Habituellement, le MacBook Air est le roi incontesté de l’offre nomade d’Apple. Un métronome qui dicte le rythme de la gamme. Par conséquent, l’arrivée d’une nouvelle itération est toujours un petit événement en soi. Mais cette année, la donne a changé : le poids plume de Cupertino doit apprendre à partager les spotligthts avec un nouveau venu particulièrement encombrant, le MacBook Neo.
Image : MacGeneration
Le MacBook Air M5 ne perd pas de temps
Disons-le franchement : le MacBook Air M5 est un excellent cru. S’il ne révolutionne pas le genre, il peaufine une recette déjà frôlant la perfection. Et pour ceux qui hésitaient encore à passer à la caisse, Amazon vient de donner le petit coup de pouce nécessaire. Le géant de l’e-commerce n’a pas traîné pour dégainer les premières remises sur cette machine à peine sortie des usines.
On trouve ainsi le MacBook Air M5 à 1109 €, soit une réduction immédiate de 90 € sur le tarif public. Pour mémoire, la configuration de base a enfin quitté les rivages de l'indigence : elle embarque désormais 16 Go de mémoire vive et un SSD de 512 Go. C’est la configuration idéale pour le commun des mortels et, disons-le, pour une bonne partie des professionnels. Notez toutefois qu'à l'heure actuelle, seule la robe noire (Minuit) bénéficie de cette largesse tarifaire. Pour les autres coloris, il faudra repasser ou payer le prix fort.
Si vous préférez opter pour un modèle 15”, sachez que vous pouvez obtenir le modèle Ciel pour 1399 €, soit une remise de 100 € sur son prix public.
Le raz-de-marée MacBook Neo
Si l'Air trace son bonhomme de chemin, il se fait bousculer par le succès insolent du MacBook Neo. Tim Cook, d’ordinaire plus avare qu’un banquier en période de crise lorsqu'il s'agit de statistiques précises, n'a pas caché son enthousiasme : selon lui, le Neo signe le lancement le plus réussi de toute l’histoire du Mac.
Un optimisme qui se vérifie sur le terrain, ou plutôt dans les stocks. Sur Amazon, les voyants virent au rouge pour de nombreuses configurations, déjà en rupture de stock. Le Neo semble être la nouvelle coqueluche du public, au point de créer un véritable embouteillage logistique.
Image : MacGeneration
Pour les plus pressés, il reste tout de même quelques fenêtres de tir. Le modèle Indigo en entrée de gamme est encore disponible, tout comme la version Argent équipée du capteur Touch ID. Mais au vu de la dynamique actuelle, ces unités ne devraient pas rester sur les étagères virtuelles bien longtemps. Si vous lorgniez sur le Neo, la patience risque d'être votre seule alliée, à moins de vous jeter sur les derniers exemplaires encore en stock.
C’est aujourd’hui, mercredi 25 mars, que la tournée mondiale d’Apple pour son cinquantième anniversaire passe à la vitesse supérieure. Alors que le calendrier nous rapproche inexorablement de la date fatidique du 1er avril, Cupertino ne ménage pas ses efforts pour transformer ce demi-siècle en une célébration de la création numérique, aux quatre coins du globe.
Sydney s’illumine à l'Apple Pencil
L’événement le plus spectaculaire de cette journée se déroule aux antipodes. À 20h30 précise, heure locale, les emblématiques voiles orientales de l’Opéra de Sydney vont s’habiller de lumière pour le lancement de l'opération « Illuminating Creativity ».
Le concept est une véritable ode à l'iPad : dix artistes australiens émergents ont planché sur l'application Procreate pour concevoir des œuvres numériques monumentales qui seront projetées sur l'architecture de Jørn Utzon. Mais la fête ne serait pas complète sans une touche de participation citoyenne. Apple a en effet intégré une sélection de créations réalisées par le grand public lors des sessions Today at Apple organisées plus tôt ce mois-ci. Pour couronner le tout, le compositeur Bailey Pickles assurera une performance musicale en direct pour accompagner ce bal numérique qui se prolongera jusqu’au 27 mars.
