Chroniques numériques de Chine : guerre technologique et sphères d’influence

Mathieu Fouquet |

Suite de la troisième saison des Chroniques numériques de Chine ! Entre anecdotes personnelles et analyses de faits de société, Mathieu Fouquet poursuit son exploration des pratiques technologiques chinoises décidément bien étrangères.

Pour un pays que l’on imagine volontiers entouré d’une muraille géante1, la Chine est certainement au centre de sphères d’influence conséquentes. C’est un fait qu’il est de plus en plus difficile d’ignorer, alors que les États-Unis s’inquiètent du poids des sociétés chinoises sur le développement des technologies futures et érigent leurs propres murs dans l’espoir d’enrayer ce phénomène. Une stratégie nébuleuse qui pourrait finir par se retourner contre le pays qui est — encore aujourd’hui — la première puissance économique mondiale.

Une publicité China Telecom pour le déploiement de la 5G, à Nanjing.

Il serait prudent, en effet, de ne pas sous-estimer la volonté (et la capacité) chinoise de développer un secteur technologique de premier rang. Si l’Empire du Milieu a la réputation (justifiée) d’être le paradis de la contrefaçon, du plagiat et de l’espionnage industriel, n’oublions pas que c’est aussi un poids lourd en matière de recherche et développement.

Au pays du rail, une métaphore ferroviaire semble appropriée : quelques années seulement après avoir construit des trains à l’aide de transferts de technologies étrangères, la Chine développait et mettait en service son premier train entièrement indigène (et l’un des plus rapides au monde), le Fuxing. Combien de temps faudra-t-il pour que les smartphones chinois réussissent le même exploit ? Peut-être moins que l’administration Trump ne le suppose.

Un train Fuxing en gare de Suzhou.

Interdire l’accès de sociétés comme Huawei à des technologies américaines, c’est catalyser un processus qui avait déjà débuté. Si Huawei n’a pas attendu cette crise pour lancer le développement de son propre système d’exploitation mobile, ils ne feront désormais que redoubler d’efforts — leur survie en dépend, après tout. Et pas uniquement sur le plan logiciel, maintenant qu’Intel et Qualcomm ont été sommés d’arrêter de fournir des puces au constructeur chinois. Que l’on ne s’y trompe pas, la tâche est herculéenne2 et les États-Unis sont actuellement en position de force : il est encore difficile d’imaginer un monde qui ne gravite pas autour des technologies américaines.

Un tel monde, cependant, n’est pas inconcevable. Les compagnies chinoises ont quelques (millions de) yuans à dépenser pour s’assurer une meilleure position globale, et le gouvernement lui-même possède certains moyens de pression dans cette « guerre froide technologique ». Le 20 mai dernier, Xi Jinping visitait une mine d’extraction de terres rares, ces métaux indispensables aux composants électroniques, et dont la Chine contrôle 90 % de la production mondiale. À défaut d’être subtil, le message envoyé à Washington a le mérite d’être limpide.

Un smartphone acheté, une bouteille de rouge offerte ? En ce qui concerne les promotions et soldes en tous genres, pas de souci, la Chine est déjà numéro un.

C’est justement le risque : que chaque pays s’envoie des messages de plus en plus agressifs. On pourrait par exemple imaginer qu’Apple souffre de sanctions ou d’un boycott chinois, un scénario que Ren Zhengfei, président de Huawei, considère indésirable. La situation ne plaît ni d’un côté du Pacifique, ni de l’autre : les sociétés chinoises se retrouvent au pied du mur, et leurs concurrentes américaines perdent soudainement des clients. Comme si vendre des produits en Chine tout en respectant les règles du parti n’était pas déjà suffisamment compliqué

Bref, le président américain, grand amateur de guerres « faciles à gagner », pourrait finir par se tirer une balle dans le pied. Qu’il le veuille ou non, l’influence de la Chine ne fera que se renforcer dans les décennies à venir. Cette influence sera multiforme et ne suivra pas forcément le schéma américain : pour le moment, la Chine préfère mettre en place une stratégie économique et culturelle plutôt que d’essayer de revêtir l’uniforme de « gendarme du monde ». Entre la fameuse nouvelle route de la soie et une série d’investissements massifs sur le continent africain, ce n’est pas une « simple » guerre commerciale qui freinera les ambitions chinoises.

