Si Gemini occupe depuis plusieurs années le devant de la scène à la Google I/O, la firme de Mountain View n’en oublie pas pour autant le service qui l’a fait devenir un géant du web, son moteur de recherche. Lors de l’édition 2026 de sa grande conférence annuelle, Google a ainsi dévoilé plusieurs nouveautés significatives pour la « Recherche » avec un grand R… mais aucune n’est disponible en France.
Le billet publié sur le blog de Google France en est presque comique. Alors que l’entreprise se félicite que son Mode IA (qui génère des réponses aux requêtes effectuées dans le moteur de recherche) ait franchi le cap du milliard d'utilisateurs actifs mensuels en un an seulement, elle rappelle dans le même temps que ce mode n’est toujours pas accessible en France.
L’intégration de Gemini 3.5 Flash, un modèle présenté comme plus performant ? « pour tous les utilisateurs dans le monde (non disponible en France). » Dommage, ce changement semble intéressant grâce à la possibilité d’effectuer des recherches en combinant différents formats, comme du texte, des images, des fichiers, des vidéos ou même des onglets Chrome.
La nouvelle possibilité de continuer une conversation dans la Recherche ? « Cette expérience est désormais disponible dans le monde entier, sur ordinateur et mobile (non disponible en France). »
La pierre d’achoppement est toujours l’absence du Mode IA dans l’Hexagone, puisque toutes ces nouveautés y sont intégrées. Pourtant, tous les pays voisins y ont déjà droit : il suffit d’activer un VPN en Allemagne ou en Belgique pour constater que Google est différent là-bas. Ce qui freine le déploiement du mode IA en France, ce sont « des incertitudes législatives ».
Google déploie son mode IA dans l’UE… mais pas en France
Le géant de la recherche est en discussion avec l'Autorité de la concurrence pour déterminer s'il peut déployer sa fonction sans avoir à verser de compensation aux éditeurs de presse, comme le rapportait le journal Les Échos en octobre dernier. Manifestement, la situation n’a pas évolué depuis.
Face à ChatGPT et aux autres IA génératives, Google cherche à réinventer son moteur de recherche pour éviter d’être dépassé. Mais, comme le montre le cas français, l’entreprise n’a pas autant les coudées franches que les nouveaux venus : son poids considérable dans l’économie du web la place sous une surveillance réglementaire bien plus forte, l’obligeant à avancer plus prudemment.
Le groupe tente par ailleurs de tirer parti de la révolution de l’IA pour rendre certaines fonctions de recherche payantes. Il a ainsi présenté des agents de recherche capables d’analyser les informations disponibles sur le web pour détecter des changements liés à une requête précise. Dans le cas d’une recherche d’appartement, par exemple, on pourra demander à l’agent d’effectuer une veille continue et de nous alerter lorsqu’une annonce correspondante apparait. Ces agents seront d’abord proposés cet été aux abonnés Google AI Pro et Ultra… mais il ne faut sans doute pas les attendre en France.
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