Molly Yllom, l’artiste à l’origine de l’univers Crybaby, a animé la semaine dernière une session spéciale Today at Apple dans l’Apple Store Iconsiam à Bangkok
La « French Touch » aux Champs-Élysées
Si vous êtes du côté de Paris aujourd'hui, le rendez-vous est pris sur la plus belle avenue du monde. L'Apple Store des Champs-Élysées se met aux couleurs de cet anniversaire avec une programmation très « French Touch ». Cet après-midi, le producteur et DJ Myd prend les commandes pour une démonstration de son processus créatif sur GarageBand, suivi de près par le graphiste So Me, figure incontournable de l’esthétique musicale française.
C’est une manière pour la marque de souligner que, même à 50 ans, elle reste le partenaire privilégié de ceux qui font la culture actuelle. Demain, les festivités se poursuivront avec le collectif Pi Ja Ma et une session dédiée aux récits visuels sur iPad, prouvant que Paris reste une escale majeure de ce « birthday tour ».
Une grosse surprise en préparation à Londres ?
L’autre gros événement pourrait avoir lieu à Londres où Apple a son siège européen. Nos confrères de MacRumors ont eu la chance d'être conviés aux festivités britanniques, mais comme d'habitude, notre carton d'invitation a dû rester bloqué dans les limbes des serveurs de Cupertino. On ne leur en veut pas (trop) : pour prouver qu'on n'est pas soupe au lait, nous leur enverrons quand même un exemplaire de notre livre collector sur les 50 ans d'Apple. C’est cadeau.
Le voyage se poursuivra dès demain au Canada, à l’Apple Pacific Centre de Vancouver, avec une session originale mêlant patinage artistique et narration numérique avec Elladj Baldé. D'autres escales sont attendues au Mexique, en Inde et au Japon, avant un retour en fanfare en Chine le 28 mars pour une session spéciale dans le nouveau magasin de Jing'an à Shanghai.
Le boys band sud-coréen CORTIS s’est produit la semaine dernière dans l’Apple Store de Myeongdong à Séoul.
Le regard tourné vers demain
Tout ce périple devrait trouver son apothéose à l'Apple Park de Cupertino. Si Alicia Keys avait ouvert le bal de manière magistrale à Grand Central Terminal au début du mois, on attend un final encore plus symbolique sous les arches arc-en-ciel du siège social, sans doute réservé aux employés qui font battre le cœur de la machine.
Image : Apple
Dans une lettre adressée aux clients, Tim Cook a parfaitement résumé l'état d'esprit de ce jubilé : « Chez Apple, nous sommes plus concentrés sur la construction de demain que sur le souvenir d'hier. Mais nous ne pouvions pas laisser passer cette étape sans remercier les millions de personnes qui font d'Apple ce qu'elle est aujourd'hui ». En somme, un anniversaire qui sert de tremplin plutôt que de rétrospective poussiéreuse. Mais si vous aimez les vieilles machines, on ne peut que vous conseiller de venir à la première journée de MacGeneration qui aura lieu le 18 avril. Il y aura du beau monde…
Il y a 25 ans jour pour jour, le 24 mars 2001, Apple lançait un tout nouveau système d’exploitation décisif : Mac OS X. Au départ, cette version revue de fond en comble comportait des lacunes : manque de logiciels, options absentes, changements radicaux pour les développeurs… Mais Apple n’avait plus vraiment le choix si elle voulait survivre. Vingt‑cinq ans plus tard, ce système est devenu la norme, et plus personne ne regrette Mac OS 9.
Avant Mac OS X, ou macOS maintenant, c’était Mac OS Classic. Ici Mac OS 9, dans une définition aberrante de 1 920 x 1 080 pixels. Capture MacGeneration.
Un système vieillissant
Au début des années 1990, Apple fait tourner tous ses Mac sur le System 7. Celui-ci brillait à la fin des années 1980, quand Apple employait encore des processeurs Motorola 68k, mais plus le temps passe, plus les processeurs PowerPC progressent et plus la marque doit se rendre à l’évidence : le System 7 est daté. Il est temps de passer à autre chose.
