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Luxshare, partenaire industriel majeur d’Apple, victime d’une fuite de données

Greg Onizuka

mercredi 21 janvier à 23:15

AAPL

Luxshare vient d’être victime d’une véritable catastrophe industrielle : des hackers ont réussi à pénétrer son réseau, et à récupérer des informations sensibles appartenant à ses clients. Et certains sont de très gros poissons : Tesla, Nvidia, LG ou encore Apple font partie du portefeuille de l’entreprise, et ont possiblement vu leurs projets et autres détails techniques fuiter.

Une usine de Luxshare. Image Luxshare.

Comme le rapporte 9to5Mac, c’est le groupe RansomHub qui a annoncé cette infiltration réussie dans les serveurs de l’entreprise. Celle-ci faisant l’autruche, les hackers ont décidé de la titiller publiquement :

Nous vous attendions depuis un certain temps, mais il semble que votre service informatique ait décidé de dissimuler l’incident survenu dans votre entreprise. Nous vous recommandons vivement de nous contacter afin d’éviter la divulgation de vos données confidentielles et de vos documents de projet.

Les informations récoltées porteraient sur une période allant de 2019 à 2025, et contiendraient selon le groupe « des documents sensibles concernant les opérations de ces entreprises ». Cela pourrait inclure des fichiers de CAD (Conception assistée par ordinateur, les sources permettant de créer les pièces) d’appareils et de designs, des informations de réparation, mais aussi les calendriers de sorties et des process internes. Les documents s’arrêtant en 2025, ils pourraient contenir des informations sur des produits Apple non encore sortis.

Même sans grosse révélation sur des projets en cours, cette fuite pourrait poser de graves soucis aux entreprises concernées : non seulement elle pourrait permettre à un concurrent peu scrupuleux d’économiser des années de recherche en copiant des process, mais en plus faciliterait grandement la tâche à des pirates pour trouver des failles dans les produits concernés, ou encore dans les chaînes de montage.

Luxshare : le partenaire d’Apple envisage de délocaliser une partie de sa production aux États-Unis

Luxshare : le partenaire d’Apple envisage de délocaliser une partie de sa production aux États-Unis

Luxshare étant un partenaire clé d’Apple dans la fabrication des iPhone, Apple Watch, AirPods et autres produits, l’affaire n’est pas à prendre à la légère. Bien entendu, Apple tout comme Luxshare n’ont pas souhaité confirmer l’attaque, et n’ont émis aucun commentaire sur l’affaire.

Siri : interactions avec les données dans iOS 26.4, mais le chatbot complet n’arriverait qu’avec iOS 27 et sur serveurs Google

Greg Onizuka

mercredi 21 janvier à 22:01

Intelligence artificielle

De retour de vacances, Mark Gurman a obtenu des précisions importantes concernant les prochaines étapes prévues par Apple concernant Siri, et nous en dit plus. Si les débuts se feront bien avec iOS 26.4, les plus gros changements sont attendus pour iOS 27.

La fusion de Siri et Gemini... Image réalisée par IA.

Une sortie en deux temps

Prévue et attendue depuis maintenant plusieurs mois sur le terrain de l’intelligence artificielle, la mise à jour iOS 26.4 devrait bel et bien voir arriver les interactions avancées entre Siri/Apple Intelligence et les données présentes sur votre téléphone. De la même manière, cette mise à jour devrait lui permettre de comprendre ce qui est présenté à l’écran afin de pouvoir interagir avec, mais il devrait en plus pouvoir mieux chercher sur internet (ce qui ne sera pas un mal...).

Cependant, le changement le plus important ne devrait intervenir qu’avec iOS 27 : c’est en effet pour cette mise à jour qu’Apple a prévu un gros changement d’interface pour Siri, en le transformant en chatbot complet. Voilà de quoi être un peu déçus pour ceux qui attendaient un agent conversationnel complet pour le printemps !

C’est cependant le prix à payer quand on voit le retard accumulé par Apple dans le domaine, et pour le coup, il était clairement voulu : encore en juin, Craig Federighi n’hésitait pas à affirmer qu’un chatbot « n’a jamais été un but pour l’entreprise [Apple ne veut pas envoyer ses utilisateurs] dans une espèce d’expérience de chat pour effectuer des tâches ».

