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25 ans de Mac OS X, de macOS 11 à macOS 26, l’ère Apple Silicon

Greg Onizuka

dimanche 29 mars à 17:07

macOS

C’est la dernière étape de notre fil, mais pas des moindres. Après la naissance fragile de Mac OS X, son arrivée à maturité, le passage à Intel, le rapprochement visuel et logiciel avec iOS, voici venir le boss final : le passage d’Intel à rien moins qu’Apple Silicon, la même base que les iPhone et iPad !

macOS 11 Big Sur, premier macOS sur Apple Silicon. Capture MacGeneration.
25 ans de Mac OS X

Cette série d’articles est rendue possible et accessible à tous grâce au succès de notre dernière campagne de financement participatif. Grâce à votre soutien, en plus de célébrer le 50e anniversaire d’Apple avec un livre et une journée spéciale, nous pouvons rendre honneur à Mac OS X. Au même titre que l’iMac ou l’iPod, ce système d’exploitation a joué un rôle clé dans le renouveau d’Apple au tournant des années 2000.

macOS 11 Big Sur : coller à iOS, pour mieux passer à Apple Silicon

Avec macOS 11 Big Sur, Apple met la touche finale au chemin emprunté depuis Mac OS X 10.7 Lion, en finissant de ramener macOS vers iOS et iPadOS. Les icônes reprennent le format carré à bords arrondis du Spring Board de l’iPhone, les notifications sont calquées sur celles d’iOS, et le Control Center fait son apparition, rassemblant toutes les commandes comme le Wi-Fi, le Bluetooth, la luminosité de l’écran, le son, etc. dans une seule fenêtre, encore une fois comme son pendant iOS.

Le Control Center fait son apparition avec macOS 11. Capture MacGeneration.

Les apps ont le droit elles aussi à des petites retouches : Messages récupère les animations de l’iPhone, et Safari a droit à un ravalement de façade complet, avec des performances en hausse, une page d’accueil entièrement personnalisable, et des rapports de confidentialité et de suivi, permettant de voir à quel point les sites nous suivent à la trace.

Mais c’est surtout dans la soute des machines que tout se passe. Big Sur, c’est en effet le premier macOS compatible Apple Silicon, ce qui implique non seulement que tout le système doit être adapté aux processeurs ARM, mais c’est aussi l’arrivée de Rosetta 2 et Universal 2, qui permettent à l’utilisateur d’avoir ses applications d’origine Intel de manière quasi transparente sur ARM. Un tour de force, qui montre la puissance de ces petits SoC qu’on cantonnait jusqu’à présent aux smartphones, sans soupçonner leurs capacités !

macOS 12 Monterey : le premier OS Apple Silicon vraiment complet

Cette version est surtout l’occasion pour Apple de fiabiliser complètement macOS sur Apple Silicon : les performances sont là, l’autonomie aussi. Après avoir créé le système, c’est donc le moment de l’optimiser complètement. Du côté Intel, c’est le début de la « voie de garage », dont la plateforme ne sortira plus désormais.

macOS 12 Monterey est une évolution mineure graphiquement parlant. Capture MacGeneration.

Niveau améliorations, Apple continue de compléter la synergie entre tous ses appareils : c’est entre autres l’apparition d’Universal Control, qui permet de contrôler n’importe quel Mac ou iPad avec le même duo clavier/souris (ou trackpad) que le Mac principal, à partir du moment où ils sont côte à côte et sur le même compte iCloud. Le KVM sans se prendre la tête !

macOS se rapproche aussi d’iOS avec l’arrivée des Raccourcis, mais aussi du mode Concentration qui se retrouve synchronisé entre tous les appareils, y compris l’Apple Watch, et Apple complète le Trousseau partagé entre appareils avec l’ajout d’un générateur de codes 2FA.

Les widgets bien calés au chaud sur le côté droit de l’écran. Capture MacGeneration.

