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L’ancien chef des modèles d’IA d’Apple quitte la super-équipe de Meta pour OpenAI

Félix Cattafesta

jeudi 26 février à 11:37

Intelligence artificielle

L’été dernier, on apprenait le départ du chef des modèles d’IA d’Apple : Ruoming Pang annoncait alors plier bagage pour partir chez Meta, convaincu par la promesse d’un package de 200 millions de dollars. Ce gros chèque et la promesse de faire partie d’une nouvelle équipe dédiée à la « superintelligence » composée de grands noms de l’IA n’auront pas suffi. OpenAI a confirmé avoir recruté l’ingénieur, qui ne sera donc resté que sept mois au sein de l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Mark Zuckerberg en 2019. Image Anthony Quintano (CC BY)

Le départ de Ruoming Pang pour Meta l’été dernier avait fait grand bruit. L’ingénieur avait rejoint Apple en 2021 avec pour but de créer des modèles d’IA. Disposant d’une excellente expertise dans le domaine, il dirigeait une équipe d’une quarantaine de chercheurs. Son départ a eu lieu dans la foulée du fiasco du nouveau Siri, et certains de ses proches ont également claqué la porte dans la foulée.

En interne, le départ du chef des modèles d’IA d’Apple a été vécu comme « un tremblement de terre »

En interne, le départ du chef des modèles d’IA d’Apple a été vécu comme « un tremblement de terre »

Chez Meta, Ruoming Pang dirigeait l'infrastructure IA du « Superintelligence Labs » en charge de nouveaux modèles d’intelligence artificielle. Il aurait déclaré à ses collègues qu'il était heureux chez Meta et que son infrastructure était en bon état. Cette annonce fait suite à une vague de départs des équipes d'IA de Meta au cours de 2025, bien que l’entreprise ait également recruté de nombreuses personnes provenant d'OpenAI et d'autres concurrents.

Mark Zuckerberg a sorti le chéquier pour embaucher à tour de bras de grands noms de l’IA. Cependant, certains affirment que la stratégie aurait atteint ses limites. Des tensions auraient émergé entre Mark Zuckerberg et Alexandr Wang, en charge de l’équipe chargée de développer une « superintelligence ». L’entreprise aurait du mal à accorder ses talents et à la faire se concentrer sur un seul et même projet.

Meta : l’équipe de rêve dédiée à l’IA se fissure déjà

Meta : l’équipe de rêve dédiée à l’IA se fissure déjà

Meta a perdu Yann LeCun en fin d’année dernière. Considéré comme l’un des pères de l’IA moderne, le Franco-Américain a déclaré vouloir fonder sa startup. Mat Velloso, qui dirigeait les produits pour les plateformes de développement du « Superintelligence Labs », a également quitté l'entreprise il y a peu.

Hitman World of Assassination est disponible sur Mac, mais demande au moins 16 Go de RAM

Félix Cattafesta

jeudi 26 février à 10:37

Logiciels

Après un passage sur iOS et iPadOS, Hitman World of Assassination est désormais disponible sur Mac. Cette version est proposée gratuitement sur le Mac App Store, sachant qu’il faut payer les différentes missions sous forme d’achats intégrés (3 € la carte) ou 70 € pour la totale. Ce portage est également disponible sur Steam à un tarif bien plus intéressant vu qu’il y est vendu 28 € jusqu’au 11 mars, soit une ristourne de 60 %.

Image Steam

La version gratuite sur le Mac App Store donne accès aux missions tutoriel ainsi qu’à une carte située dans un gratte-ciel à Dubaï. Les développeurs proposent également une mission gratuite avec Milla Jovovich jusqu’au 24 mars appelée Patient Zero Requiem se déroulant dans un manoir en Angleterre. Autrement dit, vous aurez déjà de quoi bien vous amuser sans payer avant d’éventuellement craquer pour le reste.

Hitman World of Assassination est (presque) disponible sur iOS

Hitman World of Assassination est (presque) disponible sur iOS

Hitman World of Assassination est un jeu d’infiltration où l’on incarne l’Agent 47, un assassin professionnel envoyé aux quatre coins du monde pour éliminer des cibles précises. Plutôt que de foncer tête baissée, le principe consiste à observer, planifier et improviser dans de grands niveaux ouverts, remplis de personnages et d’occasions.

