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De l'échec de la Touch Bar au sacre de l'Apple Silicon : le bilan de John Ternus

Christophe Laporte

lundi 23 mars à 06:38

AAPL

Au sein de l’Apple Park, John Ternus est l’homme qui monte. Si son nom circule avec insistance pour succéder à Tim Cook, le grand patron du matériel ne se contente plus de superviser des iPhone. Mark Gurman lève aujourd'hui le voile sur la personnalité complexe de celui qui pourrait, demain, tenir les rênes de Cupertino.

Portrait : John Ternus, l’homme qui visse le futur d’Apple

Portrait : John Ternus, l’homme qui visse le futur d’Apple

Il y a quelques semaines, nous dressions le portrait de cet homme discret qui a passé la moitié de sa vie chez Apple. Mais depuis, la lumière des projecteurs s’est intensifiée. Dans les médias, Ternus est devenu le visage de la marque, n’hésitant plus à s'exposer sur les plateaux de la télévision américaine pour vanter les mérites du MacBook Neo. En interne, son périmètre d’influence s'étend désormais bien au-delà des circuits imprimés.

Le chef d'orchestre du matériel et du logiciel

L’an dernier, John Ternus a pris discrètement les commandes d’une unité ultra-secrète dédiée à la robotique. Dans les cartons : un appareil domestique doté d’un écran capable de suivre son interlocuteur du regard lors d'un appel FaceTime. Un produit qui pourrait voir le jour dès l'année prochaine. Mais plus important encore, il est devenu le trait d’union indispensable entre l’illustre studio de design d’Apple et la direction générale. Un rôle pivot qui en fait déjà l'une des figures les plus influentes de l'histoire de l'entreprise.

HomePod avec écran robotisé, caméras, un tout nouveau Siri : de nouveaux détails des projets d’Apple

HomePod avec écran robotisé, caméras, un tout nouveau Siri : de nouveaux détails des projets d’Apple

Lors de notre précédent portrait, ses collaborateurs louaient sa capacité à fédérer. Mark Gurman confirme aujourd'hui cette mue. Depuis qu'il a succédé à son mentor Dan Riccio en 2021, Ternus a réussi un tour de force : apaiser les tensions historiques entre les équipes matérielles et logicielles.

Sous son impulsion, une véritable symbiose s'est installée, notamment grâce à sa complicité avec Craig Federighi. C'est cette entente cordiale qui a permis la transition historique vers les puces Apple Silicon ou l'arrivée de l'OLED sur l'iPad Pro. On lui doit également d'avoir poussé Federighi à offrir à l'iPad un système d'exploitation propre, capable d'exploiter enfin la puissance brute des tablettes avec un multitâche digne de ce nom.

Des zones d'ombre et des erreurs de jeunesse

Le parcours de Ternus n'est pourtant pas exempt de faux plis. On oublie parfois qu'il a été l'un des plus fervents défenseurs de la Touch Bar sur MacBook Pro, la vendant en interne comme une idée marketing révolutionnaire avant de devoir l'euthanasier quelques années plus tard. Plus grave encore, il a porté le projet du clavier « papillon », un fiasco ergonomique et technique qui s'est soldé par une action de groupe et un chèque de 50 millions de dollars pour éteindre l'incendie.

Adieu clavier papillon, on ne te regrettera pas

Adieu clavier papillon, on ne te regrettera pas

Ces erreurs de jeunesse ont parfois tendu ses rapports avec l'équipe de design industriel. Là où les créatifs ne comptent pas, Ternus, lui, a hérité de l'œil de Tim Cook pour la réduction des coûts. Un pragmatisme qui agace les puristes, au point que certains designers auraient préféré voir Tang Tan prendre la suite de Dan Riccio à l'époque.

Souvenir, souvenir…

Le « gentil garçon » face à l'épreuve du feu

Si John Ternus jouit d'une réputation de manager affable, il sait aussi montrer les dents. Le lancement du Vision Pro en a été le révélateur. Lorsqu'un défaut technique a menacé la transmission audio ultra-basse latence vers les AirPods, Ternus n'a pas fait de sentiments.