C’est une réalité qui peut parfois être inconfortable, en particulier à cause du système politique et des pratiques de surveillance de cette puissance montante. Mais voilà justement pourquoi il faut s’y préparer, plutôt que de déclarer des guerres à l’efficacité douteuse : qu’on le veuille ou non, la Chine continuera à se développer, à étendre son influence et à prôner ses solutions. Si celles-ci ne conviennent pas aux pays occidentaux, peut-être doivent-ils proposer des alternatives plus robustes que jamais. Construire et consolider, plutôt que de s’enfouir la tête dans le sable.

Nous interrompons ce programme pour vous montrer une photo de camembert japonais.

En guise de conclusion, j’aimerais partager une petite anecdote qui aurait totalement sa place dans des chroniques numériques du Japon. En janvier dernier, j’étais à Tokyo avec ma compagne chinoise. Alors que je m’émerveillais des camemb… des petites rues étroites, des gens silencieux et des boutiques remplies de gadgets en tous genres, je ne pouvais que m’exaspérer de la difficulté de vivre une expérience totalement dépaysante. Comme lorsque nous étions allés en Corée du Sud, ma compagne parvenait à communiquer en Chinois et à payer avec Alipay avec une facilité parfois déconcertante. Le taux de réussite n’était pas de 100 %, mais tout de même : il était clair que le monde était en train de changer, et qu’il faudrait changer avec lui.

  1. C’est bien entendu un cliché, le tracé de la muraille n’ayant pas grand chose à voir avec les frontières actuelles du pays. ↩︎
  2. Il suffit de demander à Apple, qui travaille depuis des années à contrôler la conception de chaque composant de ses machines. ↩︎
  3. Vous pouvez retrouver toutes les chroniques précédentes sur MacGeneration ainsi que sous la forme d’un livre numérique en vente sur Apple Books à 4,99 €. Le livre Chroniques numériques de Chine comprend les deux premières saisons, avec en plus deux chapitres exclusifs.

avatar rikki finefleur | 

2 remarques
- "Consolider et construire" : Encore faut il que ton partenaire soit loyal dans la réciprocité de vos relations commerciales, ce qui n'est pas le cas.
Il est très difficile d'investir en chine et de faire respecter sa propriété intellectuelle.. Je crains que le cri d'alarme sur l'hégémonie chinoise est un peu trop tardive , vu le manque de réactions en Europe, alors que nous avons affaire a un pays clairement unfair.

- Le paiement liquide permet d'acheter tout à 100% et de + on n'est pas traqué par des gens (inconnus) sur ce que l'on fait. Ce n'est pas parce que c'est nouveau que cela est mieux.

avatar kinon | 

Oui c'est bien là le problème la réciprocité. Comment louer les qualités du système chinois tout en négligeant le problème de la réciprocité qui est au centre de notre problème avec ce "partenaire" qui utilise nos règles pour se développer mais ne les applique pas pour nous chez elle?
Comment ne pas s'étonner qu'un pays qui a pillé les technologies, et continue de la faire même si ils s'est développé suffisamment pour en avoir moins besoin qu'il y a 10 ans, soit défendu par certains dont les pays ont été pillés et outrageusement discriminés par des conditions d'implantation en Chine vs celles en cours en occident.
cela semble un détail pour certains, curieux.

avatar pat3 | 

@kinon

Je ne soutiens pas la Chine comme puissance internationale, mais je suis quand même toujours surpris qu’on lui reproche son manque de fair-play économique : parce que les puissances occidentales se sont montrées fair-play envers le reste du monde ? L’Afrique, l’Asie, l’Amérique du Sud, les pays de l’Est ?