En effet, les limitations sont nombreuses dans le System 7 :
le multitâche est coopératif : chaque application prend la main à tour de rôle, et décide quand elle rend la main à une autre. Si elle ne le fait pas ou tarde à le faire, elle fait quasi systématiquement planter toute la machine ;
pas de gestion fine de la puissance : chaque application peut prendre toute la puissance disponible sur la machine, et ne rien laisser au reste. Aucun arbitre ne gère les demandes entre les applications ;
pas de mémoire protégée : toutes les applications partagent la même mémoire, il n’y a aucune séparation entre elles ;
gestion de la mémoire vieillissante et limitée : chaque application doit avoir sa taille de mémoire maximale indiquée dans les ressources, et ne peut en déroger. Le système se base sur cette taille indiquée pour savoir combien de mémoire il lui reste, sans prendre en compte l’occupation réelle de celle-ci ;
système rafistolé et amélioré par de nombreuses extensions, toutes chargées en même temps au démarrage, et entrant souvent en conflit entre elles ;
pas de notion de comptes séparés et de dossiers utilisateurs verrouillés.
Le System 7... tellement désuet maintenant. Capture Auston Stewart.
Le System 7 n’est au final qu’une évolution des origines du Macintosh et il accuse le poids des ans, bien qu’Apple ait apporté des améliorations à chaque itération, comme le MultiFinder. Jusqu’au System 4, il fallait fermer une application pour pouvoir en lancer une autre ! Rustine après rustine, cela restait un système d’exploitation datant du Macintosh 128K.
Déjà vieillissant, il prend une claque à l’arrivée de Windows NT, qui semble futuriste vu de Cupertino tant il corrige tous les défauts de l’OS d’Apple, avec son multitâche préemptif, sa gestion du multi-thread, la séparation nette entre système et utilisateur et les protections empêchant une application de venir empiéter sur une autre. Apple se devait de réagir.
Apple dans une impasse
Dès 1994, Apple travaille sur le successeur au System 7, utilisé sur tous les Mac de l’époque. L’idée est de rénover totalement le système d’exploitation des Mac, mais il n’y a pas vraiment de fil conducteur ni d’équipe dirigeante pour mener la barque : les 500 ingénieurs sont dispatchés en petites équipes séparées, et cette méthode aboutit rapidement à… rien.
C’est la maladie d’Apple à l’époque : partir dans tous les sens, explorer toutes les idées, sans pour autant réussir à en finaliser n’en serait-ce qu’une seule en système viable et fonctionnel. Entre l’idée de refaire complètement Mac OS (équipe « pink »), celle d’améliorer l’actuel (équipe « blue »), de transférer Mac OS sur x86 (le projet « Star Trek », fait pour explorer un terrain où aucun Mac OS n’est jamais allé), chacun avance dans son coin, mais rien ne sort réellement. La firme de Cupertino tente même d’approcher IBM (si si, le grand méchant de la publicité « 1984 ») pour lui proposer Mac OS sur IBM PS/2, mais l’équipe destinée à travailler avec Big Blue se révolte, et l’idée est enterrée fin 1995.
Au bout du compte, c’est une compilation d’échecs, entre des builds jamais terminées, des démos qui ne se lancent pas et des calendriers qui s’étendent à l’infini façon Elon Time.
Le salut doit venir de l’extérieur
En août 1996, Gil Amelio, alors CEO d’Apple, se rend à l’évidence : « Copland [le nom de projet du prochain Mac OS, ndlr] est juste une collection d’éléments séparés, chacun créé par une équipe différente… que nous espérions pouvoir assembler comme par magie ». Ellen Hancock, transfuge d’IBM où elle officiait comme responsable développement matériel et logiciel, a même été mise sur la tâche en dernier espoir. En vain : Apple enterre Copland définitivement.
Que faire ? Apple a tellement pris de retard qu’il n’est pas réaliste de tout reprendre de zéro, au risque d’attendre encore plusieurs années avant d’avoir un successeur viable. Décision est prise de récupérer le maximum d’éléments de Copland et de les intégrer aux forceps dans le System 7, ce qui donnera Mac OS 8, sorti le 26 juillet 1997. Mais pour la suite, il faudra bien acheter une base ailleurs.