Si le retard est gênant, l’outil une fois entièrement lancé devrait être diablement efficace : avoir un agent conversationnel imbriqué dans un appareil contenant les informations de l’utilisateur lui permettra d’être largement plus pertinent que la concurrence, devant attendre que l’utilisateur envoie lesdites informations manuellement pour pouvoir les ingurgiter et agir en conséquence. De la même manière, ce nouveau Siri devrait être largement plus performant dans les tâches effectuées par le Siri actuel, comme modifier des réglages de l’iPhone, passer des appels ou écrire des messages et créer des rendez-vous.

Depuis le temps qu’on l’attend... mieux vaut tard que jamais. Image Apple.

Apple compte étendre les capacités de ce Siri évolué à toutes les apps de l’entreprise comme Mail, Music, Podcasts, Apple TV, Xcode ou Photos. De quoi en faire l’assistant parfait, sans avoir à toucher à l’écran de son iPhone.

Apple doit encore définir certaines limites qu’elle ne souhaite pas dépasser, comme décider à quel point l’IA doit pouvoir se rappeler des détails de l’utilisateur, jusqu’à quelle profondeur de conversations le chatbot peut aller récupérer des informations. Contrairement à ses concurrents qui piochent allègrement et sans limite, Apple considère la possibilité de donner des limites très strictes à son LLM au niveau de l’historique.

Une structure fortement aidée par Google

La première étape, avec iOS 26.4, utilise une structure connue en interne comme Apple Foundation Models 10. Fortement basée sur les outils de Google Gemini, elle opère sur 1200 milliards de paramètres, et tourne sur des serveurs appartenant entièrement à Apple, les fameux Private Cloud Compute Servers, utilisant des processeurs créés spécifiquement par Cupertino.

Le chatbot prévu pour iOS 27, en revanche, pourrait prendre place sur des serveurs Google utilisant les Tensor Processing Units de la marque. C’est un changement radical par rapport à l’idée originale voulant qu’Apple n’utilise que des technologies internes pour faire tourner son IA : après avoir lâché sur le logiciel, en prenant les bases de Gemini pour créer son chatbot, elle s’apprête possiblement à renier ses idées de matériel propriétaire de bout en bout pour faire tourner le code de ce qui est connu en interne comme Apple Foundation Models 11, très largement basé sur Gemini 3.

De la même manière, Apple compte bien tirer parti de la somme d'un milliard de dollars annuelle payée à Google pour utiliser ses compétences dans d’autres domaines de l’IA, afin d’améliorer les fonctions Apple Intelligence existantes. Ainsi, les fonctions de retouches entre autres ou de génération d’image devraient être drastiquement et rapidement améliorées.

Est-ce à dire qu’Apple est en train de tirer une croix définitive sur ses propres projets ? Pas forcément : si la chose paraît bien mal partie, le chatbot d’iOS 27 (connu sous le nom de Campos en interne) serait créé de telle manière qu’il serait facile de changer de bases techniques au moment voulu. Si cette idée permettrait non seulement de revenir à des modèles internes, elle permettrait aussi de faire tourner le chatbot Siri sur des fondations chinoises, permettant ainsi à Apple de rapidement proposer un chatbot en Chine comme dans le reste du monde, sans être bloquée par les législations locales.

Les choses avancent vite chez Apple, après avoir accumulé un retard effarant pour une telle entreprise. Et l’organigramme interne est à l’avenant. Après avoir longtemps mené les travaux sur l’IA, John Giannandrea a passé la main à Craig Federighi en décembre, pour donner le rôle à son adjoint dédié à l’intelligence artificielle, Amar Subramanya. Celui-ci a commencé chez Google, où il tenait le rôle de lead engineering sur Gemini. Tout se met en place, il faut maintenant concrétiser rapidement. L’horloge tourne, et les concurrents n’attendront pas.

Nvidia prise à utiliser des œuvres piratées pour entraîner son IA

Greg Onizuka

mercredi 21 janvier à 21:15

Intelligence artificielle

Dans la course à l’intelligence artificielle, tous les coups semblent permis, et bien souvent, c’est le créateur de contenus (façon industrielle de dire « artiste », histoire de ne pas trop lui donner d’importance) qui prend, comme le rapporte Dataconomy.

Jensen va pouvoir s’accrocher à son blouson, les explications vont être difficiles à entendre... Image Nvidia Taïwan/Wikipedia, CC BY 2.0.