avatar kinon | 

Il est vrai que en se fermant ou du moins en limitant drastiquement les possibilités d'implantation de sociétés étrangères sur son sol la Chine a évité que les sociétés plus riches et développées profitent de ses bas couts de production sans permettre à des sociétés Chinoise concurrentes de se développer facilement. C'est un fait.
Mais comparer avec l'Afrique, par exemple, n'est pas pertinent car les mentalités et coutumes respectives de ces peuples n'ont rien à voir. Je ne pense pas que si les pays africains avaient appliqués la même politique cela aurait changé grand chose aux conditions de développement actuels de ces pays.

avatar jazz678 | 

@kinon

« Je ne pense pas que si les pays africains avaient appliqués la même politique cela aurait changé grand chose aux conditions de développement actuels de ces pays. »

Il est surtout complètement absurde de penser que les pays africains pourraient dans une même dynamique appliquer simultanément une même politique.

C’est méconnaître l’Afrique. C’est se laisser aller aux raccourcis habituels qui voudraient que l’Afrique et les habitants qui la constituent soient obligatoirement un seul et même peuple...puisqu’ils sont tous noirs.
Or il y’a autant de peuples, de cultures, de problèmes, de besoins, de concurrence,voire d’animosité,...qu’il y’a de pays.
Souvent plus.

Les recettes du succès ne sont pas plus transposables en Afrique qu’elles ne le sont en Asie ou en Europe

Le parallèle entre la Chine (vaste pays) et l’Afrique n’a aucune pertinence. Aucun sens

Bref... vaste sujet
Pas celui d’aujourd’hui

avatar kinon | 

@jazz678
"Il est surtout complètement absurde de penser que les pays africains pourraient dans une même dynamique appliquer simultanément une même politique. C’est méconnaître l’Afrique. C’est se laisser aller aux raccourcis habituels qui voudraient que l’Afrique et les habitants qui la constituent soient obligatoirement un seul et même peuple...puisqu’ils sont tous noirs."

Je n'ai jamais pensé cela, mais il faudrait être aveugle pour ne pas constater que les pays d'Afrique centrale et sud, même si ils ont des différences entre eux bien sûr, ont des mentalités/coutumes bien plus proches entre elles qu'avec celles des asiatiques ou des européens.

De manière globale "les façons de penser" africaine asiatique ou européenne ont chacune des spécificités qui leur sont propres, c'est indéniable. Cela ne veut pas dire qu'ils sont identiques simplement ils ont chacun des différences bien marquées et reconnaissables dans leurs comportement et leur philosophie de vie.

avatar jazz678 | 

@kinon

« mais il faudrait être aveugle pour ne pas constater que les pays d'Afrique centrale et sud, même si ils ont des différences entre eux bien sûr, ont des mentalités/coutumes bien plus proches entre elles qu'avec celles des asiatiques ou des européens »

Euh...non
Un congolais n’a rien à voir avec un sud-africain en terme de coutumes, mentalité
Ni un Camerounais avec un malgache..
Ni un Tchadien avec Namibien ou un Zimbabwéen
...

Pas plus qu’un français n’a de choses en commun avec un allemand

« De manière globale "les façons de penser" africaine asiatique ou européenne ont chacune des spécificités qui leur sont propres, c'est indéniable. »

Ah?
Et qu’est-ce qu’une façon de penser « africaine » ou « asiatique » ?
Il y aurait une forme de mode de pensée commune du seul fait de l’appartenance au même continent ?

???

« Cela ne veut pas dire qu'ils sont identiques simplement ils ont chacun des différences bien marquées et reconnaissables dans leurs comportement et leur philosophie de vie. »

As-tu déjà été en Afrique du Sud ?
Les Africains qui vivent à Jo’burg n’y ont pas des habitudes différentes de celles que tu observes à Paris ou dans n’importe quelle métropole occidentale

avatar en ballade | 

@kinon

Tu en as d’autres dès généralités de ce genre?
Toi tu penses comme un sicilien ou un norvégien ? L Afrique est immense.

avatar IceWizard | 

@Le Baladeur
"Toi tu penses comme un sicilien ou un norvégien ? L Afrique est immense."