On peut se déguiser, se fondre dans la foule, manipuler l’environnement et provoquer des accidents pour atteindre son objectif sans se faire repérer. Chaque mission ressemble à un puzzle où plusieurs chemins mènent à la réussite, donnant une forte rejouabilité pour tester de nouvelles approches.

Image Steam

Cette version macOS arrive quasiment six mois après le portage iOS mais reste en application universelle : vos achats de missions sur iPhone fonctionneront sur Mac. La configuration minimale est assez musclée étant donné qu’il faudra un Mac M1 avec 16 Go de RAM, en plus de 80 gigas d’espace libre. La configuration recommandée est une puce M3 Pro sous macOS Sequoia 15.5 accompagnée de 18 Go de RAM.

macOS 26.4 peut bloquer les méthodes traditionnelles pour activer l’Hyper Key

Nicolas Furno

jeudi 26 février à 08:51

macOS

Les deux premières bêtas de macOS 26.4 ont modifié un élément bas niveau qui casse les méthodes traditionnelles pour activer l’Hyper Key (). Ce raccourci clavier supplémentaire remplace trois ou quatre touches du clavier par une seule : le plus souvent, , ^, et (shift, control, option et command) sont remplacées par (verrouillage majuscule). L’utilisateur peut ainsi créer de multiples raccourcis clavier supplémentaires avec deux touches, l’Hyper Key et une autre de son choix, ce qui permet d’activer d’un coup des dizaines de raccourcis supplémentaires.

Raycast prévient que la fonctionnalité est cassée sous macOS 26.4. Image MacGeneration.

Depuis l’ajout l’an dernier de l’Hyper Key dans le lanceur multifonctions Raycast que j’utilise sur mon Mac, j’ai commencé à utiliser la fonctionnalité et presque chaque lettre de mon clavier est associée à un raccourci de ce type. J’en utilise pour lancer des apps (♢S pour Safari, ♢M pour Mail, ♢P pour Photos, ♢W pour iA Writer, ♢R pour Reeder, etc.), pour afficher des sites web (♢H pour Home Assistant, ♢T pour la liste de tâches du boulot, etc.) ou encore des emplacements dans le Finder (♢D pour les téléchargements) et même des Raccourcis et d’autres fonctions.

Raycast gère à son tour l’Hyper Key et peut ainsi remplacer un utilitaire de plus

Raycast gère à son tour l’Hyper Key et peut ainsi remplacer un utilitaire de plus

J’en dépends maintenant largement au quotidien et je me sens tout démuni depuis que j’ai installé macOS 26.4. Raycast a affiché un message d’erreur dès la première bêta et c’est toujours bloqué avec la deuxième sortie en début de semaine. Ce n’est pas le seul qui est touché : Hyperkey, un utilitaire dédié à ce raccourci qui a contribué à lui apporter de la visibilité, est également inopérant. Karabiner, un outil qui change le rôle de chaque élément sur le clavier et qui a été l’un des premiers à permettre d’activer la touche sur le Mac, est lui aussi concerné.

Le problème pour Karabiner dépasse d’ailleurs le seul cas de l’Hyper Key, comme le signale un message sur le site qui prévient que l’app toute entière ne fonctionne plus avec la dernière version de Tahoe. La note précise que le bug ne concerne que le clavier intégré aux Mac portables, pas les modèles externes, mais ce n’est pas vrai pour Raycast. En revanche, ce dernier peut exploiter une autre touche, comme le ou de droite, et cela fonctionne encore avec macOS 26.4. Pour le lanceur, le bug se limite ainsi à la touche de verrouillage de majuscules, sur tous les claviers.

Bref, macOS 26.4 a modifié le comportement du clavier et c’est devenu compliqué. En attendant un correctif ou des mises à jour pour contourner le problème, j’ai trouvé durant mes recherches une solution pour exploiter en guise d’Hyper Key. Nommé Hyperkey lui aussi, ce petit utilitaire vient se loger dans la barre des menus de macOS. Il exploite une autre méthode pour actionner le raccourci et je peux témoigner qu’il fonctionne parfaitement. Son seul défaut par rapport à Raycast, c’est qu’il n’est plus possible d’activer le verrouillage des majuscules avec une pression rapide, mais cela ne me manque pas trop.