Plutôt que de chercher une solution logicielle, il a imposé la sortie d'une nouvelle version des AirPods Pro fin 2023, obligeant les acheteurs d'un casque à 3 500 $ à remettre la main à la poche pour profiter d'une expérience complète. En interne, cette crise a laissé des traces : Ternus aurait activement cherché des coupables, menant au licenciement d'un cadre historique des AirPods. Un comportement « à l'ancienne », rappelant la culture impitoyable de l'ère précédente, même si ses partisans jurent qu'il s'agissait là d'une exception.

Image : Apple

Un profil inédit pour le futur d'Apple

Au bilan, John Ternus semble être l'homme qui a permis à Apple de redresser la barre sur la qualité de ses produits. Mais deux inconnues de taille subsistent. La première : est-il capable d'accoucher d'un produit de rupture, d'un nouveau « moment iPhone » ?

Son profil détonne. Si Steve Jobs était l'innovateur visionnaire et Tim Cook le génie de la logistique, Ternus, lui, est un pur ingénieur. Il descend dans la soute, s'occupe des détails techniques que Cook ignore superbement. « Si le client doit le voir, Steve devait le voir. Tim, lui, ne participe pas au développement produit », résume un ancien cadre. Ternus, au contraire, parle le langage des ingénieurs.

Reste enfin le défi politique. Tim Cook a su naviguer dans les eaux troubles de l'ère Trump avec une habileté déconcertante. John Ternus a-t-il cette stature diplomatique ? Pour l'heure, le duo Cook-Ternus fonctionne en parfaite complémentarité. Mais dans les couloirs de l'Apple Park, chacun sait que le passage de témoin n'a jamais été aussi proche.

TeraFab d’Elon Musk : ridiculiser TSMC, réalité ou science-fiction ?

Greg Onizuka

dimanche 22 mars à 22:00

Ailleurs

Après SpaceX (qui a mis des années à atteindre la fiabilité qu’on lui connaît sur les Falcon 9/Falcon Heavy, et est en train de coincer de la même manière sur la Starship), après les annonces sur les robots Tesla, sur la conduite autonome, sur le Cybercab, sur l’intelligence artificielle dans l’espace... voilà qu’Elon Musk rajoute une pierre à son discours, comme rapporté par WCCFTech : la TeraFab, présentée pour concurrencer rien de moins qu’Intel, Samsung, et même TSMC. Réaliste, ou pari fou ?

Fini les « Giga Factories », nous passons donc aux « TeraFab », un nom en lien avec les « Fabs » des fondeurs bien connus que sont Intel, TSMC, Samsung pour ne citer que les trois plus gros. Elon Musk compte en effet créer à Austin, au Texas, la plus grosse « Fab » du monde, capable à terme de sortir jusqu’à 1 TW de puissance de calcul par an, de quoi coller avec les ambitions de SpaceX d’envoyer 1 TW de serveurs IA dans l’espace sur la même période.

Le rêve intergalactique

Bien entendu, le discours est grandiloquent :

Notre aspiration, c’est de devenir une civilisation galactique. Je pense que l’avenir le plus enthousiasmant, celui sur lequel la plupart des gens seraient d’accord, c’est un futur où nous serions là‑dehors, parmi les étoiles, où nous ne serions plus confinés pour toujours à une seule planète, où nous deviendrions une espèce multi‑planétaire, comme dans les meilleures œuvres de science‑fiction que vous ayez lues. Star Trek, le cycle de la Culture, Isaac Asimov ou Robert A. Heinlein. Nous voulons rendre cela réel, transformer la science‑fiction en science‑fact. C’est ce futur glorieux et excitant que j’attends personnellement avec impatience.

[...]  Pour y parvenir, nous devons exploiter la puissance du Soleil. Une TeraFab, même si c’est gigantesque — un térawatt de calcul par an, c’est énorme à l’échelle de notre civilisation — n’est malgré tout qu’une étape sur le chemin vers une civilisation de niveau Kardachev II. On n’atteint même pas le niveau Kardachev III. Donc, c’est quelque chose de très important selon les standards humains actuels, mais encore petit à l’échelle du cosmos. Mais c’est déjà extrêmement difficile pour les humains. 

[...] Nous tenons vraiment à notre chaîne d’approvisionnement actuelle, pour être clairs. Nous sommes très reconnaissants envers Samsung, TSMC, Micron et les autres, et nous aimerions qu’ils se développent aussi vite que possible. Nous achèterons toutes leurs puces — je leur ai dit ces mots exactement.