En interne, à part les améliorations de performances, c’est aussi et surtout le moment de profiter de tous les petits détails de sécurité de la nouvelle plateforme : Apple Silicon cloisonne tout, contrôle tout, et permet une sécurité bien plus fine et implacable que l’ancien x86, et Apple ne s’en prive pas !

macOS 13 Ventura : la tentative Stage Manager

Avec macOS 13 Ventura, Apple tente une nouvelle approche de la gestion des fenêtres : Stage Manager. L’idée est de regrouper celles-ci par usage, en entassant les autres en « piles » le long du côté de l’écran. Pour changer de pile, il suffit alors de cliquer sur l’une d’elles, qui viendra remplacer la série de fenêtres ouvertes. Si l’idée était intéressante sur le papier, elle s’est surtout avérée mal exécutée, au point qu’à peine 12 % des utilisateurs disent s’en servir, la plupart trouvant l’interface trop confuse.

macOS 13 rajoute quelques nouvelles idées, pas toutes appréciées. Capture MacGeneration.

Apple rajoute aussi quelques apps qui n’étaient pas encore portées d’iPadOS vers macOS, mais ce sont vraiment les toutes dernières manquantes : macOS 13 récupère ainsi les apps Horloge et Météo, qui sont des portages directs des versions vues sur iPad. Un plus gros ajout est cependant à noter, avec l’apparition de Freeform, le tableau blanc d’Apple.

Le renforcement de la synergie entre les appareils continue de plus belle, avec l’apparition de « Appareil photo Continuité », qui permet d’utiliser la caméra intégrée à l’iPhone pour les appels FaceTime, l’iPhone servant alors littéralement de webcam pour le Mac.

C’est aussi l’apparition du très controversé panneau Réglages Système, qui tend à rapprocher macOS de l’iPad, encore une fois, mais rend les réglages très éparpillés et peu logiques. Apple tentera au fil des prochaines itérations d’améliorer les choses, mais beaucoup regrettent encore l’ancienne présentation.

Stage Manager, l’interface incomprise. Capture MacGeneration.

Enfin, Safari gagne l’apparition des Passkeys, qui annoncent petit à petit la disparition des mots de passes pour une identification biométrique bien mieux renforcée et plus en accord avec l’internet moderne. Apple en profite aussi pour revoir la gestion des onglets, qui sont maintenant organisés en groupes.

macOS 14 Sonoma : la mise à niveau vers les apps iOS 17

Plutôt que de changer encore radicalement les choses, Apple prend le parti avec macOS 14 de mettre macOS au niveau d’iOS 17. Ainsi, la plupart des apps déjà intégrées au système comme Mail, TV, Musique ou encore Météo hérite des nouveautés d’iOS 17 : recherche améliorée, réactions avec un emoji, cartes météos plus détaillées,… même le minuteur a droit à sa mise à jour, passant (enfin !) aux minuteurs multiples !

Capture MacGeneration.

Comme son cousin mobile, macOS pense aussi de plus en plus à la protection des mineurs : c’est l’apparition des « Avertissements de Contenu Sensible », qui vient mettre en garde l’utilisateur avant de dévoiler une photo ou une image pouvant représenter des contenus peu recommandables. Les widgets, de leur côté, prennent leur indépendance depuis le bord de l’écran vers le bureau complet, leur permettant de retrouver le fonctionnement complet de Konfabulator, qui s’est définitivement fait piller au fil des ans.

Les widgets prennent leur liberté sur le bureau. Capture MacGeneration.

Au fond de la cale, l’amélioration principale est un nouveau « Mode Jeu », qui priorise l’utilisation du SoC pour les jeux vidéo, délaissant les autres tâches pour maximiser les performances du Mac durant un jeu vidéo. L’optimisation va jusqu’à diminuer la latence du bluetooth pour les manettes et les AirPods !

macOS 15 Sequoia : l’arrivée d’Apple Intelligence et des divergences UE/reste du monde

macOS 15 représente une étape marquante pour Apple, qui introduit pour la première fois dans son système le principe d’Apple Intelligence, même si ce n’est pas aussi profond qu’elle l’aurait voulu à l’origine. Ainsi apparaissent Image Playground, Genmoji ou encore les outils d’écriture, qui permettent aux Mac compatibles de profiter de l’intelligence artificielle générative d’Apple, ou en tout cas de ses balbutiements.