Deux systèmes en concurrence
Faire un achat, d’accord. Mais au vu des finances de l’entreprise, il va falloir jouer serré : en 1996, Apple est exsangue et le moindre accroc peut mener directement à la banqueroute. Deux systèmes sont mis en concurrence, pendant quelques semaines de pourparlers : BeOS, de Jean-Louis Gassée, et NeXTSTEP de nul autre que Steve Jobs.
BeOS aurait pu être le prochain Mac OS. Image Tullius, CC BY-SA 3.0.
BeOS, c’est le petit Poucet, le tout dernier des systèmes d’exploitation pleins d’avenir : créé en 1991 par Jean-Louis Gassée, ancien dirigeant d’Apple, il était au départ prévu pour la BeBox, un ordinateur spécifique, avant d’être adapté dans un premier temps sur PowerPC, puis finalement sur x86. Très moderne, avec sa programmation en C++ orientée objet, son système de fichier BFS journalisé et 64 bits (oui, dès 1991 !), il en jette. Mais il est jeune, trop jeune : plusieurs outils manquent, comme une file d’impressions, et le système n’en est encore qu’à des Developer Preview au moment des discussions. De plus, Gassée est gourmand : Apple en propose 125 millions de dollars, quand lui en attend pas moins de 300 millions. Bien trop pour un système qui est encore balbutiant où de nombreux travaux sont encore à terminer.
De l’autre côté, se trouve NeXTSTEP. Basé sur le noyau Mach créé par Avie Tevanian (qui restera longtemps chez Apple pour développer Mac OS X) et Richard Rashid, c’est un système déjà sérieux en 1996 : avec une première version sortie en 1989 sur NeXT Cube, puis porté sur x86, Sun SPARC ou même HP PA-RISC, il était amené à concurrencer des systèmes comme Solaris dans des stations de travail surpuissantes.
Le fameux premier serveur web, qui tournait donc sur NeXTSTEP. Image Coolcaesar, CC BY-SA 3.0.
De plus, il a déjà quelques faits d’armes à son actif : c’est sur un NeXT Cube que Tim Berners-Lee a créé le premier serveur web et le premier navigateur web, et il a servi de plateforme de développement pour des jeux comme Doom et Quake. Petit bonus non négligeable : récupérer NeXT veut dire récupérer ni plus ni moins que Steve Jobs, même si Apple ne l’a jamais mis officiellement dans la balance.
Reste la somme demandée pour racheter NeXT : 430 millions de dollars. Bien plus que ce que propose Apple pour BeOS, et même plus que ce que demande Gassée pour être racheté. Mais la Pomme le justifiera par un système bien plus mature… même si le retour de Jobs a dû peser lui aussi fortement dans la balance.
Le début d’une nouvelle ère
Ainsi, le 20 décembre 1996, Apple annonce le rachat de NeXT pour 429 millions de dollars. L’acquisition ressemble plus à une annonce de fusion entre les deux entreprises à en voir le visuel utilisé à l’époque sur le site NeXT.com. Et finalement, il ne pourrait être plus proche de la réalité, tant les équipes d’Apple ont fusionné avec celles de NeXT, au point de devenir l’Apple que l’on connaît aujourd’hui.
Les premières versions de développement de ce qui deviendra ensuite Mac OS X sont un mélange étrange : l’interface ressemble trait pour trait à Mac OS 8, mais sous le capot, le moteur est NeXTSTEP. Plusieurs briques de l’écosystème Apple sont déjà portées sur le nouveau système comme QuickTime, technologie phare d’Apple à l’époque.
Pour le reste, tout se divise en deux camps : la Blue Box, qui fait tourner les logiciels codés pour Mac OS 8, et qui deviendra plus tard l’environnement Classic. Et la Yellow Box, l’environnement de développement natif de Rhapsody (le nom de code de la Developer Preview du nouveau système), qui plus tard donnera la base de Cocoa, le framework de Mac OS X. Le système était développé pour fonctionner à la fois sous PowerPC et x86, ce qui s’avèrera bien pratique plus tard !