Mais il y a une cadence maximale à laquelle ils acceptent de s’agrandir, et cette cadence est bien inférieure à ce que nous souhaiterions. Donc soit nous construisons la TeraFab, soit nous n’avons pas les puces. Et nous avons besoin de ces puces. Alors nous allons construire la TeraFab. 

Les bases sont posées : Elon Musk continue dans sa trajectoire de vouloir réaliser les rêves de la science-fiction, que ce soit au niveau spatial, robotique, ou intelligence artificielle. Et pour ça il a besoin de puces, d’un nombre considérable et extravagant de puces dernier cri.

Un TeraWatt...

La production des trois plus gros dans la dernière norme de gravure 2nm ? Insignifiant pour lui : là où ils réalisent à peine quelques centaines de milliers de wafers (ces galettes de silicium sur lesquelles sont gravées les puces) par mois, il vise rien de moins qu’un million de wafers sur la même période pour son usine à elle seule !

La TeraFab texane

Ainsi Elon Musk a présenté sa prochaine usine comme étant capable de dépasser la production des trois plus gros fondeurs en un seul et unique endroit. Pour y arriver, il compte sur la possibilité de tout faire en un seul et même endroit : conception, fabrication des SoC et de la mémoire, packaging des puces, tests et corrections, ce qui n’a pour le moment jamais été le cas chez les autres fondeurs.

Elon Musk annonce le robot Optimus en vente publique dès fin 2027

Elon Musk annonce le robot Optimus en vente publique dès fin 2027

La production devrait se diviser en trois grandes structures pour le moment : les AI5 pour le Cybercab et une partie des robots Optimus, les AI6 pour le cœur des robots Optimus, et les D3 pour l’IA dans l’espace. Bien entendu, d’autres cases sont prévues pour plus tard...

Le fantasque patron a ainsi annoncé un investissement de départ de 20 milliards de dollars dans une nouvelle usine qui a reçu tout le support du Gouverneur du Texas, Greg Abbott. Et ces 20 milliards ne devraient être qu’un appel d’offre pour les investisseurs, au vu des ambitions affichées...

Cette usine devrait donc produire les puces nécessaires à tous les appareils de l’empire de Musk. Il annonce ainsi pouvoir fournir à terme un large pourcentage de la production mondiale de véhicules en puces, estimant celle-ci à 100 millions de véhicules par an (ce qui est à peu près la production actuelle, toutes marques confondues), mais aussi un pourcentage non négligeable de la production mondiale de robots, qu’il estime entre 1 et 10 milliards d’unités à terme.

La TeraFab devrait donc fabriquer non seulement un million de wafers 2nm par mois, quand Intel, TSMC et Samsung plafonnent à quelques centaines de milliers, mais en plus une grande partie de ces puces ainsi fondues devront être renforcées pour une utilisation dans l’espace, domaine où la production mondiale est encore plus restreinte...

Réaliste ?

Plusieurs soucis vont venir écraser le rêve d’Elon Musk sur le mur de la réalité. Et pas des moindres...

Déjà, l’investissement de base paraît ridicule au vu des sommes engagées par les géants comme TSMC : 20 milliards de dollars ? Pas pour produire un million de wafers alors : les usines de TSMC coûtent environ 9 à 10 milliards de dollars par ligne de production, sachant que les rapports parlent plutôt d’un tarif de 28 milliards de dollars pour une cadence de 50 000 wafers par mois (donc déjà trois lignes bien exploitées). Sur cinq ans, TSMC a investi pas moins de 200 milliards de dollars dans la recherche pour la mise au point des Fabs en 2nm et 3nm.

Ensuite, il faut les machines : seules quelques unités par an sortent d’usine capables de produire des gravures en 2nm, et elles sont toutes produites par ASML actuellement. En effet, seule cette entreprise néerlandaise est capable de fabriquer les machines nécessaires à la gravure en 2nm, travaillant en EUV (Extreme Ultra-Violet), et elle fournit tous les fondeurs sans exception, que ce soit TSMC, Intel ou Samsung. Pas la peine d’aller voir du côté chinois pour le moment, encore bloqués au DUV (Deep Ultra-Violet). Problème : le carnet de commandes d’ASML est rempli pour plusieurs années, et tout nouvel entrant ne serait pas livré avant 2030 au plus tôt, tant la production de ces machines est tendue.

