

Un partage en AFP via AppleTalk sur un Raspberry Pi sous Linux.

L'abandon par Apple en 2009 est assez logique : le protocole avait largement été remplacé par le TCP/IP et d'autres pour ses différents usages. Sa suppression du noyau Linux 7.2, annoncée par Phoronix, est liée à plusieurs choses. La première, c'est que l'AppleTalk n'est que très rarement employé en 2026 : en dehors de ceux qui veulent créer un accès pour de vieux Macintosh, l'AppleTalk est globalement inutile. La seconde est liée à l'IA : le nombre de failles détectées par les IA est tel qu'un nettoyage est nécessaire pour permettre de corriger les problèmes réellement importants.

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Il est en effet plus simple de déplacer les 4 000 lignes de code dans un dépôt dédié que de devoir prendre en charge les failles découvertes par les IA, que personne ne lira ni ne corrigera, étant donné l'âge du protocole et les risques très faibles liés à son utilisation.


  1. Il est parfois possible d'ajouter manuellement du LocalTalk sur les Power Mac G4, mais le dernier modèle nativement compatible est le Power Mac G3 Beige.  ↩︎