Rhapsody cachait NeXTSTEP sous l’interface de Mac OS 8.
Pour marquer le coup, il fallait moderniser tout le système, interface utilisateur comprise, avant de le présenter au grand public. C’est ainsi que la première beta publique, Mac OS X Public Beta (nom de code Kodiak), a pour la première fois adopté le design Aqua, première interface de Mac OS X tel que nous l’avons connu.
La première interface de Mac OS X, dans la Public Beta. Image AppleWiki.
Beaucoup d’éléments sont déjà en place dans cette version beta sortie le 13 septembre 2000. Et n’allez pas croire qu’elle était gratuite : il fallait débourser 29,95 dollars pour en bénéficier ! La beta avait même une date d’expiration : le 14 mai 2001, elle n’était plus fonctionnelle. Heureusement, l’achat donnait droit à une réduction équivalente sur la version finale, Mac OS X 10.0 Cheetah. La suite dans un prochain article.
Cet article et les suivants sont rendus possibles et accessibles à tous grâce au succès de notre campagne de financement participatif. Si vous n’avez pas encore commandé notre livre consacré au 50e anniversaire d’Apple ou acheté votre billet pour la journée spéciale à Lyon le 18 avril, il n’est pas trop tard pour le faire.
En même temps qu’iOS 26.4, Apple distribue macOS 26.4 en version finale. Cette mise à jour apporte de petites nouveautés pour les Mac.
Image MacGeneration.
Elle réintroduit l'option de barre d'onglets compacte dans Safari pour ceux qui préfèrent une interface serrée.
Dans un autre domaine, elle apporte une nouvelle option de limite de charge pour Mac permettant de définir un niveau de charge maximal entre 80 et 100 %.
Par ailleurs, des avertissements apparaissent pour les applications qui utilisent Rosetta 2, ce composant qui permet de faire tourner des apps Intel sur l’architecture Apple Silicon. Rosetta 2 restera opérationnel sur macOS 27, mais il sera retiré de macOS 28.
Enfin, huit nouveaux emojis font leur apparition. Puisque l'on parle de clavier, les prédictions de texte en français ont été réactivées avec macOS 26.4.
Huit nouveaux emojis, dont une orque, un trombone, un glissement de terrain, une danseuse de ballet et un visage déformé, sont disponibles sur le clavier emoji.
L'option de barre d'onglets compacte dans Safari offre plus d'espace pour naviguer et permet d'effectuer des recherches directement depuis l'onglet actif.
Freeform bénéficie d'outils avancés de création et d'édition d'images, ainsi que d'une bibliothèque de contenu premium, et rejoint Apple Creator Studio.
Marquez les rappels comme urgents à l'aide d'un raccourci clavier et filtrez les rappels urgents dans vos listes intelligentes.
Le partage des achats permet aux membres adultes des groupes de partage familial d'utiliser leur propre moyen de paiement lors des achats, sans dépendre de l'organisateur familial.
Les paramètres des sous-titres sont plus faciles à trouver lors du visionnage de médias, avec un aperçu en temps réel disponible directement depuis l'icône des sous-titres.
Apple annonce l’arrivée d’un nouveau service destiné aux entreprises nommé Apple Business. Il ouvrira ses portes le 14 avril 2026 dans plus de 200 pays, dont la France, et offrira une suite de solutions adaptées aux entreprises : gestion des appareils Apple, compte email, stockage sur iCloud, service après-vente dédié. Il comprend aussi des fonctionnalités utiles aux commerces pour améliorer leur présence dans Plans, avec des publicités ou encore la possibilité de mettre en avant des réservations.
Capture d’écran du site Apple Business, image MacGeneration.
Gestion de parc pour les entreprises
Le cœur d’Apple Business est la gestion du parc d’appareils Apple et des utilisateurs qui exploitent le matériel. Ce nouveau service est ainsi un MDM (Mobile Device Management), un outil qui offre divers outils pour gérer les ordinateurs, smartphones et autres tablettes, pour déployer les configurations initiales ou encore faciliter l’installation d’apps. La Pomme proposait déjà une offre assez complète dans ce domaine, mais le nouveau-venu vient tout centraliser et offre une solution complète, sans dépendre d’un service tiers comme c’était forcément le cas jusqu’ici.