Hyperkey en place dans la barre des menus de macOS. Image MacGeneration.

Hyperkey est une app gratuite et open-source. Elle n’est pas signée par Apple en revanche, ce qui veut dire qu’il faut faire un détour par les Réglages Système pour l’ouvrir la première fois. Si vous dépendez comme moi de cette hyper touche, c’est malgré tout une bonne option en attendant mieux.

Mise à jour à 09h33 : Better Touch Tool est un autre classique sur macOS pour les amateurs de la touche Hyper Key (et tellement plus). Comme pour les autres, macOS 26.4 avait bloqué la fonctionnalité, mais son développeur est très réactif, si bien qu’il y a déjà une mise à jour distribuée sur les forums officiels du projet pour contourner le bug du système.

RAMpocalypse : chez HP, la mémoire représente maintenant 35 % du coût de fabrication d’un PC

Christophe Laporte

jeudi 26 février à 08:09

Ailleurs

Cela risque bien d’être la statistique de la semaine. On parle à longueur de temps de cette hausse sans fin du prix de la mémoire vive. Si ce phénomène de « RAMpocalypse » vous semble encore un peu abstrait, la dernière déclaration de Karen Parkhill, directrice financière de HP, devrait vous donner un élément de comparaison particulièrement concret.

Image : Jayasahan Hansana - Unsplash

Lors de la publication des derniers résultats financiers du groupe, elle a révélé que le coût de la RAM représentait désormais 35 % du coût total de fabrication d’un ordinateur.

Une inflation fulgurante en quelques mois

Le bond est vertigineux. « Nous avions partagé au trimestre dernier que les coûts de la mémoire et du stockage représentaient environ 15 à 18 % de la facture de composants de nos PC ; nous estimons désormais ce chiffre à environ 35 % pour l'année », a précisé la CFO lors de la conférence téléphonique avec les analystes.

En clair, la part budgétaire de la mémoire dans une machine a tout simplement doublé en un temps record. Et HP ne compte pas absorber ces coûts par pure philanthropie : Karen Parkhill a confirmé que cette hausse se répercuterait inévitablement sur les prix de vente en magasin. Un discours qui fait écho à celui de Samsung, qui tire également la sonnette d’alarme face aux pénuries de puces provoquées par l'appétit insatiable de l’intelligence artificielle.

L’IA, à la fois coupable et moteur de croissance

Pour les acheteurs de PC, la pilule est amère : en 2026, payer plus cher pour une configuration standard est devenu la norme. Bruce Broussard, PDG par intérim de HP, tente de temporiser en affirmant qu'il croit en une « rationalisation du marché avec le temps ». En attendant, le constructeur cherche désespérément de nouveaux fournisseurs et des sources d'approvisionnement moins coûteuses pour épargner ses marges.

Le paradoxe de cette crise réside dans son origine. Si la RAM est chère, c’est parce que l’IA siphonne les stocks mondiaux. Pourtant, c'est cette même IA qui tire les ventes vers le haut. Selon les dirigeants de HP, la demande pour les « AI PC » est étonnamment robuste : ces machines dopées au silicium intelligent représentent déjà 35 % des ventes de la marque.

Ces chiffres impressionnants contrastent toutefois avec les signaux envoyés par la concurrence. Chez Dell, le discours est nettement plus nuancé, suggérant que le grand public ne se soucie pas encore réellement de l'étiquette « AI PC » au moment de passer à la caisse.

Reste une réalité comptable : que vous soyez convaincu ou non par l’utilité d’un NPU dans votre quotidien, vous paierez le prix fort pour votre RAM.

Source :

MacBook « low-cost » : la liste (un peu longue) des concessions d’Apple pour faire baisser la facture

Christophe Laporte

jeudi 26 février à 06:49

Mac

La semaine prochaine devrait marquer une étape importante dans l’histoire du Mac. Juste avant son événement « spécial », Apple pourrait annoncer le portable le plus abordable de son histoire. Si les grandes lignes techniques commencent à se dessiner, il reste une inconnue de taille : son prix. Les paris sont ouverts : les plus optimistes misent sur un ticket d'entrée à 599 $, tandis que les analystes les plus prudents tablent plutôt sur 799 $.