Oh lol. C'est toi le Silicien qui dis ça .. Regarde-toi dans un miroir, pour une fois ..

avatar Pierre H | 

Les domaines des grands crus sont tous en train d'être achetés par la Chine. Par contre, pour l'inverse bonne chance : jamais un occidental ne pourra acheter grand chose en Chine. C'est normal ?

avatar occam | 

@kinon

"un pays qui a pillé les technologies"

Un pays auquel on a offert les technologies sur un plateau, et qu’on a gavé.

Il fallait être atteint à la fois de myopie terminale et de superbe incurable pour ne pas anticiper que la Chine saisirait, ne pourrait pas s’empêcher de saisir, cette chance inouïe. Croyait-on sérieusement que la Chine n’était faite que de coolies, et qu’ils n’aspiraient qu’à un peu plus de rémunération ?

avatar kinon | 

@occam
"Un pays auquel on a offert les technologies sur un plateau, et qu’on a gavé."
Oui bien sûr mais cela revient au même car même si on a effectivement apporté aussi des technos sur un plateau ils ne se sont pas gênés pour nous piller aussi sur des technos encore plus pointues par espionnage d'état très organisé.

avatar occam | 

@kinon

"espionnage d'état très organisé"

Système d’espionnage qui sous-tend et assure le maintien du régime communiste chinois depuis sa prise du pouvoir. Ce dont on pouvait être parfaitement conscient en Occident. Mais investir massivement dans l’appareil productif chinois, lui fournir le moyen d’amasser des capitaux sans fin, lui fournir - encore une fois, sur un plateau et sans contre-partie aucune - des technologies complexes, y délocaliser des industries de pointe, voilà ce qui lui a permis de fructifier les résultats d’un espionnage qui, sans ce terreau implanté, serait demeuré stérile. Ce n’est pas faute d’espions scientifiques que la Chine communiste ne produisait pas de microprocesseurs à la mort de Mao, en 1976.

avatar jazz678 | 

@occam

« encore une fois, sur un plateau et sans contre-partie aucune »

Sans contre-partie ?
Juste pour les jolis épicanthus des chinois ?

Le monde occidental était bien content d’y avoir délocalisé ses manufactures

Myopie terminale + amnésie rétrograde

avatar Dimemas | 

ahah bien dit

avatar IceWizard | 

@occam
"Un pays auquel on a offert les technologies sur un plateau, et qu’on a gavé.
Il fallait être atteint à la fois de myopie terminale et de superbe incurable pour ne pas anticiper que la Chine saisirait, ne pourrait pas s’empêcher de saisir, cette chance inouïe. Croyait-on sérieusement que la Chine n’était faite que de coolies, et qu’ils n’aspiraient qu’à un peu plus de rémunération ?"

Sans compter que la Corée a fait le même chose, quand l'occasion s'est présenté. De même que le Japon des décennies avant. Et cela n'a rien d'une spécificité chinoise. Par exemple, dans le roman de Jules Vernes "Les 500 millions de la Bégum" (1879) on voit un ingénieur français se faisant passer pour un ouvrier suisse, espionner une usine sidérurgique construite par un allemand. Il est considéré comme un héros dans le livre ..

Bref, rien de nouveau sous le soleil ..

avatar occam | 

@IceWizard

Je concours. Juste deux remarques :
1. Ni la Corée, ni surtout le Japon n’ont bénéficié d’un transfert de technologies et de capitaux au même niveau que la Chine communiste. Japon et Corée ont dû aller chercher, on ne les a pas servis.

2. OT, mais puisque vous évoquez les 500 Milions, un des Jules Verne qui m’ont le plus marqué : on y trouve l’esquisse, à « France-Ville », d’une démocratie participative, communicative et délibérative de tous les jours, et à tous les niveaux, telle qu’elle paraîtrait encore utopique à la plupart des Français (même sinon surtout ceux qui sont allés la revendiquer sur les ronds-points). Alors même que les moyens de communication dont pouvait rêver Jules Verne servent à s’empiffrer d’emoji et à jaser sur le postérieur des Kardashians, cependant que la Chine instaure via ces mêmes canaux une dystopie omniprésente à faire pâlir 1984.