Pour finir, il y a les compétences : réunir le lieu, les fonds et les machines est un fait, mais ça ne fait pas tout. Des entreprises comme TSMC ou Intel ont mis des dizaines d’années à accumuler les compétences dans leurs rangs pour pouvoir produire des gravures aussi fines que le 2nm, et même eux trouvent que le challenge est complexe à relever. Il suffit de voir les déboires d’Intel avec ses dernières productions pour s’en rendre compte. Si TSMC, malgré le grand danger que représente une invasion de Taïwan, reste le fondeur principal des puces les plus avancées du monde, ce n’est pas pour rien : transporter les machines, même si l’opération est difficile, reste réalisable. Mais trouver les personnes capables de les faire fonctionner avec un rendement aussi élevé que les équipes taïwanaises, c’est quasi mission impossible sans y investir des années, voire des dizaines d’années.

Nvidia stoppe les évaluations du process 18A d’Intel

Nvidia stoppe les évaluations du process 18A d’Intel

Et ce n’est pourtant qu’une partie du discours...

Si l’annonce de la TeraFab a déjà de quoi faire lever un sourcil aux plus réalistes, le reste du discours a de quoi inquiéter encore plus : Elon Musk promet ainsi des usines d’assemblage de satellites autonomes sur la lune, peuplées par des myriades de robots Optimus, le lancement de ceux-ci grâce à des canons électromagnétiques, ou même une fusée Starship V4 10 à 20 % plus grande que la Starship actuelle qui n’est même pas encore au point, ça commence à faire beaucoup de points ressemblant plus à du fantasme de nerd qu’autre chose.

Réalité plausible, ou fantasme à la Yoko Tsuno ? Image Roger Leloup.

S’il réussit, il aura alors réalisé le rêve de bon nombre de gamins lisant des BD de science-fiction maintenant devenus adultes, sans même compter qu’il aura ridiculisé les producteurs historiques de puces, domaine ultra-spécialisé s’il en est. Mais les obstacles semblent tellement nombreux, et le discours si grandiloquent qu’on ne peut s’empêcher de se demander si c’est un rêve utopique qu’il partage, s’il y croit vraiment, et surtout, quelle sera la durée de réalisation entre réalité et Elon-time ?

AirPods Max marketing, HomePod et Apple TV en attente, RAMpocalypse : la semaine Apple

Greg Onizuka

dimanche 22 mars à 20:30

AAPL

Alors que l’Hexagone se concentre sur le second tour des élections municipales, le reste du monde ne s’arrête pas de tourner pour autant : la semaine dernière a vu la sortie de nombre d’appareils, et la semaine prochaine verra macOS (ou Mac OS X à l’origine) célébrer ses 25 ans. Reste qu’Apple a sorti aussi en toute discrétion un « nouvel » AirPods Max, et que ses prévisions sont brouillées à la fois par le contexte actuel et ses lenteurs internes... petit tour d’horizon avec Mark Gurman.

Le 24 mars, macOS/Mac OS X fêtera ses 25 ans. Image générée par IA.

Headphones (casque audio)

Apple a créé une petite surprise cette semaine, avec la sortie inattendue d’un produit qu’on ne voyait plus évoluer, tant il aura fallu de temps entre deux itérations : l’AirPods Max. Déjà en septembre 2024, lors de la présentation de l’AirPods Max « USB-C », tout le monde s’attendait à une mise à jour comprenant la puce H2, pour le mettre au niveau des AirPods Pro mais... non. Au programme, un simple changement de prise, et des nouveaux coloris.

C’est bien les nouveaux coloris, mais les nouvelles fonctions ? Image Apple.

Il aura donc fallu quatre ans pour qu’Apple fasse passer la puce H2 des AirPods Pro 2 vers les AirPods Max 2. Une éternité ! Et d’ailleurs, le passage de « AirPods Max » à « AirPods Max 2 » était-il justifié ? Si on s’en tient au fait que le changement de puce a provoqué le changement de nom pour les AirPods Pro, oui, ça se tient. Mais pour une entreprise d’innovations, le changement apparaît comme un langage marketing plus qu’autre chose : certes, il y a une amélioration du son et de la réduction active de bruit. Certes, le casque d’Apple rejoint les fonctions des derniers AirPods Pro. Mais aucune nouvelle possibilité, rien. Pas même un petit changement de design, une petite fonction unique au casque, juste l’ajout d’une puce qui a déjà quatre ans.