Pour la première fois, il est simple d’organiser ses fenêtres. Image Apple.

C’est aussi l’arrivée du conflit ouvert entre Apple et l’Union européenne, qui amènera la marque à ne pas intégrer certaines nouvelles fonctions dans son système pour les citoyens de l’UE. Ainsi, Apple Intelligence est arrivée en retard, quand iPhone Mirroring, permettant dans le reste du monde de pouvoir manipuler l’interface et les apps de son iPhone directement depuis le Mac, n’a carrément jamais vu le jour.

Apple prend aussi un peu exemple, pour une fois, sur les cousins de Microsoft : il est enfin facile dans le système d’organiser les fenêtres pour qu’elles remplissent l’écran, en collant les bords et coins de celles-ci sans avoir à tâtonner pendant un temps infini !

iPhone Mirroring, cette app que l’UE n’aura probablement jamais. Image Apple.

Au niveau des petits détails, l’app « Mots de passe » fait son apparition. C’est la conclusion de tous les changements orchestrés dans les versions précédentes (ajout de l’authentification 2FA, gestion entre tous les appareils sur le compte iCloud, ajout des passkeys) pour avoir une app de gestion de mots de passe directement intégrée dans l’OS.

Enfin, Sequoia est pour la première fois optimisé pour les nouvelles puces M2 et M3 : après 3 ans d’existence, le M1 commence déjà à être dépassé par ses descendants, tant les évolutions de l’équipe Srouji sont rapides.

macOS 26 Tahoe : 25 ans après, l’unification est complète

Et nous arrivons enfin à macOS 26 Tahoe, dernière itération en date du système, après 25 ans d’évolution. Déjà, on peut se demander où sont passés macOS 16, 17, 18, etc. ? Sautés : Apple a décidé d’unifier le nom de ses systèmes, et désormais iOS, macOS, iPadOS, tvOS et les autres prendront le chiffre de l’année à venir. Mais LA grande nouveauté de cette version, vous la connaissez tous, c’est bien entendu le passage au langage visuel unifié entre toutes les machines, avec Liquid Glass. Qu’on l’aime ou pas, ce nouveau langage semble de toute façon amené à rester, même si Apple y met quelques petites nuances ça et là au fil des mises à jour.

macOS 26 marque l’arrivée de Liquid Glass. Capture MacGeneration.

macOS 26 est aussi une version destinée à la stabilité, pour accompagner les derniers Mac Intel encore compatibles. Pour eux, c’est en effet la fin de la route, et la prochaine version du système ne sera compatible qu’avec Apple Silicon.

macOS 26 est officiellement le dernier système compatible avec les Mac Intel

macOS 26 est officiellement le dernier système compatible avec les Mac Intel

Mais macOS 26 c’est aussi l’app Téléphone, qui offre enfin un accès complet à toutes les fonctions d’appel d’un iPhone sans avoir à y toucher (une petite consolation de ne pas avoir iPhone Mirroring en UE ?), Metal 4 pour les joueurs, Journal pour écrire ses mémoires quotidiennes, ou encore les améliorations d’Apple Intelligence, même si le gros morceau promet d’arriver (peut-être ?) avec macOS 27.

Nouveau design, Spotlight repensé, Metal 4… les 5 grosses nouveautés de macOS 26

Nouveau design, Spotlight repensé, Metal 4… les 5 grosses nouveautés de macOS 26

Car oui, un macOS 27 il y aura… et probablement, un 28, 29, 30… rendez-vous dans 25 ans ?

J-3 : plus de 115 000 € récoltés et plus de 2000 livres vendus ! Merci !