avatar IceWizard | 

@occam
"Alors même que les moyens de communication dont pouvait rêver Jules Verne servent à s’empiffrer d’emoji et à jaser sur le postérieur des Kardashians, "

Dans sa nouvelle "La journée d'un journaliste américain en 2889", Jules Verne décrit la scène d'une femme nue dans son bain, dont l'image est captée par un système de miroirs, projetée en temps réel sur un autre miroir, situé à des milliers de km de là..

avatar occam | 

@IceWizard

" l'image est captée par un système de miroirs"

Nolo contendere. Phénoménal ! Bien vu.
Je connaissais l’ébauche d’hologramme dans Le château des Carpates, mais pas celle-ci.

avatar en ballade | 

@occam

"fallait être atteint à la fois de myopie terminale "

Non juste être atteint de condescendance néo coloniale. Penser que l’autre ne se développerait pas et profiter de la main d’œuvre bon marchē.

avatar jazz678 | 

@kinon

« Comment ne pas s'étonner qu'un pays qui a pillé les technologies, et continue de la faire même si ils s'est développé suffisamment pour en avoir moins besoin qu'il y a 10 ans,... »

La Chine à enclenché sa révolution technologique et scientifique il y a un moment déjà.
En 10 ans les dépenses R&D ont augmenté de 900% et pourraient atteindre 400 milliards de dollars en 2020

Selon l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle OMPI, la Chine occupe le 2ème Rang mondial pour le nombre de brevets déposés, juste derrière les US. 1ere en Asie, devant le Japon.

Ça se vérifie aussi dans la recherche scientifique. Il n’y a qu’à faire un tour dans les revues à fort impact factor pour se rendre compte de la quantité de publications issues de la recherche chinoise.

Nous occidentaux continuons ce que nous faisons depuis 15-20 ans : perdre du temps à s’étonner et à maintenir cette attitude condescendante vis à vis de la Chine.

avatar Bigdidou | 

@jazz678

«  Il n’y a qu’à faire un tour dans les revues à fort impact factor pour se rendre compte de la quantité de publications issues de la recherche chinoise. »

Pas en médecine.
Ils sont plus présents qu’avant, mais bon, c’est loin d’être un raz de marée.

avatar jazz678 | 

@Bigdidou

« Pas en médecine.
Ils sont plus présents qu’avant, mais bon, c’est loin d’être un raz de marée. »

Je ne parle pas de raz-de-marée mais bien d’une présence accrue à l’échelle internationale qu’il n’avaient pas il y a seulement 10 ans.
Les revues occidentales de renom comme The Lancet, JAMA, Nature,...ne leur sont pas encore complètement accessibles - La guerre se déroulant aussi à ce niveau - donnant une impression biaisée d’un moindre investissement.

J’ai remarqué un décalage entre la contribution chinoise très importante lors de certains congrès scientifique majeurs internationaux et les publications qu’on pouvait trouver dans ces revues occidentales.

Ça ne remet en rien en cause la qualité de leurs travaux

avatar Dimemas | 

@ jazz : disons qu'il y a d'autres raisons que scientifiques à l'accessibilité des revues
comme le rayonnement des universités ou des hôpitaux ou bien le résultat des études qui peuvent être différents.

Pour ma part, je m'était intéressé à des études asiatiques sur les infections sur PAC il y a plusieurs années chez les cancéreux.
Les résultats étaient très différents de l'occident à cause de l'écologie bactérienne qui était différente.
Et tu as pleins d'autres exemples aussi comme la variabilité du HLA pour des études immuno, hémato, etc...

avatar jazz678 | 

@Dimemas

«disons qu'il y a d'autres raisons que scientifiques à l'accessibilité des revues
comme le rayonnement des universités ou des hôpitaux ou bien le résultat des études qui peuvent être différents. »

Tu as parfaitement raison mais il y en a une autre et pas des moindres : le lobbying des leaders d’opinion qui généralement exercent dans ces mêmes universités et hôpitaux occidentaux pour la plupart. Les accointances avec ces revues prestigieuses y sont pour beaucoup quand on voit la qualité de certains travaux

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