AirPods Max 2 : ce qui change et ce qui ne change pas

AirPods Max 2 : ce qui change et ce qui ne change pas

Pire, Apple n’a pas corrigé ses principaux défauts : le casque est toujours lourd, il n’a que 20 heures d’autonomie quand les concurrents en sont déjà à 30 voire plus, l’étui encombrant est toujours le seul et unique moyen de mettre rapidement le casque en veille, et il n’y a toujours pas d’équivalent Apple au LDAC de Sony... un comble pour un casque à près de 600 € !

AirPods Max 2 : Apple n’a pas corrigé ses principaux défauts

AirPods Max 2 : Apple n’a pas corrigé ses principaux défauts

Avec aussi peu de changements à part un rattrapage tardif du reste de la gamme, que reste-t-il qui puisse justifier l’appellation « AirPods Max 2 » ? Pas grand chose au final. Le passage tardif au H2 ressemble bien plus à une gestion interne, permettant une fois les stocks de H1 vides de passer au H2 pour des raisons tarifaires (le H2 est déjà produit en masse pour les AirPods/AirPods Pro, quel intérêt à relancer une production plus chère de H1 juste pour le casque ?), maquillée par un nom laissant penser à une réelle nouvelle version du casque.

C’est une facilité qu’Apple utilisait bien moins souvent il y a encore quelques années : lors de l’arrivée de « Dis Siri », d’une autonomie améliorée et d’un boîtier acceptant la recharge sans fil sur les AirPods, Apple s’était refusée à les appeler « AirPods 2 », Apple se contentant d’un simple « AirPods (2e génération) ».

Cette pratique marketing se retrouve aussi dans d’autres gammes d’appareils Apple : les iPad, MacBook Pro ou autres MacBook Air sont souvent présentés chaque année comme de nouveaux modèles révolutionnaires, alors qu’il ne s’agit au final que d’un simple changement du SoC, n’amenant rien d’autre qu’un boost des performances. Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant, et rappelons-nous avec le MacBook Neo qu’Apple est encore capable de nous surprendre avec une machine sortant de l’ordinaire !

Alarm Call (Signal d’alarme)

Si Apple a réussi à contenir les prix de la mémoire vive et du stockage dans ses machines à des hausses raisonnables, ce n’est pas le cas pour les stockages externes vendus en boutique. Jusqu’à présent, les prix du stockage externe en Apple Store n’avaient pas été touchés par les brutales augmentations vues un peu partout du fait de la RAMpocalypse (qui touche aussi le stockage, malgré son nom).

Si le prix ne vous a pas refroidi, de toute façon il n’est pas disponible. Capture MacGeneration.

Il semble que cet état de grâce soit en passe d’être terminé : un SSD comme le SanDisk PRO-G40 4 To a vu son tarif passer de 500 dollars à 1 200 dollars, soit plus du double du prix original. En France, même topo : il se place à 1 249 €. Et encore, s’il ne s’agissait que d’une hausse monumentale de tarif, ce serait (presque) un petit souci pour les gros consommateurs, mais non : non seulement les prix ont explosé, mais les stocks sont vides. Que ce soit dans la version 4 To ou dans la « plus accessible » version 2 To, le SanDisk PRO-G40 est marqué comme épuisé. Et le constat est le même pour la majorité des références : il est impossible de commander, et seules quelques unités restent encore disponibles en magasins physiques.

Apple n’est pas la seule dans cette panade : les stocks sont au plus bas chez tous les revendeurs, et les prix sont montés en flèche. Amazon France semble encore résister pour le moment (on y trouve encore en stock le SanDisk Extreme Pro par exemple), mais pour combien de temps ?

Western Digital et Seagate déjà complets sur les disques durs pour 2026 : la RAMPocalypse déborde jusqu’aux HDD 🆕

Western Digital et Seagate déjà complets sur les disques durs pour 2026 : la RAMPocalypse déborde jusqu’aux HDD 🆕

Play Dead (Faire le mort)

Arrive le sempiternel yoyo depuis quelques mois : si la mémoire et le stockage voient leur inventaire au plus bas pour les raisons évoquées plus haut, c’est aussi le cas des HomePod, HomePod mini et... Apple TV. Si le gros haut-parleur connecté et le boîtier TV d’Apple sont encore trouvables facilement, le HomePod mini affiche sur l’Apple Store une disponibilité pas avant le 8 avril, ce qui paraît tout de même relativement long pour un produit qui est fabriqué en masse depuis déjà plusieurs mois.

