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TinyGPU : des pilotes validés par Apple pour brancher des cartes graphiques externes sur les Mac Apple Silicon

Félix Cattafesta

vendredi 03 avril à 15:59

Intelligence artificielle

Les bricoleurs de chez TinyCorp continuent leurs bidouilles pour accélérer les calculs d’IA sur Mac. Après avoir développé un système pour connecter une carte RTX à un Mac Apple Silicon, ils viennent d’annoncer qu’Apple avait validé leur pilote pour les cartes AMD comme NVIDIA. On peut donc s'en servir plus facilement avec le bon adaptateur via une connexion Thunderbolt/USB4.

Tiny Corp est une société basée à Hong Kong qui développe le framework d'apprentissage automatique open-source tinygrad et le framework/application TinyGPU. Ils travaillent d’arrache pied à rendre les Mac compatibles avec les eGPU, dont la prise en charge a été abandonné avec le passage à l’architecture Apple Silicon. Si Apple s’en sort très bien avec son matériel, la possibilité de brancher une carte graphique externe va grandement augmenter la puissance des Mac pour les calculs d’IA.

Les eGPU deviennent enfin possibles sur les Mac Apple Silicon, pour accélérer l

Les eGPU deviennent enfin possibles sur les Mac Apple Silicon, pour accélérer l'IA

La validation des pilotes est une excellente nouvelle pour les utilisateurs : elle simplifie grandement l’installation étant donné qu’il n’y a plus besoin de désactiver SIP. Pour en profiter, il faut passer par l’app TinyGPU qui empaquette les différents outils et qui a été développé à l’aide du DriverKit d’Apple. Il faudra macOS 12.1 Monterey ou une version plus récente, ainsi qu’un eGPU AMD RDNA3+ ou NVIDIA Ampere+.

La documentation peut être trouvée à ce lien. Le compilateur AMD est natif, là où celui pour NVIDIA passe par Docker. Rappelons que la solution ne signifie pas un retour du hackhintosh ou la possibilité de transformer son Mac en machine de jeu. La solution se limite aux calculs d’IA, sans prise en charge de l’affichage ou de la vidéo.

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Google lance Gemma 4, un modèle ouvert très performant pour sa taille

Nicolas Furno

vendredi 03 avril à 12:47

Intelligence artificielle

Comme chaque année, Google a mis à jour son modèle « ouvert » nommé Gemma avec une quatrième génération. Après la version 3 dévoilée en mars 2025, Gemma 4 offre, d’après son concepteur, le meilleur rapport performances/taille du moment. Si ce n’est pas le plus performant, il est bien plus capable que des modèles bien plus gros, ce qui reste intéressant pour bon nombre d’usages. En effet, les petits modèles peuvent tourner en local sur davantage d’ordinateurs, y compris des smartphones.

Sur ce graphique de Google, Gemma 4 est très bien placé : quasiment en haut sur l’axe des performances et quasiment à gauche sur l’axe de la taille. Image Google.

Gemma 4 est dérivé de Gemini 3 (ce serait trop simple d’aligner les valeurs, n’est-ce pas ?), le modèle phare de Google. Il s’agit d’un modèle ouvert, pas open-source pour autant : cela veut surtout dire qu’on peut le télécharger et le faire tourner en local, sans solliciter les serveurs de son créateur. Pour plus de performances, ou pour les plus grosses variantes, il est d’ailleurs aussi possible d’installer le LLM sur son propre serveur. Google distribue pour la première fois son modèle sous une licence Apache 2.0, très permissive. Elle autorise des utilisations dans de nombreux cadres, y compris pour un usage commercial.

Le nouveau modèle est distribué dès son lancement par de nombreuses voies : on peut tester Gemma 4 dans un navigateur grâce au Google AI Studio. On peut aussi le télécharger dans Ollama, LM Studio et il est présent sur Hugging Face, qui fait office de catalogue de référence. Quatre variantes sont proposées par Google, à choisir en fonction de son matériel et de ses besoins. Pour la mise en production à grande échelle, l’entreprise met en avant la possibilité de faire tourner les plus grosses variantes sur une seule carte graphique NVIDIA H100 80 Go, sans quantification nécessaire. À l’inverse, les plus petites peuvent fonctionner sur un smartphone ou même un Raspberry Pi.

Gemma 4 est déjà proposé dans LM Studio. Image MacGeneration.
Le modèle en action sur mon Mac Studio de première génération, ici pour décrire une image, une de ses capacités en tant que modèle multi-modal. Image MacGeneration.