Si les LLM les plus connus viennent d’OpenAI, Anthropic, Meta ou encore Microsoft, Nvidia développe elle aussi ses propres versions. Sous le nom de NeMo, Retro-48B, InstructRetro ou encore Megatron, ces modèles lui permettent de donner des bases à ses clients, ou de faire des démonstrations convaincantes au public.

Et comme tous ses concurrents, Nvidia est bien obligée d’alimenter en données ses LLM... et le plus vite possible, vu la voracité des autres entreprises ! Mais aller vite autorise-t-il pour autant à se passer des règles les plus élémentaires, comme celles du droit d’auteur ?

C’est la question (semblant assez vite répondue) que pose un collectif d’auteurs à la justice américaine en poursuivant Nvidia pour utilisation d’œuvres piratées afin de nourrir ses LLM. En effet, l’entreprise de Jensen Huang aurait décidé de prendre de gros raccourcis en faisant appel à Anna’s Archive : si le nom est très peu connu du grand public, cette entité est responsable du piratage massif de nombreuses archives de livres en tout genre, faisant ouvertement fi du droit d’auteur, prétextant que celui-ci est nuisible à la connaissance.

Anna’s Archive, à la tête d’un beau pactole de 500 To de données environ, a ainsi été contactée par un membre de la data strategy team de Nvidia, afin d’avoir un accès le plus rapide possible à la base de données. L’entité aurait positivement répondu à Nvidia, en monnayant l’accès rapide demandé à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Prise la main dans le pot de confiture, Nvidia va donc devoir s’expliquer devant la justice. La situation est d’autant moins à l’avantage du créateur de puces qu’Anna’s Archive a dans sa réponse clairement signalé à Nvidia que le contenu a été récupéré et maintenu illégalement : l’entreprise ne peut donc pas feindre l’innocence sur la provenance des données.

La plainte, si elle met en lumière les détails de la correspondance avec Anna’s Archive, indique que Nvidia ne s’est pas contentée de cette source : Books3, Libyen, Sci-Hub ou encore Z-Library ont été mis à contribution pour alimenter les LLM de la marque.

Pire, la plainte affirme que Nvidia a non seulement utilisé ces sources pour entraîner ses IA, mais a aussi fourni à certains gros clients les clés d’accès à ces sources illégales, notamment « The Pile », qui contenait les archives de Books3.

Le procès se déroulant aux USA, il est lancé sous forme de class action. Si pour le moment le nombre des auteurs faisant partie de celle-ci reste raisonnable, il pourrait augmenter rapidement, le collectif appelant les centaines de personnes flouées à se joindre à lui, afin de faire pression et demander réparation. Nvidia est un très gros morceau, mais la fuite des échanges entre l’entreprise et Anna’s Archive est terrible pour la firme, qui aura du mal à se dépêtrer de cette histoire sans y perdre quelques espèces sonnantes et trébuchantes...

MacUpdater est à l’arrêt et les alternatives sont loin d’être à jour

Stéphane Moussie

mercredi 21 janvier à 19:27

Logiciels

Pendant des années, MacUpdater a fait figure de référence pour maintenir à jour toutes les applications de son Mac, même les plus obscures. Mais depuis le 1er janvier, il ne faut plus trop compter sur lui. Son développement a été arrêté, tout comme la mise à jour quotidienne de sa base de données, riche de plus de 100 000 logiciels. L’utilitaire continue de fonctionner de manière partielle, mais son intérêt est voué à s’éroder avec le temps.

CoreCode avait prévenu dès le milieu de l’année dernière des difficultés rencontrées. L’éditeur expliquait ne pas parvenir à dégager suffisamment de revenus pour poursuivre le développement, tout en refusant de basculer vers un modèle par abonnement. Il espérait qu’un repreneur assurerait la pérennité du projet, mais force est de constater que personne ne s’est manifesté, ou du moins aucun accord n’a été conclu jusqu’à présent.

MacUpdater. Il identifie ici 17 mises à jour possibles. Image MacGeneration.

MacUpdater étant désormais sur la voie de garage, se pose évidemment la question d’une alternative. Par quoi le remplacer ? Il y a plusieurs candidats, mais une analyse de TidBITS, qui rejoint nos premières recherches, montre qu’aucun n’arrive à sa cheville.