Christophe Laporte

dimanche 29 mars à 15:40

MacGeneration

Le compte à rebours est lancé. Mercredi prochain, le 1er avril, Apple soufflera sa cinquantième bougie. Un demi-siècle d’innovation, de coups d’éclat et, parfois, de sérieux doutes. Ce jour marquera également la fin de notre campagne de financement participatif pour notre livre consacré à cet anniversaire exceptionnel.

Si vous n’avez pas encore réservé votre exemplaire, c’est le moment ou jamais. Au-delà de l’ouvrage, vous pouvez encore craquer pour nos contreparties exclusives : l’abonnement au Club iGen, nos nouveaux goodies (le pin’s collector et le mug), ou même votre billet pour notre Journée MacGeneration qui se tiendra le 18 avril à Lyon. Venez, ce sera bien !

Le cap des 120 000 € en ligne de mire

En attendant le grand jour, nous avons une première raison de nous réjouir : le cap des 2 000 livres vendus a été franchi ! Avec un compteur qui affiche désormais plus de 110 000 €, le prochain palier fixé à 120 000 € n'a jamais été aussi proche.

Pour toute l’équipe, c’est une immense fierté. Nous sommes extrêmement fiers de ce livre, qui représente plusieurs mois d’investissement, mais nous le sommes plus encore à l'idée qu'il soit lu et partagé par une aussi large communauté de passionnés. C'est, au fond, la plus belle des récompenses pour cette aventure.

Si nous atteignons ce sommet des 120 000 €, nous offrirons un accès complet au Club iGen pendant 24 heures à tout le monde. Le seul prérequis ? Posséder un compte MacGeneration. Une occasion idéale pour découvrir nos contenus exclusifs.

NeXT : l’union de deux « perdants »

Dans notre précédente actualité, nous vous mettions au défi de deviner la date à laquelle nous ouvrirons grand les portes du Club iGen, sachant qu’il s’agit d’une date en lien avec l’histoire d’Apple. Vous avez été nombreux à jouer le jeu, avec des propositions très intéressantes.

Mais c’est Targorn qui a raflé la mise et qui remporte, par la même occasion, un exemplaire dédicacé de notre livre. La date retenue est le 20 décembre 1996. C’est ce jour-là qu’Apple annonça son intention de racheter NeXT.

Apple / NeXT : quand deux dindons font un aigle

Apple / NeXT : quand deux dindons font un aigle

Avec le recul, cette décision semble être le coup de génie absolu. Pourtant, sur le moment, l'ambiance était tout autre. On se souvient encore de la réaction cinglante de Steve Hayden, alors ingénieur système chez NeXT au Canada : « Quoi ? Cette société de losers nous rachète ? C’est la seule boîte qui coule encore plus vite que nous ! » Comme quoi, en informatique comme ailleurs, il faut toujours se méfier des jolies formules.

👉 Je précommande mon exemplaire du livre de MacGeneration sur les 50 ans d’Apple

Test du bureau assis-debout E7 Plus de Flexispot : un quatre pieds convaincant

Félix Cattafesta

dimanche 29 mars à 09:00

Matériel

Cela fait maintenant plus de six mois que j’ai quitté Lyon pour passer en 100 % télétravail, et j’utilisais jusqu’à présent un bureau tout ce qu’il y a de plus classique. Même à la rédaction, j’avais l’habitude de travailler sur une simple table là où nombre de mes collègues étaient depuis longtemps passés aux bureaux assis-debout. Il faut dire que quand on passe 8 h par jour devant un écran, c’est un achat qui a du sens.

Image MacGeneration

J’ai pourtant déjà testé un bureau assis-debout en 2022, mais le concept ne m’avait pas emballé plus que ça. N’ayant dans mon nouveau logement qu’un petit bureau de 120 x 60 cm, j’ai décidé de sauter le pas avec le E7 Plus de Flexispot. Un modèle qui a la particularité de reposer sur quatre pieds pour une stabilité que l’on nous promet optimale. Est-ce un produit intéressant et faut-il craquer pour un bureau assis-debout ? Réponse dans ce test.