Peu importe la taille choisie, Gemma 4 est un modèle multi-modal, ce qui veut dire qu’il ne se contente pas de générer du texte. Il peut travailler à partir d’images (et même d’audio sur les plus petits modèles), écrire du code et effectuer des tâches grâce aux agents (appel de fonctions, sortie structurée en JSON…). Il le fait avec des capacités de « réflexion » dont les progrès sont apparement significatifs par rapport aux précédentes générations. Le contexte, c’est-à-dire la quantité d’informations qu’il peut gérer à tout moment, est généreux : 128K ou 256K selon la taille du modèle.

Google note aussi que son entraînement a été effectué sur plus de 140 langues. Pour finir, la firme de Mountain View met en avant la sécurité de ce modèle ouvert, en soulignant qu’il reprend les mêmes protocoles que ceux mis en place pour Gemini. Gemma 4 est présenté comme une solution compatible avec le monde de l’entreprise, notamment pour cette raison.

Riposte graduée : le dispositif anti-piratage Hadopi menacé par le droit européen

Félix Cattafesta

vendredi 03 avril à 12:28

Ailleurs

Plusieurs associations veulent la fin de la riposte graduée, ce mécanisme anti-piratage mis en place en 2009 et désormais géré par l’Arcom. Elles estiment que ce mécanisme viole le droit européen, car exploitant massivement les données personnelles (adresse IP, identité des abonnés). Selon l’Informé, le rapporteur public au Conseil d’État va bientôt recommander d’abroger un pan majeur de cette procédure.

Montage MacGeneration via Pixabay et Unsplash

La riposte graduée fonctionne de manière simple. Les ayants droit repèrent des adresses IP téléchargeant illégalement. L’Arcom identifie les abonnés concernés grâce à l’aide des fournisseurs d’accès internet. L’utilisateur reçoit ensuite des avertissements successifs. En cas de récidive, le tout peut être transmis à la justice avec des amendes allant jusqu’à 1 500 €.

La Cour de justice de l’Union européenne a partiellement validé le dispositif en 2024, tout en posant des limites claires. Elle exige notamment une meilleure protection des données, ainsi qu’un contrôle indépendant dans certaines situations sensibles, lorsque les informations collectées pourraient révéler des aspects intimes de la vie privée (films religieux, contestataire…). Des audits indépendants réguliers devraient également être mis en place, mais selon les associations comme La Quadrature du Net ou French Data Network…, « aucune des conditions n’est respectée dans la réglementation nationale ».

Si le ministère a tenté de défendre le dispositif, il a tout de même identifié des « difficultés sérieuses » pour suivre les exigences de la justice européenne. Pour les autorités, leur mise en œuvre se heurte à une réalité technique très complexe tant le volume de données traitées est considérable, avec plusieurs milliers de signalements chaque jour. Il est impossible de savoir à l’avance si un cas est « sensible », et l’identification de la récidive n’est possible qu’après avoir accédé aux données personnelles.

Dans ce contexte, le Conseil d’État doit prochainement trancher. Le rapporteur recommanderait déjà la suppression d’un élément central du dispositif, lié à l’accès aux données personnelles et autorisant les agents de l’Arcom à accéder aux données d’identité des abonnés. Sans lui, l’autorité posséderait les adresses IP sans pouvoir identifier les individus derrière. La riposte graduée pourrait donc être suspendue le temps de repenser son cadre juridique.

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Apple transforme Little Finder Guy en prof du Mac

Nicolas Furno

vendredi 03 avril à 10:41

Video

Apple aime manifestement bien « Lil Finder Guy », ce petit bonhomme bleu trop mignon inspiré par l’icône du Finder de macOS. Glissé au détour de la vidéo de présentation du MacBook Neo, il est vite devenu la coqueluche des réseaux sociaux et la Pomme n’est pas passée à côté de l’opportunité.

Lil Finder Guy : le petit personnage trop mignon d’Apple déjà érigé en mascotte par les fans

Lil Finder Guy : le petit personnage trop mignon d’Apple déjà érigé en mascotte par les fans

Bien au contraire, le personnage est en train de devenir le nouveau visage du Mac, avec une campagne publicitaire à grande échelle. On avait déjà repéré trois vidéos publiées sur TikTok il y a quelques jours, mais ce n’était que le début.

Apple fait du Lil Finder Guy la star de nouvelles vidéos sur TikTok

Apple fait du Lil Finder Guy la star de nouvelles vidéos sur TikTok

Depuis, l’entreprise a publié pas moins de six « Shorts » supplémentaires sur sa page YouTube, tous dans la même lignée. À chaque fois, c’est une vidéo verticale avec un MacBook Neo jaune agrume, la mascotte et un tutoriel pratique. De quoi expliquer rapidement des fonctionnalités de macOS : modifier le fond d’écran, envoyer et recevoir des messages, y compris des SMS et RCS, ou encore utiliser les modes de concentration.