Nos confrères ont mené un essai sur deux machines bien différentes : un MacBook Pro utilisé quotidiennement et un iMac peu sollicité depuis la mi-2025, sur lequel se sont accumulées de nombreuses applications au fil des ans. Un cobaye idéal, puisqu’il regroupe quantité d’apps plus ou moins obsolètes.

Le résultat : MacUpdater 3.5, dernière version en date et sans doute définitive, reste de loin le plus efficace. Sur les 163 applications identifiées sur l’iMac délaissé, il a détecté des mises à jour pour 100 d’entre elles, soit le meilleur ratio identification/mises à jour (61 %). En deuxième position, Latest recense 142 apps et trouve 62 mises à jour (44 %). CleanMyMac arrive ensuite : il identifie davantage d’applications (190), mais n’en met à jour que 51 (27 %).

Application iMac total iMac mises à jour iMac % MacBook total MacBook mises à jour MacBook %
MacUpdater 163 100 61 % 89 24 27 %
Latest 142 62 44 % 85 14 16 %
CleanMyMac 190 51 27 % 106 4 4 %
MacUpdate Desktop 229 41 18 % 156 9 6 %
Updatest 167 25 15 % 95 5 5 %

L’atout majeur de MacUpdater qui ressort ici est sa base de données qui a été enrichie pendant des années par sa communauté d’utilisateurs. On peut néanmoins examiner les alternatives une à une afin de comprendre ce qui les distingue.

Latest présente l’avantage d’être gratuite et open source. Elle gère les applications du Mac App Store ainsi que celles reposant sur Sparkle, un framework open source très répandu pour les mises à jour. Cela couvre une part non négligeable des besoins… mais l’outil reste nettement en retrait par rapport à MacUpdater.

CleanMyMac constitue une autre option. Son tarif (9,95 €/mois ou 119,95 € en achat définitif) est dissuasif si on cherche uniquement un remplaçant à MacUpdater, mais l’application propose aussi des fonctions de nettoyage de macOS.

Latest. Trois mises à jour sont identifiées, contre 17 sur le même ordinateur avec MacUpdater (première image de l’article). Image MacGeneration.

MacUpdate Desktop, de son côté, est encore en bêta et nécessite un abonnement de 9,99 $ par an pour installer des apps. Il repose sur le site MacUpdate, dont l’historique incite à la prudence. Passé en 2020 sous le contrôle des propriétaires de MacKeeper, un logiciel de maintenance qui traine une réputation exécrable, le site a changé de mains en 2024 au profit d’une obscure société nommée Tekkie OU.

Enfin, Updatest a une interface proche de Latest, mais avec une proposition plus complète. Elle couvre un plus grand nombre de sources (App Store, Electron, Setapp, TestFlight…) et prend en charge Homebrew, un gestionnaire de paquets très prisé des développeurs. Proposée à 9,99 $, elle dispose d’une version d’essai.

Updatest. Image MacGeneration.

Il y a quelques autres options, comme Pearcleaner, gratuite et open source, et TrashMe 3 (16,99 €), développée par un Français et qui sert aussi à désinstaller proprement ses apps.

Dans ce contexte, que faire ? À court terme, continuer à utiliser MacUpdater tant qu’il fonctionne, tout en lui adjoignant une, voire deux alternatives. Updatest est sans doute l’application qui s’en approche le plus en matière de fonctionnalités, sans toutefois égaler son efficacité en détection. C’était là toute la « magie » de MacUpdater : même pour les plus maniaques, il parvenait à dénicher des mises à jour insoupçonnées. Tant que CoreCode n’aura pas trouvé de repreneur, il faudra probablement tirer un trait sur cette capacité unique.

Volkswagen détrône Tesla et devient numéro un de l’électrique en Europe en 2025

Nicolas Furno

mercredi 21 janvier à 17:39

Mobilités

Cela fait 21 ans que Volkswagen est le plus gros vendeur de véhicules sur le sol européen et 2025 n’a pas fait exception, avec 1 444 194 véhicules vendus, d’après les chiffres fournis par Dataforce à Automotive News Europe. Même si c’est en baisse de 2,3 % par rapport à l’année d’avant, le groupe allemand reste incontestablement le numéro un sur son propre continent et il domine désormais presque tous les segments. La nouveauté, c’est sur l’électrique : pour la première fois, les bonnes ventes de ses modèles ont permis à Volkswagen de prendre l’avantage et de détrôner Tesla.