Le portail d’Apple Business, ici avec la création de « plans » qui facilitent ensuite le déploiement des appareils. Image Apple.
Si vous ne connaissez pas cet univers, je vous renvoie vers la série « Un parc Apple en entreprise » rédigée par Guillaume Gète et qui présente en détail ces solutions. Comme Apple Business n’existait pas encore, l’auteur avait utilisé un service de MDM tiers dans ses articles, mais tout ce qu’il a décrit pourra se faire avec ce nouveau-venu quand il sera actif. Au programme : gestion des comptes Apple, configuration « Zero-Touch », organisation des employés dans des groupes ou encore distribution d’apps, éventuellement achetées par l’entreprise.
Apple Business est un service gratuit, un gros avantage par rapport aux autres solutions de MDM. En revanche, s’il est possible de payer pour du stockage iCloud supplémentaire, cette option semble limitée aux États-Unis au départ. De même, le service AppleCare+ associé est aussi une exclusivité outre-Atlantique pour l’heure, on ne pourra pas en bénéficier en Europe et dans le reste du monde.
Une nouvelle app « Apple Business » sera associée au service pour gérer toutes les fonctionnalités associées : email, calendrier (avec délégation de tâches) ou encore services de répertoire pour gérer les identités. Les entreprises pourront utiliser leur propre nom de domaine ou en acheter un par le biais d’Apple. À noter pour finir que les OS 26 seront indispensables pour Apple Business.
Meilleure intégration des commerces dans Plans
L’autre volet d’Apple Business concerne plutôt les commerces au sens large, toutes les entreprises qui peuvent recevoir du public et qui veulent se faire connaître grâce aux apps de cartographie et en l’occurrence Plans d’Apple. Il était déjà possible de modifier la configuration de la fiche associée à un point d’intérêt, le nouveau service récupère cet aspect avec l’idée de tout centraliser en un seul lieu. Une fois le lieu associé à l’entreprise, cette dernière pourra changer les illustrations, afficher son logo, mettre à jour les informations comme les horaires ou encore indiquer qu’Apple Pay est bien accepté comme moyen de paiement. Plus intéressant, un commerce pourra afficher des boutons d’action personnalisés, de quoi ajouter un lien vers un service de réservation ou de commande en ligne.
Modification de la fiche d’un lieu dans Plans. Image Apple.
La nouveauté était évoquée de longue date, à défaut d’être attendue par les utilisateurs : la publicité arrive dans Plans ! Précisons d’emblée que cela ne concerne que les États-Unis et le Canada pour le moment et Apple n’indique pas quand cela arrivera dans le reste du monde, voire si c’est prévu. S’il y a fort à parier que cela arrive aussi à terme, ce sont les utilisateurs de Plans nord-américains qui pourront voir les premières publicités à partir de l’été prochain, comme Mark Gurman l’avait divulgâché ce matin.
Dans son communiqué comme sur la page mise en place pour convaincre les entreprises de venir acheter des publicités pour Plans, Apple insiste sur le respect de la vie privée. Si l’on en croit sa communication, les publicités ne vont rien changer, car il n’y aura aucun lien entre ce que vous faites dans Plans et votre compte Apple. L’entreprise compte utiliser un identifiant temporaire, qui pourra changer plusieurs fois par jour, pour empêcher la création d’un profil trop précis. Quoi qu’il en soit, le résultat sera assez proche de ce que l’on a dans Google Maps, avec des lieux mis en avant par la publicité dans les résultats de recherche.
Voici à quoi ressembleront les publicités dans Plans. Image Apple.
Même s’il n’y a pas de lien direct avec l’utilisateur, ce qui n’est clairement pas le cas avec Google, Plans affichera malgré tout des publicités basées sur vos recherches récentes. Il faudra vérifier ce que cela donne concrètement, réponse cet été pour tous ceux qui nous lisent depuis le Canada ou son pays voisin.