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

Une équation économique complexe

Apple cherche à lancer ce Mac abordable au pire moment. Entre l'envolée des prix des composants clés, comme la mémoire vive, et la hausse du coût des matières premières, le timing est loin d'être idéal. Pour maintenir ses marges habituelles tout en compressant le prix de vente, la firme de Cupertino a dû faire des choix drastiques.

MacBook low-cost : le pire moment pour un Mac « pas cher » ?

MacBook low-cost : le pire moment pour un Mac « pas cher » ?

On sait déjà qu'Apple aurait mis au point un nouveau procédé de forgeage de l'aluminium, plus rapide et plus rentable que celui utilisé pour les MacBook Air et Pro actuels. L’utilisation d’une puce initialement destinée aux iPhone permettrait également de réduire les coûts tout en offrant une autonomie record. Mais ces ajustements industriels ne suffiraient pas à atteindre la fourchette de prix visée.

D’après des éléments dénichés dans une version interne du Kernel Debug Kit de macOS Tahoe, Apple aurait activé plusieurs autres leviers pour abaisser la facture. Si la source de ces fuites doit encore faire ses preuves, les compromis évoqués semblent cohérents avec une stratégie « low-cost ».

L’écran et le stockage en ligne de mire

Le premier poste d'économie concernerait l'affichage. La luminosité maximale de la dalle pourrait tomber sous la barre des 500 nits du MacBook Air actuel. Plus surprenant encore, Apple ferait l'impasse sur True Tone, cette technologie qui adapte la colorimétrie de l'écran à la lumière ambiante. Un retrait qui marquerait un net retour en arrière pour le confort visuel.

Côté stockage, la modularité serait réduite au strict minimum. Ce nouveau MacBook se limiterait à des capacités de 256 Go et 512 Go (avec une option 128 Go réservée au monde de l'éducation). Exit les configurations à 1 To ou 2 To disponibles sur le reste de la gamme. Plus gênant peut-être pour les performances au quotidien : les vitesses de lecture et d'écriture du SSD seraient en retrait, Apple privilégiant probablement l'utilisation d'une puce NAND unique, moins onéreuse mais moins véloce.

Des concessions sur le confort et la connectivité

Pour grappiller encore quelques dollars sur le coût de revient, Apple s'attaquerait à des fonctions pourtant devenues standards sur Mac :

  • le clavier : Il pourrait perdre son rétroéclairage, une absence difficile à avaler en 2026, même sur l'entrée de gamme.
  • la recharge : La charge rapide ne serait pas de la partie, imposant des temps de récupération plus longs.
  • l’audio : La prise jack ferait l'impasse sur le support des casques à haute impédance, une fonction introduite sur les Mac depuis 2021.

Enfin, la connectivité sans fil subirait une cure d'austérité. Alors que les iPhone 17 et le futur iPhone Air embarquent la puce maison « N1 » (gérant le Wi-Fi 7, le Bluetooth 6 et le protocole Thread), ce MacBook ferait bande à part. Pour réduire les coûts, Apple se tournerait vers une puce tierce entrée de gamme fournie par MediaTek.

A cette liste, il faut également ajouter le fait que cette machine sera très certainement dotée de seulement 8 Go de RAM. Lors de l’achat, il ne serait même pas possible de choisir une configuration mieux dotée. Enfin, le Thunderbolt ne sera très certainement pas de la partie.

Prudence de rigueur

Bien que les fichiers extraits de macOS Tahoe soient authentiques, l'interprétation qui en est faite invite à la prudence. Le leaker à l'origine de ces informations n'a pas encore de passif solide en matière de révélations. Il est donc possible qu'Apple teste plusieurs configurations ou que certains de ces compromis soient finalement écartés avant le lancement officiel. Une chose est sûre : pour voir un MacBook sous la barre des 600 $, il faudra accepter de vivre avec un Mac moins « confortable » qu’à l’accoutumée. Mais cela ne devrait pas l’empêcher de très bien se vendre, si l’on en croit les premières études des analystes.