8 avril, pour un HomePod mini, c’est anormalement long... Capture MacGeneration.

Cependant, les atermoiements ont été tellement nombreux sur les stocks de ces appareils ces derniers mois que même Mark Gurman hésite, et se demande si cette fois c’est la bonne. Non pas qu’Apple n’ait aucun produit à venir pour remplacer les gammes actuelles, mais les hésitations ont été tellement nombreuses qu’on en perd le fil. Il faut dire qu’Apple attendait en toute logique la sortie du Siri dopé aux LLM pour présenter toute sa nouvelle gamme de HomePod et d’Apple TV, pour compléter le reste de la domotique « made in Cupertino ». Mais à quoi bon attendre, et repousser indéfiniment ? Si le Siri LLM est indispensable pour le « HomePad », ce n’est qu’un bonus bien agréable pour les HomePod, HomePod mini et Apple TV. Apple aurait-elle perdu patience, et se serait-elle décidée à sortir ces produits avant le nouveau Siri ? La réponse bientôt...

Dix ans après sa sortie, l

Dix ans après sa sortie, l'Apple TV HD est toujours vaillante et a reçu la mise à jour vers tvOS 26

Hunter (Chasseur)

Définitivement, la chasse est ouverte : que ce soit du côté des constructeurs comme Apple, pour trouver comment exploiter au mieux des puces toujours plus chères pour continuer d’évoluer, comme du côté du consommateur, pour mettre la main sur les dernières références existantes, sans même parler d’un hypothétique prix raisonnable. Et ce n’est pas près de se calmer...

  • Dis Siri, mets-moi du Björk.
  • Désolé, Greg, je ne peux pas commander de produits Bjorg.
  • Oh la crème d’andouille...

Premier déballage de notre livre des 50 ans d'Apple

Jean-Baptiste Leheup

dimanche 22 mars à 17:59

MacGeneration

Cette fois-ci, nous sommes vraiment entrés dans la dernière ligne droite. Il vous reste moins de deux semaines pour commander notre livre de souvenirs et les goodies aux couleurs des cinquante ans d'Apple. Non seulement nous ne serons pas en retard, mais nous avons testé un tout nouveau carton très résistant, aux dimensions exactes de notre petit ouvrage. Les premiers exemplaires ont été expédiés pour vérifier la solidité de la protection… et pour faire découvrir notre bébé de 260 pages à quelques premiers lecteurs !

Un carton à la hauteur de l'événement

Vous détestez recevoir un livre corné ou plié ? Nous aussi ! Pour nous assurer que votre livre voyagera dans les meilleurs conditions jusqu'à vous, nous lui avons offert un carton à ses dimensions exactes, un modèle double épaisseur du fabricant spécialisé Raja.

Un carton compact qui voyagera à l'aise même au fond d'une camionnette…
Deux épaisseurs sur les faces avant et arrière.
On n'est pas au niveau du packaging d'Apple, mais c'est franchement pas mal.

Un beau petit objet

On vous avait prévenu : avec cet ouvrage, nous avions la volonté de vous proposer un livre, et pas un magazine. Avec ses quinze centimètres de large et vingt-trois de haut, il est bien plus petit que le magazine de nos vingt-cinq ans : on est plus près de l'iPad que du MacBook ! Mais il est aussi deux fois plus épais, puisqu'il compte 260 pages d'un beau papier certifié PEFC et FSC, gage de gestion durable des forêts dont le bois est issu.

Côté couleur, on est sur un blanc d'iBook G3…
Un livre coloré comme l'histoire d'Apple.
Quelques repères visuels pour donner l'échelle.

Un livre à picorer

Dès le début du projet, nous avions choisi de ne pas raconter l'histoire d'Apple en tant qu'entreprise. Pas de biographies, pas de secrets californiens, car d'autres le font bien mieux que nous ne pourrions le faire, à commencer par le journaliste David Pogue. Et puis comme on n'était pas là pour voir les choses de nos propres yeux, mieux valait se la fermer que de raconter n'importe quoi. Nous avons voulu vous offrir un livre façon « madeleines de Proust », un ouvrage empli de souvenirs, qui pourrait parler à tous ceux qui ont un jour posé les doigts et les yeux sur un produit Apple. Cet ouvrage n'a donc pas vraiment de début, ni de fin, vous pouvez le lire dans l'ordre ou le désordre, piocher au hasard, faire glisser les pages sous votre pouce et vous arrêter sur un « Oh mais ça je l'ai utilisé ! » ou un « Tiens, ça, je ne le savais pas ».