La gamme Flexispot

Nous avons testé plusieurs bureaux assis-debout chez MacG, que ce soit de chez Makiba, Flexispot ou Fully. Cette dernière marque a depuis arrêté de vendre son modèle à quatre pieds en France, ce qui nous donne un bon prétexte pour tester une alternative. Flexispot est une marque au placement un peu moins premium, mais dont les produits (chaises comme bureaux) ne nous ont pour le moment jamais déçus.

Le fabricant a une large gamme pas toujours simple à comprendre. Sa série E1 correspond aux modèles premiers prix, E5 au milieu de gamme et E7 aux produits les plus premium. La différence vient surtout de la charge maximum, de la puissance des moteurs et des finitions. Les choses peuvent vite se corser avec certaines références « tout-en-un » ou d’autres résistantes aux charges ultras-lourdes n’entrant dans aucune de ces familles.

Préparez de la place pour les cartons. Image MacGeneration

Dans le cas de cet E7 Plus, Flexispot propose plusieurs options. On peut choisir entre du noir et du blanc, avec ou sans plateau. Ce sera pratique si vous comptez en réutiliser un plus vieux ou l’acheter ailleurs. Flexispot sera sinon très contente de vous en vendre un pour des tarifs qui dépendent des matériaux : on peut opter pour du bambou (ce que j’ai fait) ou du contreplaqué un peu plus onéreux. Tout dépend du rendu que vous cherchez, sachant que la livraison peut prendre plus de temps pour certaines finitions. Flexispot propose également sur son site quelques accessoires en option comme un rangement de câble à 40 € ou un lot de roulettes à 40 ou 60 € selon le modèle.

Les prix varient selon les périodes, Flexispot lançant régulièrement des campagnes de promotions faisant qu’il est difficile de payer plein pot un bureau acheté chez eux. Au moment où j’écris ces lignes, la marque propose une ristourne de 100 € à laquelle s’ajoutent 35 € de remise grâce à un code promo valable en mars, mais il y a fort à parier qu’il sera chassé par un autre dès le premier avril ou qu’une campagne spéciale sera lancée entre temps. Les bureaux de Flexispot sont aussi vendus sur Amazon avec une farandole de coupons permettant de diminuer la facture, mais la plupart sont livrés sans plateau et les références ne sont pas toujours clairement indiquées, ce qui complique un peu le choix.

L’installation

Cet E7 Plus arrive en trois colis, dont un pour les pieds de droite, un pour les pieds de gauche et un dernier pour le plateau. Une livraison qui s’est faite en plusieurs temps chez moi et qui m’a donné l’occasion de découvrir l’application Parcels, pensée pour l’écosystème Apple et centralisant le suivi des colis. Si vous achetez ce bureau car vous avez mal au dos, pas de bol : chaque colis pèse un âne mort. Le plateau fait 19 kilos tandis que les deux autres cartons font quasiment 25 chacun. Préparez-vous donc à une matinée compliquée si tout arrive en une fois et que votre appartement se trouve au 7e sans ascenseur.

25 ans de Mac OS X : de 10.12 à 10.15, la mue continue avant la transplantation cardiaque

Greg Onizuka

samedi 28 mars à 20:30

macOS

Petit à petit, nous arrivons sur la fin de notre voyage à travers les 25 ans de Mac OS X. Ou devrais-je dire OS X ? Ou finalement macOS ? Si les noms varient, la cible d’Apple pour cette série de mises à jour annuelles n’a pas changé d’un iota depuis 10.7 : rapprocher autant que possible le Mac de l’iPhone et de l’iPad, en apportant le feeling des appareils mobiles de la pomme tout en rajoutant de nouvelles fonctions provenant directement de la tablette. Avant d’en prendre le cœur ? Revue de ces systèmes en commençant par 10.12, qui a déjà une décennie au compteur… le temps passe vite !