L’ID.4 est la voiture électrique la plus populaire du constructeur allemand. Image MacGeneration/Volkswagen.

D’après ces statistiques préliminaires, Volkswagen a vendu 274 417 voitures à batterie en 2025, une croissance de 56 % par rapport à l’année précédente. Sur la même période, Tesla s’est contentée de 238 765 ventes, une baisse de 27 % cette fois, si bien que le constructeur américain a perdu sa place de leader. Il semblait pourtant indéboulonnable depuis des années, mais le désintérêt croissant d’Elon Musk pour les véhicules individuels et son attention portée sur la conduite autonome et l’intelligence artificielle ont des conséquences de plus en plus visibles.

Tesla confirme la baisse de ses ventes en 2025, sans perspective de rebond

Tesla confirme la baisse de ses ventes en 2025, sans perspective de rebond

La production de voitures individuelles ne semble plus intéresser Tesla

La production de voitures individuelles ne semble plus intéresser Tesla

Le patron de Tesla n’hésite pas à mettre en avant le contexte socio-économique pour expliquer les performances en retrait de son entreprise. Les chiffres pour 2025 prouvent pourtant bien que ce n’est qu’une mauvaise excuse, en tout cas en Europe où le marché de la voiture électrique a connu une croissance de 30 %. Notons au passage que le groupe Volkswagen a de quoi se féliciter, au-delà de la réussite de la marque éponyme. Dans le top 5 européen, on trouve aussi Audi dont les ventes ont augmenté de 51 % depuis 2024 et surtout Skoda, qui a connu une croissance impressionnante de 117 % d’une année sur l’autre. BMW est bien placé lui aussi, confirmant le rôle moteur de l’Allemagne sur le marché automobile du continent.

Marque Ventes 2025 Évolution
Volkswagen 274 417 +56 %
Tesla 238 765 -27 %
BMW 193 186 +15 %
Skoda 172 100 +117 %
Audi 153 848 +51 %

La voiture électrique la plus vendue en Europe reste malgré tout une Tesla, puisque c’est la Model Y qui conserve ce titre, avec 151 331 exemplaires vendus. C’est 28 % de moins qu’en 2024 et les nouveaux Model Y Standard ne semblent pas inverser la tendance pour le moment, comme le montrent les licenciements récents dans son usine berlinoise ou encore la promotion en cours. À condition d’acheter et de réceptionner le SUV avant la fin du trimestre et à condition d’avoir un véhicule à faire reprendre, peu importe son état, le constructeur américain ajoute un bonus de 3 000 €. De quoi obtenir la voiture à partir de 33 843 € en France, un prix assez incroyable pour ce que l’on obtient, mais cette promotion si tôt dans la carrière de la Model Y Standard ne semble pas indiquer des ventes élevées en ce début d’année.

La Model Y est restée la voiture électrique la plus vendue en 2025, mais est-ce que ce sera encore le cas en 2026 ? Image Tesla.

La deuxième voiture électrique la plus vendue appartient au groupe Volkswagen, puisque c’est l’Elroq de Skoda, un petit SUV qui s’est vendu à 94 106 exemplaires. Un succès probablement inattendu, qui justifie la place de la marque tchèque sur le top 5 européen. On peut aussi saluer l’excellente performance de la Renault 5, quatrième du classement avec 81 517 unités vendues en Europe. Le constructeur français a manifestement trouvé la bonne formule avec sa voiture néo-rétro présentée il y a quasiment deux ans. C’est aussi une très bonne citadine qui répond visiblement aux attentes des consommateurs en France comme dans les pays voisins.

Renault présente enfin la nouvelle R5 électrique, sans pour autant révéler les tarifs

Renault présente enfin la nouvelle R5 électrique, sans pour autant révéler les tarifs

Pour en revenir à Volkswagen, on se prépare à aborder une nouvelle phase de la stratégie électrique, avec des véhicules qui rentrent dans le rang et ne se distinguent plus autant des modèles thermiques. La future ID.2 sera en réalité la nouvelle Polo et on sait aussi que le constructeur prépare une mise à jour majeure de l’ID.4, avec un design plus passe-partout. Et pourquoi pas un changement de nom pour devenir le nouveau Tiguan ? On le saura lors de la présentation de la voiture, prévue avant l’été, pour une commercialisation à la fin de l’année en cours.

Source :