D’autres servent à présenter des apps fournies par Apple, de Mots de passe à GarageBand, en passant par Journal, un choix intéressant. De quoi rappeler que cette campagne vise surtout les nouveaux utilisateurs de Mac, ceux qui pourraient être tentés par le Neo et découvriront macOS au passage.

Comme l’a noté MacRumors, ces neuf vidéos ont été pensées pour créer un petit bonhomme bleu complet sur la grille de TikTok. On peut ainsi imaginer que cette première vague de vidéos est terminée, même si le Little Finder Guy reviendra sûrement sous d’autres formes. On ne serait pas surpris de le retrouver ailleurs, à commencer par les pins distribués aux développeurs invités lors de la prochaine WWDC.

RAM : Apple chercherait à vider les stocks mondiaux pour étouffer la concurrence

Christophe Laporte

vendredi 03 avril à 07:45

AAPL

Le marché de la mémoire vive est en pleine surchauffe. Sous l'impulsion d'une intelligence artificielle vorace et de l'expansion frénétique des centres de données, les prix de la DRAM s'envolent inexorablement depuis plusieurs mois. Mais là où n'importe quel constructeur adopterait une posture prudente pour protéger ses marges, Apple a choisi une tout autre voie. Plutôt que de subir cette inflation, Cupertino a décidé de l'instrumentaliser. La firme ne se contente pas de sécuriser ses stocks : elle s'est lancée dans une stratégie d'achat agressive pour assécher le marché et placer ses concurrents dans une situation intenable.

Le carnet de chèques pour dicter le tempo

Selon plusieurs sources en provenance de Corée du Sud, Apple aurait pris des positions d'une ampleur inédite sur la DRAM mobile. L'idée est simple, mais redoutable : préempter les volumes disponibles en acceptant de payer des prix largement supérieurs au marché. Ce n'est pas une erreur de gestion, mais une manœuvre délibérée. En acceptant de réduire temporairement ses profits opérationnels, Apple s'assure de gonfler artificiellement les cours mondiaux. L'objectif final est de priver les autres acteurs du secteur d'un accès abordable aux composants essentiels, créant ainsi une barrière à l'entrée quasi infranchissable.

iPhone 18 Pro : il n’y aurait pas d’envolée des prix malgré la crise de la mémoire vive

iPhone 18 Pro : il n’y aurait pas d’envolée des prix malgré la crise de la mémoire vive

L'analyste Ming-Chi Kuo avait déjà flairé le coup. Apple possède une assise financière telle qu'elle peut encaisser ces hausses de coûts sans pour autant faire exploser le prix de ses produits. Cette maîtrise du calendrier et des coûts se matérialise notamment avec le MacBook Neo, proposé à partir de 599 $. En verrouillant ses approvisionnements, Apple peut se permettre d'attaquer frontalement le segment des ordinateurs portables de milieu de gamme, tout en sachant que ses rivaux auront toutes les peines du monde à s'aligner sans sacrifier leur rentabilité.

Un écosystème Android sous pression

Les conséquences de ce raid sur la mémoire vive ne se sont pas fait attendre. Privés d'oxygène, des géants comme MediaTek et Qualcomm auraient déjà commencé à réduire la voilure sur la production de leurs puces gravées en 4 nm. Un repli tactique qui affecte directement les smartphones plus abordables, incapables de supporter des coûts de composants qui s'envolent.

Même Samsung, malgré sa double casquette de fabricant et de concepteur, subit les contrecoups de cette tension extrême. Le constructeur a dû se résoudre à augmenter les tarifs des déclinaisons les mieux dotées en stockage de ses derniers fleurons, pliables compris. Plus que jamais, la logistique est devenue le véritable nerf de la guerre. Apple a simplement décidé d'utiliser ses réserves de cash pour transformer une contrainte de marché en un avantage concurrentiel définitif.

Une méthode héritée de l'ère iPod

Cette tactique n'est pas une première pour la firme de Cupertino ; elle appartient à son ADN. On se rappelle comment, pour assurer le succès insolent de l'iPod nano, Apple n'avait pas hésité à racheter des pans entiers de la production mondiale de mémoire flash, laissant la concurrence face à des étagères vides.

Cette philosophie se retrouve également dans son partenariat avec TSMC. Apple ne cherche pas à posséder les usines, mais elle est prête à mettre le paquet pour s'offrir l'accès exclusif aux dernières technologies de gravure dès leur sortie. En finançant ainsi la montée en puissance des nouveaux procédés, elle s'assure de disposer d'un avantage technologique de plusieurs mois, voire d'une année, sur tous ses poursuivants. Les choses ont cependant quelque peu changé récemment avec la montée en puissance de Nvidia. En s'attaquant aujourd'hui à la DRAM avec la même vigueur, Apple ne fait que réitérer un grand classique de son répertoire : transformer sa puissance de frappe financière en un levier d'exclusion pour maintenir sa domination.