macOS 10.12 ressemble fortement à OS X 10.11, Siri en plus. Capture MacGeneration.
25 ans de Mac OS X

Cette série d’articles est rendue possible et accessible à tous grâce au succès de notre dernière campagne de financement participatif. Grâce à votre soutien, en plus de célébrer le 50e anniversaire d’Apple avec un livre et une journée spéciale, nous pouvons rendre honneur à Mac OS X. Au même titre que l’iMac ou l’iPod, ce système d’exploitation a joué un rôle clé dans le renouveau d’Apple au tournant des années 2000.

macOS 10.12 Sierra : les services en ligne et la synchro entre appareils comme priorité

En apparence, macOS 10.12, sorti le 20 septembre 2016, semble une copie conforme de 10.11… mais c’est pour mieux cacher son jeu : Apple a profité de cette version pour rajouter toute une flopée de services qui semblent venir tout droit de l’écosystème iOS/iPadOS, au premier rang desquels se trouve le fameux Siri ! C’est en effet avec cette version que macOS obtient le droit d’invoquer l’assistant personnel d’Apple (nous n’oserons pas parler d’intelligence artificielle) comme ses camarades mobiles savent le faire depuis maintenant cinq ans avant lui.

Siri fait sa première apparition sur 10.12. Capture MacGeneration.

Mais l’assistant vocal n’est pas venu les mains vides : d’autres fonctions venues d’iOS sont dans ses baluchons. iCloud Drive facilite désormais la vie entre les machines, permettant de synchroniser le bureau et le dossier documents entre plusieurs Mac et appareils iOS, quand Optimized Storage de son côté fait le ménage dans les fichiers peu utilisés et passe nettoyer les caches, les doublons ou autres installateurs inutiles.

Autres nouveautés visibles pour l’utilisateur, les onglets sont maintenant généralisés à toutes les apps, y compris les applications tierces, quand un copier/coller sur un appareil peut désormais être transféré sans manipulation supplémentaire entre toutes les machines connectées à iCloud. Apple Pay fait aussi son apparition, nécessitant pour le moment la validation sur un iPhone après avoir lancé la demande sur le Mac. Et cerise sur le gâteau, il n’est maintenant plus nécessaire de taper le mot de passe de session pour les propriétaires d’Apple Watch : sa proximité avec le Mac permet de le déverrouiller directement !

macOS 10.13 High Sierra : la mise à jour discrète mais majeure

S’il est une mise à jour qui peut être considérée comme silencieuse mais importante pour la suite, c’est bien High Sierra : dès le départ, cette version sortie le 25 septembre 2017 est annoncée par Craig Federighi comme « une année passée à perfectionner » macOS Sierra.

macOS 10.13 High Sierra est une mise à jour interne plus qu’autre chose. Capture MacGeneration.

La plus grosse avancée de ce système est un élément en test chez les développeurs depuis l’année précédente, et qui mérite d’être éprouvé de fond en comble tant il est crucial pour la machine : pour la première fois depuis Classic, Apple change totalement de système de fichier. Adieu le HFS+ (autrement appelé Mac OS Extended), qui a suivi les OS d’Apple depuis 1998 et était conçu pour les disques durs à plateaux, bonjour à APFS (Apple File System). Ce nouveau système de fichiers apporte toutes les fonctions modernes qu’on pourrait lui demander : il est pensé dès l’origine pour les SSD, là où HFS+ a dû composer avec des rustines comme le support de TRIM pour gérer proprement l’usure des cellules, permet les snapshots, qui améliorent drastiquement les performances et la fiabilité de systèmes de sauvegarde comme Time Machine. Les clones offrent des copies quasi instantanées de dossiers et fichiers en réutilisant les mêmes blocs tant qu’ils ne sont pas modifiés, économisant temps et espace disque. Les containers autorisent des volumes aux tailles ajustables sans avoir à tout repartitionner, et le chiffrement à la volée s’intègre directement à FileVault.