On ne vous avait pas prévenus, mais il y a quelques pages de publicité…
Un peu de nostalgie, mais de l'esprit critique, aussi.
Un livre tout entier tourné vers la France et les utilisateurs francophones

Et déjà un tome 2 qui se profile à l'horizon !

Maintenant, on peut vous le dire : le coup du tome 2 si on atteignait 100 000 euros de financement, à la base, c'était une blague. On était surtout heureux d'avoir terminé le premier tome dans les temps, de faire un dernier Pomme-S (pardon, un Command-S) et d'envoyer le PDF de 300 Mo à l'imprimeur. Là, un directeur de la publication que je ne nommerai pas, emporté par son enthousiasme, a ajouté un palier sur Ulule, alors qu'on l'implorait : « Christophe, non, ne fais pas ça ! ».

On n'y est pas encore tout à fait, mais on compte sur vous pour nous obliger à transformer cette blague en nouvelle aventure. On prendra notre temps, on reviendra vers vous quand vous aurez eu le temps de découvrir le livre, pour savoir ce qui vous ferait plaisir pour ce deuxième tome. L'histoire d'Apple ne manque pas d'autres sujets à aborder, d'autres boîtes poussiéreuses à ouvrir, et d'autres madeleines à tremper dans un mug de thé, de tilleul… ou de jus de pomme ! Un mug aux couleurs des 50 ans d'Apple fêtés par MacG, évidemment !

macOS Tahoe : comment purger les icônes des menus

Christophe Laporte

dimanche 22 mars à 12:03

macOS

C’est une petite musique que l’on entend monter depuis quelques versions de macOS : celle de la « surcharge visuelle ». Si Apple cherche sans cesse à moderniser l’interface de nos Mac, certains utilisateurs regrettent la sobriété d’antan. Dernier grief en date ? L’omniprésence des icônes dans les menus dans macOS Tahoe.

Avant / Après

Pour ceux qui trouvent que ces glyphes polluent la lecture plus qu’ils ne l’aident, il existe une solution simple, mais cachée.

Thaw, un nouvel utilitaire pour désencombrer la barre des menus de macOS

Thaw, un nouvel utilitaire pour désencombrer la barre des menus de macOS

Le retour à la sobriété textuelle

Avec macOS Tahoe, Apple a pris l'habitude d'accoler une icône à chaque action dans les menus (Copier, Coller, Partager...). Cela peut vite donner un aspect « sapin de Noël » à une interface que l'on voudrait plus épurée.

Si vous préférez revenir à l’ancienne façon d’Apple de présenter les menus, une simple ligne de commande dans le Terminal permet de faire le ménage.

La manipulation

  1. Ouvrez l'application Terminal (via Spotlight ou dans votre dossier Utilitaires).
  2. Copiez et collez la commande suivante : defaults write -g NSMenuEnableActionImages -bool NO
  3. Validez avec la touche Entrée.
  4. Pour que le changement soit pris en compte, il faudra redémarrer vos applications ou, plus simplement, relancer votre session macOS.

Le meilleur des deux mondes

Ce qui est particulièrement élégant avec cette astuce, c'est qu'elle n'est pas destructrice. Le système fait preuve d'un discernement surprenant : la commande désactive les icônes d'action générales, mais elle préserve les éléments là où ils restent indispensables.

C'est le cas, par exemple, des icônes de gestion des fenêtres (zoom, redimensionnement) qui conservent leurs repères visuels. On évite ainsi de se retrouver avec une interface totalement austère et amputée de ses fonctions de navigation rapide.

Si, par la suite, vous regrettez ce changement et souhaitez retrouver l'interface par défaut de Tahoe, il suffit de passer la commande inverse : defaults write -g NSMenuEnableActionImages -bool YES

Une petite modification qui rappelle que, sous le capot de macOS, le Terminal reste le meilleur allié de ceux qui veulent plier l'interface à leurs propres règles.

Source :