Même si le gros du morceau est APFS, Apple a pensé à quelques amuses-gueules à côté : le système généralise le support du HEVC/H.265 pour la vidéo 4K, et le HEIF fait son apparition nativement, bien utile pour comprendre les photos prises par l’iPhone qui a adopté ce nouveau format, permettant les Live Photos. Niveau GPU, Metal passe en version 2, adoptant les eGPU, la VR et améliorant le Machine Learning.

C’est discret pour le grand public, mais cette petite mention APFS change énormément de choses pour le système. Capture MacGeneration.

Peu de nouveautés vraiment marquantes sont visibles du grand public : Photo est rénové pour l’occasion du nouveau format, et Safari 11 permet le blocage des vidéos en lecture automatique (merci !), quand Mail soigne sa gourmandise d’espace disque.

macOS 10.14 Mojave : macOS assume sa phase goth

Que les fans d’OMD, The Cure ou Sisters of Mercy se mettent en cercle et chantent : alleluia, l’obscurité s’empare de l’interface de macOS avec 10.14 en ce 24 septembre 2018 ! Le « Dark Mode » est en effet LA grande nouveauté de macOS 10.14 Mojave, qui amène avec lui les fonds d’écran dynamiques, faisant varier la luminosité et le moment de prise de vue avec l’heure du jour.

macOS a mis son plus bel eyeliner pour l’occasion, et enfilé ses Doc’s. Capture MacGeneration.

Apple a tout de même vérifié que macOS ne tombe pas totalement dans le côté sombre : l’un des plus gros chapitres de cette mise à jour porte sur la sécurité, avec un renforcement massif des autorisations. Les accès à la caméra, au micro, à des données sensibles comme les mails, les messages, l’historique de Safari ou Time Machine sont maintenant soumis à des demandes explicites, rappelant à certains un certain côté Vista, même si c’est pour la bonne cause. Safari réduit le nombre de données laissées sur les sites, avec un profil générique effaçant la plupart des détails.

Que les fans de la lumière se rassurent, macOS a gardé un côté très lumineux au choix. Capture MacGeneration.

C’est aussi l’arrivée de bon nombre d’apps que l’on croit sur le moment tout droit venues d’iOS : News, Bourse, Dictaphone ou encore Maison. Craig Federighi n’en fait pas mystère, ces apps sont un portage direct d’iOS, grâce à un effort qui dure depuis plusieurs années en interne chez Apple. Ces petits bouts de code, insignifiants sur le moment, annoncent une grosse arrivée dans la prochaine itération de macOS…

macOS 10.15 Catalina : iPadOS envahit macOS

Avec Catalina, de nombreux éléments arrivent d’iPadOS, que ce soit sur la forme, comme sur le fond. Dans un premier temps, iTunes, application historique, explose en trois parties : Musique, TV et Podcasts remplacent ce qui était devenu une usine à gaz avec le temps et l’ajout de fonctions. Mais c’est aussi l’arrivée officielle du projet Catalyst qui avait permis sur 10.14 d’apporter des apps directement d’iPadOS.

Avec 10.15, iTunes s’est fait éparpiller façon puzzle. Capture MacGeneration.

En extérieur, c’est l’ajout de fonctions très pratiques, paraissant simples en apparence, mais nécessitant une synergie particulièrement forte entre les systèmes d’Apple : Sidecar par exemple, permet de considérer un iPad comme un écran externe et tactile pour un Mac sans avoir à se préoccuper d’une quelconque synchronisation entre les deux. C’est aussi l’arrivée de Screen Time, qui décompte l’utilisation de chaque application pour vous rappeler à quel point vous êtes accroc à votre machine…

En interne, c’est le grand chamboulement : les apps 32 bits sont totalement abandonnées, le système n’acceptant désormais que du 64 bits complet, y compris pour les API et extensions. En parlant d’extensions d’ailleurs, le système met à la porte tous les plugins, pilotes et autres utilitaires qui s’approcheraient d’un peu trop près du système, qui passe en lecture seule sur une partition séparée. Si la sécurité s’en trouve drastiquement renforcée, ce nouveau fonctionnement complique énormément la vie de certains développeurs d’utilitaires dédiés à la maintenance.

Ces innocentes petites apps n’étaient que les prémices d’une véritable métamorphose matérielle. Capture MacGeneration.

Les apps, quelles qu’elles soient, doivent maintenant passer par la notarisation, sous peine de nécessiter des manipulations peu naturelles pour les utilisateurs lambdas. Si d’un côté l’idée renforce la sécurité, encore une fois, de l’autre elle oblige les développeurs à se faire connaître et à montrer patte blanche à Apple pour toute nouvelle app.

Étrangement, après avoir rapproché l’apparence et le feeling du système d’iOS/iPadOS, Apple semble avoir tout fait pour que les entrailles soient elles aussi les plus proches possibles des machines mobiles de la marque… pour quelle raison ? Quel est ce mystère qui se cache derrière ces similitudes ? Rien moins qu’une transplantation cardiaque ! Mais ça, ce sera pour le chapitre final de notre saga des 25 ans de Mac OS X !

L'écran Apple Studio Display XDR fonctionne sous Windows avec le bon câble, en 5K et à 120 Hz

Pierre Dandumont

samedi 28 mars à 10:00

Matériel

Depuis de nombreuses années, la compatibilité des écrans Apple est assez limitée en dehors des Mac — et même avec ces derniers, d'ailleurs. Les LED Cinema Display 24 et 27 pouces ne proposaient que du Mini DisplayPort rare dans les PC, le Thunderbolt Display était en Thunderbolt uniquement (encore plus rare) et les Studio Display de 2022 et 2026 sont uniquement en USB-C ou Thunderbolt. Une question se pose donc toujours : est-il possible de brancher un écran Apple à un PC sous Windows ? Nous avons tenté avec un Studio Display XDR, le modèle le plus haut de gamme de cette année, et un Studio Display (2026).

Sacrilège ?

Pour nos essais, nous avons choisi un PC de bureau, équipé d'un processeur AMD et d'une carte graphique de la même marque (AMD Radeon RX 6700 XT). Elle ne propose pas de sortie vidéo en USB-C nativement, comme la majorité des cartes graphiques, mais nous avons pu tout de même obtenir une image. Les deux méthodes devraient fonctionner avec les cartes graphiques récentes, qu'elles proviennent de Nvidia, AMD ou Intel.

Il fonctionne à 120 Hz en 5K. Image MacGeneration.
En USB-C nativement

Si vous avez un PC portable avec une sortie vidéo en USB-C ou un PC avec une carte graphique équipée d'une sortie USB-C, l'écran devrait fonctionner nativement. Nous n'avons pas pu le vérifier, faute de PC adaptés. Dans les cartes graphiques, certaines GeForce RTX 2000 ont une sortie USB-C, tout comme une partie des Radeon RX 6000 et 7000, même si c'est plutôt rare.

Un câble DisplayPort vers USB-C

Techniquement, une liaison vidéo en USB-C est une liaison vidéo en DisplayPort. Il existe des adaptateurs qui proposent d'un côté une prise USB-C mâle et de l'autre une prise DisplayPort mâle. Si la majorité des adaptateurs de ce type a un sens (de la sortie USB-C d'un ordinateur vers l'entrée DisplayPort d'un écran), certains, comme le modèle StarTech que nous avons utilisé, sont explicitement bidirectionnels. Ils peuvent donc être branchés sur la sortie DisplayPort d'une carte graphique vers l'entrée USB-C d'un moniteur. Dans notre cas, cela a fonctionné et l'écran XDR est bien reconnu comme un modèle 5K à 120 Hz, avec deux bémols.